Appliquez ce que vous découvrez

Comme je vous l’ai dit dans mon précédent article, cette saga sur le PWYW n’est pas qu’une campagne pour vous faire payer ce que vous voulez. Tout en menant l’opération, je partage mon sentiment avec vous sous le prisme de l’auto-coach. Je ne peux pas vous parler que d’argent, car l’expérience est trop riche.

Forcément, je suis plus au courant que vous de mon plan. Par exemple, peu de gens sont dans la confidence, mais le PWYW est aussi une vaste campagne de désabonnement ! Car lorsque vous tentez de donner de la valeur à quelque chose que vous possédez depuis longtemps, il peut arriver que vous lui affectiez la valeur ZERO ! Dans ce cas, il convient de vous en détacher. Ca vous fera gagner beaucoup de temps !

Vous pouvez le faire avec tout un tas d’objets autour de vous. Vous verrez, ça fait de l’espace. L’espace et le temps sont directement liés.

J’ai découvert cette vertu du PWYW l’année dernière, par Sérendipité : à l’époque, j’avais la conviction que le PWYW allait marcher comme sur des roulettes, et qu’en 2 mails, j’allais pouvoir rassembler l’argent nécessaire à mes projets. J’avais plein de projets pour TIME-COACH… Mais Plouf ! J’ai été très déçu. 2 mails n’ont pas suffi. Il a fallu toute une campagne !

J’ai donc envoyé une série d’articles pour convaincre (comme cette année). Et en deux semaines, j’ai enregistré des règlements, mais aussi des désinscriptions : 263 au total. C’est énorme ! En général, un article provoque entre 3 et 5 départs. Mais là, je comptais les départs par dizaines à chaque envoi !

J’ai observé les profils des personnes qui prenaient la poudre d’escampette : à part 4 exceptions, aucun de ces «lecteurs» n’avait participé à un programme payant ni même commenté un article. Il s’agissait de personnes qui se sont installées là par habitude, juste parce que c’était gratuit. Ce qui est très mauvais pour moi, comme pour eux.

Cette année, j’ai déjà enregistré 104 désinscriptions en 3 semaines. Avec le présent article, je suis sûr que je vais aider encore beaucoup de lecteurs à se délester de quelque chose d’inutile. Parce que la «question d’argent» nous ramène automatiquement vers cette question :

  • Est-ce vraiment utile dans ma vie ? Si oui, qu’est-ce que je suis prêt à céder en échange ?

Comme je vous l’ai déjà dit, le fait que vous ne participiez pas au PWYW ne va pas vous priver de TIME-COACH. Mais qu’est-ce qui vous intéresse ?

  • Gagner ?

ou

  • Ne pas perdre ?

Si vous gardez TIME-COACH pour «ne pas le perdre», mon travail ne vaut rien ! Je ne dis pas ça par mésestime de mon travail. Je dis ça parce que c’est vrai pour toute chose. On peut hésiter 2 ou 3 mois, espérant que la situation va changer, que quelque chose va se révéler… Mais quand ça vaut zéro trop longtemps, chaque lecture devient une perte de temps : une procrastination.

Parfois, en quittant TIME-COACH, on m’envoie un petit mot. Soit pour me dire merci (ça arrive), soit pour me dire que le départ n’est pas dû à une décision de leur part, mais à mon attitude vénale… Ce qui nous ramène au locus externe : ce n’est pas moi qui m’en vais, c’est vous qui me faites partir !

Un exemple de courrier (reçu la semaine dernière) :

Stéphane,

Je me sens malheureusement obligé de vous quitter, car votre dernier combat dépasse les bornes. Je vous trouve arrogant et manipulateur. Vous nous culpabilisez avec votre PWYW ! Je ne vous reconnais plus. J’ai beaucoup aimé vos articles sur le bonhomme de neige, vos rapports avec vos enfants, votre arbre, votre soutien aux handicapés, et même, plus récemment, le droit à l’erreur. Mais cette poésie ne suffit pas pour me retenir face à vos élucubrations financières. Ça ne regarde que vous !

Je ne voulais pas partir sans vous laisser un petit mot décrivant le sentiment amer que je ressens à cause de vous. J’espère que cela vous fera réfléchir, et que vous vous rendrez compte qu’à ce jeu, vous perdez plus que vous ne gagnez.

Cordialement,

F.

F. est revenu le lendemain ! Je lui ai écrit un billet-doux à ma manière et il m’a demandé de le réinscrire… Vous voulez lire ce billet ? OK ! J’espère que ça va payer (ce que vous voulez) :

Cher F.,

Mon article intitulé «Le Bonheur de Neige» que vous avez tant aimé était une façon d’introduire un concept complexe que l’on nomme la «manipulation gagnant/gagnant». Vous n’y avez vu que de la poésie (vous n’êtes pas le seul) mais il y avait bien plus ! Avec le PWYW, je suis en pleine manipulation gagnant/gagnant. J’ose l’aventure, parce que j’ai adoré ce que j’ai écrit sur le Bonheur de Neige : je me suis trouvé inspirant ! Je ne dis pas ça par arrogance, mais parce que l’estime que j’ai de moi me permet de m’exprimer avec assurance. On confond souvent arrogance et estime de soi. C’est une erreur ! Mais vous avez droit à l’erreur…

Durant les fêtes de fin d’année, certains lecteurs sont partis, parce qu’ils considéraient que je racontais trop ma vie, et que mes rapports avec mes enfants ne regardent que moi ! Vous, ça vous plait… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de tout ce beau monde ? Je ne peux pas plaire à tout le monde tout le temps…

J’ai pris la résolution de ne pas me fier aux réactions des personnes qui partent, mais plutôt de me baser sur les réflexions des lecteurs qui restent ! Comment voulez-vous que je vous prenne au sérieux ? Voilà 3 ans que vous me lisez et que je vous plais… Mais je ne vois aucune inscription aux programmes payants, ni aucune réaction enthousiaste dans le blog ou par mail. Pas un mot depuis 3 ans ! Mais soudainement, lorsque vous êtes indigné, vous décidez de communiquer avec moi… C’est très très loin des pratiques et des idées que je partage dans TIME-COACH. Etes-vous sûr que vous bénéficiez de mes partages ?

Le billet sur mon arbre était une façon de parler de moi, de mes croyances, de mes convictions, de mes valeurs, des changements profonds, et des actions que tout ceci pouvait générer inconsciemment d’abord (dans ma jeunesse), puis consciemment en m’affirmant à l’âge adulte. 17 personnes m’ont quitté considérant que j’étais «hors sujet». Vous, vous en voulez davantage !

Je n’ai jamais écrit un article de soutien aux handicapés, mais c’est une idée ! Si vous faites référence à la vidéo concernant Nick VUJICIC, il me semble l’avoir présenté comme un modèle à suivre, un homme inspirant et non comme un handicapé. Je ne regarde pas sa vidéo par condescendance, je l’observe pour me nourrir d’énergie ! Il m’inspire !

Quant au droit à l’erreur, je suis heureux que cela vous ait plu, mais je suis étonné de votre réaction quelques jours plus tard. En une question vous auriez pu éviter votre désinscription. Voici cette question :

– Et si le PWYW était une erreur ?

J’ai commis une erreur avec cette opération ? Et alors ??? Puisque mon article sur le droit à l’erreur vous convient, faites ce qui y est écrit ! Souriez-moi au lieu de m’envoyer votre sentiment amer… Arrêtez de croire que les poètes ne font que de la poésie, et faites-le !

Donnez-moi droit à l’erreur, et vous y aurez droit aussi !

Stéphane SOLOMON

F. m’a demandé de le réinscrire… Je n’ai pas encore vu passer sa contribution, mais il a reconnu mon erreur et j’ai reconnu la sienne. Ca continue entre nous…

A++

Stéphane SOLOMON

24 réflexions au sujet de « Appliquez ce que vous découvrez »

  1. Bonjour,

    Suite aux commentaires de F, j’ai vaincu ma paresse et pris le temps de vous envoyer ma contribution. J’aime beaucoup votre philosophie et vos messages sont de petites bouffées d’air frais dans un agenda toujours très chargé. Je tenais à mentionner que le déclic s’est produit quand vous avez parlé d’estime de soi.

    Merci de me réveiller sans cesse

    Claire

    • Merci Claire !

      Apporter davantage de clarté à une personne qui porte votre prénom est une réussite dont je me félicite aujourd’hui.

      😉

      A++

      Stéphane

  2. Bonjour Stéphane,

    J’apporte mon ressenti car je crois en la démarche du PWYW.

    J’ai le sentiment que cette pratique est (encore ?) trop nouvelle et ne convient probablement pas à tous les inscrits. Surtout sur une thématique comme le développement personnel où les professionnels du secteur nous ont habitué à une approche pécuniaire encore plus directe que votre série de billets sur le PWYW…
    J’y suis personnellement sensible car je pratique le PWYW par ailleurs sur les produits culturels (livres, jeux, musique) et sur les logiciels PC et mobiles (donaware). Le PWYW permet de mesurer l’audience, l’intérêt et la valeur donnée à ces produits, et encourage – ou non- leurs auteurs à poursuivre.

    Un conseil néanmoins sur votre approche : la sémantique de la gratuité, pour aussi « vendeuse » qu’elle soit, induit un blocage dès lors que l’on essaie de monétiser le produit concerné (les soft shareware qui se font passer pour des freeware en sont le parfait exemple). Le réflexe naturel du consommateur est de se sentir floué ou forcé avec pour résultat le rejet du produit.
    Une terminologie adaptée est en train d’émerger – les licences creative commons y sont pour quelque chose – et des termes comme « mise à disposition » ou « en libre accès / téléchargement » prennent le pas sur le « gratuit » (vous noterez l’ambiguïté de la traduction du terme « free » dans ce contexte). Le PWYW peut ainsi être abordé dans la continuité de la relation commerciale sans choquer la consommateur car on ne lui a jamais dit que ce serait gratuit. Le mécanisme induit peut se rapprocher du « don / contre-don » de Mauss.

    Je serai curieux de connaître les statistiques par tranche d’âge de vos inscrits / désinscrits. Il peut aussi y avoir des réponses là-dedans. Je me situe personnellement dans la 35-40 ans.

    Bonne continuation à Time-Coach.

    • Merci beaucoup Fabien,

      Vous avez mis le doigt sur le problème ! La sacro-sainte gratuité, dont il est difficile de se défaire. D’ailleurs, je n’ai ps l’intention de m’en défaire.

      TIME-COACH est gratuit !

      Hier j’ai encore enregistré une dizaine de désinscriptions. A moins d’être de mauvaise-foi, toutes ces personnes pourront témoigner qu’elles ont reçu TIME-COACH gratuitement,

      Par contre, il y a des chances qu’elles vous disent que je leur ai DEMANDE de l’argent. Ce qui st faux, car c’est juste un ressenti : Je leur ai PROPOSE de payer ce qu’elles voulaient, mais elles ont mal compris.

      Je leur ai également proposé de planifier leur journées. Je ne sais pas si elles l’ont fait, mais cette PROPOSITION ne les a pas choquées.

      Enfin, je leur ai proposé d’évaluer l’importance de certaines choses dont elles ont pris l’habitude, et de jeter ce qui n’a pas de valeur (pour elles), et ça, je sais qu’elles l’ont fait.

      TIME-COACH est gratuit. A aucun moment, je n’ai remis en question ça…

      Ce qui est payant, c’est le PWYW. Payer ce qu’on veut est un produit à part entière. Ceux qui l’ont acheté s’en rendront compte. Certains s’en aperçoivent dans la minute qui suit leur achat.

      A++ (et merci pour le partage d’expérience concernant d’autres univers qui utilisent le PWYW)

      Stéphane

  3. Bonjour,

    Dans votre lettre à F, vous reparlez de Nick VUJICIC, difficile d’oublier cet homme, effectivement qu’on ne voit pas comme un handicapé, mais comme quelqu’un qui donne une énergie, une soif de vivre qu’on admire et qui est hors du commun.
    Moi, cela m’a fait réfléchir sur un plan spirituel. Je suis catholique pratiquante, catholique parce que c’est vrai j’ai été baptisée bébé par mes parents, mais aussi ce qui me fait choisir cette religion, c’est paradoxalement tout ce que je ne comprends pas et qu’aucune personne, même des savants, n’auraient seulement imaginer. Exemple : comment imaginer (je ne parle pas de croire, bien d’imaginer) qu’un morceau de pain devienne le corps le sang l’âme de Notre Seigneur Jésus-Christ. Sans compter les miracles.
    Pour revenir à Nick, l’interrogation est sur le plan spirituel, pourquoi des gens naissent avec un handicap, pourquoi le bon Dieu permet que des êtres souffrent ?
    Le bon Dieu nous connaît avant même que l’on ne naisse, alors j’ai pensé que peut-être est-ce parce que lui était capable de porter cette Croix et en plus d’être un modèle pour les autres. Alors son handicap devient comme une grâce qui lui est accordé, qui nous est accordé.
    Bonne continuation et merci de nous faire réfléchir sur le sens de la vie et bien d’autres choses.
    Nicole

    • Vivre une expérience est un miracle en soi.
      Imaginer est aussi un miracle !

      Partager, fait apparaître les miracles. Que l’on partage son expérience ou son imagination…

      Nick VUJICIC est un co-créateur de miracles. Inspirant jusqu’au bout des ongles…

      A++

      Stéphane

  4. C’est ce qui s’appelle « faire le ménage » de « printemps »!
    Des questions toutefois: si certains reconnaissent un prix à Time Coach, comment les amener à payer? Est-ce que cela leur apportera effectivement quelque chose de plus s’ils passent à la caisse?

    • Je me suis posé cette question, plusieurs fois. Pour y répondre je n’ai trouvé qu’une solution: jouer. J’ai misé 10€ hier, pour voir si en payant mes résultats progressaient en payant. Je me plains suffisamment de nos clients qui ne respectent que ce qu’ils payent pour ne pas payer un peu le travail profitable de Stéphane, dont je profite (même je me suis déjà inscrit à deux programme)

      • Et vous avez le sentiment Hervé que vous avez ou allez progresser depuis que vous avez payé?
        Pour ma part, je me suis inscrit à trois programmes payants dont un m’a été très profitable, et les deux autres très peu, voir pas du tout. Car ces deux derniers développaient des notions déjà présentées dans le Time Coach, qui parfois m’aura été plus bénéfique que le payant, car antérieur. Voilà pourquoi je n’ai pas demandé de remboursement.
        Sinon je ferai remarquer que le « Payer-ce-que-voulez » a été installé assez récemment, et ne devrait concerner que ce qui vient après…

        • Frédéric,

          J’ai bien précisé que le PWYW concernait le bénéfice ressenti, et non le bénéfice à ressentir.

          Vous avez vécu une expérience : que vaut-elle ? Le fait que le bouton apparaisse après l’expérience va dans ce sens. Sinon, je vous aurais demandé de payer avant d’entrer. Et je ne suis pas sûr que vous auriez payé ce vous voulez, ne sachant pas précisément de quoi il s’agit.

          D’ailleurs, si les dix euros d’Hervé payent ce qui vient après ? Que va-t-il faire cet APRES ne lui convient pas ?

          Le PWYW n’est pas satisfait ou remboursé. Le PWYW ne concerne que les satisfaits.

          A++

          Stéphane

    • Bonjour Frédéric,

      Je vais rester terre-à-terre :

      Dans le cadre de cette Communication, si une personne reconnaît la valeur de TIME-COACH, pour l’amener à payer il suffit de lui proposer un bouton assez gros pour qu’elle clique dessus. Dans le cadre de ma communication, il y a deux gros boutons :

      – Le premier donne la valeur ZERO
      – Le deuxième permet (encore aujourd’hui) de choisir d’autres valeurs.

      Si le PWYW survit, il y aura toujours deux boutons. Sinon, il n’en restera qu’un. Pour le moment, la valeur ZERO a été majoritairement élue. Elle a une très longue avance sur tout le reste.

      Mais je sais que je ne suis pas au bout de mes surprises.

      A++

      Stéphane

    • Bonjour Frédéric,
      Pour moi il y a deux types de réponses à cette question :
      1) On peut télécharger à gogo tout plein de contenus sur le net sans rémunérer leurs auteurs. Le dernier album de son groupe préféré est-il meilleur quand on l’achète ou quand on le télécharge en P2P ? Clairement ça ne change pas le son. Alors pourquoi payer ? Hadopi, comme annoncé était une mascarade couteuse et inefficace la peur du gendarme n’est donc pas l’argument.
      Le tout gratuit a ses limites. Si les auteurs ne tirent aucune rémunération de leur travail, doivent-ils vivre de la charité publique ? Faut-il envisager une société ou X artistes seraient fonctionnarisés en échange de leurs créations ? N’est-il pas plus simple de rémunérer soi-même ceux que l’on apprécie, en entretenant ainsi la diversité et la liberté de choix. Cette réponse va dans le sens de « je pérennise ce que j’aime, que j’ai choisi, je fais en sorte que ce modèle économique soit gagnant-gagnant ». Il est gagnant à court terme pour l’auteur qui est rémunéré, à long terme pour moi car il m’assure de continuer à trouver des contenus que j’apprécie.
      2) Stéphane dit clairement que ce n’est en rien une obligation de payer. Que Time Coach restera gratuit. Ceux qui ne payent pas ne seront pas rayés par lui de ses listes de diffusion. Poster un commentaire c’est déjà une contribution. Ca ne nourrit pas beaucoup les enfants de Stéphane mais c’est déjà mieux que rien. Ce n’est pas de passer à la caisse qui m’apporte quelque chose, c’est le fait de m’engager. De bouger. De le faire volontairement. De ME dire que j’accorde de la valeur à ce que je lis ici et donc que j’accorde de la valeur à MON développement personnel à MOI. C’est aussi une démarche égoïste donc. C’est reconnaître que je me fais du bien en lisant Time Coach, même si je n’applique pas tout, même si je ne suis pas d’accord avec tout. Je ne vais pas mal, mais je peux aller encore mieux. Contribuer c’est le reconnaitre et c’est déjà aller mieux. Alors est-ce que ce sera encore mieux en faisant le pari du PWYW ? Essayez !

  5. Florence,
    Je comprends vos arguments et je les partage en partie: il me semble aussi tout à fait normal de « péreniser » le travail de Stéphane.
    Quelques remarques toutefois:
    – Time-Coach n’est pas gratuit à mon sens puisqu’il y a des contributions (financières et vous avez raison de souligner avec les discussions); il y a donc des contreparties au travail de Stéphane, ce qui est juste. Time-Coach n’est gratuit que pour celui qui reste passif, la majorité silencieuse, semble-t-il.
    – Pour le « Payer-ce-que-vous-voulez » (je préfère la version en français et vous Stéphane qui aimez Hugo, recoiffez dans la lignée de Michel Serres le vieux dictionnaire! http://lettres.ac-rouen.fr/francais/romantik/ruy-blas/accuse.htm et http://academie-francaise.fr/jai-mis-un-bonnet-rouge-au-vieux-dictionnaire), ce qui me dérange, c’est le changement des règles en cours. Cette incitation apparaît assez récemment dans la riche histoire instaurée par Stéphane. Je préfère, pour ma part, payer au départ, même si ensuite le produit ne me convient pas, plutôt qu’on m’incite à le faire ensuite; surtout qu’il n’y avait au départ aucune demande de contrepartie pour ce qui était présenté comme gratuit.
    Et pour répondre à votre argument Stéphane, il est donc à mon sens possible de sortir de cette logique binaire et d’être satisfait sans payer (dans mon cas, j’ai payé avec les programmes payants dont une partie ne m’avait satisfait car ma lecture était postérieur au « time coach »). Quant à payer pour le bénéfice à ressentir, n’est pas là l’usage le plus répandu du commerce?
    Votre incitation a le mérite de trancher avec nos habitudes de consommation et de nous amener à réfléchir.

    • Bonjour Frédéric,

      TIME-COACH est gratuit ! Vous aurez beauc faire le tour de la question vous tomberez toujours sur cette conclusion. D’ailleurs vous êtes tombé dessus : vous dites vous mêmes que «Time-Coach n’est gratuit que pour celui qui reste passif, la majorité silencieuse, semble-t-il». Mis à part le fait que vous utilisez une formulation négative pour désigner cette gratuité, elle est claire et nette.

      Parlons d’incitations (chose qui semble vous déranger) : depuis le début de TIME-COACH je ne fais que vos inciter :

      – Je vous ai incité à écrire vos objectifs sur papier
      – Je vous ai incité à communiquer concernant vos nouvelles habitudes d’organisation
      – Je vous ai incité à vivre à contretemps (en évitant de faire vos courses le samedi, par exemple).
      – Je vous ai incité à enrichir votre vocabulaire (et votre culture en général) à propos du temps, avec des mots comme procrastination, chronophage, immédiateté, recadrage, etc.

      Mon travail, c’est d’inciter !

      – Aujourd’hui je vous incite à donner de la valeur à ce qui est important pour vous. Pas à ce qui semble important avant l’acquisition, mais à ce qui a fait ses preuves ! De même que je vous ai proposé de vous rembourser ce qui n’a pas porté ses fruits.

      Après, c’est vous qui décidez ! 97% des personnes à qui ont propose d’écrire leurs objectifs sur papier ne le font pas ! Je le sais, tout les coachs le savent ! Mais je n’ai pas arrêté TIME-COACH pour autant. J’ai livré le module 2, comme prévu, sans chercher à savoir qui a fait ou n’a pas fait ses devoirs. Nous ne sommes pas à l’école !

      C’est pareil pour le PWYW. C’est une proposition argumentée (ou une incitation si vous préférez. Je veux bien même vous accordez les termes «sacrée manipulation», ce qui me ravit, car j’aime ajouter une dimension sacrée à mon travail).

      Il y a des lecteurs qui suivent la proposition, d’autres qui ne la suivent pas. TOUS continueront à recevoir TIME-COACH gratuitement.

      Si vous décidez d’aller dans mon sens, Vous ne paierez pas TIME-COACH, vous paierez le PWYW ! C’est un produit à dimension spirituelle qui élargira votre horizon. Mais je ne suis pas un inquisiteur. C’est une proposition à prendre ou à laisser librement. Un choix parmi tellement d’autres ! Au pire des cas, votre refus de participer fera disparaître le PWYW un journée plus tôt. Ce qui devrait vous réjouir puisque vous n’aimez pas ce principe. Voyez, rien de grave : continuez et vous obtiendrez ce que vous voulez !

      Le fait que vous décidiez de revendiquer l’attitude anti-PWYW dans les commentaires est une INCITATION. Ne vous y trompez pas : observez la façon dont vous procédez, et vous verrez qu’elle ressemble beaucoup à la mienne. Nous avons juste des croyances différentes, mais vous manipulez votre auditoire.

      Honnêtement, je préféerais que vous disiez quels programmes ont fait si mal à votre portefeuille. Je ne peux plus vous rembourser (il y a un délai comptable et fiscal), mais en disant que 2 programmes sur 3 ne vous ont pas donné satisfaction vous rendez mon travail difficile :

      En supposant que je décide de réactiver ou de recycler mes programmes d’auto-coaching, chaque personne qui aura lu votre commentaire se dira avant de s’inscrire :

      – C’est peut-être ce programme qui est mauvais !

      Alors s’il vous plait, faites un effort : dites ce qui vous a plu !

      Ainsi je pourrai proposer encore des programmes payants à mes lecteurs, et ils pourront payer ce qu’ils veulent, au lieu de se dire qu’ils ont 2 chances sur 3 de se tromper…

      Pour en revenir au PWYW : en fait, en faisant cette proposition, je vous propose de passer de la classe de maternelle en primaire. Vous préférez la maternelle, je vous comprends… On y est tellement bien materné. Si vous voulez redoubler encore, je peux vous proposer un truc accessible à tous : désinscrivez-vous et réinscrivez-vous à TIME-COACH. Vous retrouverez le bon vieux temps où je vous disais que tout le monde procrastine. Mais à présent que vous me connaissez mieux, vous lirez peut-être en filigrane que je vous recommande de ne pas faire comme tout le monde. De même que je vous propose de ne pas faire vos courses le samedi… De même que je vous propose de payer après satisfaction.

      Vous verrez que se retrouver en maternelle avec un niveau CP, peut avoir ses avantages. Le premier étant que vous n’entendrez pas parler du PWYW avant 6 mois. Vous pensez bien que je ne peux pas faire cette proposition à ceux qui viennent de rentrer ! Ils n’ont pas encore reçu 253 articles (comme vous) pour choisir CEux QU’ILS VEULENT PAYER.

      A présente, je vais vous surprendre : lorsque vous avez décidé de ne pas vous faire rembourser les programmes que vous avez perçu comme des «redites de TIME-COACH», vous avez appliqué le PWYW avant même que je l’intègre officiellement !

      Mais parmi les gens qui lisent vos commentaires, il y en qui n’ont jamais eu l’occasion de contribuer au système. Avec la disparition des programmes payants, il ne peuvent même plus le faire en achetant quelque chose. le PWYW est donc une CHANCE, une OPPORTUNITE de passer en classe supérieure.

      A++

      Stéphane

      • Stéphane,
        Pour répondre à votre question, le programme payant qui m’a été le plus profitable est objectif-coach. Pour Mémory Coach, je connaissais déjà les techniques de mémorisation. Et pour les deux derniers Confiance et Attitude Coach que j’ai effectué assez tard, la multitude de messages que vous m’avez envoyé limite leur effet, qui avait déjà eu lieu. Le premier Time coach, la peau de banane et plein de messages m’auront été bénéfiques.
        Je suis content d’avoir payé d’une manière globale, cela me semble assez juste. Et je ne vois pas ce que cela m’apporterait de plus de payer de nouveau. Pour d’autres qui n’ont encore contribué peut-être alors. Pour régler leur dette.
        La disparition du « Payez-ce-que-vous-voulez » ne me réjouit pas spécialement. Le concept est sympa à condition de ne pas le ramener nécessairement à l’argent; le passage en locus externe systématique peut exaspérer. Et il serait sympathique que vous soyez aussi surpris, que grâce à nous vous appreniez aussi. Cela a plus de valeur à mes yeux qu’un échange monétaire, bien utile pour vivre de votre art cela dit.

        • Frédéric,

          Vous venez de m’apprendre quelque chose :

          Il y a encore des lecteurs qui croient que TIME-COACH et ses dérivés me font vivre… Que je nourris mes enfants en collectant des règlements de 10 à 20 euros auprès de quelques centaines de lecteurs !

          Me voilà surpris !

          Frédéric, je suis coach dans la vrai vie. Je ne suis pas un chroniqueur, ni un auteur en quête d’éditeur. J’existe pour de vrai et j’ai un vrai métier… Je me déplace dans toute la France pour les longues missions, et je coach par téléphone ou par visio-relation pour les petites interventions.

          TIME-COACH est un programmes de sensibilisation qui permet à un public qui ne connaît pas les principes du coaching, de le découvrir peu à peu (et de découvrir mon style). A l’origine le but était de créer un contact commercial utile et agréable, et de le garder avec des clients potentiels.

          C’est de la comm pour remplir mon Cabinet ! Ca a bien marché, et ça marche encore très bien.

          A ma grande surprise, j’ai vu que ces petits articles avaient un impact bien plus important que ce que je pensais. Qu’ils suffisaient à certains lecteurs. J’ai donc créé des programmes périphériques (ceux auxquels vous avez participé, entre autres), pour ceux qui voulaient aller plus loin, et qui ne pouvaient pas se payer un coach (entre 150 et 300 euros de l’heure en ce qui me concerne).

          C’est en aidant mes clients à atteindre leurs objectifs que je gagne ma vie. C’est effectivement très artistique, et je vis très bien de mon art.

          Par contre, ce que je collecte avec les programmes d’auto-coaching ou le PWYW me sert à faire vivre TIME-COACH.

          En ce moment, la situation est critique, car, avec ce que j’ai collecté grâce au PWYW, c’est mon activité de coaching qui devra financer la Newsletter, ainsi que les nouveaux types de programmes que je prépare, et auxquels, je l’espère, vous participerez.

          Grâce à l’expérience en cours, je sais qu’il n’est pas question de leur appliquer le modèle PWYW.

          Vu le petit nombre de participants au programme en cours (le PWYW est un programme d’auto-coaching sur le «locus de contrôle»), il me paraît évident que le modèel classique est à privilégier :

          – Annoncer le programme en grandes pompes
          – Afficher un tarifs clair et non négociable
          – Enregistrer des inscriptions jusuq’à une date donnée
          – Fermer les inscriptions
          – Commencer la session avec UNIQUEMENT ceux qui ont les moyens de payer.

          Ca fait un programme moins solidaire que ce que je pensais… Mais si ça permet à plus de monde d’en profiter, je préfère !

          Ceci-dit, n’allez pas croire que le procédé décrit ci-dessus est dénué de toute manipulation. Sa seule différence avec le PWYW est que vous avez l’habitude de vous faire manipuler de cette façon. C’est donc plus confortable…

          J’espère que j’aurai le plaisir de vous voir dans ces nouveaux programmes, car je les crée pour vous.

          A++

          Stéphane

        • Stéphane,

          J’avais bien compris votre système et votre stratégie économique; je disais simplement que l’argent est bien commode comme valeur d’échange, donc pour gagner votre vie, même si Time Coach ne vous paie pas directement.
          Cela dit, il me semble que vous nous aviez indiqué que vous reviendriez sans chercher à nous vendre quelque chose, après la fermeture des programmes payants.
          Vous aviez un plan?

          Bien à vous
          Frédéric

          • Frédéric,

            Lorsque Heather DORNIDEN est tombée en pleine course, étais-ce un plan ? Lorsqu’elle s’est relevée pour reprendre la première place, étais-ce planifié ?

            Non ! Elle est tombée pour différentes raisons très difficiles à résumer (on appelle ça un accident). Mais lorsqu’elle s’est relevée, elle a couru, car c’est une sportive de haut niveau ! Atteindre la première place est sa vocation ! Elle n’a pas encore atteint le niveau olympique, mais c’est une sportive très populaire, tant dans le monde sportif que dans le monde du Développement Personnel. Les champions en devenir la consultent sur son blog et sur Facebook. Elle partage ses connaissances dans divers domaines (entrainement, préparation mentale, diététique). C’est un modèle d’excellence ! Avait-elle calculé tout ça ? Il est possible que dans quelques années, elle devienne la coache sportive la plus demandée dans son pays.

            On pourra alors se poser la question : avait-elle un plan en tombant et en se relevant pour reprendre sa place ? Les autres compétitrices étaient-elles ses complices ? Certains le croiront.

            Dans la vie de ceux qui ont une passion et qui passent à l’action, on peut toujours dire qu’il y a un plan ! C’est un plan qu’ils ne connaissent pas d’avance, mais il est évident que quelque chose de bon va se produire dans leur vie, et qu’ils retrouveront leur place. Ce plan peut être comparé au destin.

            Mon destin est d’aider un maximum de personnes à investir dans leur Développement Personnel. Je ne vais certainement pas faire disparaître une chose sans la remplacer par une autre. Je ne sais pas encore précisément quoi, mais les idées se bousculent. En lâchant prise sur les programmes payants, mon but n’était pas de devenir gratuit. Mon but était, et est toujours, de remplacer une activité qui devenait un gouffre financier, en une autre activité, plus rentable.

            Le tout, en donnant un sens au parcours déjà entamé, comme l’a fait Heather.

            Malheureusement, la conclusion de mes dernières recherches est la suivante : mis à part quelques exceptions, les personnes qui ne veulent pas mettre 20 euros dans leur Développement Personnel n’y mettront pas 3 euros non plus ! Et celles qui y ont investi 20 euros sont prêtes à investir 100 fois plus, s’il y a matière. Ce n’est pas une question d’argent, mais une question d’attitude.

            J’ai déjà la liste des participants qui ont cette attitude, donc je me sens prêt à lancer quelque chose de nouveau, pour eux. Mais en attendant que ça se concrétise, je cherche les exceptions

            A++

            Stéphane

  6. Bonjour,
    Dans le PWYW, l’idée de what you want est vraiment sympa et nous laisse une marge de manoeuvre. Mais pourquoi le cette première partie « Pay » ? Ne peut on pas plutôt imaginer le Give WYW : une idée, une proposition, ou alors plus matériellement des compétences pour développer un site Internet ou tout autre chose dont tu as besoin ? Pourquoi s’encombrer d’un intermédiaire comme l’argent plutôt que demander directement ce que tu veux ?
    Bonne fin de journée

    • Bonjour
      Et si Stéphane a besoin de plants de tomates, ou d’une côte de boeuf, ou de soins dentaires, ou de bouquins, vous les lui apportez ? 🙂 Les SEL c’est une idée intéressante mais l’argent a été inventé pour faciliter les échanges.

      • Florence,
        Il serait intéressant pour Stéphane d’être surpris. Il nous a pour appris pas mal de chose et permis de progresser, alors pourquoi la réciproque ne serait pas vraie? Surprenez Stéphane! Et « envoyer-lui-ce-que-vous-voulez »! ECQVV (mieux que payer!)

      • Bonjour Florence,

        Les livres c’est bien ! C’est congruent avec le fond de TIME-COACH. Les tomates un peu moins… Même si j’aime ça ! La côte de boeuf, moins, car je suis végétarien. Pour les dents, il vaut mieux que je ne compte pas sur le PWYW… Ca va ruiner tout le monde !

        Je vais me faire une liste de souhaits de livres.

        Joli clin-d’oeil

        Merci.

  7. Bonjour Stéphane,
    J’ai déposé un message samedi avec des éléments j’espère que intéressant sur le fond et la forme du « Payez-ce-que-vous-voulez », mais il n’a pas été publié; au moment où j’ai laissé le commentaire, il m’est apparu qu’il était en attente de modération, ce qui semble nouveau. Est-ce que vous l’avez reçu? Est-ce normal?
    Bien à vous

    • Frédéric,

      Les messages sur TIME-COACH ne sont pas modérés. Mais il y a une liste de mots qui les mettent automatiquement en «suspicion». J’ai trouvé que cette liste était pertinente, et je ne l’ai pas changée (paramétrage automatique).

      C’est la première fois que ça arrive en 3 ans.

      A méditer…

      PS : J’ai validé ce commentaire, il n’est plus bloqué

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