A juste titre

Je viens de finir mon livre intitulé «Comment dire à votre collègue qu’il sent mauvais sous les bras». Bein vous savez quoi ? C’était costaud ! Vraiment très bon… Un peu de PNL, beaucoup d’Analyse Transactionnelle, Une pointe de Communication Non Violente, Un max de Psychologie Cognitive, et tout ça, sans en avoir l’air…

Je m’interroge sur l’auteur ! N’est-il pas complètement stupide ou au moins maladroit ? Il aurait pu vendre 100 fois plus de livres avec un titre comme «Comment aborder des sujets sensibles avec des personnalités difficiles». Qu’en pensez-vous ?

Prenons un autre sujet pour illustrer : selon vous qu’est-ce qui se vendrait le mieux ?

– La prise de parole en public : de la théorie à la pratique

Ou

– Comment captiver votre auditoire en parlant d’une peau de banane

La plupart des spécialistes des ouvrages pratiques vous diront que c’est le premier titre qui vendra le mieux puisqu’il s’adresse au grand public (qui reconnaîtra clairement son besoin dans le titre).  A l’inverse, le deuxième titre s’adresse à un marché de niche (qui adhère aux métaphores)…

Ces spécialistes ont raison dans l’absolu, mais le Développement Personnel, c’est très particulier : quoi qu’il arrive, vous vous adressez à des personnes dont l’intelligence existentielle est exacerbée. C’est une niche ! Je veux dire par-là que ceux qui ne seront pas touchés, interpelés, amusés, éveillés par le deuxième titre, n’achèteront pas le premier non plus…

Réfléchissons un peu (il paraît que ça rend riche !)

Je l’ai souvent répété : quoi que vous fassiez, vous n’aurez jamais plus de 24 heures par jour. Le simple fait que vous employiez l’expression «je n’ai pas le temps !» signifie que vous êtes dans la métaphore. En réalité, vous voulez dire «j’ai organisé ma journée autrement et je ne veux rien y changer !». Idem lorsque vous dites «ce logiciel me fera gagner deux fois plus de temps»… Vous voulez dire que «la tâche que vous confierez à ce logiciel sera exécutée deux fois plus vite (que d’habitude)». Et que dire lorsque vous faites certaines choses «à temps perdu» ? D’un point de vue pragmatique, ça ne veut rien dire ! Comment pourriez-vous prévoir d’avoir du «temps perdu» ? A moins d’être né hier, vous avez dû vivre beaucoup de moments où votre temps était précieux. Vous savez que ça arrive souvent, et donc que ça arrivera encore ! Alors en théorie, le «temps perdu», ça ne devrait plus exister…

Vous pouvez décliner ce que je viens de dire à tout un tas d’autres domaines. Reprenons l’exemple de la prise de parole en public : pourquoi écrire des livres sur ce sujet ? Aucun intérêt ! Si vous voulez dire quelque chose, dites-le et puis c’est tout ! Que vous soyez face à une personne ou à deux mille, qu’est-ce que ça change ??? Parlez !

Or vous savez que ce n’est pas si simple pour une multitude de raisons. Ceux qui croient que c’est simple sont à côté de la plaque : ils bougent les lèvres, mais ce qu’ils disent n’impacte personne ! J’ai eu un prof d’histoire comme ça… Il a passé l’année à parler à une trentaine d’élèves, et je ne me souviens de rien ! Personne ne pourrait s’en souvenir, car il dictait son cours d’un ton monocorde pour que nous recopiions ce qu’il disait sur nos classeurs. Aucun de ses cours ne se distinguait. Dommage… Il avait des sujets fascinants à nous faire découvrir ! Si avec tout ce qu’il avait à partager, il ne s’est jamais intéressé à l’art oratoire, cela signifie qu’aucun livre sur la prise de parole en public n’aurait pu l’intéresser, quel qu’en soit le titre.

Si vous avez vraiment compris l’importance de l’art oratoire, vous en ferez quelque chose de CENTRAL, au même titre que votre santé, votre argent, votre temps, la qualité de votre sommeil, etc. Vous aurez besoin d’apprendre, de comprendre, de vous inspirer, de vous exercer, d’expérimenter, d’évaluer, d’ajuster… Et lorsque le livre «Comment captiver votre auditoire en parlant d’une peau de banane» apparaîtra sous vos yeux, ça fera TILT ! Vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique que son contenu va bien au-delà de la peau de banane.

Si le livre «Père riche, Père pauvre» a eu du succès, ce n’est pas parce que les lecteurs de KIYOSAKY avaient tous deux pères, mais parce qu’ils ont compris que ce qui empêche d’attendre la liberté financière, c’est le «rapport à l’argent». De ce fait, ce que leurs éducateurs leur ont inscrit dans la tête devient beaucoup plus important à revoir que le «bon métier» ou «la bonne opportunité» ou «le meilleur taux», etc.

Idem pour le livre «Le moine qui vendit sa Ferrari» de Robin SHARMA. Il n’y a pas assez de moines dans le monde pour en faire un best-seller. Il est donc évident que des gens comme vous et moi ont acheté ce livre, parce que la métaphore a impacté l’intelligence existentielle de millions de lecteurs.

Et que dire de «Bouillon de poulet pour l’âme» ? Rien qu’en prononçant le titre, ça réchauffe…

Du coup, j’ai envie de m’amuser un peu avec mes programmes ! Quelle idée de les avoir appelés MEMORY-COACH, PENSEE++, etc. Voilà la vraie maladresse ! D’autant que leur contenu est hautement existentiel, alors autant proposer des titres plus évocateurs.

C’est parti ! Cliquez sur le titre qui vous interpelle !

C’est sûr : ça change les lunettes ! Et c’est tellement plus aligné sur le contenu de ces programmes.

A++

Stéphane SOLOMON

PS : grâce au code DJK7FDK807 vous bénéficiez d’une réduction de 25% sur le prix affiché. Ce code expire le 15 juillet 2015 (dans 2 jours).

13 réflexions au sujet de « A juste titre »

  1. Ca faisait un moment que je pensais à memory-coach. C’est parti !

    Comment éviter l’instance de divorce chaque semaine, parce que vous avez oublié de sortir les poubelles…

    Le nouveau titre m’a tout simplement convaincu :o))

    • Je n’arrête pas de le dire : chaque être est unique et sublime. Mais nous avons quand-même des problèmes communs, et donc des solutions communes ;-).

  2. Haha vraiment super !! Ça change tout 🙂
    Je lis « les gens calmes m’énervent » et j’enchainerai sur un autre rapidement ! Ça donne envie !!

    • Je suis assez fière de celui-là 😉

      Je trouve que «Les gens calmes m’énervent !» reflète exactement l’état d’esprit des stressés. J’ai également hésité à renommer Riche-Attitude, «Les riches m’énervent !». Mais ça faisait redondance…

      Remarque, ça pourrait faire l’objet d’une collection. De même qu’il y a eu la collection «pour les nuls», on peut avoir la collection «les gens… m’énervent !».

  3. Merci Stéphane, ça rafraichit! Mes deux préférés:

    Comment réussir un quatre-quarts avec seulement de la farine, du lait, du beurre et du sucre
    Avant de gagner votre premier million
    Croire au Père noel et le footing sont hors concours!

    Bonne Fête.

    😉

  4. Mention spéciale pour « Comment croire au Père-Noël… »
    En fait, tous ces nouveaux titres feraient de très bons sous-titres. Cela mêlerait la concision et l’évocation.
    De manière plus pragmatique, matérielle même, le problème de ce genre de titre est le signage qu’ils occupent sur une couverture ou le fond d’un livre. Et oui, beaucoup d’éditeur préfère un titre court pour de basse raison de manque de place…

    • Merci Fabien,

      Moi aussi j’aime bien le Père Noël ;-).

      En ce qui concerne ta remarque finale, c’est aussi une question de mise en page. Car de loi, on peut lire simplement «COMMENT DIRE». Ce qui nous ramène au thème principal du bouquin.

      Voici l’image :

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