Ca ne sent pas très bon…

Je suis en train de lire un livre d’Alexandre DUBARRY, intitulé «Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras».

Quand je dis que je suis en train, je suis vraiment en train ! Dans le train… Il y a donc 5 ou 6 voyageurs qui me voient lire un livre, et comme je ne suis pas du genre à cacher la couverture de ce que je lis, ils ont forcément vu le titre.

Je m’interroge… Parmi ces étrangers qui m’entourent en ce moment, combien pensent que j’ai un collègue qui pue des bras ?…

Comme je pense beaucoup à mes lecteurs lors de mes tribulations intellectuelles, je me suis posé la question vous concernant, et bien évidemment, je sais que vous n’êtes pas du genre à vous demander pourquoi j’ai dépensé 18€50 et 4 heures de lecture dans un tel livre. Vous aimez respirer à pleine vie ! Vous n’allez donc pas me proposer la solution gratuite d’arrêter de respirer. Même si la gratuité de cette solution est séduisante.

Ceci-dit, je sais que malgré le niveau général de mes lecteurs, il est possible qu’une ou deux personnes (ou plus) me répondent ceci : 

– Cher Stéphane, je vous remercie pour votre recommandation de lecture, mais comme je travaille seul, je n’ai pas ce type de problème. Je suis sûr toutefois que ce livre sera utile à beaucoup de gens. Continuez ce que vous faites, vous êtes formidable !

Vous me direz que la réponse est fort sympathique, parce que ça pourrait se terminer par «arrêtez de nous envoyer des articles inutiles et trouvez des sujets qui intéressent tout le monde et qui ne dérangent personne…».

Mais des lecteurs comme ça, je n’en ai plus ! J’ai fait un super dégourmandage, et j’ai gardé la crème des crèmes ! Le niveau de mes fréquentations a changé, et donc forcément, mes peurs ont changé aussi !

Comme j’ai appris dans ce livre que la peur fait transpirer sous les bras, je vais procéder à un grenaillage pour me fortifier. J’ai encore besoin de votre soutien :

1. Imaginez que je vous recommande de lire ce livre (sachant qu’en réalité je n’oserai jamais faire ça).

2. Grattez-vous la tête ou frottez-vous le menton pour montrer que vous y réfléchissez. Attention, la pratique consiste à montrer des signes extérieurs de réflexion, mais le but n’est pas de réfléchir à la proposition, ni même à la façon de la refuser… Personne n’a besoin de réfléchir pour refuser une proposition de Développement Personnel.

3. Tapotez sur votre clavier une réponse qui fait flipper un coach ! Vous n’avez pas besoin du talent de Stephen KING, car les légendes urbaines ont plutôt tendance à m’amuser. Rédigez-moi plutôt une réponses qui me donnera l’impression que je me décarcasse pour rien depuis des années en vous parlant de Bonheur de Neige, de stradivarius dans le métro, de PWYW, de gorille, ou de peau de banane…

Allez ! Je suis prêt à vivre ce défi extrême ! Et pour vous ce sera un super exercice de style ! N’oubliez pas la petite fin bien sympathique, du genre «je suis maître ès psychologie sociale donc je n’ai aucune raison d’investir dans quoi que ce soit du niveau débutant, mais vous avez un don d’écriture que j’admire, et chacun de vos articles est un régal !».

C‘est parti !

A++

Stéphane SOLOMON