L’intelligence du «Freebie Seeker»

Revenons à nos Freebie Seekers… Ces «collectionneurs d’échantillons» qui ne peuvent donner de la valeur aux choses que lorsqu’elles sont gratuites. A tel point que parfois, lorsque leur intérêt est vif pour quelque chose, ils vont même jusqu’à la rendre gratuite… C’est ce qu’a fait Jess avec la musique : d’un point de vue légal (ou moral), les musiques qu’il allait piocher dans ses sites n’étaient pas libres de droits, donc payantes. Mais il s’est arrangé pour les rendre gratuites, et pour ça, il a dû faire preuve de différentes intelligences…

Des arguments «intelligents»

Jess (ou du moins, sa version 1.0, car il a évolué depuis) ne pouvant envisager de payer une musique, a installé sur son ordinateur un ensemble de ressources : adresses de téléchargement, applications de connexion et de conversion, plateformes d’entraide, etc. Lorsqu’on évoquait le côté légal, son argument numéro 1 était :

– Si c’était vraiment interdit, on ne laisserait pas autant de solutions se propager !

Selon son intime conviction, les personnes capables de pirater les musiques bénéficiaient d’une tolérance… Tant-pis pour les autres ! Ce type d’argument, je l’ai souvent entendu chez les personnes qui m’empruntaient mes CD musicaux pour les graver :

– Si c’était interdit, on ne vendrait pas de graveurs de CD !

C’est aussi absurde que d’organiser un hold-up avec des téléphones mobiles (entre autres outils), et de lancer comme argument :

– Si les hold-up étaient interdits, on ne vendrait pas de téléphones mobiles !

Mais pour que ce rappel à l’ordre percute l’intelligence du «Freebie Seeker musical», il faudrait le délester d’environ 16 croyances qui s’enchevêtrent allègrement les unes dans les autres (selon le dernières recherches sur les croyances, orientées neurosciences).

Ceci-dit, aussi bizarre que cela puisse paraître, cette auto-manipulation, ce biais, qui consiste à se dédouaner de toute Responsabilité en rappelant que c’est le Système qui est pervers (et qui induit des comportements pervers) est une démarche «intelligente». Les Valeurs défendues, et les croyances qui en découlent ne sont pas alignées sur l’esprit des lois, mais s’appuyer sur une «faille du système» pour justifier ses propres failles reste une argumentation intelligente dans le sens neurologique du terme. C’est le cas de tout prétexte !

Une intelligence technique

Mais cette intelligence de s’arrête pas là ! Se servir d’une panoplie de logiciels aussi complexes est également un défi de taille pour le cerveau. Un défi beaucoup plus intéressant à relever que celui qui consiste à payer 89 centimes pour obtenir «tout bêtement» ce qu’on souhaite immédiatement. Pour certaines personnes, cet accès facile à la chose convoitée est une véritable injure à l’injonction «Fais effort !». C’est pour cette raison que Jess préfère peiner avant de gagner ! Pour jongler avec tous ces logiciels, et trouver des pistes progressives avant de tomber sur le bon fichier, il faut faire preuve d’intelligence. Ce n’est pas à la portée de n’importe qui : c’est un travail de recherche digne des plus grands experts.

Le moins qu’on puisse dire est que Jess a été brillant et d’une ténacité à toute épreuve : même lorsque l’événement est passé, même lorsque l’action n’avait plus de sens, il a fait effort pour obtenir son résultat.

Et vous dans tout ça ?

Rappelez-vous que le but de ces publications n’est pas d’humilier mon neveu, ni les «Freebie Seekers», mais d’étudier un comportement qui touche tout le monde (moi y compris). Que vous soyez «Freebie Seeker» ou non, il y a forcément des domaines où vous avez décidé de rejeter une dépense efficiente pour obéir au Driver «Fais Effort !». Ceci vous permet de faire preuve d’intelligence dans un domaine qui vous et cher, et certainement aussi de satisfaire le syndrome du Sauveur…

Vous pourriez être atteints de ce syndrome dans d’autres domaines que la musique : il peut s’agir de votre relation de couple, de votre travail, de votre façon d’éduquer ou d’instruire vos enfants… Rappelez-vous des situations où vous avez continué à «faire effort», alors que le fruit de cet effort n’avait plus aucune raison d’être.

Suis-je en train de démonter le proverbe «no pain, no gain !» (qui se traduirait par «point de victoire sans souffrance») ?

Non ! J’espère que vous en avez conscience, pour monter sur le haut du podium, les sportifs de haut-niveau apprennent à gérer leur souffrance et ne ménagent pas leur peine. Cependant, il ne leur viendrait pas à l’esprit d’abîmer leurs muscles et leurs os en courant avec des chaussures à talon. Ils investissent dans des équipements adaptés à leur sport et à leur anatomie, ensuite seulement ils font effort ! Ils ne souffrent pas pour souffrir, ils souffrent pour gagner. Et comme disait mon grand-père :

– C’est de la bonne fatigue…

Au delà du premier degré

Dès que je parle d’argent, beaucoup de lecteurs imaginent que je lui accorde une importance capitale et pensent que je vais me montrer particulièrement vénal en écrivant mes articles, insulter les pauvres et aduler les riches… Mais finalement, ce n’est pas une histoire d’argent. C’est une question de «sortie de zone de confort». Les «Freebie Seekers» se sentent confortables lorsque l’argent n’entre pas dans le jeu. Ils passeraient des heures à travailler dur pour s’épargner une dépense de 89 centimes…

Prenons l’argent comme métaphore et remplaçons-le par un autre symbole précieux :

Il existe des «Freebie Seekers» de la Communication… Ces «Freebie Seekers»-là passent des heures à s’acharner sur une tâche simple, alors qu’il leur suffirait de «payer de leur personne» pour communiquer avec ceux qui peuvent les aider en 2 minutes. Ils se sentiront intelligents en piochant des informations sans les demander franchement, se donnant ainsi le sentiment d’avoir réussi seuls, sans rien devoir à personne ! De plus, ils auront fait un travail (à la fois pénible et intelligent) pour reconstituer des bouts d’informations chopés à gauche à droite afin de parvenir à un résultat qu’ils considéreront comme leur !

C’est du «Freebie Seeking» à n’en point douter : la monnaie d’échange est la Communication, et c’est elle qui est évitée…

Il existe aussi des «Freebie Seekers de la Confiance». Dès qu’il s’agit de dépenser un peu de Confiance, ils ferment leur portefeuille et partent en quête d’un plan B qui leur paraîtra intelligent, puisqu’il leur a permettra d’économiser le moindre élan de Confiance… Il se serviront habilement de la Confiance existante entre «les autres», grappilleront au passage ce que les confiants auront laissé sur leur sillon, mais ne dépenseront pas un once de Confiance… Ils profiteront du système de la même façon que Jess profitait de l’industrie de la musique, tout en s’épargnant la moindre dépense…

Lorsque j’ai lancé mon programme ZEN-COACH j’ai eu à faire à une «Freebie Seeker de la Respiration» ! Une personne qui voulait apprendre à mieux gérer ses émotions, qui désirait sincèrement ressentir la paix intérieure, mais il était hors de question pour elle, de «respirer autrement». Réapprendre à respirer était une énorme sortie de zone de confort et elle auraient payé une fortune (en argent) un programme où la question du souffle, lui aurait été épargnée… Dans son message où elle me demandait si mon programme était ENCORE une série de cours sur la respiration, elle évoquait comme alternative quelque chose de plus intelligent que «ça». Une fois de plus, on voit à quel point les «Freebie Seekers» se sentent intelligents lorsqu’ils font quelque chose de périlleux, là où il suffirait de respirer…

Le niveau++

En fait, nous sommes tous des «Freebie Seekers» de quelque chose, et si les articles que j’écris en ce moment sur le sujet ont pour objectif d’éveiller les personnes qui ne suivent que mes activité gratuites (en me tournant le dos dès que je parle d’argent), l’invitation pour mes clients, ceux qui apprécient autant mes publications payantes que gratuites, est de s’interroger à un niveau supérieur :

– Quel est l’objet de votre «Freebie Seeking», et comment se manifeste-t-il concrètement ? 

Ou dit autrement :

– A quel moment avez-vous envie d’éprouver votre intelligence en sortant le grand jeu, alors qu’une simple dépense dans une zone qui vous est inconfortable, vous permettrait d’acquérir le meilleur équipement pour gagner la course ?

Je rappelle qu’à ce niveau de réflexion, le mot «dépense» ne désigne pas forcément l’argent. Par exemple, certains parents ne se dépensent plus en explications. C’est au-dessus de leur force. Mais ils paieraient cher pour que l’explication soit apportée par quelqu’un d’autre.

Vous qui savez apprécier mes articles au-delà du premier degré, nul doute que vous saurez vous offrir une sortie de votre zone de confort en vous dépensant autrement que d’habitude, et en observant de nouveaux résultats.

Ça aussi, c’est faire preuve d’intelligence.

A++

Stéphane SOLOMON

PS : Cet article est payable selon le modèle «Pay What You Want» (payez ce que vous voulez). Vous trouverez la procédure en bas de cette page.

Le prix de la gratuité

Cette histoire date de mars 2011, mais je l’aime toujours autant, et c’est le moment de faire un rappel :

L’anniversaire

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à l’anniversaire de ma nièce. Une vingtaine d’enfants s’amusaient dans le jardin et son grand frère, (nous l’appellerons Jess), s’occupait de l’animation sono.

Au bout d’une heure, les petits commençaient à s’ennuyer. Je me suis alors souvenu d’un «numéro comique» qui redonne de l’énergie. Pour cette prestation j’avais besoin d’une musique d’accompagnement :

« La Danse Du sabre »
(d’Aram Ilitch Khatchatourian).

Je demande à mon neveu si je peux utiliser son ordinateur pour télécharger une musique. Il m’installe volontiers devant son PC, je me connecte sur mon compte AMAZON et je trouve mon bonheur pour 89 cts. Au moment de payer, mon neveu me dit :

– Mais tu n’es pas sérieux ? Tu ne vas pas payer un truc que je peux te trouver gratuitement ?

Je lui réponds que je m’en remettrai ! Il insiste… Bon… Je me souviens qu’il faut éviter de dire à un ado « la mienne est plus grosse que la tienne ! », même si on parle de sa carte bancaire. Je laisse faire.

Le pro du téléchargement

Jess lance un logiciel spécial, saisit « La danse du sabre » et retourne avec les enfants. 10 minutes plus tard il revient devant son écran : la recherche ne donne rien. Il envisage alors une « recherche avancée » qui nécessite sa présence devant l’écran. Qu’à cela ne tienne, il laisse la platine tourner, et s’occupe consciencieusement de ma demande. Une demi-heure passe, et il refait surface me disant que mon titre est «un introuvable», mais qu’il n’a pas dit son dernier mot, car il a un plan B !

Contraint de lui rappeler mon objectif (qu’il avait complètement occulté en poursuivant le sien), je lui propose de reprendre sa mission auprès des enfants et je termine mon achat sur AMAZON. Le site a gardé mon dernier panier actif, prêt à être validé. Ah ces marchands ! Ils feraient n’importe quoi pour me soutirer 89 cts !

J’ai pu faire mon spectacle, qui a été très apprécié. Nous avons même enchaîné sur un petit atelier de groupe : chaque enfant a pu exprimer ses compétences.

Le prix de la gratuité

4 jours plus tard, j’ai reçu un courrier électronique de mon neveu, intitulé « Victoire ! ». En pièce jointe se trouvait le MP3 de «La danse du sabre» trouvé gratuitement sur un site !

Je l’écoute : la version est inaudible. Le taux de compression est tel que le morceau est un numéro comique à lui tout seul !

Mais le plus intéressant est la conclusion de Jess :

«Je sais que tu voulais avoir cette musique pour l’anniversaire, donc c’est trop tard, mais je voulais quand-même te prouver que c’était possible de l’avoir gratuitement. La prochaine fois, si tu me préviens à l’avance, je te trouverai la musique que tu veux, et tu ne te ruineras pas sur les sites payants !»

La ténacité paye toujours. Encore faut-il en mesurer le coût… Je récapitule :

  1. Mon neveu a délaissé sa mission pendant une demi-heure, en peinant devant sa machine. Je l’ai trouvé en moins de 2 minutes sur un site marchand.
  2. Il a sûrement passé deux fois plus de temps en recherches diverses pour suivre son plan B, et sans aucun doute un « temps caché » que je n’ose mesurer… Au final, je m’entends dire que mon titre est «un introuvable». Ce titre est toujours disponible en un clic et 89 cts, mais c’est visiblement un pêché capital.
  3. Après l’anniversaire, je n’y pensais plus, alors que Jess a travaillé sur un projet révolu pendant 4 jours (par intermittence, j’espère)
  4. Son résultat est inutilisable. Mon fichier MP3 à 89 cts est inaltérable.

Quelle est l’action la plus coûteuse ?

Nous sommes en pleine démonstration de l’absurdité qui guide les Freebie Seekers de la musique (et plus récemment de tout ce qui est audiovisuel) : leur temps n’a pas de valeur, leur temps n’est pas une valeur…

Lorsque j’ai annoncé cette série d’articles sur le Freebie Seeking (la quête du gratuit), certains lecteurs se sont interrogés sur le rapport avec la gestion du temps ou avec le Développement Personnel. Cette histoire est une première réponse : le gâchis, en terme de temps est absolument phénoménal ! Les lecteurs qui tireront profit de cet article vont commencer à s’en rendre compte dès demain. Les autres resteront dubitatifs puisque leur addiction pour la gratuité ne leur permettra aucune comparaison entre l’avant et l’après…

La notion de «coût» ne concerne pas uniquement l’argent. Elle concerne également la valeur que vous accordez à votre temps, ainsi que la pénibilité de l’action qui pourrait vous rendre ridicule aux yeux de ceux qui vous regarderont vous débattre. Ces échecs successifs avant une victoire contestable, associés au sentiment d’être raillé peuvent affecter considérablement votre estime de Soi, car elle est directement liée au nombre de fois que vous annoncez autour de vous : «je n’y suis pas arrivé !». Même si vous ajoutez juste après «mais j’y travaille…».

Ce qui est également intéressant à remarquer, c’est le fait que Jess n’est ni radin ni fauché. Il a une guitare électrique d’une valeur de 2.000€ qu’il s’est offert avec ses économies. Mais il défend une loi qu’il a instaurée intérieurement (au détriment de la vraie loi) : la musique enregistrée DOIT être gratuite ! Cette loi est tellement précieuse pour lui, que même lorsqu’il s’agit de mon argent et qu’il sait que la dépense ne me mettra pas en danger, il s’oppose à l’achat. C’est viscéral !

Il est très important de comprendre ça, que vous soyez un Freebie Seeker qui se remet en question ou que vous ayez à faire à des personnes qui vous ont étiqueté «gratuit». Cette quête de la gratuité n’a absolument rien à voir avec la taille du portefeuille. Il n’y a pas une proportion plus importante de Freebie Seekers chez les «pauvres» que chez les «riches». Les prétextes sont différents selon le niveau social, mais au fond, c’est le même principe qui est défendu sans aucune conscience des effets néfastes que ce comportement peut provoquer en soi et autour de soi…

Y a-t-il une solution pour faire du Freebie Seeking un vieux souvenir ? Oui ! Et ce n’est pas aussi coûteux qu’on pourrait le croire puisqu’il y a un véritable bénéfice à la clef. Il suffit parfois de changer quelques meubles, pour se sentir enfin chez soi. Les prochains articles vous y aideront.

A++

Stéphane SOLOMON


PS : Rendez-vous en bas de cette page pour contribuer à cette publication selon le modèle PWYW (Pay What You Want : Payez ce que vous voulez)

Nommer, pour mieux faire face

J’avais 14 ans… Le médecin de famille venait de passer pour essayer de diagnostiquer un mal dont je souffrais, et malgré les nombreux symptômes, il ne trouvait rien à se mettre sous la dent. Il a donc misé sur la croissance et autres problèmes de l’adolescence.

De quoi je souffrais ? De douleurs musculaires, d’une incapacité à me concentrer plus de 10 minutes sans somnoler, d’une fatigue générale, du sentiment régulier de m’être absenté de ma vie pendant de longues minutes, d’un manque d’appétit, d’une soif permanente, et d’une envie d’aller uriner toutes les heures.

Le pire était le pipi au lit… L’envie d’uriner me sortait de mon sommeil la plupart du temps, donc je me levais 3 à 6 fois par nuit, mais lorsque je rêvais que j’allais aux toilettes, je ne distinguais le rêve de la réalité que trop tard… J’ai fini par utiliser une technique de malade : avant d’aller aux toilettes je vérifiais si je dormais ou pas, en tentant de m’envoler ! Si mes pieds décollaient du sol, c’était signe que je dormais et que je devais me réveiller… J’ai découvert bien plus tard que cette technique porte le nom de «rêve lucide», à ne pas confondre avec le «rêve éveillé» (mais ce n’est pas notre sujet).

Quelques semaines après le début des symptômes, ma grand-mère a eu la présence d’esprit de parler de mes problèmes à son médecin. Il a immédiatement soupçonné un diabète juvénile de type 1. Une prise de sang a confirmé le diagnostic. Il m’a alors expliqué que j’allais pouvoir vivre normalement avec cette maladie en faisant 3 piqûres d’insuline par jour (à l’époque). Ma mère s’est mise à pleurer… Moi, je me sentais déjà mieux, et mon cœur battait de joie et d’espoir…

Effet immédiat

Pour quelle raison je me sentais déjà mieux, même physiquement ? Parce qu’avant qu’un NOM soit posé sur ma maladie, je croyais que j’allais mourir ! Et soudainement, un mot a été lâché : DIABETE.

Bien qu’il s’agisse d’une maladie incurable et demandant un suivi quotidien, je savais que des chercheurs travaillaient dessus, qu’il y avait des médecins spécialisés et des médicaments disponibles en pharmacie. Je n’étais pas victime d’une maladie orpheline : j’avais un problème connu et reconnu ! Je n’ai pas attendu ma première piqûre d’insuline pour me sentir mieux… Je me suis senti immédiatement plus en forme : dès que le nom de mon affection a été lâché. Prêt pour l’action !

Time-Coach ou la «guérison spontanée»

Pourquoi je vous parle de ça dans une page d’Auto-Coaching ? Parce que ça me rappelle des dizaines de témoignages lorsque j’ai donné la définition du mot «procrastination» dans mon programme Time-Coach. Dans le module 4, j’ai rappelé que tout le monde procrastine quelque chose (au profit d’autre chose). Le simple fait de NOMMER le syndrome, de le décrire et de ne pas en faire une maladie honteuse, a permis à beaucoup de gens de s’assumer d’abord comme procrastinateurs, puis de chercher des solutions pour faire face à leurs procrastinations non constructives.

Un de mes lecteurs, Patrick, a très bien résumé le phénomène :

Avant, je procrastinais ma vie en allumant la télé.
Aujourd’hui, je procrastine la télé en allumant ma vie…

Connaissant le potentiel d’expression de Patrick, je peux vous assurer que la télé n’est qu’une métaphore (un exemple). Allumer Facebook pour y épuiser des heures inconsistantes relève du même type de procrastination. Idem si vous lisez des livres ou des magazines qui ne provoquent que du ressentiment.

La psychologie moderne explique très bien ce phénomène de «guérison spontanée» : c’est lié au fait de ne pas se sentir seul… Si un NOM est donné, c’est qu’il y a d’autres personnes qui souffrent du même problème. Tout le monde procrastine. De fait, la gestion du temps implique une meilleure gestion de ses procrastinations.

Lâchons un autre mot…

Je voudrais nommer un autre «trouble» qui affecte visiblement une bonne partie de mes lecteurs. Il est intimement lié à la procrastination, et j’ai un peu honte de ne pas vous en avoir parlé plus tôt. Du coup, je vais en faire tout un programme… Je ne vais pas faire payer l’entrée, bien-sûr, car il est impossible à vendre à la cible directement concernée. Cette «maladie» porte le nom de :

Freebie Seeking

«Freebie» signifie «Echantillon» ou encore «Bonus». Quant à «seeking», c’est l’action de chercher avec beaucoup d’énergie et de méthode (une sorte de quête). Il faut aussi se rappeler qu’en anglais, «malade» se dit «sick». Le jeu de prononciation nous amène à associer le «Freebie Seeker» à un «malade du gratuit» !

En France, dans le milieu du marketing, on utilise soit le terme «Freebie Seeker», soit «junkie du gratuit», et puisque le MOT est lâché, cela signifie que le problème est reconnu, que ce n’est plus un phénomène isolé et qu’il y a des chercheurs qui bossent dessus ! C’est comme le diabète : ça se soigne !

Ceci-dit, les pros du marketing ne sont pas des infirmières. Ils ne cherchent pas à guérir le trouble, mais à détecter les «Freebie Seekers» pour les mettre hors-jeu au plus vite. Ils représentent, en effet, un véritable danger pour le commerçant. L’essentiel des techniques ne consiste donc pas à aider le «Freebie Seeker» à devenir consommateur, mais plutôt à faire en sorte qu’il ne fréquente plus jamais la boutique.

Pour ma part, avant d’en arrive à cette extrémité, je préfèrerais AIDER les «Freebie Seekers» à identifier leur propension à consommer du gratuit. Bien-sûr, vous pourrez y voir de l’intérêt personnel (et vous avez raison), mais je suis partisan du Gagnant/Gagnant. En lisant mes prochains articles vous découvrirez, quelle que soit votre propension à vous accrocher au gratuit, que vous vivrez bien mieux en prenant le contrôle sur cette «maladie».

Elle est à l’origine de la plupart des «manques» : le manque de temps, le manque de Confiance en Soi, et même (contre toute attente), le manque d’argent. Y faire face vous permettra de résoudre la plupart des problèmes liés à la procrastination, et si vous exercez une activité professionnelle, à la Conscience de votre valeur.

Vous n’êtes pas un Freebie Seeker ? Vous vous demandez à quoi pourraient vous servir ces articles ? J’ai deux réponses à vous donner :

  1. Il existe certaines formes de Freebie Seeking insoupçonnées. Dans le monde dans lequel nous vivons, nous sommes tous plus ou moins atteints par cette attirance pour le gratuit (sans en faire une maladie). En remédiant à ces «petits écarts», (plus facilement qu’un maladif), vous allez faire des progrès énormes.
  2. Il est possible que vous soyez victime de «Freebie Seekers» qui viennent détruire vos efforts de vous distinguer. Vous devez vous en douter : ces dernières années, j’ai eu l’occasion de les étudier. Je peux donc vous aider à les identifier, et comme votre métier n’est pas de les aider à s’en sortir, vous apprendrez grâce à ce programme comment vous en préserver. Ça aussi, ça vous aidera à progresser !

Ces articles seront gratuits, mais ceux qui y trouveront de la valeur pourront contribuer à ce programme en payant ce qu’ils veulent !

Le modèle économique du PWYW (Pay What You Want) est un excellent modèle pratiqué par quelques rares commerçants qui s’adressent à des communautés d’acheteurs. Il est difficile de faire le tour des vertus du PWYW en quelques mots.

Pourquoi le modèle PWYW n’est-il pas plus connu et reconnu ?

Parce que tant qu’il y aura des «Freebie Seekers», le PWYW sera réduit à l’état d’expérience… Une expérience que je vous invite à tenter.

Bien sûr, je continuerai à publier des articles sur d’autres sujets que le «Freebie Seeking», mais ce sera le sujet central de la rentrée.

Vous pouvez commencer à alimenter le débat ci-dessous, en posant des questions relatives à cet article et à ce qu’il vous évoque.

A++

Stéphane SOLOMON

Le «bon moment»…

Dans mon article intitulé «cas de coaching», je taquine mon client à propos d’une commande qu’il commence à procrastiner juste après la décision d’achat. Le prétexte de sa procrastination est d’attendre que son employée fasse ses preuves (à ce moment-là, il considère encore que la bénéficiaire de cet ordinateur sera son employée). Je demande donc à mon client s’il va attendre Noël pour offrir son ordinateur à cet employée qui a été bien sage…

Cette plaisanterie n’était pas uniquement liée au côté paternaliste de ce patron… Beaucoup de gens attendent «le bon moment» pour offrir un beau cadeau ou pour commencer quelque chose, oubliant ce qu’il est possible de réaliser en quelques semaines.  Ce type de procrastination est un classique du genre.

Je vous raconte ma vie :

Il y a 2 semaines, j’ai acheté sa première machine à coudre à ma fille. Un bel objet d’une valeur de 160€.

– Pour son anniversaire ?

– Non ! C’était en mars…

– Pour sa fête alors ?…

– Non ! Ce sera début octobre !

– A-t-elle fait quelque chose qui mériterait un tel cadeau ?

– Oui… Chaque jour. Mais pas spécialement davantage à ce moment-là…

– Ce cadeau avait-il un intérêt immédiat qui justifiait cet achat ce jour-là plutôt qu’à Noël ?

– Non… Elle en parlait souvent mais elle n’a évoqué aucun projet précis nécessitant une machine dans l’immédiat.

– La machine était-elle en promotion ?

– Je ne pense pas… C’est ce qui était écrit, puisqu’il y avait un prix public barré et un prix d’achat, mais ce site pratique cette méthode sur 80% de ses produits, ça ne m’impressionne pas outre mesure…

– Bah alors ? Pourquoi cette folie ?

Parce que comme je l’ai expliqué en début d’année, j’investis en elle ! En son talent ! Celui qu’elle a choisi et dans lequel elle fait régulièrement des progrès. Récemment, elle a découpé et recousu un sac en tissus (offert par un commerçant) pour le transformer en tee-shirt ! Elle l’a fait grâce à des cadeaux qu’elle reçoit régulièrement : des petites attentions comme du fil fantaisie, des bouts de tissus, des boutons, des feutrines, ou encore des livres sur la couture.

Je ne saurais vous dire précisément pourquoi, en rentrant de vacances, j’ai décidé de lui offrir cette machine. Bref, le moment de l’achat n’a pas été déterminé par un événement selon lequel tout bon père de famille devrait offrir un cadeau… Il est déterminé par des lois internes : c’est une décision autonome.

Le bon moment…

Si j’avais eu la mauvaise idée d’en parler autour de moi (pour proposer à ses grands-parents, ses oncles et tantes et quelques amis de la famille de participer à un cadeau collectif), je serai encore en train de justifier auprès de 80% des généreux contributeurs, la raison pour laquelle je n’attends pas Noël ou son anniversaire ou tant que nous y sommes, son premier 20/20 en mathématiques…

M’enfin ! Quel est le rapport entre sa passion pour la couture et une note attribuée par un agent du Ministère de l’Education Nationale qui n’est pas plus convaincu que moi de l’utilité de distribuer des notes aux enfants, mais qui fait son boulot ?!!!

– Mais alors Stéphane, allez-vous rétorquer, qu’allez-vous offrir à votre fille à Noël ? Une voiture ?

Ma proposition est de distinguer les cadeaux qui permettent aux gens de progresser dans leur art (ou dans leur métier), des autres cadeaux, qui sont plutôt de l’ordre du loisir. Si votre enfant est passionné de lecture et vous parle régulièrement d’un livre de Roald Dahl, attendre Noël est une erreur pour une raison simple : d’ici Noël, il pourrait lire 10 livres de Roald Dahl ou d’un autre auteur dont il est passionné… Il aura 10 expériences de lecture de plus !

Je vais le dire autrement, même si ça peut choquer certains : si votre enfant est capable (et a envie) de lire 10 livres d’ici Noël, en le faisant attendre «le bon moment» pour lui offrir le livre qu’il réclame aujourd’hui, vous ne lui offrirez pas son livre tant attendu, mais 10 lectures de retard !

Parlons à présent de vous ! En tant qu’enfant, il est possible que vous ayez été éduqué selon le paradigme du «bon moment»… Ce qui pourrait expliquer un certain nombre de procrastinations. Souvenez-vous de mon client : en «offrant» son iMac à son employée immédiatement au lieu d’attendre qu’elle fasse ses preuves, il a fait faire à son entreprise un bond énorme ! Tellement énorme qu’il n’avait plus besoin de gérer ses anciens problèmes de management, mais plutôt de mettre en place de nouvelles solutions.

Pour terminer sur ce sujet avant de passer à un autre thème (que vous trouverez certainement passionnant), je vous invite une nouvelle fois à vous inscrire au programme Attitude-Coach. Le Développement Personnel fait partie des investissements de base pour les personnes qui en ont compris l’intérêt.

«Attitude-Coach» n’est pas l’investissement du siècle ! C’est un programme d’entretien. Je l’ai même proposé pendant l’été comme un cahier de vacances… N’en faites pas une prise de décision complexe en vous disant qu’un jour (peut-être à Noël), vous offrirez à votre enfant intérieur ce cadeau tant attendu. Combien de Développements Personnels de retard, aurez-vous d’ici Noël ? Et surtout, pourquoi attendre Noël pour progresser. La rentrée est un bon moment pour vous remplir d’Energie.

Le meilleur moment, c’est maintenant !

Inscrivez-vous !

(Je viens de repousser la fermeture de quelques heures)

Tout est parfait…

– Vite, Hurla le cavalier en sautant de son cheval, je dois m’entretenir avec Tirame !

– Sergatte ! Mais quel plaisir de te revoir ! Lui dit un homme d’une forte carrure qui vint à sa rencontre les bras ouverts…

– Je n’ai malheureusement pas le temps pour les civilités, dit-il en faisant une rapide accolade. Voilà 5 heures que je cavale sans m’arrêter… Je dois voir Tirame ou même notre roi en personne !

– Tirame est en train de préparer les épreuves. Je doute qu’il puisse te recevoir plus de 2 minutes.

– Où est-il ?

– Dans son atelier…

– J’y vais !

Sergatte courut vers l’aile droite du château et s’enfonça dans une petite allée. Il frappa à une porte sur sa droite, et après avoir reçu l’autorisation d’entrer, il prit Tirame dans ses bras avant d’engager le dialogue :

– Il faut absolument rédiger une nouvelle missive ! Les gens sont complètement perdus !

– Les gens ? Mais de qui parles-tu ?

– Je reviens d’un taverne appartenant à un certain Fibsurves. Ce qu’il raconte à ses clients à propos du concours qui se prépare est terrible ! Il déforme toutes les attentions vertueuse de notre roi pour les transformer en pièges infâmes. Et il est tellement sûr de lui que tout le monde le croit !

– Tout le monde sauf toi… Et selon toi, que faudrait-il ajouter ou retirer à notre message ?

– Beaucoup de choses ! Par exemple, il est écrit que les diligences qui vont vers le château seront gratuites pendant la semaine du concours. Mais rien n’est mentionné à propos du retour. Ce qui pourrait laisser croire qu’il faudra payer son billet retour, ou pire : qu’il n’y aura pas de retour…

– Je vois que Fibsurves a fait du bon travail ! Tu as l’air complètement désorienté…

– Du bon travail ??? Mais cet homme est le diable en personne ! Il ne laisse rien passer. Chaque phrase de ton message a été retournée contre le roi avec un facilité déconcertante. Il faudrait ajouter des précisions et de nombreux détails pour rassurer les gens, sinon le jour du concours il n’y aura personne aux portes du Palais.

Sergatte conta à son ami la conversation dont il a été témoin. Il tenta de le convaincre d’établir une nouvelle communication qu’aucun argument critique ne pourrait dénoncer. Tirame l’interrompit :

– Sergatte, après notre dernière bataille, j’ai décidé de siéger auprès de notre roi pour le soutenir dans les affaires du palais. Toi mon ami, tu es devenu un excellent négociant et ton expérience au contact du peuple nous est précieuse. Il serait logique que je suive tes conseils avisés, mais cette fois, je n’en ferai rien. Tout est parfait…

– Je ne comprends pas. Explique-moi !

– A combien de personnes s’adresse la missive royale ?

– Environ 3 millions de célibataires !

– Et combien de places avons-nous dans notre arène entre l’espace réservé aux jeux et les sièges ?

– Environ 30.000 !…

A peine eut-il le temps d’avancer son chiffre que Sergatte s’arrêta net… Il venait de se rendre compte qu’il n’y aurait jamais assez de place pour tout le monde. Il faudrait limiter l’accès au palais à une personne sur cent… Tandis que son front se déplissait, Tirame lui lança une phrase révélatrice :

– Si Fibsurves n’existait pas, il faudrait l’inventer !

Sergatte devait bien se rendre à l’évidence : bien que Fibsurves soit un personnage détestable, il était utile dans le processus de filtrage. Mais une chose le dérangeait encore, et il décida d’en parler à Tirame, quitte à se sentir ridicule une deuxième fois :

– Tu as raison Tirame ! Mais parmi les personnes que le tavernier et sa suite dissuadent, il y a des princes potentiels. Des personnes d’une très grande valeur morale qui vont se laisser entraîner dans une spirale négative, parce que la missive manque de clarté. Une modification du texte permettrait de les faire venir. Ne devrait-on pas retravailler ce texte pour que la missive associée à Fibsurves permette de sélectionner la crème de la crème ?

Tirame entreprit alors de lancer quelques truismes à son interlocuteur. Des vérités absolues qui vont chercher les Energies utiles aux décisions et aux actions :

– Es-tu d’accord avec le fait que notre roi a toujours servi les intérêts du peuple avec force et courage ?

– Oui ! C’est pour cette raison que je lui serai toujours fidèle !

– Par temps contraires, a-t-il fait preuve de sagesse et d’humilité pour donner au royaume l’Energie dont il avait besoin ?

– Oui ! Absolument ! Même lorsqu’il fut affecté par la mort de la reine…

– Est-il digne de Confiance ?

– Oui ! Je mourrai pour défendre son honneur !

– Alors tu ferais un excellent mari pour la princesse et un excellent roi à ton tour ! Tu peux concourir aux côtés de tous ceux qui, comme toi, ne se laisseront pas abattre par ce tavernier fou, et qui le jour du concours, viendront aux portes du palais. Car quoi que dise ce détracteur stupide, ils se diront «Ce n’est pas possible ! Il doit y avoir une autre explication ! Notre bon roi ne ferait pas une chose pareille !». Et ils trouveront par eux-mêmes, dans le texte actuel de la missive, de quoi réaffirmer leur Foi en notre roi.

– Tu veux dire que ceux qui se laissent entraîner par Fibsurves avaient déjà des aprioris négatifs ?

– Exactement ! Il ne fait que se servir des brèches ouvertes dans leurs esprits. D’ailleurs, dans la conversation que tu m’as racontée, on voit qu’au bout d’un moment, Lucerde fournit lui-même de nouveaux arguments à Fibsurves. Lorsque le doute existe, le manipulé devient complice du manipulateur.

– Et ne serait-il pas de notre devoir de les aider à ouvrir les yeux ?

– Je vois que tu as très envie de justifier tes 5 heures de course folle… Mais rappelle-toi que ma mission n’est pas de vendre de la viande, du tissus ou des fruits. C’est de l’avenir de la Princesse dont il s’agit et aussi de l’avenir du royaume lorsque ce couple sera amené à régner. Je ne veux pas d’un prince avec un esprit girouette qui se laisse tantôt convaincre par Fibsurves, tantôt convaincre par tes arguments. Je veux faire concourir des hommes de Foi, et c’est cette Foi que je mettrai à rude épreuve en affinant la sélection. La première épreuve de Foi s’appelle Fibsurves. Elle nous est servie par l’Univers… Tout est parfait…

– Tout est parfait… J’ai toujours aimé cette phrase lorsque tu la citais lors de nos batailles. Même lorsqu’elle faisait outrage aux situations difficiles que nous traversions, le fait que ce soit toi qui le dise m’a toujours réconforté. Comment fais-tu pour faire briller ces 3 mots en toutes circonstances ?

– Je suis au service du bien ! Je n’ai aucun doute sur le bien fondé de ma mission. Que ce soit en pleine bataille, au cœur d’une tempête ou sous la torture, je sais que ce que je vis a du Sens. Un Sens que je ne pourrai pas forcément comprendre au moment de la souffrance, mais qui m’apparaîtra comme une évidence avec le temps…

Sergatte sourit… Son ami de toujours venait de lui donner une leçon d’humilité. Il connaissait son parcours et le lourd tribu qu’il a payé. Il ne pouvait le contredire : tout est parfait… Il relâcha ses épaules et retrouva son souffle avant de lancer avec autodérision :

– Et quel sens puis-je donner à mes 5 heures de cavalcade, alors que tant d’affaires m’appellent ailleurs ?

– Depuis combien de temps avais-tu envie de revoir tes amis au Palais ?

– Chaque jour je pense à vous. Chaque jour vous me manquez !

– Alors la voilà la raison de ta course. Ce soir, nous dînerons au complet ! Tout est parfait…

– Tout est parfait…


Vous venez de lire le deuxième module du programme «Attitude-Coach» pour découvrir la suite (qui va crescendo :

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La taverne de Fibsurves

La publication d’aujourd’hui vous est proposé à titre promotionnel. Il s’agit du premier épisode du programme Attitude-Coach, que vous pouvez rejoindre jusqu’au lundi 27 août (c’est la dernière session).

Le but de cet article est de vous aider à prendre une décision concernant votre inscription. Si vous avez déjà décidé fermement et définitivement que vous n’adhérerez pas à ce programme, j’ai une technique de gestion du temps pour vous : ne le lisez pas !

Si vous avez envie d’y adhérer, voici l’histoire…

L’épisode que vous allez découvrir aujourd’hui se déroule au moment où l’annonce du «grand casting» a été diffusée dans le Royaume, soit quelques semaines avant l’épreuve finale (la tour de 10 étages). Cet épisode contient lui aussi de nombreuses métaphores que je vous propose de démêler pour découvrir les premières épreuves à surmonter :

***

La taverne de Fibsurves

Fibsurves est propriétaire d’une taverne qui se situe dans l’une des villes principales du royaume. C’est un homme d’environ 40 ans, un peu rustre, mais son charisme lui a permis de se constituer une bonne clientèle. Notamment des commerçants et des marchands ambulants qui aiment échanger des histoire croustillantes entre deux verres.

Lucerde est l’un de ses principaux clients. Ce jour-là, il pousse la porte et s’adresse à son hôte d’un ton enjoué :

– Salut Fibsurves, es-tu au courant du concours qui se prépare ?

– Qui ne l’est pas, Lucerde. On ne parle que de ça dans tout le Royaume ! Le roi voudrait nous faire croire que sa fille est merveilleuse et il a réussi à endormir le peuple ! Personne ne contestera lorsqu’elle deviendra reine après une telle effervescence. Le peuple la désire déjà !

– Il faut dire qu’elle a toutes les qualités requises pour gouverner. Comme notre bon Roi.

– Notre « bon Roi » ?! Il vit dans l’opulence, alors que nous subsistons à peine. Au lieu de proposer sa chance à un homme, un seul, il ferait mieux de distribuer le Trésor Royal au plus démunis. Ce concours est un injustice sociale : des milliers de jeunes-gens se ruineront pour atteindre les portes du palais. D’ailleurs, je n’y avais pas pensé jusque-là, mais à qui profitent les diligences collectives ? A notre « bon Roi » !

– Il semble que tu ne sois pas au courant : les transports en direction du palais sont gratuits pour tout le monde. Y compris les spectateurs.

– Et le retour ?

– Que veux-tu dire ? Crois-tu que l’aller sera gratuit et le retour payant ?

– Rien n’est mentionné dans la missive royale, alors tout est permis ! De toute façon, tout ça est très bien pensé : des millions de personnes arriveront fatiguées et affamées aux portes du palais ! A qui profitera le commerce sur la Place Royale ?

– Justement, c’est la raison pour la quelle je suis venu te voir : en tant que commerçant,  je peux y louer un emplacement. Veux-tu t’associer à moi ? Il y aura plus à faire là bas qu’ici ce jour là…

– Non merci ! Je ne veux pas y aller. Ca cache quelque chose tout ça… D’ailleurs, j’ai mon idée sur le véritable dessein du Roi. Et je ne suis pas le seul à le penser.

– Tu en as trop dit, ou pas assez…

– Le but est d’envahir le royaume de Miia ! L’armée Royale manque d’hommes. Et comment veux-tu les attirer dans ce guêpier sans les tirer de force ? En leur faisant miroiter monts et merveilles ! Ils vont tous se jeter dans la gueule du loup, et dès qu’un prétendant perdra une épreuve, il sera enrôlé de gré ou de force dans l’armée ! Un seul prince, et 3 millions de soldats ! Voilà le véritable projet.

– Ah… Je n’y avais pas pensé. Tu commences à me faire peur.

– Oui… Je sais que tu as de la famille à Miia, c’est pourquoi je t’en parle. Je compte sur toi pour révéler l’information. Les gens te croiront. Moi, on me prend pour un fou !

– Mais alors, si je participe au concours, à chaque fois que j’éliminerai un concurrent, je l’enverrai à la boucherie !

– Eh oui… Et si tu deviens prince, tu auras la mort de millions de gens sur la conscience. Mais bon… A ce niveau là le concours est honnête : à chaque épreuve, tu apprendras à avoir du sang sur les mains. A la fin du concours, tu y seras habitué…

– C’est incroyable ce que tu me racontes ! C’est terrible… Je vais en parler autour de moi. Après tout, il appartient à chacun de bien s’informer et de réfléchir aux risques qu’il encourt et de prendre une décision en homme éclairé.

– De toute façon les gens ne sont pas dupes. Une princesse est avant tout une femme. Tu en connais beaucoup, toi, des femmes merveilleuses ?

– Ah… Tu as la sagesse en toi Fibsurves ! Et l’humour en prime, même en situation critique. Et dire que ce matin, j’en rêvais encore… Messieurs, c’est ma tournée ! A la santé de tous ceux qui ne tomberont pas dans ce piège infâme ! Nous avons une mission !

Tandis que les hommes buvaient à la santé de leur mission, un homme se leva tranquillement, paya généreusement Fibsurves, et prit son cheval en direction du Palais. Lui aussi avait une mission et elle était urgente.

***

La vision du coach

En quelques minutes, Fibsurves a exploré tout ce qui pourrait faire échouer son invité : la Banalisation, les Croyances limitantes, les Peurs immobilisantes, la médisance, la méfiance, la culpabilité, la révolte, la théorie du complot, la victimisation, la manipulation, le sentiment justicier… Visiblement, Fibsurves se donne beaucoup de mal, avec une facilité consternante ! Il lui suffit de parler…

Lucerde est bon public : ces deux-là font la paire. A eux seuls, ils dissuadèrent des centaines de candidats, et par effet viral des centaines de milliers. Parmi eux, se trouvaient des gens capables de remporter toutes les épreuves jusqu’à la finale. Mais ils n’y participèrent pas pour l’une des raisons suggérées par Fibsurves et son lot de contaminés…

D’autres rumeurs circulèrent dans le royaume par effet boule de neige : concours truqué, combats à mort, jury corrompu, discrimination, etc. Comme si Fibsurve avait lancé un concours d’imagination anti Princesse Merveilleuse, avec de nombreux lots de consolation à la clé…

Comme vous le savez, 10.000 personnes seulement survécurent à cette déferlante : une élite, capable de survivre en milieu hostile… Mais là, je prends de l’avance sur le sujet de demain.

3 questions

  • Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet (voire un idéal de vie) à une personne choisie ?
  • Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?
  • Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?
  • Si ce texte vous inspire d’autres questions, vous pouvez en rajouter…

Important : Le questionnement auquel je vous invite ne nécessite pas forcément une réponse publique, et encore moins de livrer votre intimité (vous pouvez rester dans l’allusion). Je pars du principe que les commentaires enrichissent et complètement l’histoire. Mais si vous préférez la discrétions, vous pouvez aussi répondre dans votre tête, ce sera déjà un bon travail sur Soi.

Merci infiniment, pour vous, pour moi, pour tous…

Je rappelle les questions :

  • Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet, voire un idéal de vie, à une personne choisie ?
  • Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?
  • Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?

A demain,

Stéphane SOLOMON

Le programme Attitude-Coach contient 9 autres épisodes, couvrant différents thème de Développement Personnel.

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Cas de coaching – Aide 2

Mon «cas de coaching» de vendredi dernier commence à collecter des commentaires qui vont dans le sens attendu, c’est à dire, chercher dans ce qui a été exposé, des arguments qui pourraient vous aider à adhérer au programme Attitude-Coach dont les portes resteront ouvertes pendant encore 12 jours.

J’ai déjà exploré un premier point qui se trouve dans mon article : mon client croit qu’un problème de prise de décision n’est pas lié à son coaching, plutôt orienté management. Or au final, notre petit épisode «hors sujet» n’a pas seulement démontré le contraire. Il a littéralement ridiculisé cette façon de penser. En reportant ce principe holistique sur le «teaser» de mon programme (l’histoire de la Princesse Merveilleuse), je peux affirmer que ce que vous voyez dans cette «bande annonce» est extrêmement limité par rapport à ce que ce programme peut vraiment vous apporter. Alors de même que mon client m’a laissé explorer son soi-disant problème décisionnel, laissez-vous tenter par l’expérience du programme Attitude-Coach.

Passons à un deuxième argument, qui se trouve toujours dans le «cas de coaching» de vendredi, et tâchons de le ramener à ce qui pourrait vous aider à aller vers «Attitude-Coach» :

  • Lorsque la décision a été prise, mon client s’est senti soulagé… Soulagé de quoi ? D’une décision ! Mais une décision n’est pas une action ! Il a fallu que je le stimule pour acheter l’ordinateur ! C’est un phénomène connu : le fait de prendre une décision a l’effet d’une soupape qui se lève… La pression redescend, et le soulagement ressenti peut retarder l’action.

Je vais vous donner un exemple concret (d’actualité) : le programme «Attitude-Coach» a été proposé 4 fois en 7 ans. Il y a des participants qui en gardent un si bon souvenirs qu’ils s’inscrivent à chaque fois. C’est un peu comme un film qu’on regarde plusieurs fois : à chaque reprise, on découvre de nouvelles choses… . Cette année, j’ai proposé à tous les anciens participants, de de réinscrire à ce programme. S’agissant du même contenu, je leur ai proposé une réduction importante. Cette remse spéciale récidivites est proposée sous la forme d’un code de réduction de 20€, qu’il suffit de demander.

33 personnes m’ont demandé de leur envoyer ce code. Mais chose étrange, il n’y a (pour le moment) que 14 réinscriptions… 19 bons de réductions restent encore inutilisées (ça fait 58%) ! Ca n’a pas de sens… Il n’y a aucune raison de demander une réduction dans l’intention de ne pas s’inscrire ! Alors forcément, ils y ont pensé très fort ! Mais pas assez fort pour agir…

Si je ne stimule pas les troupes (par des relances), ils ne passeront pas à l’action. Pourquoi ? Parce que le fait de demander ce code a libéré de l’énergie. Je ne parle pas de l’énergie de l’action (un clic leur a suffi pour obtenir ce code) . Je parle de la soupape relevée par la décision ! Maintenant, je dois trouver des stratégies pour convaincre une population non-négligeable d’utiliser sa réduction de 20€…

Comprenez bien que je ne critique pas et ne compare pas les «premiers» aux «derniers». J’expose des faits que l’on peut observer tous les jours dans bien es circonstances : prendre une décision peut ralentir l’action. Sans rappels, sans relances, on en restera à l’énergie libérée lors de la prise de réduction…

Que dire des personnes qui ont hésité à rejoindre ce programme pendant des années (7 ans pour les plus anciens lecteurs) et qui ont pris la décision de s’inscrire cette année… Cette décision doit être tellement libératrice, qu’en la prenant, ils ont déjà l’impression d’être inscrits ! Mais concrètement, s’ils n’agissent pas MAINTENANT, ils ne seront pas plus avancés que l’année dernière. A moins que j’aie la bienveillance de les relancer…

Oui oui ! Relancer un client potentiel, c’est bienveillant ! On a souvent l’impression qu’on dérange (c’était mon sentiment pendant des années), mais en pratique, notre vie occidentale est tellement complexe, que la procrastination trouve facilement des brèches pour s’insinuer dans nos journées. Depuis que je mène cette activité en ligne, je ne compte pas le nombre de personnes qui m’ont remercié d’avoir insisté et insisté encore…

L’un de mes mentors en marketing m’a dit un jour qu’à moins de 14 relances (pour la même campagne), il n’y avait aucune raison de se reposer !

Parfois, je rêve d’une année sabbatique ! Pour moi il ne s’agirait pas d’une année sans travailler (j’adore mon travail), mais plutôt d’une année sans relances ! Ce serait tellement génial ! Je pourrai vous écrire plein de trucs gratuits sur plein de sujets, puis lorsque je déciderai de lancer un programme payant, je ferai le plein immédiatement ! Sans avoir besoin de relancer…

♫ Oh… La belle vie… ♫

Mais tel que je me connais je serai dans un tel enthousiasme que cette reconnaissance spontanée de mon travail va me stimuler ! Je continuerai à communiquer avec vous ! Au lieu de vous relancer, je le ferai par Gratitude. Je pourrais même vous envoyer jusqu’à 14 articles comme celui que vous venez de lire, avec une petite nuance : je ne les terminerai pas par «Inscrivez-vous !»… Plus besoin !

♫ Oh… La belle vie… ♫

Est-ce que ça aura un bel effet sur vous ? Bien sûr ! Au lieu d’avoir le sentiment que cet article vous a été envoyé pour alléger votre portefeuille, vous comprendrez que ce qui y est exposé fait partie de la Newsletter gratuite :c’est du Développement Personnel anti-procrastination… Mais tant que vous ne vous inscrirez pas, vous vous direz que c’est une relance puisque ça se termine par «Inscrivez-vous !»

On ne lit pas une relance comme on lit un article de Développement Personnel. La posture n’est pas la même, et le bénéfice non plus.

Actuellement 43 personnes ont reçu ce message comme un cadeau, car le bouton ci-dessous ne les affecte plus. Il ne les concerne plus ! Vous voulez les rejoindre ? Vous voulez recevoir des cadeaux au lieu de recevoir des relances ?

Inscrivez-vous !

A++

Stéphane SOLOMON

Cas de coaching – Aide

Mon «cas de coaching» de vendredi n’a donné lieu qu’à 3 commentaires. Ceci peut s’expliquer par le fait que le commentaire que j’invite à laisser est assez particulier : je vous propose de faire le lien entre cet article et mon programme estival (dont la première session commence demain). En d’autres termes, je fais quelque chose qui va complètement à contre-courant des systèmes de vente traditionnels : au lieu d’exposer mes arguments de vente, je vous propose de trouver vous-même des arguments d’achat…

Non mais allo quoi !…

Cet article évoque une bonne dizaine de sujets orientés Coaching ou Développement Personnel. Il est donc utile quel que soit le contexte. Mais ce que je vous suggère en conclusion, c’est de le transformer en argument de vente… Et de le faire à ma place !

Vous le savez, car nous nous sommes mis d’accord là-dessus, je vous proposerai régulièrement des programmes payants. Les articles gratuits doivent être considérés comme des échantillons de savoir-faire. Des échantillons qui devraient vous aider à décider si OUI ou NON vous voulez entrer dans quelque chose de plus engageant.

Cet article devrait vous aider à vous inscrire au programme «Attitude-Coach». D’où la conclusion «Inscrivez-vous !». Mais je ne vous ai laissé aucun argument. Je m’attendais à ce que vous le fassiez par vous-même. J’avoue que ça me reposerait un peu…

Mais force est de constater que ce n’est pas facile… J’en veux pour preuve le peu de commentaires, qui en dehors de leur mérite, sont «à côté» de la proposition ! Chaque commentateur évoque ce qui lui paraît pertinent dans l’article, mais personne ne fait le lien avec la suggestion «Inscrivez-vous !»…

C’est encore à moi de faire le sale boulot… OK !

Mon article se divise en 2 parties : dans la première partie je raconte le «cas de coaching» sous forme de dialogue avec mon client. Dans la deuxième partie, j’explique que ce cas est très représentatif de ce qu’apporte un coaching, au-delà de l’objectif initial. J’expose 4 points. Je vais me servir du premier comme argument pour vendre mon programme. Le voici pour rappel :

Ce qui semblait être «à côté de l’objectif» était en plein dedans ! Si je n’avais pas insisté sur cette relation particulière avec une nouvelle employée, mon client aurait réduit son problème à un simple dilemme décisionnel de type «Mac ou PC»… Or ce dilemme masquait quelque chose de plus profond, qui était d’ordre relationnel et managérial.

Alors ? Quel rapport puis-je créer avec la vente
du programme «Attitude-Coach» ?

Vous vous dites peut-être que ces deux prochaines semaines, vous avez autre chose à faire que de lire les aventures d’une princesse en quête d’un prince, ou d’un paysan en quête de Pouvoir… Si je me sers de cet apriori comme métaphore, c’est exactement ce que me dit mon client lorsque je lui propose de l’aider à résoudre son dilemme :

– Mon coaching porte sur la Communication et le Management. Pas sur la prise de décision !

Heureusment, j’insiste ! Car je sais que son problème décisionnel est fortement lié à son style de management. Il en prend conscience à mesure que nous avançons…

Se pourrait-il que vous soyez dans un déni équivalent ? Se pourrait-il que cette histoire de «princesse en haut d’une tour» vous paraisse trop éloignée de vos véritables objectifs, à tel point que vous ne prêtez aucune attention à ce «teaser», au-delà d’une lecture évasive…

Mon client a confiance en moi. Lorsque j’insiste, il me suit. Mais vous, qu’allez-vous faire ? Allez-vous continuer à bouder ce programme ou allez-vous tenter l’expérience ? Je rappelle que tous mes programmes d’Auto-Coaching sont garantis «Satisfait ou Remboursé». La seule chose que vous risquez, c’est que je décide de jeter 10 années de travail pour partir avec la caisse sans laisser de traces… Si vous pensez que j’en suis capable, il est temps de vous désinscrire de cette Newsletter… Notre relation est déplorable ! Certes gratuite, mais déplorable quand-même…

En tant qu’auteur de ce programme, je vous garantis que sur les 10 articles que vous allez lire, vous trouverez des évocations, des idées, voire des solutions complètes pour améliorer considérablement votre vie. Je ne l’aurais pas affirmé, il y a 8 ans, au moment où j’ai commencé à l’écrire. J’étais dans le questionnement et l’expérimentation de quelque chose qui me paraissait intéressant, mais qui n’avait pas fait ses preuves… De même que lorsque je débutais dans le coaching, je n’osais pas insister lorsque mon client me disait «je ne vous ai pas appelé pour ça…».

Mais aujourd’hui, après de multiples expériences qui ont renforcé ma Confiance, je peux affirmer haut et fort que ce programme porte des messages tellement puissants et défend les différentes thématiques de Développement Personnel avec un une telle conviction, que vous y trouverez forcément de quoi nourrir votre Energie pendant la lecture et surtout après… C’est-à-dire à la rentrée !

Inscrivez-vous, je vous dis !

Cas de coaching…

Dans l’une de mes séance de coaching ce printemps, mon client (dirigeant d’une entreprise de 17 personnes qui avait besoin d’améliorer son management), me reçoit un peu stressé… Je lui demande si nous pouvons commencer par ce qui le tracasse, car vu son état émotionnel, le coaching du jours risquait d’être chaotique. Le dialogue commence :

– Ce n’est pas grande chose en réalité. Je dois acheter un ordinateur à Clara*. Je l’ai embauchée la semaine dernière pour qu’elle s’occupe du site WEB. Il y a tout à refaire ! J’étais sur le point de lui acheter un PC super équipé, mais elle me dit qu’il lui faut un iMac Pro ! Le problème, c’est que le PC me coûterait 2.200€, alors que pour le Mac, il faudrait 3.400€ ! Ca fait 1.200€ de différence.

Ce que je suis en train de vivre m’amuse, car j’ai eu (à peu de choses près), le même dilemme avec ma fille, lorsqu’elle voulait un ordinateur… Je propose donc à mon client :

– Si vous voulez je peux vous aider à démêler ça. On retournera à nos moutons une fois que la décision sera prise.

– Bof… Je ne vais pas vous embêter avec ça. Je vous paie pour un coaching de management et là c’est juste une prise de décision difficile à cause d’un caprice.

– Un caprice ?… Le mot est un peu fort pour une employée non ?

– Vous appelleriez ça comment, vous ?

– Est-ce qu’elle veut un iMac parce que c’est «tout beau tout rond», ou parce qu’elle a l’habitude de travailler sur ce genre d’appareil ?

– Parce qu’elle a l’habitude. Elle me dit qu’elle connait les logiciels par-cœur, alors que sur PC il faudrait qu’elle suive une formation sur au moins 2 produits.

– Donc ce n’est pas un caprice. Elle a des arguments qui se tiennent. Elle met en vant l’efficacité immédiate, et une formation, ça coûte cher aussi.

– Oui et Non ! Parce que sa formation est prise en charge par l’OPCA. Je n’aurais même pas à avancer l’argent. Donc pour moi, c’est l’idéal. En plus ici, on a tous une culture PC et elle n’est pas du tout ouverte pour suivre cette formation. Pourtant, lors de l’entretien d’embauche, elle n’avait pas l’air d’avoir un poil dans la main…

– C’est tout ce qui vous bloque ?

– Oui, c’est tout ! Quoi d’autre ?…

– Alors il n’y a pas à hésiter. 1.200€ c’est une somme ! C’est à elle d’accepter le matériel de l’entreprise dans laquelle elle travaille.

– Pfff… Les jeunes sont tellement imprévisibles ! Si je l’envoie en formation et on lui propose un autre emploi ailleurs avec un iMac, elle risque de partir.

– Ah… Voyez que ce n’est pas tout ! Il y a un facteur motivation qui ente en considération. Et ça peut tout changer. Mais enfin… 1.200€, c’est une somme !

– En fait, je pense aussi que si je l’oblige à travailler sur PC, elle risque de mettre de la mauvaise volonté dans son apprentissage et dans sa période d’adaptation.

– Elle est payée combien ?

– On s’est arrêté sur un fixe à 2.300€ par mois, et elle aura des commissions sur les commandes web.

– Ah ! Ca fait une somme charges comprises… Si elle travaille au ralenti, ça va vous coûter cher chaque mois !

– Oui…

– Autre chose ?

– Ben, l’informatique c’est capricieux. Il y a souvent des bugs ! Et je n’ai pas envie de l’entendre me dire 3 fois par jour qu’avec un iMac, elle n’aurait pas eu ce problème…

– Bon ben je crois qu’on a fait le tour ! On va faire une pause pour commander le Mac tout de suite, et on va reprendre notre coaching…

– Oula… Pas si vite ! Je vais attendre un mois ou deux.

– Pourquoi ???

– Parce que pour le moment on a la plaquette à refaire, et elle connaît Photoshop. C’est exactement la même chose sur PC et sur Mac. J’ai de quoi l’occuper. Et si elle fait bien son travail, elle aura son iMac.

– Est-ce que vous vous rendez compte que vous avez un rapport Parent-Enfant avec elle ?

– C’est-à-dire ?

– Vous avez commencé par évoquer un «caprice». Après quoi vous l’avez qualifiée de  fainéante, puis de jeune imprévisible… Vous avez poursuivi avec une «mauvaise volonté» et des plaintes éventuelles à gérer. Maintenant, vous êtes prêt à lui offrir son joujou si elle est sage. En continuant sur cette voie, c’est le Père-Noël qui va le lui apporter…

– Vous avez raison, dit-il en riant jaune…

– Et sur quoi on travaille en ce moment ?

– La relation assertive d’Adulte à Adulte entre le dirigeant et les employés.

– Voyez ! Quand on a commencé la discussion, vous m’avez dit que votre stress était dû à une prise de décision, mais l’air de rien, on est en plein dans le coaching ! Ce n’est pas pour rien que ce stress est venu s’inviter aujourd’hui. Il fait partie du coaching !

– C’est vrai ! Vous êtes génial !

– Ah non ! C’est vous ! C’est vous qui avez amené un cas de coaching concret dans l’ordre du jour.

– Mais vous avez fait le lien avec le management. Je ne l’aurais jamais vu sous cet angle.

– Coach, c’est un vrai métier ! On le commande cet iMac ?

– Vous êtes dur avec moi !

– Allez, je vous donne un truc décisionnel, ça va vous servir : il est normal de poser des critères et de chercher des arguments pour prendre une décision. Mais il y a un seuil à partir duquel chaque élément décisionnel ne fait que repousser la prise de décision. Plus vous attendrez, plus la décision sera difficile à prendre.

– Bon on y va !

Nous avons acheté le Mac ensemble et J’ai pu continuer ma séance en me basant sur ce cas concret de rapport employeur-employé. Lorsque je suis revenu 6 semaines plus tard, Clara était installée devant son iMac, et mon client était heureux :

– J’ai déjà amorti 3 fois le montant du Mac !

– C’est vrai ? Racontez-moi !

– On avait des rush vidéo sur nos produits qui dataient de l’année dernière, et Clara en a fait des vidéos de présentation. Elle a travaillé comme 10 personnes ! En 12 jours notre site était enrichi de vidéos tip top ! Ca a boosté les commerciaux qui ont envoyé une série d’e-mailings pour présenter le nouveau site.

– C’est génial ! Et ça a multiplié les commandes à ce point ?

– Oui ! Et je crois que nous n’en sommes qu’au début, parce que pour le moment on ne peut pas commander en ligne. Lorsque ce sera opérationnel, ça va tout changer !

C’est effectivement ce qui s’est passé ! Ca a tout changé. Et comme les commerciaux ont commencé à s’interroger sur le devenir leurs commission (puisque l’essentiel des ventes se fait désormais via le site web), de nouveaux problèmes de management sont apparus, qui ont complètement supplanté les anciens. Ceci a permis de s’orienter vers un nouveau style de management, beaucoup plus démocratique et moins Parent-Enfants…

Si je vous raconte cette histoire, c’est parce qu’elle est très représentative de ce qu’apporte un coaching, au-delà de l’objectif initial :

  • Ce qui semblait être «à côté de l’objectif» était en plein dedans ! Si je n’avais pas insisté sur cette relation particulière avec une nouvelle employée, mon client aurait réduit son problème à un simple dilemme décisionnel de type «Mac ou PC»… Or ce dilemme masquait quelque chose de plus profond, qui était d’ordre relationnel et managérial.
  • Lorsque la décision a été prise, mon client s’est senti soulagé… Soulagé de quoi ? D’une décision ! Mais une décision n’est pas une action ! Il a fallu que je le stimule pour acheter l’ordinateur ! C’est phénomène connu : le fait de prendre une décision a l’effet d’une soupape qui se lève… La pression redescend, et le soulagement ressenti peut retarder l’action. Je connais des gens qui ont pris la décision de créer leur boite il y a 5 ans ! Juste la décision, mais pas l’action… Et ils le vivent très bien depuis qu’ils sont décidés. Je suis sûr que ça vous rappelle quelqu’un…
  • Ma plaisanterie sur le Père-Noel n’était pas uniquement liée au côté paternaliste de ce patron… Beaucoup de gens attendent «le bon moment» pour offrir un beau cadeau ou pour commencer quelque chose, oubliant ce qu’il est possible de réaliser en quelques semaines. Même dans un cadre personnel, si vous décidez d’offrir à votre enfant les baskets de ses rêves fin septembre parce que c’est son anniversaire, vous le privez de 6 semaines d’entrainement. 6 semaines qui ont bien plus de valeur que celles qui commenceront au début de l’automne…
  • Enfin, cet événement a permis à ce chef d’entreprise de changer de problèmes ! Le véritable coaching a commencé lorsqu’il s’est confronté aux ventes via le web. Ce qui démontre que parfois, il est inutile de chercher des solutions à des problèmes qui traînent depuis des années. L’idéal est de passer au niveau supérieur afin de remplacer les problèmes encours par de nouveaux problèmes, qui eux, seront bien plus faciles à résoudre, car plus passionnants : ils ne donneront pas l’impression d’avoir déjà tout essayé…

Allez ! Sans rien vous dire d’autre, je vous propose de rejoindre l’atelier «Attitude-Coach» !

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– Mais pourquoi Stéphane ??? Quel rapport y a-t-il entre votre excellent article et ce programme qui raconte l’histoire d’une princesse en haut d’une tour ?

– Euh… Vous comptez vraiment sur moi pour faire tout le travail ??? Allez ! je vous propose d’avancer quelques arguments qui font le lien entre cet article et le programme du moment.

Inscrivez-vous je vous dis !

A++

Stéphane SOLOMON

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* Le prénom a été changé

Le sentiment de trahison (2/2)

Dans mon précédent article et les discussions qui l’ont suivi, nous avons évoqué les Valeurs FONDATRICES d’une relation. Ce sont des Valeurs qui méritent un entretien régulier, car si elles ne sont pas (ou plus) respectées un sentiment de trahison peut naître. Si ce sentiment n’amenait qu’une rupture, on pourrait juste le regretter et tourner la page. Mais souvent, ce sentiment de trahison est suivi d’une «petite mort», illustrée dans mon article par l’incapacité à  raviver une flamme, qui pourtant, aspire à briller. Mais tant que le sentiment de trahison est là, il déverse une tempête sur la moindre étincelle.

L’histoire de Roméo et Juliette (la mienne pas celle de Shakespeare) est exagérée pour des raisons pédagogiques. On ne va donc pas entrer dans les détails de chaque mot, ni juger les personnages à travers nos prismes. Roméo a ses valeurs et Juliette a les siennes. C’est heureux… Mais au moment de créer le Relation, une troisième entité prend forme : le couple.

Le couple a forcément des des Valeurs communes. C’est ce qui va former, comme pour un individu, son Identité. Si Roméo aime l’élégance et Juliette aussi, le couple sera élégant. Si Roméo est ambitieux et Juliette aussi, le couple sera ambitieux… Mais ce n’est pas forcément important pour que le couple puisse perdurer : Roméo pourrait avoir peu d’ambitions, et Juliette pourrait s’habiller comme un sac, cela ne remettra pas en question leur existence. Tout au long de la Relation, les Valeurs pourront évoluer. Le dialogue, les discours, les échanges oraux et écrits, les attitudes vis à vis des événements et la façon de les exprimer… changent l’importance des valeurs de chacun. Cela ne se passe pas en un jour (sauf traumatisme). Ça se construit sur la durée et en connivence.

Valeurs FONDATRICES

Toute relation repose sur des Valeurs FONDATRICES. Il s’agit de valeurs communes, placées à un tel niveau que la Relation ne peut tenir sans elles. Chaque individu y est fortement attaché, et un changement dans le temps ne serait pas souhaitable. La Relation dépend donc du respect de ces Valeurs. Il convient donc d’en parler, et c’est ce que Roméo et Juliette ont omis de faire.

Parmi les commentateurs du précèdent article, Jean-Louis et Valérie soulignent le fait que nous sommes habités par des centaines de Valeurs Humaines, voire des milliers… S’il fallait toutes les énumérer pour les faire valider par un partenaire, on n’en finirait plus… C’est juste, mais les Valeurs FONDATRICES d’une Relation, celles qui pourraient détruire à néant la Relation instantanément si elles sont bafouées, ne sont pas très nombreuses. Un passage en revue est donc tout à fait possible pendant que l’on fait connaissance.

Juliette n’est pas coupable du comportement volage de Roméo, mais elle est désormais Responsable du sentiment de trahison qu’elle alimente suite à sa «petite mort». Elle peut reconnaître malgré sa blessure, que jamais Roméo n’a mis en valeur l’exclusivité  sexuelle lors des discussions du couple, et qu’elle-même, n’a jamais cherché à valoriser cette capacité à résister aux tentations, considérant que ce sujet était indiscutable… C’est le problème de beaucoup de valeurs hautement placées : on en parle peu, car ça va de soi, ça tombe sous le sens, ça coule de source…

Ça coule de source…

J’ai un ami qui tient une boutique de vêtements. Il a omis de dire à ses vendeuses qu’elles n’étaient pas censées se servir dans sa boutique pour s’habiller gratuitement… Il a également omis de dire que les amis et les amis des amis n’avaient pas à bénéficier systématiquement de remises de 50%… Pour lui, ça tombait sous le sens, il n’y avait pas à en discuter. Mais pour sa principale vendeuse, il eut fallu tout un discours, car habiller ses amis à bon compte faisait d’elle une personne extrêmement valeureuse. Quant à la vendeuse qui a rejoint la boutique en juillet, elle a été formée par la première… Elle a donc eu droit à un beau discours sur le sujet, et elle s’est alignée sur les valeurs de sa formatrice…

Si je devais coacher Juliette, je ne lui suggérerais pas de retourner avec Roméo sous prétexte que «ce n’est pas si grave après tout…». Je lui proposerais plutôt de mieux communiquer avec son nouveau fiancé : celui qui ne tardera pas à apparaître, dès qu’elle cessera de croire que tous les hommes sont des salauds… Et cette fois, il lui faudra communiquer sereinement et clairement à propos de ce qui représente pour elle, la Valeur FONDATRICE du couple.

Supposons, par exemple, que je décide de m’associer à une personne pour co-écrire un livre sur la Gestion du Temps. Parmi mes valeurs humaines, il y a l’Education Bienveillante des enfants (donc sans violence physique ni verbale). Mais mon associé aime rappeler à qui veut l’entendre qu’une petite claque ou une bonne fessée n’a jamais tué personne ! Est-ce que cette opposition concernant la valeur «Education des enfants» gênera notre collaboration ? La réponse est NON : nous n’avons pas d’enfants en commun, mais à un projet d’écriture d’un livre sur la Gestion du Temps. Ce n’est donc pas une Valeur FONDATRICE de notre Relation. En revanche avec ma compagne, il est important de METTRE EN VALEUR tout ce qui concerne l’Education Bienveillante et l’incroyable panel de solutions et de pratiques qui sont proposés à ceux qui aiment faire briller cette Valeur. Si je la vois gifler l’un de nos enfants et prétendre qu’il l’a bien cherchée et qu’il n’y avait pas d’autres solutions que de lui donner une bonne correction, je me sentirai trahi !

Chaque Relation a ses propres Valeurs FONDATRICES, qui constituent le ciment de sa longévité.

La Communication Orientée Valeurs

Vient ensuite la question du COMMENT FAIRE. Et là encore, tout dépend de la relation et des protagonistes. J’imagine assez bien un patron organiser mensuellement une réunion autour de la Valeur Entraide (entre les employés). J’appelle ça la COV : Communication Orientée Valeurs. Est-ce que Juliette devrait organiser les mêmes réunions avec son prochain Roméo ? Ça me paraît exagéré (cette hypervigilance risque de provoquer le problème qu’elle cherche à éviter). Dans un cadre sentimental, la discussion peut venir «au fil de l’eau», c’est à dire lorsque la vie le suggère.

Par exemple, après avoir vu le film «Proposition indécente» (où la fidélité est mise en concurrence avec un million de dollars), une petite COV aurait suffi à Roméo et Juliette pour comprendre que leur Relation ne pourrait pas tenir très longtemps. Lorsque je pense que c’est l’un des premiers films qu’ils ont vu ensemble, je me demande ce qu’ils ont fait après la séance de cinéma… Je tiens fort à parier que leur hypervigilance les a amenés à éviter le sujet !

Parlons de nous

Serait-il possible que vous ou moi, soyons dans une Relation qui pourrait se clôturer par un sentiment de trahison ? Ma réponse est OUI ! C’est déjà arrivé ! Prenons un exemple (simple cette fois-ci) :

Sur Facebook, il y a quelques temps, j’ai publié ceci :

Si j’imagine volontiers un pommier m’offrir une de ses pommes, j’ai beaucoup de mal à imaginer un vache m’offrir l’une des cuisses…

Suite à cette publication, j’ai reçu environ une vingtaine de demandes d’amitié ! Presque tous ces nouveaux amis sont des militants végan et pensaient avoir trouvé en moi un porte-drapeau, voire un porte-parole ! Or je ne suis pas végan ! Je suis certes, végétarien, mais je consomme des laitages et des œufs, j’ai des chaussures en cuir et des oreillers en plumes. Par ailleurs, je n’oblige pas ma famille à manger comme moi. Or chez les végan (la plupart en tout cas), le véganisme est (aussi) une valeur éducative et familiale.

Où est le problème ? Il est très simple : lorsque j’ai publié mon article sur «Monsieur Gentil» (qui travaille au Quick où j’ai emmené mes enfants), mes «amis végan» se sont sentis trahis ! Normal : la Valeur FONDATRICE qu’ils se sont imaginés a été bafouée… Je suis Roméo !

D’une manière générale, toute personne qui me lit pour une autre raison que son Développement Personnel se sentira trahie un jour ou l’autre ! C’est une évidence. A un moment ou un autre, je passerai pour un traître, car je ne serai pas à l’image de cet «être sublime» qu’ils ont pris en amitié…

Evidemment, il m’arrive, à moi aussi de me sentir trahi ! Souvent il s’agit de personnes qui pensent bien faire. Il y a encore quelques jours j’ai été encensé (toujours sur Facebook) pour toutes mes actions gratuites et désintéressées… C’est terrible d’entendre ça ! Si j’avais encore ma propension à la culpabilité, ça me plongerait en profondeur dans ses abîmes.

La gratuité de mes articles n’est pas altruiste ! C’est une STRATEGIE que j’utilise pour aider les hésitants à franchir le cap de l’investissement en soi. L’idée est simple et elle a fait ses preuves : on découvre gratuitement le produit, puis on l’intègre (ou pas) dans sa consommation courante en fonction du résultat obtenu. Investir en soi est l’une des VALEUR FONDATRICE de notre Relation. Toute évocation sur un éventuel altruisme me plonge dans la stupeur…

Entendons-nous bien ! Je n’ai rien contre l’altruisme. Je mène beaucoup d’actions altruistes chaque jour (je pense que c’est le cas de beaucoup de gens). Mais DANS LE CADRE DE NOTRE RELATION, ôtez-vous ça de la tête !

Ainsi, lorsque je présente un programme payant et que l’essentiel de mes lecteurs fait l’autruche, je me sens trahi ! Je ne m’attends pas à une adhésion systématique (sans réfléchir), mais la moindre des choses serait d’accorder une attention particulière à la proposition. De considérer que tout ça fait partie d’un ENSEMBLE bienveillant. Dans le cadre de notre relation, porter des œillères dès qu’il s’agit d’argent, est une trahison.

S’intéresser à une personne pour sa gratuité est aussi malsain que de s’intéresser à elle pour son argent…

Vous aussi vous ressentez une trahison en lisant ça ? Vous espériez avoir à faire un altruiste qui donne abondamment de façon désintéressée ? Je suis désolé de vous avoir fait le coup de Roméo ! Mais afin d’éviter les «petites morts», je tiens à ce que vous sachiez que les altruiste existent ! Libérez-vous du joug de notre relation et adhérez à leurs blogs, à leurs chaînes Youtube, à leurs pages Facebook… Sublimez ces relations avec des commentaires qui mettent en valeur l’altruisme, c’est-à-dire la valeur FONDATRICE de votre nouvelle relation. Remplacez-moi par quelqu’un qui représente vraiment votre Roméo. Ne la jouez pas façon Juliette, qui ne voulait pas discuter de Fidélité, se persuadant que c’était indiscutable…

Et si vous voulez absolument associer l’altruisme à ma démarche, acceptez cette définition :

Un altruiste est une personne qui gagne sa vie en aidant les autres.

Vous venez de vivre une Communication Orientée Valeurs. C’est un exemple de «Recadrage», un outil de coaching très efficace. Je vous invite à rédiger votre propre COV si vous en ressentez le besoin. Bien sûr, cela vous vaudra quelques ruptures, mais parallèlement, votre Relation avec ceux qui resteront sera renforcée.

Souvenez-vous aussi qu’un sentiment de trahison peut provoquer une «petite mort». Ce qui se traduirait chez moi, par l’arrêt de la gratuité (afin de cesser d’attirer les «junkies du gratuit»… La COV a également pour fonction d’amortir le sentiment de trahison afin d’éviter la «petite mort»*.

Il s’en est fallu de peu cette année, mais je continuerai comme j’ai commencé. La rentrée 2018-2019 se fera donc avec moi, et forcément, grâce à cette COV, avec de moins en moins de «Roméo».

A++

Stéphane SOLOMON

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* Dans un cadre thérapeutique, la Communication Orientée Valeurs permet également de s’épargner un Burn Out (ou de se relever après un Burn Out).