Caméra cachée 2

Il y a plus d’un mois maintenant, je vous ai présenté une vidéo intitulée «Caméra cachée». En commentaires, vous pouviez me laisser vos impressions, et nous devions enchainer avec cette deuxième partie, mais je suis tombé sur un os : nous sommes partis en biais !

Pourtant, j’ai tout fait l’éviter. Je vous ai proposé de regarder cette vidéo 2 fois : une fois pour rire (c’est le but de l’émission), et une deuxième fois pour analyser la séquence avec un regard plus aiguisé… Un peu comme un film dont on connait le dénouement et qu’on peut décortiquer à partir du deuxième visionnage, pour mieux apprécier le jeu des acteurs, la façon de filmer, les coups de théâtre scénaristiques, etc.

Mais la plupart des lecteurs qui se sont exprimés, n’y a rien trouvé de drôle, et avait besoin de me le dire ! Finalement, j’ai raté mon coup : je voulais mettre en veilleuse une émotion (le rire) pour analyser les évènements avec plus de profondeur, mais je n’ai pas échappé à une autre émotion, redoutable et très difficile à contenir : l’empathie !

– Ce qu’on a fait à cette passante ne se fait pas !!! Comment peut-on traiter les gens de la sorte ??? Et comment pouvez-vous trouver ça drôle, vous Stéphane ?!

J’ai donc ouvert deux parenthèses pour marquer deux pauses :

  • La première pause suggérait une empathie plus «globale», qui va jusqu’au bout : la personne à laquelle on s’identifie n’est pas juste une victime ; elle brille par son attitude, et lorsque les masques tombent, elle rit d’elle-même. Donc je ris à la fin de l’histoire, par empathie. Elle tombe, et elle se relève… J’ai mal avec elle dans sa chute, et je resplendis avec elle lorsqu’elle reprend sa place…
  • La deuxième pause, plus complexe peut-être, m’a permis de détailler quelques biais qui réduisent le discernement, parmi lesquels le biais d’appariement : en se focalisant sur l’énoncé (le fait que je trouve cette vidéo drôle), les «lecteurs rebelles» ont oublié l’exercice (il y a un outil d’auto-coaching intéressant à aborder, et éventuellement, à développer)…

Aujourd’hui nous y sommes : alors si cette vidéo vous fait rire, mettez le rire de côté, et si votre empathie vous met dans un état anxiogène, oubliez quelque minutes ce malaise qui s’empare de votre esprit, et passons en «mode laboratoire» en observant plutôt qu’en ressentant.

Manipulation

Ce canular est une manipulation : des scénaristes, des acteurs, des techniciens, des maquilleurs, des habilleurs, des décorateurs… ont préparé ce gag en coulisses pour piéger des passants et les mettre dans à une situation invraisemblable, bouleversant ainsi leur réalité pendant quelques minutes. Le principe de cette manipulation longuement préparée d’avance est d’utiliser la candeur, la naïveté, la gentillesse, le manque de connaissances, les faiblesses, les peurs, les sources d’indignation des gens… pour les emmener vers l’improbable. Peu à peu la situation devient rocambolesque, mais entrainée par la progression de l’histoire, la victime ne se rend pas compte de l’incroyable engrenage qui l’a déconnectée de la réalité.

Toute une équipe de professionnels est donc de connivence pour coincer cette femme. En moins de 15 minutes, elle perd le nord… Sa seule porte de sortie est de reconnaître la célébrité (Elodie GOSSUIN : Miss France), et d’en conclure qu’il s’agit d’une fausse policière. Mais il semble que sa perception ait été touchée. Quelque chose l’empêche de voir ce qui pourrait la tirer d’affaire, et ce n’est pas dû qu’au déguisement…

Lorsqu’on lui annonce que tout était faux (que c’est une caméra cachée) elle retrouve immédiatement le sourire… On appelle ça un changement de feedback (de ressenti). En général, ce type de changement demande du temps (le feedback change par érosion, étape par étape). Mais dans le cas d’une révélation, il est instantané.

Et dans la vraie vie ?

Pensez-vous qu’une situation équivalente pourrait exister sans aucune volonté malicieuse ? Que ce genre de choses pourrait arriver sans «association de malfaiteurs», ni aucune préméditation ? Qu’une personne pourrait se retrouver dans le même état que cette passante, alors que rien ne se tramait en coulisse pour la manipuler ?

Je vous propose d’y réfléchir, en posant un nouveau regard sur cette vidéo. Ces quelques questions pourront guider votre raisonnement :

  • D’après vous, qu’est-ce qui pousse la passante à accepter de garder cet enfant ? Ce même vecteur pourrait-il exister sans l’insistance de la mère (sans manipulation) ?
  • Voyez-vous d’autres changements de feedback que celui qui accompagne le dénouement ? Si oui, à quel(s) moment(s) ?
  • A quel moment la perception de la victime a-t-elle chuté (comme si on posait un voile sur ses yeux ou comme si on lui bouchait les oreilles) ? Comment cela pourrait-il arriver dans la vraie vie (sans manipulation volontaire) ?
  • La victime s’enfonce dans un scénario improbable (pour le spectateur, qui connaît la machination). De plus, il y a escalade…, ce genre de situation vous est-il déjà arrivé, sans que personne n’en soit responsable (à part vous-même) ?
  • Lorsque la production estime qu’il est temps de mettre fin au gag et que les acteurs tentent de le faire, comment réagit la victime ?

Les 5 questions posées sont pour vous : pour vous apporter des éléments de réflexion. Il ne s’agit pas d’un examen en 5 étapes (mes articles ne sont pas des cours, et je ne vais pas vous noter). Vous pouvez répondre à ces questions dans les commentaires si vous le souhaitez, mais je m’attends plutôt à des commentaires plus «libres» issus de votre réflexion.

J’espère que ce nouveau visionnage vous permettra de mieux analyser la situation. Il vous permettra de vous armer contre d’éventuelles manipulations subversives, et en particulier contre une forme de manipulation que l’on soupçonne peu, et qui est pourtant la plus efficace… Laquelle est-ce ?

 

Suite au prochain numéro !

A++

Stéphane SOLOMON

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prosper
prosper

Bien content d’avoir la suite. Oui, souvent je me retrouve pris (ou j’ai l’impression d’être pris) dans un incroyable engrenage où je ne vois pas d’auteur…

Olivier
Olivier

Bonjour Stéphane,
Voilà un bon moment que je ne vous avais pas lu, ne recevant rien de vous alors que le rythme avait été soutenu les semaines passées et je m’apprêtais à vous envoyer un mail, pensant que dans votre changement vous eussiez souhaité un renouveau dans l’adhésion de vos lecteurs.
(Oui, sourire, la conjugaison au subjonctif m’amuse)

Il y a une forme de manipulation que j’exècre et que pourtant je pratique tout de même. “Chaque médaille a son revers”, dit-on. De même cette manipulation a deux faces.
• La culpabilisation. Culpabiliser quelqu’un, c’est soit l’obliger à se justifier pour sa défense, lui faisant perdre ainsi la conscience de sa ligne de conduite habituelle, soit encore mieux, du simple fait qu’il ressente la culpabilité, l’amener à réparer son “erreur” en lui suggérant l’acte que l’on espérait. Et je ne parle même pas de l’auto-culpabilisation qui nous amène à des sacrifices et des renoncements qui nous sont tellement destructeurs.
• La victimisation. C’est le même principe, mais vu par l’autre bout de la lorgnette. La victime inspire la pitié et l’aide… De même, l’auto-victimisation nous bloque tant que l’on y croit.

J’ai longuement réfléchi au sujet de cette vidéo. J’étais un de ceux qui par empathie parcellaire avait biaisé à l’époque.
Pour répondre à votre paragraphe : “Dans la vraie vie”, il m’est arrivé voilà trois semaines une nouvelle expérience, jusqu’alors inconnue. Une grande nouveauté. Et j’ai pu constater que je ne suis pas l’abri de comportements que d’habitude je déteste, voire même que je condamne.
Je me suis fait peur à moi-même d’être capable d’un tel comportement.
Pour situer : la conjoncture fait que je suis à 200 km de mon amie de cœur et que pour chacun de nous la situation est difficile à vivre.
Chacun sa difficulté et à chacun aussi la manière de l’exprimer.
Avec l’éloignement, une tendance à la manipulation l’un envers l’autre à travers les conversations téléphoniques, dans le but de nous rassurer, a vu le jour.
Et un matin, j’ai brutalement craqué. Je me suis mis à hurler au téléphone. Mais vraiment hurlé comme jamais de ma vie je n’ai hurlé. Je n’ai pas hurlé contre elle, je n’ai eu aucun mot déplacé à son encontre, mais j’ai hurlé mon refus d’une argumentation culpabilisatrice.
Je pensais me soulager par le niveau sonore de mes propos… jusqu’au point où, pendant que je criais, je me suis vu crier.

Bon, tout s’est bien terminé, tout va bien, mais par ce témoignage je veux dire que nos certitudes les plus ancrées peuvent être mises à bas en quelques secondes. Ce qui arrive à cette femme dans la vidéo nous arrive à tous. Non pas qu’une miss France nous fasse une blague, mais que nous pouvons à chaque instant nous déconnecter d’avec ce qui est d’apparence nos convictions les plus profondes…

Merci pour votre retour et merci pour tous les commentaires que je pourrai lire à ce sujet.

Nicole
Nicole

Bonjour Stéphane,

Moi, je continue de ne pas aimer cette vidéo et le mauvais gag fait à cette dame, pour la production une inconnue, en tout cas au départ.

Elle a eu suffisamment de résistance pour supporter cette épreuve, mais elle aurait été à un moment de sa vie avec des souffrances, elle aurait été quelqu’un de fragile psychologiquement, une personne cardiaque, que sais-je… Tout cela aurait pu se terminer bien mal.

Elle aurait pu refuser de garder cet enfant, surtout pour un prétexte aussi futile. Pourquoi la mère ne remontait pas chercher son téléphone avec lui ? Elle est mère et grand-mère, dit-elle, je ne sais si cela explique son attitude ou si c’est simplement l’effet de surprise et le peu de temps qui lui est laissé pour réfléchir, le côté inattendu.

Elle réagit bien, sainement. On peut comprendre qu’elle accepte que cette vidéo soit rendue publique.

Bien cordialement,

Nicole

prosper
prosper

Moi aussi je l’aurais fait. Je perse cela aurait été dans l’idée d’aider la personne et l’enfant. En tout cas ma voix intérieure aurait commencé par ça, Mais au plus profond de moi-même cela aurait été sans doute bien plus égoïste : pour avoir et garder « bonne conscience ». Bien sûr entrer guillemets la bonne conscience.

Et c’est peut être ce souhait de toujours vouloir garder bonne conscience qui me fait me retrouver pris dans des engrenages. C’est donc bien mon comportement qui l’induit.

Cordialement merci.

MARY
MARY

Bonsoir Stéphane,
J’aurais accepté de garder cet enfant peut être parce que j’aurais été prise au dépourvu et parce que je sais ce que c’est qu’être débordée par le travail, parce que je suis mère et grand-mère, parce que j’aime me rendre utile. J’aurais marché comme cette dame, j’aurais paniqué comme elle et j’espère que j’aurais su en rire de soulagement et de moi.

Jacques
Jacques

Bonjour
Je comprends qu’il s’agit d’une leçon d’apprentissage du discernement.
Dépêches toi de nous expliquer car on a hâte de savoir comment s’y prendre.
Les cas sont fréquents au quotidien.
Merci

xavier
xavier

Je vais tenter de répondre aux questions du jour sur cette vidéo.
– Il me semble que ce qui pousse la passante à accepter de garder l’enfant, c’est pour accepter de rendre le service qu’on lui demande. Dans ce cas, c’est effectivement un instrument de manipulation ; mais je n’en conclurais pas que toute demande de service soit manipulatoire, quoique, souvent peut être …
– Si je comprend la deuxième question, il y a un changement dans la réponse de l’équipe au moment d’arrêter la manipulation, c’est de dire la vérité. Mais auparavant le changement est venu de l’enfant, quand il est devenu “désagréable”. L’esprit convivial du service à rendre en prenait un coup. Un autre changement est intervenu quand les comédiens ont mis en échec sa raison et son savoir (qui était la mère qui avait confié son enfant).
– la questions 3 suggère que la victime a cessé de percevoir les réalités à la portée de ses sens. Je ne vois pas celà. Elle a bien vu que la réalité qu’on lui présentait était différente de celle qu’elle connaissait. Les deux étaient inconciliables, mais ne reconnaissant pas la “vedette” qui jouait la policière, je ne vois pas quel indice perceptible aurait pu l’éclairer.
– question 4 … La victime s’enfonce dans un scénario improbable … Je ne vois pas cela non plus, ce n’est pas elle qui me parait actrice de l’enfoncement qu’elle subit ; celui ci est construit par une équipe organisée dans ce but. C’est pour cela que l’on peut légitimement parler de “victime” : une intervention extérieure, suffisamment forte et déterminée, est en mesure de la mettre en situation impossible à accepter sans renoncer à ses valeurs (j’ai la responsabilité d’un enfant et je l’assume).
Oui ce genre de situation m’est arrivé. J’avais plus de responsabilité que cette femme pour m’être mis dans une situation difficile, mais j’ai rencontré une volonté suffisamment forte et déterminée pour me mettre dans une situation impossible à accepter. J’appelle cela de la violence.
Je suis sorti de la situation mais j’en vis encore les conséquences, psychologiques et matérielles.
A la fin de la manipulation, la victime continue d’abord de se retourner, se cacher … plus tard elle fait encore un geste de la main pour se cacher la figure. Cela répond il me semble à un besoin de s’isoler pour se retrouver, retrouver son intégrité. L’actrice lui propose, et elle accepte, un câlin. Cela répond à un besoin d’affection, exacerbé par le malaise vécu. Enfin, le troisième besoin que j’identifie est celui de parler, d’exprimer son point de vue.

Bon et bien j’ai été assez scolaire dans mes réponses, Stéphane me propose une grille de réflexion et je m’en sert. J’ai encore l’impression qu’il voulait nous dire autre chose, donc j’apprendrai encore lorsqu’il me surprendra en le révélant.
J’ai l’impression que cela va tourner autour de la question de responsabilité … Même dans une situation construite de manipulation ? J’attends la suite !

Laetitia
Laetitia

Bonsoir,
Je crois pour ma part que la manipulation la plus efficace, la plus douloureuse est celle que l’on se fait soi-même. Au lieu d’y voir clair et d’en sortir rapidement des biais nous en empêchent et l’on s’enfonce, surtout lorsqu’on remplace la responsabilité par la culpabilité.

Laetitia

Florence
Florence

Bonsoir Stéphane,
“Pensez-vous qu’une situation équivalente pourrait exister sans aucune volonté malicieuse ?”
Si par “situation équivalente” tu parles de l’état de stress de cette femme alors oui je pense qu’en partant sur des prémisses fausses on peut se retrouver “pour rien” dans une situation qui parait insoluble.
Ca part souvent d’une incompréhension de ce que l’autre dit, du niveau de sa demande.
Par exemple, on me demande de réfléchir à tel sujet pour la réunion de demain. Je suis capable de me mettre la barre très haut, de penser qu’il faut que je sorte plein d’infos, d’arguments, d’exemples. La quantité de boulot à produire en peu de temps me semble énorme (vu ce que je me demande, ça l’est !), j’ai le sentiment que je n’y arriverais pas, ça me stresse, plus je me stresse moins je suis efficace pour trouver des trucs pertinents et qui me donnent satisfaction, la mayo monte toute seule, je commence à en vouloir à celui qui m’a demandé ça, à lui reprocher de ne pas m’en avoir parlé plus tôt. Le lendemain j’arrive à la réunion dans un état pas serein du tout, tout ça pour enfin comprendre qu’il fallait simplement pondre 5 lignes à discuter en réunion.

Plus l’engagement de départ est fort, plus il est difficile de s’en sortir.
On n’arriverait pas dans mon exemple ou dans la vidéo au même résultat en agissant par étape : Si la mère avait commencé par une demande simple genre “avez vous l’heure”. Puis par “pourriez vous me tenir ce paquet pendant que je cherche mes clefs”. Puis par “pourriez vous me preter votre téléphone, je n’ai plus de batterie”, il est très probable que cette femme l’aurait envoyée paître quand elle lui aurait demandé de garder le gamin. (et ce sera quoi ensuite ?)

Le résultat n’aurait pas été le même non plus si elle lui avait demandé de garder son chien. Un gamin, ça engage. A part quelques cas sociaux, n’importe qui voyant un gamin traverser sans regarder interviendra si il sent un danger. On se sent collectivement responsables de “nos” enfants. C’est un comportement qui n’est pas propre à note espèce, c’est très instinctif et animal.
Est-ce qu’elle aurait pu refuser ? Peut être, mais je pense que la majorité des gens auraient accepté, avec un sentiment de contrainte plus ou moins grand, avec le sentiment plus ou moins net de se faire manipuler.
Une fois qu’elle a accepté, qu’elle a donné son accord, même si en réalité on lui a forcé la main, elle se sent responsable.

Tant que les données sont cohérentes, même si le gamin est odieux, elle garde relativement son calme. Ce qui lui fait péter les plombs c’est quand la première mère dit qu’elle n’est pas la mère. A la limite elle peut encore trouver une explication au reste (le gamin peut se foutre d’elle, la seconde mère jouer un jeu pervers). Mais elle SAIT que c’est cette femme qui lui a confié l’enfant. Et quand l’autorité lui donne raison contre elle, ce n’est plus possible.

L’annonce de la supercherie est une ouverture de soupape : ouf je ne suis pas folle. Je pense que c’est ça le stress le pire dans cette histoire : soit le monde a changé de référentiel, je dois avoir été transportée dans une autre dimension, soit je suis devenue folle. Sinon comment réconcilier le début et la fin. Et comment vais-je m’en sortir puisque je ne suis pas dans la même vérité, la même dimension que ces deux femmes et cet enfant, mais surtout que ces flics. La révélation réconcilie d’un coup son monde intérieur avec le monde extérieur. Ouf. La tension tombe. Le reste pour moi (la télé, la vedette, les calins) n’est qu’un renforcement du soulagement. Elle est de nouveau entière. La perception de tout le monde est la même. Elle peut reprendre sa route en même temps que ses esprits.

Et dans une relation, sans aucune malignité, on peut ainsi sur une incompréhension se retrouver dans une situation qui va beaucoup trop loin. Comme dans une dispute. Ca part d’un rien et si on n’y fait pas attention, par simple effet d’escalade on peut se retrouver à dire ou à entendre des choses déconnectées de la situation de départ. Peu de chances hélas dans ce cas là que la télé débarque en disant surprise sur prise ! Les réconciliations sur l’oreiller servent à quitter le mode verbal pour retrouver un mode beaucoup plus animal et fort utile dans ce cas là 🙂