Attraction

Cette vidéo est très connue : plus de 32 millions de vues sur Youtube. On pourrait juste s’arrêter sur l’art et s’extasier : c’est magnifique !

Mais la raison pour laquelle je partage ce petit clip de 4 minutes n’est pas uniquement artistique. Nous sommes dans un cadre de coaching, ce qui signifie que le regard que je vous propose de poser n’est pas le même que celui des spectateurs qui se trouvent dans la salle.

Vous pourriez me répondre que ce que je viens d’écrire est une évidence :

– Evidemment, Stéphane, je le sais ! Lorsque vous nous envoyez quelque chose il y a toujours une «dimension coaching» ou une invitation de Développement Personnel. Ne vous justifiez pas ! J’ai bien compris quelle grille de lecture il convient d’adopter pour profiter de vos partages…

C’est bien ! Mais saviez-vous que certaines personnes ne parviennent pas à le faire ?

Explication :

Lien original : https://www.youtube.com/watch?v=a4Fv98jttYA

Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Si je ne prenais pas de précautions pour rappeler dans quel cadre nous évoluons, on commenterait cette vidéo comme ceci :

  • C’est joli… J’en ai les larmes aux yeux !
  • Je ne supporte pas ce type d’émissions ! Les jurés font trop de cinéma !
  • Je n’aime pas la danse. J’ai tout de suite décroché…
  • Je connaissais cette vidéo, mais ça fait toujours plaisir de la revoir.

Si vous voulez inscrire ce genre de commentaires, vous pouvez le faire sur Youtube. Suivez le lien original, et joignez-vous au courant qui transporte les spectateurs… C’est fait pour ça !

Mais en dehors de ce j’aime/j’aime pas… Je suis ému positivement/négativement… Je le savais/savais pas… qu’est-ce qu’un auto-coach pourrait se mettre sous la dent en observant ce genre de choses. Qu’est-ce que ça inspire au créatif qui est en vous, ici et maintenant, même si vous n’aimez pas la danse, la télé ou les britanniques, et même si c’est la dixième fois que vous découvrez cette vidéo ?

Allez ! Je vais vous aider ! Supposons que j’aie d’énormes difficultés en ce moment avec l’une de mes équipes. Impossible de trouver un accord, la moindre coordination échoue, la Communication est délicate, etc. Je regarde cette vidéo, et je n’en crois pas mes yeux ! Cette troupe est extraordinaire :

  • Chacun est à sa place
  • Le numéro est parfaitement maitrisé
  • Le public est sous le charme
  • Les danseurs transpirent de Bonheur à la fin

Quelle équipe !!! Ca existe !! Pour de vrai ! Ce n’est pas un conte, il n’y a aucun trucage : la magie opère entre des hommes et des femmes de bonne volonté !

C’EST POSSIBLE ! Je peux en faire autant dans mon entreprise ! Il y a forcément une solution : aussi magique que ça paraisse, c’est réaliste !

Comprenez-moi bien : je ne vais pas demander à mon assistante de faire la roue, à mon informaticien de faire le grand écart, ni faire appel à un chorégraphe pour aider mon comptable à se déhancher. Je vais m’INSPIRER de ce que je vois pour l’ADAPTER à ma situation. Je vais CREER une synchronicité entre ce qui me préoccupe et ce qui m’est envoyé via cette Newsletter que J’AI CHOISIE. Je vais faire en sorte que cette vidéo tombe à pic pour moi !

Concrètement, au delà du rêve, je vais organiser une réunion, projeter ce film, puis le commenter pour expliquer à mon équipe que ce que j’attends c’est quelque chose d’équivalent : je veux une bonne équipe ! Ca prendra du temps, ça demandera beaucoup d’efforts, mais regardez ce que ça donne au bout ! Soyez de bonne volonté ! Donnez-moi des idées ! On va monter quelque chose de spectaculaire ! Je tiens à ce que ce soit avec vous ! Je tiens à vous ! On peut y arriver ENSEMBLE !

Ensuite, je vais regarder cette vidéo chaque matin, et je ne verrai plus de danseurs. Je verrai mon équipe en train de s’éclater et offrir un spectacle innovant à mes clients, envoutés, subjugués… Jusqu’au moment où ce sera vrai !

Supposons que je n’aie aucun problème avec mon équipe, mais je suis à la recherche d’une identité visuelle pour mon entreprise. On m’a envoyé des dizaines de propositions, mais rien ne m’a transporté. Par contre, ce jeu d’ombres et de lumières me donne des frissons… J’en profite tout de suite ! J’envoie le lien à mon graphiste et je le dis que je veux «un truc comme ça» ! Ensuite, je laisse faire l’artiste…

Vous comprenez ? Je profite de ce que je reçois dans TIME-COACH et ses annexes, non pas parce que Stéphane est sympa ou créatif ou foufou, mais parce que je sais que ce qu’il m’envoie, ce n’est pas innocent ! C’est productif, et je m’autorise à être créatif et réactif…

Evidemment, je ne m’attends pas à ce que tous mes lecteurs soient transportés à chaque fois. Parfois, rien ça fait un flop. Mais comprenez que ce que je vous envoie est fait pour vous aider à vous dépasser dans le cadre de VOS OBJECTIFS.

J’ai la technique, mais le miracle viendra de vous. Racontez-moi vos miracles…

A++

Stéphane SOLOMON

22 réflexions au sujet de « Attraction »

  1. Je ne suis pas attirée par ce genre de show, car en général, je trouve que ça fait « trop » et avec la consigne du départ et l’orientation du regard, bien calé, je me suis posé la question: qu’est ce que ces danseurs arrivent à faire en plus d’une attraction plaisante ?
    Je me suis dit, que juste avec leurs corps, ils arrivent à nous faire « voir » des décors, une histoire, des émotions, … et chaque scénette pourrait être longuement décrite par chacun des spectateurs, alors que c’est sans un mot, juste en ombres portées par des positions qui sont surement loin d’être ce que nous voyons. C’est une belle leçon de capacité de communication non verbale. Quand on bute avec les mots, nous pouvons avoir recourt à d’autre forme d’expression pour rentrer en contact avec l’autre. Tout est permis, tout est utilisable; il suffit de mettre un peu de lumière ou d’en retirer pour avoir une autre histoire, un autre aspect, une autre vision de notre monde.
    Merci Stéphane pour cet autre regard ré-aiguisé.

    • Merci Véronique pour cette approche qui nous interroge à la fois :

      • Sur l’importance du regard que nous posons sur les choses (j’aime l’apriori par lequel vous commencez, sans vous y arrêter, afin de porter votre regard plus loin).
      • Sur une forme de Communication (non verbale) très explicite, voire encore plus explicite que le verbe…
      • Sur ce que nous nous autorisons dès que la créativité intervient (vous dites «tout et permis»)
      • Sur le rôle de la lumière dans ce jeux d’ombres (ce qui nous ramène à la CLARTÉ)

      Vous démarrez fort !

      A++

      Stéphane

  2. Il est difficile de laisser les sentiments de côté et ne voir que l’enseignement que l’on peu tirer d’un tel spectacle.Tous les spectateurs sont émus.Combien se disent :que puis je en tirer?Tout en sachant que je lis Stéphane pour évoluer mon 1er réflexe est dans l’affect et non dans la raison.Désolée .Je continue de vous lire en attendant d’y parvenir.

    • Bonjour Mary,

      Il n’est pas question de laisser les émotions de côté. Il me semble même que dans mon message, je mets beaucoup d’émotion. Le chef d’équipe qui se sent ému et inspiré par ce spectacle extraordinaire et qui va jusqu’à partager ses sentiments avec son équipe. Ce spectacle l’invite à faire quelque chose de concret dans sa vie. A se projeter : c’est l’une des fonctions de l’art. Idem pour la personne en quête d’une IDENTITE visuelle. Si ce spectacle lui permet de forger quelque chose de nouveau, il devient créatif à son tour. L’art amène de l’art.

      Les belles choses peuvent être encore plus belles, si nous décidons de les transformer en quelque chose d’utile dans notre vie. Lorsque Jean-Jacques GOLDMAN chante «J’irai au bout de mes rêves», je suis sûr que la plupart des auditeurs en tirent quelque chose de profond. Aussi belle que soit la chanson techniquement parlant, elle inspire l’âme : on en fait pas qu’admirer un chanteur qui a réussi à aller au bout de ses rêves, on chante avec lui… On SE chante !

      Les héros ne sont pas faits pour être adulés, mais pour être imités.

      A++

      Stéphane

  3. Bonjour,

    L’idée de transposée m’a effleuré la seconde fois où j’ai vu cette vidéo. Là ça devient presque possible car il y a d’autres outils qui peuvent venir en support.
    Du coup, j’ai mis en œuvre les premiers pas et ce que j’y vois c’est une équipe qui travaille ensemble et une confiance qui émerge.
    J’ai intégré il y a 6 mois une équipe un peu meurtrie par un management que je vais qualifier de bizarre sinon d’absent et des mouvements de personnels qui augmente la charge de travail. Il y a des choses sur lesquelles je n’ai aucune influence. Maintenant je les identifie beaucoup plus rapidement donc je ne met plus d’énergie de ce côté. Par contre, les filles (équipe exclusivement féminine !!! c’est ainsi !) ont encore envie de bouger, de bosser d’apporter des solutions aux autres (service prévention). Alors je me suis rapprochée de chacune pour avoir une connaissance de la collectivité que j’intégrais et connaître leur travail qui complète le mien.
    A ce jour, on progresse, on travaille ensemble et on trouve des temps d’échange commun. il reste du chemin ! mais ce qui est commencé est plein d’énergie finalement, et malgré les obstacles et bougonneries.

    a bientôt

    • Bonsoir Lo,

      Donc vous êtes aussi dans l’inspiration «équipe soudée», et vous placez la CONFIANCE comme valeur déterminante, autour de laquelle tout se fonde. Il est vrai que si a confiance en soi et aux autres n’existait pas dans cette équipe de danseurs, aucun d’entre eux ne rentrerait sur scène. Le talent ne suffit pas. La confiance est nécessaire.

      Ce qui est intéressant dans ce que vous apportez, c’est que cette vidéo ne vous inspire rien de nouveau, elle vient conforter ce que vous faites déjà. Ce spectacle est donc rassurant : vous vous sentez sur la bonne voie.

      Continuez à valoriser l’individu, pour consolider l’équipe !

      A++

      Stéphane

  4. Beaucoup d’émotions , à travers cette scène. c’est le déroulement de la vie (je dirai la base de la vie (et la mort))
    pour ma part cela me révèle des regrets (la vie passe trop vite, ect…)
    des erreurs de beaucoup de choses , qu’il n’y a pas que le travail ect
    et l’amour dans tout cela ( c’est une question que je me pose)

    • Bonjour Yaz,

      Bien qu’il y a de quoi s’interroger personnellement. Chaque image est porteuse d’émotions qui peut nous ramener à notre propre histoire.

      Je n’exclue pas l’apport personnel. Mes deux exemples sont volontairement professionnels, mais on peut aussi observer cette troupe en s’imaginant une grande famille. Le maître mot qui règne alors, c’est HARMONIE.

      On peut aussi se dire que ces danseurs, tous sans exception, font le travail qu’ils aiment : ils vivent de leur art ! Ce qui réduit l’écart entre les pro et le perso, et nous ramène vers la passion et la motivation…

      A++

      Stéphane

  5. Bonjour Stéphane,
    Je vais commencer par exprimer ce que vous ne voulez pas lire, non pas par esprit de contradiction, mais par objectivité. J’ai déjà vu cette vidéo et elle m’avait ému et m’émeut encore tant par son professionnalisme que par le message qu’elle véhicule. (Et l »émission et le jury, je m’en fiche, du moment que je découvre de belles choses).

    Au delà de ça, ce qui me frappe dans cette vidéo, c’est l’universalité des fondements humains. Donner et recevoir, aimer et être aimé. J’ai voyagé sur le tard et c’est le point commun que j’ai constaté sur les continents que j’ai visité. Que ce soit en Europe, en Asie ou en Afrique, même si les codes sont tous différents dans leur extériorisation, ces éléments sont universels. J’y ajouterai l’échange d’un sourire, qui est totalement « transculturel » ou le regard d’une mère envers son enfant, quelque soit l’acte qui intervient ensuite.
    Mon plus beau souvenir de Bali (pour exemple), n’est pas la magnifique maison traditionnelle que j’ai habité, ni les couchers de soleils fantastiques, ni la plage magnifique, ni les paysages de rizières, ni la demande d’autorisation que fait le cueilleur de noix de coco au cocotier, c’est d’avoir croisé pendant deux jours un vieux monsieur qui plantait des bâtons dans les trous de le route tout en psalmodiant, et qui, lorsque je me suis arrêté près de lui m’a souri.
    Ce sourire était juste extraordinaire. Il me nourrit toujours, 10 ans après…

    • Cher Stéphane, cher Francis,
      J’ajoute ce texte à ma réponse, après avoir lu l’écrit de Francis Negre.
      Stéphane, j’ai voulu vous exprimer un remerciement pour vous avoir lu depuis longtemps et je crains de n’avoir pas été clair, d’avoir comme pollué ma pensée à force de raccourcis. Je ne tiens pas spécialement à ce que ce texte soit publié, je vous l’adresse à vous deux, ne sachant pas s’il peut être utile à d’autres. À vous de juger.
      Vos messages d’auto-coaching m’ont aidés à me relever. Il y a quelques années, j’ai subi à la fois ce que l’on appelle aujourd’hui une sorte de « burn out » (j’étais un patron qui bossait 15 à 18 heures par jour sans prendre de vacances…) et un divorce particulièrement difficile, ce qui a fait que je me suis retrouvé sdf., comme je vous l’avais dit. Un sdf de luxe, qui s’il n’a jamais dormi sur le trottoir, s’est retrouvé dans des endroits improbables parfois, mais toujours avec l’aide de ma famille ou de mes amis. Parenthèse, je me suis rendu compte à ce moment-là que les ablutions quotidiennes participent grandement au sentiment de dignité personnelle.
      Pour en venir à ce que j’ai voulu exprimer, vos écrits font partie de mon « rétablissement ». Ma fille cadette (nos enfants sont vraiment adaptés à notre époque !) m’avait fait connaître comment me connecter sans avoir d’abonnement internet et un ami m’avait procuré un ancien ordinateur portable qui fonctionnait. J’ai donc non seulement pu vous lire mais aussi, pendant deux années, faire des recherches pour me sortir d’affaire ☺
      Aujourd’hui donc, après avoir lancé une souscription auprès de mes amis (je suis tricard auprès des banques bien sûr), j’ai pu acquérir une maisonnette de 40 m2, située sur un joli terrain planté de légumes qui j’espère me feront tout l’hiver.
      Tout ça pour vous dire que le coaching ne concerne pas seulement nos rapports avec nos patrons, nos clients, nos employés mais que c’est avant tout une pensée personnelle. Je ne vous apprends rien à ce sujet.
      Je ne veux plus « travailler », par contre je construis, je plante, j’aide mes enfants, j’aime, je participe, comme je peux. Mon fils m’a dit : « tu n’a jamais été aussi présent que depuis que tu es parti ». Ma petite file m’a invité à son spectacle de danse de fin d’année (je suis grand père), ma fille cadette me demande conseil quant à son orientation, mon fils m’annonce qu’il est heureux en couple et qu’il trouvé emploi et logement… Et moi, je vous lis et je plante mes légumes.
      Je viens de raconter une tranche de ma vie et je ne suis pas certain que ça intéresse quiconque, j’avais juste envie de le faire parce que l’énergie qui m’anime aujourd’hui, je la dois à beaucoup de monde, et dont vous.
      Alors merci Stéphane.

      • Merci à vous Olivier,

        Je crois que les personnes qui dansent dans ce spectacles sont aussi heureuses que vous. Ce qui fat que vous n’êtes pas hors-sujet, vous êtes en plein dedans. Bien sûr que ce que vous dotes est intéressant ! Racontez votre histoire, et vous inspirerez du monde ! N’en doutez pas un instant : pensez à tous ceux qui font un burn-out et qui cherchent à se reconstruire…

        Dès que vous vous sentirez prêt, partagez votre réussite. Je n’ai jamais considéré que la réussite se chiffrait en millions d’euros. La réussite, c’est d’aboutir à quelque chose que l’on perçoit comme PUISSANT, et de le partager. L’argent peut servir de baromètre : plus vous rendez les gens heureux, plus le compte en banque grimpe. Mais ce n’est pas une obligation. Vous pouvez aussi mesurer votre réussite, en témoignages de Gratitude.

        Moi j’aime les deux, car je n’oppose pas ce qui n’est pas opposable.

        A++

        Stéphane

    • Olivier,

      Le fait de commencer par «j’ai déjà vu» ou «Je n’aime pas» ou autre chose de ce genre n’est pas exclu. C’est le fait de s’arrêter à ça qui me paraît incongru dans notre contexte. Dan votre commentaire, vous commencez léger, mais vous terminez par du profond… Et je vois (ENCORE) en vous une forme de compétence inconsciente :

      Vous énumérez tout ce qui N’A PAS été assez marquant pour être votre plus beau souvenir (ni la magnifique maison, ni les couchers de soleil, ni…), pour finir par le clou du spectacle : cet homme qui vous sourit, bien que son humeur générale, hors de votre champ d’influence, était plutôt plaintive/agressive… Mais soudain, il vous croise et il vous offre un sourire… Pourquoi ? Pourquoi vous ?

      Ne serais-ce pas parce que vous avez trouvé la magnifique maison que vous avez habitée magnifique ? Parce que chaque coucher de soleil était fantastique ? Parce que ce qui vous inondait sur la plage, n’était pas que de l’eau ? Parce que POUR VOUS, des rizières sont des paysages et non des camps de travail ? Parce que vous trouvez émouvante la relation entre le cueilleur et l’arbre ?

      Je pense que c’est cette PASSION, cet ÉMERVEILLEMENT dont vous êtes capable, qui a fait sourire le bougon ! D’ailleurs, un autre que vous aurait pu percevoir dan ce sourire, un rictus de dégoût ou un moquerie…

      C’est nourri de tout ce qui N’EST PAS, que vous avez construit ce qui EST ! Mais ce n’est pas parce que la conclusion est belle, qu’on oublie ce qui l’a rendue possible. Et comme vous le voyez, vous n’avez pas oublié : vous citez chaque chose…

      Mais j’en reviens au début de votre message : vous parvenez à trouver beau quelque chose qui a été rendu possible grâce à quelque chose de moins beau (qui n’et pas votre came). C’est rare ! Il y a beaucoup, beaucoup trop de gens qui passent à côté de la beauté, parce que certaines personnes qui rendent cette beauté possible, ne sont pas à leur goût. C’est pareil avec le succès. Je suis sûr que parmi ces danseurs, il y en a peu qui regardent la télé (et qui l’apprécient). Et pourtant, lorsqu’on leur a proposé de passer à la télé, ils ont accepté. Aujourd’hui, ce groupe hongrois peut se produire dans le monde entier.

      C’est une récompense souvent constatée quand on sort de sa zone de confort (aller vers quelque chose qu’on dénigre -apriori- étant une sortie forcément riche en découverte).

      A++

      Stéphane

      • Merci pour votre très belle réponse qui m’aide à me révéler à moi-même un peu plus !
        Je file m’installer devant la conférence que vous nous avez proposé aujourd’hui. J’ai hâte et je suis tout en joie !
        Merci

  6. Bonsoir Stéphane,
    L’homme nous le savons est capable du meilleur comme du pire !
    Il me semble que toujours dans l’art, l’homme montre et donne le meilleur de lui -même :sculpture- peinture- musique… et ce type de spectacle qui est de l’art.
    Je préfère voir et retenir ce côté de lumière de l’homme et ainsi continuer par là-même à croire en lui.
    Peu m’importe si ce spectacle serve à stimuler des groupes de séminaires ,pour moi là n’est pas l’essentiel.
    Enfin j’adhère parfaitement à la belle lettre ci-dessus d’Olivier J. Message optimiste!!!
    Bonne soirée

    • Francis,

      L’idée selon laquelle l’art ne sert qu’à émouvoir, rejoint notre éducation scolaire (une heure de musique, pas de danse, très peu de dessin, mais beaucoup de maths, d’histoire, de langues, etc.). Vous êtes victime de cette éducation ! L’art peut être aussi porteur et aussi efficace que les maths, l’histoire ou les sciences…

      Je pense que quand on range l’art dans une case «non efficace, mais émouvant», on passe à côté de quelque chose d’Énorme ! L’art peut servir à se libérer l’esprit, mieux percevoir, se concentrer, faire grandir sa confiance en soi, convaincre, communiquer, etc. L’erreur, dans nos écoles, c’est de distinguer l’art des «grande disciplines». Il en résulte soit un déni de l’art, soit un placement sur un piédestal. Dans les deux cas, c’est un tort : il existe des artistes des mathématiques (passionnants), comme il existe des techniciens de la danse (parfaite maîtrise, mais peu d’émotions). Victor HUGO écrivait des poèmes, qui valent chacun 10 cours de philosophie. On peut convaincre par la rime. On peut séduire par la danse, et une proposition commerciale est beaucoup plus efficace, si elle est accompagnée d’une musique.

      Olivier a effectivement écrit une belle réponse, inspirante et motivante. Celle d’un artiste.

      Il donne envie de voyager, même sur le tard… SI Olivier ouvrait une agence de voyage, et s’il accepte quelques règles d’art (de la vente), je lui garantis un succès sans précédent. Pour la compta, il pourra faire appel à un comptable ! Mais pour le contact client, c’est à lui de jouer, et de vivre de son art.

      L’art peut être UTILE, au delà de l’émotion admirative… Artistez ! Et admirez-vous !

      A++

      Stéphane

  7. Bonjour,
    L’idée qui me vient à l’esprit en voyant cette vidéo c’est celle de la transformation. Avec le même matériau, le corps, avec un seul petit groupe de personnes qui bossent ensemble, qui se touchent (on ne se touche plus dans notre civilisation, tout juste du bout des doigts ou de la surface de la joue), avec la participation active du spectateur qui accorde son imagination, son adhésion au principe même des ombres chinoises, il se crée une véritable histoire.
    La répartition des tâches, que ce soit au boulot ou à la maison est très souvent rigide. C’est à moi ou pas à moi de faire cela, c’est ton tour, c’est ton boulot, ton métier, ton rôle (ou le mien). Que deviendrait cette allégorie poétique si la danseuse refusait de se transformer en avion, en chameau ou en berceau ?
    De la souplesse, du contact, de l’adhésion, de la confiance… tous les ingrédients pour faire un groupe qui avance.

    • Bien joué !

      Oui, les corps se touchent, s’unissent, et forment des figures incroyables. Oui, le public adhère ! Il est là pour aimer ça ! Les gens viennent parce qu’ils veulent partager ça ENSEMBLE, comme dans une conférence TED ou un spectacle d’Opéra, sauf que ce n’est pas le même public. Mais le sentiment est le même : ils viennent prendre avec enthousiasme ce qu’on leur donne généreusement. Et le plus beau,c’est que chaque personne du public vit sa propre histoire.

      La SOUPLESSE est aussi l’un des thèmes majeurs : que ce soit celle de l’esprit (accepter sa tâche et l’exécuter à merveille) ou celle du corps (Waouw !). Les personnes souples physiquement, sont-elles également souples d’esprit ? Ça mériterait une recherche 😉

      A++

      Stéphane

  8. Bonjour,
    Si je me réfère à la définition qu’en donne le Littré, rien de miraculeux dans ce spectacle.
    1. Acte contraire aux lois ordinaires de la nature et produit par une puissance surnaturelle.
    2. Par exagération, chose extraordinaire, ou chose ordinaire, régulière dans l’ordre naturel, mais dont on ne sait aucunement la cause ou le moyen.

    Il me semble que rien dans ce numéro n’est contraire aux lois de la nature, ni produit par une puissance surnaturelle. Ce ne serait même pas une chose ordinaire, régulière dans l’ordre naturel, dont on ne connaîtrait aucunement la cause, ni les moyens.

    C’est bien plutôt le résultat de longues heures de travail et d’entraînement. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. (Boileau)
    Travaillez, prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins. (La Fontaine)
    Autrement dit, il n’y a pas de miracle, il n’y a que de la motivation et du boulot. 😀
    En un sens, c’est plutôt une bonne nouvelle. Cela voudrait dire que « quand on veut, on peut » et qu’il suffit de persévérer pour arriver au résultat que l’on souhaite et que point n’est besoin d’invoquer pour ce faire des forces occultes et « surnaturelles ». 🙂

    Quant au message immédiat véhiculé a priori par le metteur en scène, il est suffisamment simple pour être universellement compris, ce qui permet de se concentrer beaucoup plus sur la performance des acteurs/danseurs. D’ailleurs, il y a fort à parier que c’est surtout cela qui reste dans les esprits après coup.
    Car ce message, nous l’avons tous lu, entendu, vu, des milliers de fois depuis l’apparition de l’humanité. Tout le monde s’émeut, très peu oeuvrent pour vraiment changer les choses. Donc, il rentre par une oreille (un oeil) et ressort par l’autre aussitôt. :/ Rien de nouveau, donc. C’est quelque chose que nous savons tous.

    Voilà pourquoi l’enseignement principal que je retire de ce spectacle (comme de bien d’autres), c’est qu’avec de la motivation et suffisamment de persévérance, pratiquement rien n’est impossible. Cela aussi, on le sait. La différence, c’est qu’on peut assez facilement le mettre en oeuvre et en voir les fruits. 😉

    • Einstein disait :

      Il y a deux façons de voir le monde : soit comme si tout était miracle, soit comme si rien n’était miracle…

      Il a bien raison. Personnellement, j’estime que le fait que nous puissions disserter autour de ce sujet d’une façon aussi riche est un miracle ! je ne sais ni par quelles causes, ni par quels moyens nous parvenons à nous manifester ainsi, et à communiquer les uns avec les autres (je ne parle par des logiciels, mais de ce qui nous anime).

      Pour moi, le simple fait que nous puissions communiquer pour exprimer notre pensée est un miracle ! Le langage est un miracle ! Que ce soit celui du verbe ou celui du corps…

      Je retiens «tout le monde s’émeut, très peu œuvrent pour vraiment changer les choses !». C’est vrai ! Il y a beaucoup plus de monde dans la salle et devant la télé que sur scène.Mais je crois que tous ceux qui y sont sensibles, reçoivent un message chargé d’invitations à l’action. Ce dépassement des uns est donc nécessaire pour le rêve des autres, Et tout commence par un rêve.

      A++

      Stéphane

  9. Re-bonjour 🙂

     » je ne sais ni par quelles causes, ni par quels moyens nous parvenons à nous manifester ainsi, et à communiquer les uns avec les autres (je ne parle par des logiciels, mais de ce qui nous anime).

    Pour moi, le simple fait que nous puissions communiquer pour exprimer notre pensée est un miracle ! Le langage est un miracle ! Que ce soit celui du verbe ou celui du corps… »

    C’est là que nous différons et je pense que c’est principalement pour une raison de sémantique. Il faudrait se mettre d’accord sur la signification des termes et c’est pour cela que j’ai posté la définition à laquelle je me réfère.
    Rien de ce que vous listez n’est miraculeux au sens strict. Cela prendrait des pages et des pages et beaucoup de temps, mais bien sûr que, dans le cas qui nous occupe, on pourrait très bien retrouver les moyens et les causes, qui pourraient très bien s’expliquer sans aucun recours au surnaturel.

    Je vois bien ce que vous voulez dire, mais, selon moi, c’est un abus de langage.
    Si quelque chose est miraculeux, cela signifie que la cause et les moyens sont hors de notre portée et de notre entendement. Or, en l’occurrence, il n’en est rien, si l’on veut se donner la peine d’investiguer un peu.
    On peut s’émerveiller de quelque chose (c’est-à-dire étymologiquement s’en étonner, l’admirer) sans que pour autant ce quelque chose soit miraculeux.
    Et il me semble que c’est plutôt aussi dans ce sens qu’Einstein l’entendait.
    Par exemple, il m’arrive fréquemment de m’exclamer devant les beautés de la nature, ou devant une oeuvre d’art, ou une réussite ou un trait de caractère particulier, etc… Mais, à aucun moment, aucun ne me semble miraculeux. Digne d’admiration, souvent. Source d’étonnement parfois. Mais surnaturel ? o_0

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