Une histoire de proactivité

 En 1995, je venais de déposer le bilan après une liquidation judicaire. En tant que gérant toutes les responsabilités m’incombaient. Or, pour moi, je n’étais nullement responsable : mon associé avait ruiné l’entreprise, il m’a même escroqué personnellement avant disparaître.
 
Je pensais que j’allais pouvoir plaider ma cause dans ce «Palais de Justice». Je pensais naïvement, que les juges m’autoriseraient à raconter mon histoire. Mais ils n’étaient pas là pour juger un abus de confiance. La séance concernait l’avenir de l’entreprise. Ils m’ont à peine laissé le temps de m’exprimer avant de confier les clés au liquidateur, ne me laissant pour seul destin, que mon visage entre mes mains…
 
La traversée du désert fut rude : ma situation ne me permettait plus de disposer d’un domicile fixe, ni d’un compte bancaire. J’ai vécu le rejet, l’exclusion, les saisies judiciaires et autres humiliations. Après des années de confort et d’autonomie, j’ai dû retourner chez mes parents. Je logeais en alternance chez eux, chez des amis, mes frères et sœurs et les parents de Karine (ma petite amie qui est aujourd’hui ma compagne). Deux années d’errance dont le salut dépendait de la capacité d’accueil de mes proches, avec le sentiment de toujours déranger quelqu’un… Chaque «déménagement» dévalorisait l’image que j’avais de moi et provoquait un profond chagrin.
 
Jugé coupable par la Justice personnifiée, je ne trouvais pas la force de me regarder en face. Je ne trouvais de l’apaisement que dans la poésie, la musique, et la lecture de livres sur le Développement Personnel : Gutenberg a rendu l’espérance du pauvre possible. Des gens qui étaient passés par la même situation que moi, voire pire, s’en sont sortis et me donnaient des conseils en lettres d’imprimerie : Napoleon Hill, Dale Carnegie, Christian Godefroy, Louis L. Hay, Mark Fisher, Tom Hopkins…
 

La Proactivité

J’y ai découvert la Proactivité, cette ATTITUDE qu’il convient d’adopter lorsqu’on a tendance à s’apitoyer, se culpabiliser et blâmer les autres… Sans en prendre conscience tout de suite, j’ai fait grandir cette aptitude qui permet de développer son sens des Responsabilités, afin de reprendre sa place dans le monde des vivants.
 
Beaucoup de mes proches ne comprenaient pas comment, dans ma situation, je pouvais dépenser le peu d’argent que j’avais dans des livres tels que «Le secret des millionnaires», «Partez gagnant» ou encore, «S’affirmer et communiquer». J’avais à peine de quoi acheter mon insuline, puisqu’à l’époque la CMU n’existait pas encore et comme je n’avais pas pu payer la caisse d’Assurance Maladie, je n’étais plus assuré social.
 
2 ans après mon dépôt de bilan, j’accusais encore mon associé d’être la cause de mes tourments. Et puis un jour, l’évidence me sauta aux yeux : personne ne m’avait obligé à choisir cet associé-là. Il y a même des gens qui ont tenté de m’en dissuader. Je l’ai vu agir de façon malhonnête envers d’autres, dès qu’ils avaient le dos tourné. Pour quelles raisons m’aurait-il épargné ? Tous les signes avant-coureurs d’une trahison étaient clairement visibles et je me suis pourtant engagé avec lui.
 
Beaucoup de gens me disent que cette révélation soudaine aurait dû m’amener vers davantage de culpabilité, mais visiblement j’étais prêt à la transformer en Responsabilité : mes lectures m’ont préparé à ça ! J’ai fait une erreur en choisissant un mauvais associé, et tous les livres que j’avais lu me donnaient droit à l’erreur… Mon estime a rejailli instantanément. Toutes mes valeurs, ces bouchons de liège que je maintenais en immersion, se sont libérées, et ont refait surface en s’autorisant un bond hors de l’eau au préalable…
 
C’est étrange comme phénomène, car ma situation sociale et financière, cette situation dite «réelle», n’avait pas changé. Mais dans mon monde intérieur, la culpabilité avait disparu. Soudain, ce Tribunal m’est apparu sous un angle nouveau : une aide du monde extérieur, venant mettre fin à une erreur de parcours. Le juge a tranché le lien qui existait entre moi et mon malfaiteur. Il a fait ce que je n’aurais su faire tout seul à l’époque : me libérer ! Comment ai-je pu percevoir cette sentence comme une punition ?
 
En pratique je m’étais auto-puni, car je n’étais pas interdit de gérance, je le CROYAIS ! Je CROYAIS également que j’étais interdit de banque, mais une fois que j’ai repris ma vie en mains, 3 lettres ont suffi pour que je puisse choisir la banque que je veux. Quant à l’Assurance Maladie, au moment où j’ai contacté la caisse des indépendants pour établir un plan de remboursement, j’ai appris que mon dossier avait été classé depuis 18 mois… Là encore, je CROYAIS que je n’avais aucun droit… Ce sont toutes ces CROYANCES qui m’ont construit une vie limitée, pas la réalité. Je m’étais imaginé toutes ces punitions, car dans mon esprit j’étais punissable ! Dès que j’ai compris que ce jugement avait été prononcé pour me libérer, la graine entrepreneuriale a germé de nouveau.
 
En pratique, il m’a fallu deux ans de plus pour retrouver une situation sociale stable, car j’avais beaucoup de dettes… Mais les progrès que je faisais chaque jour me démontraient que le Bonheur se trouve déjà sur le chemin qui y mène.
 
Etape par étape, je reconstruisais ma vie, constatant que chacune des victoires qui jalonnaient mon parcours, était une victoire sur moi-même.
 
La Proactivité est un cadeau qui se trouve en toi. Le paquet cadeau et l’emballage ne sont pas spécialement attirants, en tout cas bien moins attirants que d’autres comme la jalousie, l’orgueil, la colère ou le complotisme … Mais une fois le paquet ouvert, tu mérites !
 
A++
Stéphane SOLOMON

L’ambivalence

Le mot «ambivalence» fait partie des nombreux termes inventés par le psychiatre suisse Eugen BLEULER. A l’époque, l’ambivalence désignait un «trouble» qui habitait les schizophrènes et qui les menait inexorablement vers l’autopunition. Mais depuis les années 1950, notamment grâce aux travaux d’Abraham MASLOW et des psychologues de l’école de Palo Alto, bien des découvertes nous ont permis d’apprécier l’idée que nous étions tous capables d’ambivalence pour positiver. Une bouteille à moitié vide est aussi à moitié pleine, et grâce à cette vérité, nous pouvons alterner les valences affectées à l’objet, puis choisir celle qui nous permet d’aller de l’avant.

L’Ambi-Valence en deux mots

En décomposant le mot, on obtient AMBI et VALENCE. Le préfixe AMBI signifie les deux à la fois (par exemple, un ambidextre utilise aussi bien sa main droite que sa main gauche). Le mot VALENCE est plus complexe. Vous pouvez vous référer à Wikipédia et à Google pour approfondir le concept. Pour ma part, je vais le simplifier pour rester dans notre cadre d’auto-coaching :

Le mot VALENCE désigne la «qualité» d’une chose soumise à votre perception. Cette «qualité», si on devait la simplifier pour la ramener à quelque chose de binaire, s’exprimerait sous l’une de ces formes :

  • C’est BIEN !

Ou

  • C’est MAL !

Mais la valence n’est pas binaire puisqu’elle est soumise à la sensibilité humaine. C’est un ressenti extrêmement complexe qui s’appuie sur une ou plusieurs de vos Valeurs, mais qui peut entrer en conflit avec vos autres Valeurs, vos Croyances, vos Principes, vos Réflexions, vos Expériences, vos Emotions… La somme de tout ça ne s’exprime pas de façon philosophique et détachée («bien» ou «mal»), mais sous forme de ressenti profond : vous êtes dans le «bien-être» ou dans le «mal-être».

La valence est donc le produit de tout ce qui vous habite et qui vous mène vers un état émotionnel. Face à chaque situation qui se présente à vous, vous pouvez mesurer votre valence (par exemple grâce à une note entre -10 et 10).

Imaginez la situation suivante :

Vous voyez une personne tomber dans la rue, mais personne ne vient à son secours. Une valence désagréable vous submerge… Si on vous demandait de noter ce que vous ressentez globalement, vous pourriez donner une note négative entre -1 et -10. Une valence à zéro signifierait que l’évènement ne vous fait ni chaud ni froid. Si vous vous arrêtez pour secourir la personne, la note associée à votre valence va augmenter. Pourquoi ? D’une part parce que votre attente sera comblée (la personne est secourue : c’est bien), et d’autre part, parce que vous êtes fortement impliqué(e). L’égo fait partie du jeu bien évidemment.

L’ambivalence en un mot

Pour en revenir à l’AMBIvalence, elle désigne une attitude qui vous mène à percevoir, face une situation précise, à la fois du bien-être et du mal-être. Voici quelques expressions que nous utilisons dans un état ambivalent :

  • C’est un mal pour un bien
  • J’ai un sentiment mitigé
  • Le malheur des uns fait le bonheur des autres
  • A toute chose malheur est bon

Et tant que nous y sommes, voici quelques situations plus précises :

  • Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire (Voltaire)
  • Je ne partage pas vos croyances, mais l’enthousiasme avec lequel vous les exprimez m’inspire…
  • Je suis désolé de ne pouvoir venir à ton anniversaire, mais je penserai très fort à toi au moment où tu souffleras tes bougies
  • Je ne voulais pas abattre cet arbre, mais je me réjouis de savoir qu’un artisan-menuisier lui donnera une deuxième vie.

Si vous voulez poursuivre cette énumération dans les commentaires, ça pourrait être très utile à tout le monde (je ne vais pas faire tout le boulot). Les expressions comme «nager entre deux eaux» et «avoir le cul entre deux chaises» ne sont pas toujours ambivalentes, car souvent leur but est d’éviter l’engagement. Il n’y a pas de bien-être ou de mal-être, sauf peut-être celui lié à l’indécision.

Idem pour cette perle de Coluche :

Je ne suis ni pour, ni contre… bien au contraire !

Tous schizophrènes !

Beaucoup de gens croient que l’ambivalence est un état mental conflictuel qui appartient aux bipolaires ou aux schizophrènes. De ce fait ce fait on considère qu’une personne saine d’esprit n’a pas à s’en soucier (sauf si elle travaille en milieu psychiatrique). Mais en réalité, nous sommes tous régulièrement, voire très régulièrement ambivalents.

L’ambivalence joue un rôle primordial dans la créativité. Les artistes sont tous ambivalents, à tel point qu’ils sont parfois diagnostiqués schizophrènes… En particulier par les psychiatres qui travaillent en milieu clinique et qui ont oublié de «sortir un peu». L’ambivalence peut donc être considérée comme un trouble psychologique ou comme un outil de coaching. Tout dépend de la valence que vous lui accordez. Vous voulez en faire un outil ? OK ! Inscrivez-vous au webinaire de ce soir, 21h !

C’est par ici !

Monsieur Gentil…

Ce témoignage est la suite de l’article de tout à l’heure. Vous pouvez toutefois le lire indépendamment.

Loïc est un jeune-homme qui travaille dans un des commerces que je fréquente avec mes enfants. Il est extrêmement souriant. Son sourire est souvent accompagné d’un ton enjoué, si bien que mes filles l’ont baptisé «Monsieur Gentil» ! A chaque fois que c’est lui qui assure le service, elles vont le saluer en le nommant ainsi. On dirait un animateur de colo !

Loïc me confia la semaine dernière, qu’un client s’est plaint auprès de son manager à propos de son sourire… Le client trouvait que le sourire du vendeur était faux et hypocrite ! Le manager a donc demandé à Loïc de réduire la taille de sa banane, un peu trop excessive au goût de certains clients.

– Mais, m’a confié Loïc la larme à l’œil, quand je vois arriver votre famille, j’affiche mon vrai sourire ! Et ça me touche de plus en plus d’entendre vos filles m’appeler «Monsieur Gentil».

Si vous avez lu l’article précédent, vous allez me dire que grâce à l’Attitude que j’ai transmise à mes enfants, je crée un microcosme dans les endroits où je me rends, redonnant droit au sourire le temps de mon séjour. Je vis donc dans le premier monde grâce à ça, car ce commerce est «entre deux mondes»… Mais n’est-ce pas égoïste de ma part ? Si Loïc perd son sourire progressivement pour afficher un faciès dit «professionnel» ou «standard», ne serais-je pas en partie Responsable d’une non-action ?

Quelle action Loïc pourrait attendre secrètement de moi ? Eh bien puisqu’un personnage du «monde morne» s’est introduit dans un commerce de mon monde amical pour le dénaturer, il m’appartient de faire le nécessaire pour que les choses retournent à la normale. Je peux, moi aussi, aller voir le Responsable de Loïc pour lui dire à quel point je trouve le sourire de son employé formidable. Je peux lui conter, comme je viens de le faire avec vous, quel surnom lui a été donné par mes filles, et lui exprimer ma Gratitude d’avoir choisi «Monsieur Gentil» comme employé. Si j’y mets tout mon talent de communicateur, si je joins mes enfants à l’action, nous ne ferons qu’une seule bouchée du coercitif, et Loïc pourrait devenir l’employé du mois !

C’est une guerre de Communication ! Quel monde récupérera ce commerce ? Si l’ennemi l’emporte, ce lieu ne fera plus partie de mon territoire ni même de ma carte…

Les plus empathiques d’entre vous me diront que la personne gênée par le sourire de Loïc a probablement des problèmes dans sa vie, qu’il ne faut pas lui en vouloir, que c’est parce qu’il n’a pas eu la chance de…

Mais on s’en fout bordel ! Moi aussi je suis un grand empathique, mais je réserve mon empathie à Loïc ! Pourquoi «Monsieur Gentil» devrait-il perdre son sourire à cause d’un client venu de la planète Zorg ?

Le manager de Loïc a commis une erreur de management, et cette erreur est souvent commise : on écoute celui qui s’exprime ! Ce qui signifie que si je ne prends pas position en faveur de Monsieur Gentil, laissant les envahisseurs dicter leurs lois, je me dirige droit vers le deuxième monde, un monde morne et triste, dont je serai l’un des co-créateurs. Je suis Responsable de mon monde !

Je finirai par une citation d’Einstein :

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

Nous y sommes… Et même s’il ne s’agit que de votre petit monde, rappelez-vous que c’est vous qui y vivez. J’espère que cet article, associé au précédent, vous aidera à apprécier vos meilleurs commerçants, et bien sûr, à faire en sorte qu’ils continuent d’exister dans votre monde. Ils sont tellement importants !

Nous avons rendez-vous ici à 20h00 :

Webinaire sur les langages de l’Amour

Dans quel monde vivez-vous ?

Imaginez deux mondes parallèles :

Dans le premier monde, les commerçants se lèvent aux aurores. Avec entrain, ils préparent les produits du jour en fonction des goûts et des finances de leurs divers clients. Ils apportent des innovations à ce qui peut être amélioré le jour-même et font la liste de ce qu’ils amélioreront à moyen et long-terme. Ils arrangent leurs vitrines en fonction de règles harmonieuses qui plaisent à tout un chacun, tout en y ajoutant des attentions particulières qui feront sourire Madame Jocelyn, qui donneront à Monsieur Guillemot une énergie particulière, et qui rempliront de joie les enfants Schmidt. Durant les 2 à 3 heures qui précèdent l’ouverture, tout sera calculé pour remplir ce beau monde d’enthousiasme.

Dans le deuxième monde, les commerçants se lèvent également de bon matin. Ils se préparent à vendre ce qui se vend le mieux. Ils fardent les produits qui nécessitent un maquillage, notant sur une feuille les idées marketing qui leur viennent à l’esprit pendant la manœuvre, afin de les appliquer plus tard. Ils plagient les vitrines des meilleurs vendeurs de leurs secteurs, tout en y ajoutant des pratiques manipulatoires spécifiques qui consumeront la petite retraite de Madame Jocelyn, qui éveilleront des pulsions chez Monsieur Guillemot afin qu’il s’offre quelques bonus inutiles et qui exciteront les enfants Schmidt afin que leur mère leur achète ce qu’ils veulent pour les faire taire. Durant les 2 à 3 heures qui précèdent l’ouverture, tout sera calculé pour vider le portefeuille des clients.

Question : Dans quel monde voudriez-vous vivre ?

Je ne vais pas vous faire l’offense d’attendre vos réponses. Je pense que le premier monde est plus attractif et inspirant. Cependant bon nombre de mes lecteurs sont convaincus de vivre dans le deuxième monde, et ce, malgré leur envie d’évoluer dans un monde meilleur… La deuxième question qui me vient à l’esprit est :

Dans quelle mesure, vos convictions subversives concernant le Commerce, vous font-elle vivre dans le monde qui ne vous convient pas ? En d’autres termes, quelle est votre part de Responsabilité ? Le monde que vous avez choisi n’est-il pas à l’image de vos Croyances ?

Prenons un exemple

Dans votre ville, il y a deux boulangeries. Dans la première le commerçant se comporte de façon bienveillante, conforme au premier monde. En revanche, dans la deuxième boulangerie, ce sont les règles du deuxième monde qui dominent. Il vous suffirait donc de choisir la première boulangerie et d’ignorer l’existence de  la deuxième pour rejoindre le monde bienveillant.

Seulement voilà : la première boulangerie pratique des prix 10% plus chers et elle se situe 100 mètres plus loin… Il s’agit de critères de sélection éliminatoires chez beaucoup de gens. Le manque de temps et d’argent leur feront choisir la mauvaise boulangerie. Il en sera de même pour le marchand de journaux, le fleuriste, l’épicier, etc. Si le critère «joli monde» n’est pas pertinent pour vous, vous construirez votre monde commercial maléfique sans vous rendre compte que vous pourriez rejoindre un monde meilleur en changeant vos critères de sélection.

Un deuxième exemple de Responsabilité

Votre pâtissier utilise des miroirs joliment teintés en guise d’étagères. Vous en concluez que c’est pour vous impressionner afin de vous soutirer un maximum d’argent, mais sa véritable intention est de vous accueillir dans un lieu agréable… L’intention du commerçant n’étant pas affichée à l’entrée, il n’y a aucun moyen de faire la différence entre le premier monde et le deuxième. C’est donc vous qui décidez si ces miroirs teintés appartiennent à un escroc ou à un bienveillant. Votre jugement construit le monde dans lequel vous vivez !

Je vous réserve un troisième exemple pour tout à l’heure. Je ne serai plus dans la description mais dans le témoignage. Un témoignage qui vous permettra d’apprécier un autre degré de Responsabilité concernant le monde dans lequel vous vivez.

Le webinaire de ce soir sera animé à 20h00 (et non 21h00). Il concernera les 5 langages de l’Amour. Un sujet intéressant pour les couples, les parents, les amis, et aussi les commerçants. Du moins ceux qui exercent ou souhaitent exercer leur métier avec Amour.

Inscrivez-vous !

A++

Stéphane SOLOMON

J’ai tendu l’aspirateur à ma fille…

J’ai tendu l’aspirateur à ma fille en lui demandant de faire le sol…

Résultat :

aspirateur

J’ai publié cette photo (ainsi que le commentaire qui l’accompagne) sur Facebook ce matin, et j’ai obtenu 60 likes en moins de 2 heures + 6 partages. Ce qui est plutôt rare ces temps-ci : jusqu’à ce matin j’ai cru que mes «amis Facebook» avaient tous pris leurs vacances en juillet !

Comme je suis quelqu’un de positif, je me suis dit que les affaires allaient reprendre en août ! Or l’évènement de ce matin démontre qu’il est encore possible de proposer du Développement Personnel ici et maintenant ! Je vais donc continuer sur ma lancée de webinaires en leur proposant de venir ce soir à 21h.

Je vous fais cette offre en avant-première. Parce que vous avez déjà démontré votre intérêt pour mon activité, alors que sur Facebook, je ne suis pas sûr que tout le monde ait compris que je travaille…

La théorie des Intelligences Multiples

Le webinaire de ce soir va donc porter sur la «Théorie des Intelligences Multiples». Cette photo en est le «teaser». Mais de quelle intelligence s’agit-il ?

Voici un extrait de l’une de mes conversations sur Facebook :

discussFacebook

Cela m’a fait plaisir de voir citée «l’intelligence musicale», et d’autant plus plaisir de voir qu’une personne qui dit ne pas l’avoir, ait pu employer le terme dans une phrase simple. C’est très rare ! En général, le mot intelligence est rarement accompagné…

Ce soir, je vous ferai découvrir 8 autres intelligences, soit 9 au total ! Vous les reconnaîtrez chez vous, chez votre conjoint, chez vos amis, chez vos collègues, vos employés, vos employeurs, vos enfants… Vous en sortirez forcément plus intelligible..

Inscrivez-vous !

 

Tout se joue après vos choix

Vous souvenez-vous du film «Le cinquième élément» ?

Dans ce film, le méchant ZORG (Joué par Garry Oldman), un milliardaire détenant plusieurs entreprises, veut subtiliser les 5 éléments qui lui permettront d’asseoir définitivement son pouvoir sur le monde. Heureusement, il trouvera sur son chemin un certain Korben Dallas (joué par Bruce Willis), looser de quartier en plein licenciement économique. Korben sauvera le monde du méchant Zorg et de ses associés assoiffés d’argent et de sang.

Vous souvenez-vous du film «Cars 2» ?

Dans ce film, Miles Axlerod, un milliardaire philanthrope, veut en finir avec les carburants polluants. Il se sacrifie pour la cause, puisqu’il est propriétaire de la plupart des compagnies pétrolières… Il organise une course avec des carburants écologiques. Flash McQueen, le héros de l’histoire, y participe. Il est important de savoir que Flash ne vit que d’Amour et de Justice ! Ses associés sont ses amis, qui ne vivent que d’Amitié… La gentille voiture et le millionnaire vont devoir affronter le professeur Zündapp qui ne jure que par la pétrole. A coups d’actes terroristes, Zündapp va tenter de saboter la course par tous les moyens. Mais à la fin du film, oh surprise ! Nous apprenons que le terroriste était un homme de main du milliardaire qui n’avait aucune intention de rendre le monde plus vert, mais au contraire de démontrer que les carburants écologiques étaient dangereux. Le but ultime du milliardaire : remettre en avant les entreprises de pétrole dont il est propriétaire…

Je pourrais continuer ainsi avec un liste absolument phénoménale de films où les gentils pauvres qui vivent d’amour et d’amitié, affrontent les méchants riches qui ne vivent que de stratégies maléfiques et dont le seul désir est le pouvoir…

– Méchants ! Méchants riches !!!

Réfléchissons un peu…

Nous sommes d’accord qu’un enfant élevé dans la violence et à qui on démontre jour après jour que c’est en frappant et en punissant qu’on obtient des résultats, aura tendance à user de la force et de l’intimidation une fois adulte. Il a été «programmé» ainsi.

Alors que penser de ces films et ces histoires de «riches contre pauvres» qui font partie de notre éducation ? Non seulement les cinéastes nous en servent à foison, mais nos parents adoraient ça !

Alors au fond, qu’est-ce qui fait la différence entre une personne qui gagne de l’argent et une autre qui galère ? Du point de vue du Développement Personnel, ce n’est ni la naissance, ni la chance, ni les circonstances favorables, ni l’intelligence, ni le niveau d’étude… C’est tout simplement la programmation mentale injectée pendant l’enfance ! Une personne qui aime l’argent aura davantage de chance d’en attirer qu’une personne qui déteste «ça».

Tandis que le galérien dépense son énergie à se plaindre d’un monde injuste (en appréciant des scénarios sophistiqués et truffés de complots qu’il va parfois inventer), le prosper investit son énergie à créer, produire, innover, vendre, acheter, transformer, embaucher, former…

——–

Fort heureusement, et malgré la théorie de l’excellent Professeur Bernheim, tout ne se joue pas avant 6 ans ! A l’âge adulte, il est possible de se construire une nouvelle éducation. C’est beaucoup moins facile (c’est quand-même mieux quand les parents nous donnent gratuitement de la Bienveillance et de la Richesse), mais c’est possible !

Vous pouvez donc changer votre programmation à l’âge adulte !

De la même façon qu’une personne qui a été élevée à coups de gifles et de fessées n’est pas OBLIGÉE d’avoir la main leste avec ses enfants et une attitude tyrannique avec ses subordonnés, une personne qui a été élevée dans la haine de l’argent (et des gens d’argent) n’est pas OBLIGÉE de vivre dans la misère. Un changement est possible ! Et pour changer il convient de faire de nouveaux CHOIX

Ce soir, à 21h00, «le rapport à l’argent» sera l’objet de mon webinaire. Tout le monde est invité, y compris les amis de mes amis.

Inscrivez-vous !

A++

Stéphane

L’histoire d’Amandine (2/2)

Il est important de lire le premier volet de cette histoire avant de découvrir le dénouement :

Pour résumer : après 2 ans de chômage, Amandine se voit proposer un emploi de Secrétaire de Direction. Elle me contacte dans l’urgence pour un coaching, car elle ne se sent pas légitime pour ce poste. Je lui fais différentes propositions en essayant de m’adapter à son budget. Elle les considère toutes comme dignes d’intérêt, tout en les refusant parce que c’est «trop cher» pour elle. Elle finit par renoncer à son poste au profit de quelqu’un de «plus méritant qu’elle»…

Quelques semaines après cette histoire, j’étais en plein lancement du programme «Attitude-Coach» (le conte de la Princesse Merveilleuse et ses coulisses). J’ai repensé à Amandine, car plusieurs modules de ce programme correspondent à son problème de légitimité, et apportent des solutions.

Elle me remercie pour mon suivi, mais ne peut pas y adhérer !
(Nous parlons d’un programme à 28€…)

Je la recontacte une semaine plus tard, lorsque je mets en place la cagnotte solidaire afin de lui proposer ce programme pour 5€. Bien entendu, je lui explique le principe : un inconnu bienveillant paiera les 23€ restants. Vous resterez inconnue pour lui, il restera inconnu pour vous…

Et c’est là que nous vivons une révélation tous les deux !

Amandine ne veut pas s’inscrire, mais elle veut contribuer à la cagnotte ! Elle est convaincue que cette démarche sera utile à beaucoup de gens et elle adore l’initiative… Elle insiste pour faire une contribution conséquente. Il y avait déjà 150€ dans la cagnotte et elle veut y ajouter 300€, carte bancaire en mains ! Elle n’attend plus que mes instructions.

Cette proposition vient contrarier beaucoup d’hypothèses :

  • On aurait pu penser qu’Amandine n’avait pas Confiance en mon travail
  • On aurait pu penser qu’elle était dans une très mauvaise impasse, financièrement parlant
  • On aurait pu penser qu’elle n’appréciait pas ma démarche commerciale
  • On aurait pu penser qu’elle était «carrément radine» (comme l’ont suggéré certains commentaires)

Mais Amandine avait pleinement confiance en moi ! Elle appréciait et respectait mon travail… Elle était convaincue à 100% que mes séances de coaching valent le prix annoncé et que mes programmes collectifs sont à la hauteur des promesses ! Elle n’avait aucun doute sur mes compétences, et elle n’était pas pingre. Bien au contraire : Amandine est une femme généreuse et particulièrement altruiste.

Si elle n’a jamais accepté d’être coachée c’est parce qu’elle manquait de Confiance en sa propre capacité à profiter du coaching, qu’il soit spécifique ou collectif. Elle était convaincue (dès qu’il était question d’argent) que toute autre personne qu’elle, en profiterait mieux qu’elle ! Et ça ne concernait pas uniquement le coaching : c’est la même conviction qui lui a fait lâcher l’emploi qui lui était proposé. Dans son esprit, toute autre personne qu’elle, travaillerait mieux qu’elle et profiterait mieux qu’elle de ce poste… Pire encore : lorsque nous avons creusé la question, il s’est avéré qu’elle se sentait illégitime face à toute initiative qui pourrait améliorer sa vie !

Ce qui est déroutant, et c’est là qu’on remercie la psychologie cognitive de nous éclairer, c’est qu’elle n’avait pas conscience de ce vide existentiel ! Elle ne pouvait donc pas me dire simplement : «je suis une grosse merde ! Lâchez-moi ! Je n’en vaux pas la peine !». En me contactant, sa démarche était sincère (quelque chose en elle luttait pour aller de l’avant), mais face aux solutions que je lui proposais, elle avait toujours un blocage qu’elle ne comprenait pas et qui se manifestait par des prétextes variés et «faciles» (vous avez eu un bref aperçu de la liste précédemment).

Je l’ai immédiatement rappelée pour que la conversation soit plus fluide : je sentais qu’elle était au seuil de la délivrance et que j’étais le seul maïeuticien à 100 km à la ronde (l’image est à peine exagérée). En quelques minutes, nous avons découvert que tant que la relation coach/coachée n’était pas officielle, elle progressait à mon contact, mais investir en elle lui était impossible ! Que ce soit 5€ ou 1.000€, c’était le même problème : elle ne les valait pas !

Et vous savez quoi ? J’avais vu juste : le simple fait de comprendre ça, l’a aidée à se délivrer de quelques barrages. Un quart d’heure plus tard elle me commandait ses 5 séances, alors qu’elle n’avait plus aucune proposition d’emploi. Elle s’engageait dans ce coaching pour répondre OUI à la prochaine occasion !

Nous allons entamer notre troisième séance la semaine prochaine, juste avant son départ en vacances. Eh oui… Bien qu’elle ne roule pas sur l’or, elle avait mis de l’argent de côté «pour les mauvais jours», et ma proposition d’utiliser cet argent pour s’offrir de bons jours lui a beaucoup plu !

***

Si je vous raconte cette histoire, ce n’est pas pour m’enorgueillir du résultat, mais pour vous faire part de ma joie de constater que ma démarche gratuite et sans engagement a du sens : sans ce «rien» auquel Amandine s’est accrochée pendant des mois, il n’y aurait pas eu de relation d’aide. Elle avait besoin de progresser sans investir en elle. Cette explication, plus profonde, tord le cou à la version du «radin chronique qui vient grappiller du gratuit partout où il peut». Je pense même que celles et ceux qui se présentent comme des radins à coups de «lol», devraient reconsidérer la question : et si ce que vous affichez cache quelque chose de plus profond et de moins facile à exprimer avec des mots ?

Mon côté hautement spirituel me laisse penser qu’en créant cette cagnotte solidaire, j’ai construit l’outil qui allait nous permettre de pointer du doigt le véritable problème d’Amandine, et ce, pas uniquement pour elle, mais pour des dizaines, peut-être même des centaines de personnes qui me suivent de façon indolente.

Et si le cas d’Amandine était beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit ? Et si sa prise de conscience pouvait servir à d’autres ? Dans ce cas, nul besoin de contribuer à la cagnotte : son témoignage dont je me fais l’écho, vaut une sacrée contribution à ma vocation qui consiste, je le rappelle, à aider «les orphelins du Développement Personnel» à investir en eux, et plus spécifiquement :

à VOUS aider à investir en VOUS.

A++

Stéphane SOLOMON

L’histoire d’Amandine (1/2)

(cette histoire est publiée avec l’accord de l’intéressée. Seul son prénom a été changé).

Il y a quelques semaines, une lectrice m’a appelé AU SECOURS :

– Bonjour Stéphane, je viens d’accepter un poste de secrétaire de Direction et je ne m’en sens pas du tout les épaules ! J’ai le diplôme, mais je l’ai eu chez Pigier il y a 20 ans. Depuis, je n’ai pas vraiment eu d’expérience de ce type. Est-ce que vous pourriez m’aider ?

Je donne mes tarifs à cette personne (200€ par séance), sachant qu’il lui en faudrait au moins 2 pour garder son poste tout en réduisant le syndrome de l’imposteur, puis 2 à 3 séances de plus pour lui donner une pleine légitimité. A raison d’une séance par semaine, c’était jouable sur sa période d’essai.

Malheureusement c’était trop cher pour elle ! Pas qu’elle n’ait pas cet argent puisqu’elle prévoyait de partir en vacances en août «comme tout le monde». Mais ce budget était consacré à ses vacances, pas à du coaching.

Curieusement, lorsque je lui ai demandé si elle serait prête à renoncer à ses vacances pour obtenir ce poste, elle m’a répondu que OUI ! Elle n’a pas travaillé depuis 2 ans (sauf quelques petites missions d’Intérim), elle arrivait en fin de droits de ses indemnisations chômage, et sans travail, l’avenir s’annonçait gris… Alors OUI ! Pour pouvoir partir en vacances les prochains étés, voire dès l’hiver prochain, elle était prête à renoncer à ses vacances d’août…

A vue de nez les choses sont claires : elle a l’Argent, elle est prête à consacrer du Temps et de l’Energie dans son coaching, et elle a Confiance en moi (puisque c’est moi qu’elle contacte).

Alors qu’est-ce qui cloche ? Qu’est-ce qui est trop cher ?

Nous étions en mai et le programme «Aller Vers» (commencé en mars) était sur le point de se terminer. Ce programme de coaching collectif a l’avantage de coûter 90€. Je n’y traite pas du cas par cas, mais je donne de nombreuses clés pour mener un projet à terme en faisant AVEC les obstacles qui jonchent la route.

Je sais que ce programme aurait beaucoup aidé Amandine si elle s’y était inscrite. Je lui demande pourquoi elle n’y avait pas pensé en mars, alors qu’elle avait un projet de recherche d’emploi. La conversation s’engage :

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– Je ne savais pas encore que j’allais avoir ce problème. Si j’avais su, j’aurais adhéré.

– Vous savez que ce prétexte est dans le TOP 3 de ceux qu’on me donne pour dire NON à mes programmes ? «Je n’ai pas de problèmes, donc je n’ai pas besoin de solutions ! Je vous contacterai si j’ai des problèmes…».

– C’est normal : on ne va pas s’occuper de problèmes qu’on ne connaît pas encore.

– Mais un coaching n’est pas fait pour résoudre des problèmes avérés ! Le principe est d’accompagner des gens qui ont des projets, des idées, des rêves, etc. et qui savent que la route ne sera pas toute droite…

– Oui mais vous n’auriez pas pu deviner ce qui allait m’arriver un jour…

– Parce que vous croyez avoir une maladie orpheline ? «Le syndrome de l’imposteur» fait partie des classiques ! Il a tout à fait sa place dans les programmes collectifs. Dans «Aller Vers», j’en explique les rouages et je réponds aux questions lors des webinaires.

– Moi ça ne m’aurait pas intéressé avant de le vivre.

– Je fais en sorte que ce soit intéressant ! C’est ma fonction d’animateur dans ce programme, et ça concerne vraiment tout le monde : une mère au foyer peut se sentir illégitime dans l’éducation de ses enfants. Un avocat débutant peut se sentir illégitime de facturer plus de 50€ de l’heure… C’est le même syndrome ! C’est juste le contexte qui est différent.

– Pourquoi vous ne l’avez pas dit en faisant votre pub ? Je n’ai pas du tout compris ça quand vous avez parlé de ce programme.

– Je n’ai pas arrêté de le dire : j’ai fait des webinaires, des vidéos, des articles, des publications Facebook, des lives de questions/réponses… Mais d’après ce que vous me dites, le coaching ne vous intéresse qu’en cas de problèmes. C’est un peu comme si votre santé ne vous intéressait qu’en cas de maladie.

– C’est un peu ça…

– Je vous rassure ! 80% de la population en est là. Mais comprenez qu’il n’y a pas que des problèmes à résoudre dans la vie. Vous avez le droit de vous coacher pour garder le cap, améliorer vos performances, aller plus vite, plus loin plus haut… Le sentiment d’illégitimité est comme un grippe ou une gastro. Vous n’êtes pas obligée de l’attraper chaque année, mais de temps en temps, il faut savoir faire face… Renforcer son système immunitaire n’est pas un luxe. Et appliquer quelques règles d’hygiène lorsque le risque augmente, fait partie des mesures de santé. Mes programmes collectifs ne ciblent pas un problème précis, mais un spectre assez large pour que vous puissiez saisir les opportunités avec enthousiasme au lieu d’en faire des problèmes insurmontables.

– Je comprends…

– Je vous fais une proposition : puisque vous n’avez pas les moyens de vous offrir un coaching personnalisé, inscrivez-vous au programme «Aller Vers» maintenant pour 90€. Vous pourrez faire le parcours en différé et vous aurez accès aux replays des webinaires (environ 15 heures de vidéos).

– Je vais y réfléchir…

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2 semaines plus tard Amandine m’a fait part de sa décision de renoncer au poste qu’on lui proposait, préférant céder sa place à quelqu’un de plus méritant… J’ai réitéré ma proposition d’adhésion au programme «Aller Vers» en mode hors-saison, mais elle n’a pas donné suite.

Nous découvrirons pourquoi dans le «prochain épisode». En attendant vous pouvez poser des questions et avancer des idées…

A++

Stéphane

(la suite a été publiée le 12 juillet 2017  : cliquez ici !)

Sortie scolaire

Mardi matin, j’étais de sortie scolaire avec ma fille cadette (Oriane). Il s’agissait d’enchaîner des petites épreuves sportives. J’ai vite sympathisé avec les enfants de son groupe, en les aidant à mieux comprendre les règles des jeux, à mieux se coordonner, à reprendre le dessus après  une déception et aussi en m’amusant à imiter des rires divers et variés…

A l’heure du pique-nique, nous rejoignons toutes les autres classes. Chaque enfant pioche dans son sac pour en sortir de quoi boire et manger, et les détritus commencent à apparaître… Avec ma fille, nous ne dérogeons pas à la règle : ma compagne nous a préparé deux bananes en guise dessert, et nous avons laissé les peaux de bananes juste à côté de nous.

Ceux qui me connaissent bien, savent à quel point une peau de banane qui traîne a un effet hypnotique sur moi.

Je me lève pour chercher un sac poubelle. Je me dirige vers les organisateurs de l’événement. Ils sont tous affairés à préparer l’épreuve de l’après-midi. Je vois des sacs poubelle accrochés le long de la grille. Ils sont vides puisque les enfants sont partis déjeuner sur l’herbes. J’en pique un !

Puis je vais devant chaque enfant, et tout en ouvrant le sac, je demande avec le sourire :

– Est-ce que tu as un cadeau pour moi ?

Je vous assure que TOUS, mais absolument TOUS les enfants ont compris la métaphore… Vous allez me dire que c’est normal, que c’est très clair… Mais si c’est clair pour vous, c’est parce que je viens de vous raconter ce qui se passait dans ma tête. En ce qui concerne ces enfants, il n’y avait aucun indice. Certes l’usage habituel du sac poubelle les a aidés à comprendre à quel type de «cadeau» je m’attendais, mais ils avaient tout à fait la possibilité d’interpréter mon action (comme le feraient beaucoup de lecteurs) comme une démarche de collecte alimentaire, ou s’ils n’aiment pas le personnage, comme une tentative de racket de compotes et autres bonbons…

Ils ont TOUS compris ! L’un après l’autre, ils ont ramassé les emballages, les peaux et les noyaux qui les entouraient pour me les offrir avec le sourire en prime. Un garçon petit brun est même entré dans le jeu et m’a dit :

– C’est parce que vous avez été sage…

Un autre m’a fait un plaisir fou en fouillant dans son sac à dos pour en sortir un sachet dans lequel il avait déjà jeté tout ce qui aurait pu nuire à Mère Nature.

Je suis également passé auprès du groupe des enseignants pour leur demander mon petit «cadeau». L’une des anciennes instit de mon aînée me dit :

– Merci Monsieur SOLOMON, de vous occuper de ça…

Avec mon ton ironique, je lui réponds :

– Oh vous savez, je n’y suis pour rien ! J’ai été élevé comme ça…

Elle surjoue alors un ton désolé et me dit :

– Ah… L’Education !…

J’imagine après coup que cet homme que j’étais encore il y a une dizaine d’années, se serait levé pour demander aux enfants de ramasser tout ce qui traîne et de le jeter dans une poubelle, afin de laisser la pelouse aussi propre qu’à notre arrivée. C’est ce qu’on appelle être clair et directif : sans métaphore, sans jeu, sans complicité, sans sourire… Juste en appliquant le principe du Stimulus-Réponse afin que ce qui doit être fait soit fait !

Le résultat aurait été le même sur l’instant : une pelouse nickel… Que demande le peuple ?

Ce qui me rend heureux et fier dans cet épisode, à tel point que je vous «raconte ma vie», c’est de me dire que dans quelques décennies, ces enfants que j’ai accompagnés pendant quelques heures, se dirigeront, sac poubelle en mains, vers les camarades de jeu de leurs propres enfants en leur demandant :

– Est-ce que tu as un cadeau pour moi ?

Qu’est-ce qui me donne cette force d’y croire ? Qu’est-ce qui me fait penser que ce jeu est beaucoup plus impactant qu’une injonction du genre «Respectez la Nature !» ?

Tout simplement le fait qu’à chaque fois qu’un enfant jetait ses détritus dans le sac que je lui tendais, je me sentais véritablement gratifié d’un cadeau d’une grande valeur. L’expérience mérite d’être tentée.

A++

Stéphane SOLOMON

La Princesse Merveilleuse

Il était une fois, une princesse si merveilleuse, que son père ne put se résoudre à lui faire épouser un prince par tradition. Aussi décida-t-il de choisir un homme méritant de son royaume, même s’il n’était pas de sang royal.

Il organisa un grand concours. Comme dans le conte «Cendrillon», la missive s’adressa au royaume tout entier, soit 3 millions de jeunes célibataires.

Pour de multiples raisons, 10.000 candidats seulement se présentèrent. Et suite à une sélection aux curieuses tournures, 1.000 prétendants participèrent aux épreuves. De match en match, la sélection s’affina. En fin de tournoi, 3 candidats devaient affronter la dernière épreuve :

la princesse se trouvait au sommet d’une tour de 10 étages.
Il fallait la rejoindre en moins d’une minute.

Le premier candidat, habitué à ce genre d’exercices, fit un calcul simple : il faut au moins 8 secondes par étage, même pour un champion… Soit 80 secondes au minimum ! Il hurla au scandale : l’épreuve était irréaliste… Il refusa de concourir !

Le deuxième candidat, se sentant capable de battre tous les records, s’y risqua. Il atteignit le 5ème étage au bout de 40 secondes. Ceci confirma les dires du premier. Il abandonna !

Le troisième candidat se lança ! Moins agile que son prédécesseur, il atteignit le 5ème étage en 42 secondes. L’issue paraissait illusoire, mais contre toute attente, il poursuivit sa course vers le 6ème étage ! Les spectateurs commencèrent à ricaner. Tout le monde le trouvait ridicule… Il continua le cœur vaillant, imperturbable…

Un petit groupe, subjugué par sa détermination l’acclama, non pour sa compétence, mais pour son Attitude…10 secondes plus tard, il atteignit le 6ème étage. Il restait encore 4 étages à parcourir en 8 secondes… Impossible !

Impossible ?

Soudain, une corde tendue l’intrigua : il s’y accrocha… Immédiatement, un dispositif de levage lié à une poulie se mit en marche comme un véritable ascenseur. La mécanique le mena au sommet de la tour en 7 secondes. La princesse, qui visiblement n’attendait que lui, l’accueillit avec un sourire complice. Il la serra dans ses bras, sous les acclamations de la foule en délire…

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

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Je dédie cette histoire à toutes celles et tous ceux, qui malgré des circonstances défavorables, malgré des débuts difficiles et un environnement pessimiste, malgré les désapprobations et les ricanement, ont su aller jusqu’au bout de leurs projets. Ces hommes et ces femmes qui savent que bien des cadeaux-cachés se trouvent sur le chemin qui mène vers leur absolu. Ils peuvent s’y attendre, ils peuvent les accueillir…

On les dira obstinés, irrationnels, fous… Mais d’un certain point de vue, ils en savent plus que les autres : ils savent qu’un parcours insensé peut prendre tout son sens au bout du chemin.

A++

Stéphane SOLOMON