Le jour où j’ai vexé ma grand-mère

Je devais avoir 8 ou 9 ans et je passais quelques jours chez ma grand-mère, à la campagne. Ce temps au plus proche de la nature m’apportait à chaque fois une joie et une énergie indescriptible.

Seule enfant de la maison, j’étais chouchoutée et ma grand-mère passait beaucoup de temps à cuisiner pour le plaisir de tous. Alors qu’elle passait les pommes de terre au presse-purée pour le repas du midi, je me suis entendue dire avec toute l’énergie et l’enthousiasme qui me caractérisaient :

– Oh, j’adore la purée ! À la maison, on mange de la Mousseline !

Je me suis décomposée intérieurement à mesure que les mots sortaient de ma bouche : je savais, j’avais pressenti que j’aurais mieux fait d’être en ce moment même en train de me suspendre à mon arbre favori. Ça n’a pas loupé. Elle a levé les yeux vers moi, a stoppé ce qu’elle était en train de faire et a affirmé (très haut et très fort) :

– Ah non ! Mousseline, ce n’est pas de la purée ! Ça, c’est de la purée !

D’un point de vue objectif, la purée déshydratée et la sienne peuvent toutes deux être nommées “purée”. De son point de vue, subjectif, seule la purée entièrement faite maison pouvait prétendre à cette appellation. Sa purée, sa création, est la seule qui a de la valeur ! Les efforts fournis pour choisir les pommes de terre, les éplucher, les cuire, les passer au presse-purée sont incomparables à quelques flocons réhydratés.

Sans le savoir à l’époque, je venais de vivre une magnifique expérience de psychologie sociale qui vient confirmer ce que nous vivons toutes et tous à différents moments de notre vie et à différents degrés.

Nous sommes tous biaisés !

Si le «Do It Yourself» (Faîtes Le Vous-même) a autant le vent en poupe ces dernières années, c’est en raison d’un biais nommé l’effet Ikea. Il se manifeste par le fait de valoriser ce que l’on a construit de ses propres mains et par l’effort personnel fourni pour cela. La métaphore concernant Ikea, vient du fait que beaucoup de gens qui montent leurs meubles étape par étape, et le voient se compléter sous leurs yeux, pensent vraiment, une fois l’oeuvre achevée, que leur commode Gübruüuk est un modèle unique… Or dans le monde extérieur (c’est à dire celui qui se situe hors de leur tête), il y une multitude de commodes Gübruüuk strictement identiques…

Vous pensez que vous avez une bonne immunité contre ce type de leurre ? C’est ce que je croyais moi aussi… Mais il faut se rendre à l’évidence : mes tartes aux pommes et mes fondants au chocolat sont sans commune mesure avec ceux du commerce… Et je ne vous permets pas d’en douter !

Même si vous ne vous essayez pas à la couture, même si vous ne fabriquez pas votre propre lessive, même si vous n’êtes pas adepte de l’origami, l’effet Ikea prend parfois des formes plus fourbes et viendra biaiser votre esprit… L’effet Ikea est là !

Dans le monde professionnel :

  • Julie est salariée. Une restructuration menace son poste. Elle se bat corps et âme pour le sauver, et elle y parvient ! Cependant, bien que cet emploi ne lui corresponde plus vraiment, elle a le sentiment qu’il est parfait pour elle en raison des efforts déployés pour le conserver.
  • Nicolas a créé une entreprise à partir de rien. Pour développer son affaire, il a passé un temps précieux et a consacré une énergie impressionnante. Il s’est personnellement endetté lorsqu’elle était à la limite de la liquidation judiciaire. C’est pour cette raison qu’il a été anéanti lorsque le juge, puis le liquidateur ont déclaré qu’elle ne valait rien ! Elle était cuite, et elle allait passer dans le presse-purée comme des milliers d’autres entreprises cette semaine-là…
  • Émilie a développé un super logiciel pour son entreprise. Mais voilà que TotoSoft vient de sortir un logiciel bien meilleur, qui couvre non seulement les besoins auxquels elle a pensé, mais propose des innovations à couper le souffle… Émilie s’accroche à son logiciel car l’effort qu’elle a fourni lui laisse croire que le sien est meilleur.

Dans la vie personnelle :  

  • Laurent a construit une relation avec difficulté, et chaque jour il doit relever de nombreux défis pour la maintenir. Même si elle ne lui apporte aucun bonheur, il s’y accroche…
  • Kim surévalue financièrement son oeuvre parce qu’elle lui a donné du fil à retordre. Mais au seuil de la vente elle lui réattribue une valeur telle, que les acheteurs potentiels finissent par se sauver…
  • Christelle met régulièrement de l’argent dans une tirelire afin de s’offrir un voyage à Tahiti. Elle persévère durant des années en se privant de bien d’autres choses tentantes. Même si elle part en voyage organisé identique à celui que François a gagné dans un concours Meule d’Or, Christelle aura le sentiment d’être au Paradis, tandis que François sera en Polynésie Française…

Il est difficile de se défaire de ce biais, comme de beaucoup d’autres. La raison est simple : c’est ce qui nous rend humains ! Un robot n’a pas de biais, il est programmé pour être le plus efficace possible. Mais pour un être-humain, renoncer à un biais, c’est renoncer à sa part d’humanité… La proposition du coaching n’est donc pas de se débarrasser de tous ses biais en se disant qu’on est idiot ! Bien au contraire, l’idée est de vous servir des biais auxquels vous êtes sensibles pour vous motiver ! Il y a différentes techniques (en fonction des biais), mais l’idée est toujours la même : trouvez la VALEUR que ce biais veut mettre en évidence, et sublimez cette VALEUR.

Le fait d’avoir conscience de l’existence de ce biais (et de beaucoup d’autres) est important notamment lorsque l’on se questionne sur ce qui a de la valeur à nos yeux, sur la direction que l’on souhaite donner à notre vie ou dans un processus de prise de décision.

Servez vous de vos biais !

Si l’effet IKEA peut être un frein, il est également, comme tout biais cognitif, un outil dont on peut se servir s’il est utilisé consciemment. Faîtes en un allié qui, sous contrôle, permettra un passage à l’action plus pertinent.

En formation

Si vous suivez une formation, prêtez toute votre attention aux formateurs qui vous proposent des exercices personnalisables. Ils utilisent l’effet Ikea pour vous motiver afin de donner du sens à ce que vous apprenez. En réalité le résultat obtenu suite à votre implication n’a aucune valeur hors des murs de la salle de formation, mais plus votre adhésion à l’exercice sera grande plus le concept sera ancré en vous. Cet apprentissage-là est sans commune mesure avec des concepts livrés clefs en mains.

De la même manière, dans le Développement Personnel, usez et abusez de l’appropriation. Construisez vos solutions et adaptez les outils proposés selon ce qui vous convient le mieux, en fonction de vos besoins. Par exemple, beaucoup de gens pensent que commenter un article n’est nécessaire que si on veut établir un contact avec l’auteur (en posant une question par exemple). Mais en pratique, un commentaire qui relate une expérience personnelle (déjà opérée ou qui reste à tenter) a un effet sur SOI. Vous avez donc bien plus de choses à VOUS dire que vous ne pensez.

Avec vos enfants

Vous souhaitez que vos enfants mangent des légumes plus souvent ! Alors, laissez les être créatifs et acteurs dans la préparation des repas. Bon, ça reste des légumes alors il faudra être patient et adapter vos exigences en termes de quantité ingérée. Mais, si vous les laissez décorer leur pizza avec des légumes préalablement découpés, ils en mangeront davantage que s’ils n’avaient pas pris part à cette conception. Attention, les expériences menées sur ce sujet démontrent que l’Effet Ikea s’applique seulement à partir de 5-6 ans. Avant, il faudra user d’autres techniques, comme faire l’avion 🙂

La Gestion de votre temps

Vous souhaitez mieux organiser vos journées, vos semaines, votre avenir ? Alors, cessez de parler de la gestion DU temps pour vous orienter vers la Gestion de VOTRE Temps. Si vous vous surprenez à utiliser votre agenda de travers (donc en biais), en ajoutant des cadres et des post-it, ou en tentant, tant bien que mal à caser des choses qui ne sont pas pré-imprimées en «standard», alors il vous faut un outil spécifique : construisez votre propre Gestion du Temps !. Le Bullet Journal est l’outil idéal des personnes qui ont conscience que leur temps est leur capital le plus précieux. Cet outil (et toutes les techniques qui vont avec) vous permettra d’accorder davantage d’attention à votre temps : vous allez concevoir une pièce unique, la vôtre !

A vous de jouer

Il est temps pour moi de cesser ces propositions prémâchées pour vous inviter à explorer vos propres effets Ikea : commencez par reconnaître le biais, non pas pour le rejeter, mais pour identifier la valeur à laquelle il veut vous connecter… Derrière le symbole que votre biais tente de défendre tant bien que mal, vous trouverez la chose symbolisée, celle vers laquelle tout votre Être aspire…

Si vous avez le sentiment qu’en montant un meuble Ikea vous venez de faire quelque chose d’exceptionnel et d’unique, il y a de fortes chances qu’en fabriquant réellement un meuble unique, vous viviez un moment extraordinaire. Vous avez l’âme d’un menuisier, voire d’un architecte d’intérieur, et les meubles en bois mélaminé biaisent votre esprit pour vous permettre de garder le contact avec quelque chose qui (apriori) est inaccessible.

En identifiant le biais qui vous leurre, vous pouvez transcender votre vie. Il pourrait s’agir d’une réorientation de carrière comme d’une simple attitude qui améliore votre relationnel… Ce qui va ajouter de la couleur à votre existence, c’est l’identification de votre biais intérieur, puis l’énergie que vous mettrez pour faire apparaître quelque chose que le monde extérieur trouvera incontestablement unique !

Aujourd’hui, il me paraît évident que la purée Mousseline ne mérite pas l’appellation de purée si je dois la comparer à celle de ma grand-mère… Le moindre grumeau d’une vraie pomme de terre qui échappe au presse-purée a beaucoup plus de charme (et de goût) que 3 flocons collés qui n’ont pas fondu correctement et qui vont rester en travers de la gorge… Evidemment, ce que je dis-là n’est valable que si la cuisine faite maison est une VALEUR.

Je vous invite à commenter ci-dessous en livrant ce qui vous vient facilement à l’esprit et qui pourrait améliorer votre quotidien suite à une simple prise de conscience, sachant que si vous avez un projet ambitieux qui mérite un accompagnement professionnel, Stéphane comme moi sommes à votre service pour entrer dans les méandres des biais qui sont à la hauteur de votre génie.

Isabelle Fribourg

L’aversion à la perte

Tout d’abord, un grand merci aux 182 personnes qui ont répondu à ma petite enquête. Avec une telle participation, on peut parler de TENDANCES, et elles sont clairement affichées dans la vidéo ci-dessous.

Je vous propose de visionner cette vidéo pour faire connaissance avec l’aversion à la perte, puis de me laisser un commentaire.

Si vous avez participé à l’enquête, vous pouvez sauter les 5 premières minutes.

Une fois la vidéo lancée, vous pourrez cliquer sur le carré en bas à droite, pour la voir en plein écran

Jugement hâtif

Ce mois-ci, nous allons parler de «biais de jugements». D’une certaine façon, ça a déjà commencé avec l’excellent article d’Isabelle intitulé «Rien ne dure 5 minutes», puisqu’il y est question de jugements hâtifs quotidiens, qui peuvent nous faire perdre des dizaines d’heures par semaine.

Mais si les articles pratico-pratiques sur la gestion du temps permettent de gagner quelques heures par semaine grâce à une technique, les apports en matière de psychologie cognitive et comportementale, peuvent nous faire gagner plusieurs années de vie grâce à une attitude.

Pour illustrer ce que je viens d’écrire, Je vous propose un «cas de coaching» qui date d’environ 8 ans. Ma cliente était une femme au caractère bien trempé qui dirigeait son équipe de façon tyrannique selon certains… Sa Direction voulait lui payer un coaching afin qu’elle prenne conscience de son degré d’agressivité. Bien évidemment, elle ne voulait pas en entendre parler ! Elle était, selon elle, exigeante à la hauteur des responsabilités qu’on lui confiait. Et si le turn-over était si important dans son Service, c’est parce que sa Direction faisait appel à un cabinet de recrutement qui lui envoyait des «bras cassés» !

Je lui ai suggéré un entretien de 20 minutes en face à face pour faire connaissance. Elle a accepté sans grande conviction. Dès les premières minutes, après m’être présenté, je lui ai proposé de me raconter une expérience personnelle récente qui l’avait choquée et révoltée. Sans hésiter, elle m’a livré que la veille de notre entretien, en emmenant sa fille au manège communal, elle a été affectée par une succession de scènes qui l’ont profondément choquée. Voici l’histoire :


Un homme d’une trentaine d’années, tatoué sur environ 20% de la surface de son corps, s’appuyait avec ses coudes sur la poussette de son fils, tandis que sa femme, d’une beauté rare et à l’allure fragile, portait avec difficulté 2 gros sacs de provisions.

Arrivés à hauteur du manège, l’homme s’affala sur l’une des chaises réservées aux parents, tandis que sa femme posa ses deux sacs et accompagna son enfant jusqu’au petit camion de pompiers. Elle l’assit juste à côté de l’écureuil, qui semblait ravi de retrouver son copain pour un tour, puis elle retourna près de son mari qui l’observait avec ses grands yeux globuleux, en baillant…

A la fin du tour, elle regarda son homme d’un air interrogateur. Il leva les yeux au ciel, puis il daigna se lever afin d’aider son fils à changer de place pour son deuxième tour de manège. Lorsque l’enfant vit arriver son père, il lui tendit les bras pour être porté, mais ce dernier lui lança un rictus de dégoût avant de le prendre nonchalamment par la main pour l’emmener vers le cheval blanc… L’enfant monta seul en s’agrippant à tout ce qu’il pouvait trouver. Il finit par s’asseoir et trouver son équilibre. Le père retourna mollement vers son siège, où il s’assit encore en tendant les jambes pour montrer ses mollets saillants, et en frottant son crâne rasé.


Ma cliente m’a dit qu’elle avait envie de se lever et de gifler cette caricature de père ! Elle voulait crier à la jeune maman : «Trouvez-vous un autre homme, plus digne de la vie qui lui est offerte : une femme belle, douce, active, attentionnée, et un petit garçon adorable… Que d’hommes gratifieraient la vie face à un tel cadeau !».

Pour conclure ma cliente m’a dit qu’elle a fait un effort incommensurable pour ne pas balancer ses 4 vérités à cet individu, mais qu’elle n’a pas manqué de le fusiller du regard.

Je l’ai remerciée pour son histoire, et tout en la raccompagnant, je lui ai dit de surveiller ses e-mails, car j’allais lui envoyer une proposition…

Voici ce qu’elle a reçu dès le lendemain matin :


Bonjour Madame N,

A mon tour de vous raconter une petite histoire :

En sortant de la supérette les bras chargés, Frank fut pris d’un malaise violent. Il savait que ce vertige devait arriver avec toutes les nausées qui l’accompagnent : il venait de subir sa troisième chimiothérapie et en connaissait les effets. Frank espérait toutefois que le moment du «grand dégoût» lui laisserait un sursis, le temps de tenir la promesse qu’il avait faite à son fils : l’emmener faire du manège.

Tentant de se ressaisir, Frank perdit l’équilibre à trois reprises. Julie, sa femme, lui proposa de s’agripper à la poussette et porta les deux sacs tout au long du chemin. Arrivés à hauteur du manège, Frank s’écroula sur un siège. Julie laissa son mari souffler, accompagnant son fils pour le premier tour. Elle l’assit dans le camion de pompiers juste à côté du petit écureuil, puis elle retourna s’asseoir à côté de son mari.

Lorsque le tour fut terminé, elle regarda Franck d’un air complice, lui envoyant toutes ses belles énergies : c’était le moment pour lui de tenir sa promesse. Il rassembla ses forces, et tout en regardant le ciel pour y trouver de l’aide, il se redressa ! Sa prière fut exaucée : il trouva la force de rejoindre son fils. Le petit lui tendit les bras, et pour un instant, pour un instant seulement, Frank crut qu’il pourrait le porter et le faire virevolter jusqu’au cheval blanc.

Un reflux gastrique vint lui rappeler son sort… Tout en retenant son envie de vomir, il tendit la main à son fils esquissant un sourire forcé que le petit Alexandre commençait à reconnaître… Courageux, le petit montra à son père qu’il pouvait se débrouiller seul tant que celui-ci posait son regard sur lui ou lui tenait simplement la main…

Si Frank put retourner s’asseoir sans vaciller, ce fut grâce à cet exploit de son fils. Mais en s’écroulant à nouveau sur son siège, il ne put mesurer si ce petit séjour dans le monde des vivants était une victoire ou un échec. Il mit sa tête entre ses mains, puis il frotta son crâne. Après quelques secondes, il leva lentement les yeux défiant un vertige probable, et croisa le regard d’une femme qui le dévisageait méchamment. Il comprit alors qu’il venait d’échouer…


Le jour-même, j’ai reçu un message de Madame N., me disant qu’elle était prête pour son coaching.

Lors de notre première séance, elle m’a dit que mon histoire l’avait bouleversée ! Elle savait que c’était une technique de coaching et avait parfaitement conscience que j’ai inventé mon histoire à partir de la sienne. Mais ma version lui paraissait tellement plus probable ! Lorsqu’elle se repassait les images vécues dans sa tête, elle ne voyait plus l’histoire qu’elle se racontait. Elle voyait la mienne comme une évidence !


Voilà… Vous avez un aperçu de ce qu’est un biais de Jugement.

Vous en avez certainement ! C’est humain… Je ne sais pas lequel de ces biais empêche tant de gens de participer à l’émission «Des livres et vous», mais grâce à un commentaire (un seul pour l’instant, celui de Véronique, que je remercie), j’ai une piste intéressante :

Le titre «Des livres et vous» fait penser à une émission dans laquelle je présente des livres, afin de vous convaincre de les acheter. Le jugement porté sur cette émission, avant même de l’essayer, est que ça risque d’être aussi ennuyeux qu’une suite de teaser de type «téléachat».

Véronique, et probablement d’autres personnes sont loin, mais alors très loin de la réalité. Il y a là un biais terrible que je voudrais rectifier, quitte à changer le titre de l’émission (dont le jeu de mot m’a séduit, mais je préfère jeter le titre plutôt que l’émission). Alors si vous n’avez jamais participé à ce webinaires, je vous propose de prendre l’un des titres ci-dessous. Celui qui vous plaît le plus, et de vous inscrire à l’émission qui vous plaît !

C’est parti :

  • Pépites de coaching
  • Passage éclair au pays des synchronicités
  • Quand Stéphane se prend pour Madame Irma…
  • Auto-Coaching Show-Time !
  • A prendre et à laisser
  • Une nouvelle vision de la Chance
  • Autorisez-vous à faire des choses simples
  • Préciosités à gogo !
  • Eclairages…
  • Un choix, mille magies…
  • Petites soirée entre auto-coachs

Choisissez votre émission, et :

Inscrivez-vous !

A ce soir,

Stéphane SOLOMON

Rien ne dure 5 minutes

Jeudi dernier, j’avais rendez-vous avec Stéphane à 14h, via Skype Vidéo. 

À 14h03, je reçois ce message écrit : “14h10…”. Je comprends par ce nouvel horaire qu’un léger contretemps est apparu. Parfait, je file me préparer un café et je profite de ce temps supplémentaire pour lire quelques lignes de mon livre en cours, Les 7 Lois du Changement de Maxime Coignard. 

La sonnerie de Skype me sort de ma lecture et tout en acceptant l’appel, j’observe l’heure : 14h20. 

Il l’a encore fait ! 

“Voyons, Stéphane, pourtant tu sais bien que rien ne dure 5 minutes !”

Bon, je reconnais, ça m’arrive souvent aussi… et je suis certaine que cela vous arrive à vous également :

  • J’en ai pour 5 minutes !
  • Attends 2 secondes, j’en ai pour 5 minutes et j’arrive !

Reconnaissez que cette dernière est magique : à sa seule lecture, tout un chacun sent bien qu’il y a poisson sous cachalot (ou anguille sous roche, au choix !)

Nous avons tous tendance à dire ces phrases et à plus ou moins y croire ! 

Mieux, nous nous le disons aussi à nous-même :

  • Je le ferai quand j’aurai cinq minutes
  • Je ferai ça à l’occasion
  • Je le ferai au passage

Le Time Log (ou le journal du temps)

S’il fallait vous convaincre, vous pouvez vous auto-évaluer avec la technique du journal du temps (Time Log). C’est tout simplement une grille découpée en tranche horaire. Le principe est de reporter chaque activité terminée ainsi que sa durée au fur et à mesure que la journée se déroule. Vous pouvez utiliser un code couleur pour chaque catégorie (loisir, travail, administratif, transport, tâche ménagère,…) ou tout autre technique qui vous convient. Le soir, vous pourrez ainsi observer précisément ce que vous avez fait de votre temps et à la fin de la semaine, vous aurez une vision plus claire sur le contenu et la durée de chaque catégorie et de chaque activité. 

Il s’agit d’un état des lieux de l’utilisation de votre temps. L’idée n’est pas de se juger mais, grâce à ce constat objectif et palpable, de mieux se connaitre. Ensuite, si besoin, il est possible de mettre en place une rééducation. Cette photographie des habitudes est comparable notamment à celle que l’on fait avant de débuter un régime alimentaire : les personnes notent sur un carnet tout ce qu’elles mangent dans une journée de manière exhaustive et sur plusieurs jours. Ensuite, le nutritionniste peut mettre en évidence les catégories : calories, glucides, lipides, protéines,… Fort de cette prise de conscience des quantités ingérées une rééducation alimentaire peut débuter. 

Dans le cas présent, tenir un journal du temps aurait pour objectif une prise de conscience que “Oui, c’est vrai, rien ne dure jamais 5 minutes !“. Enfin, sauf pour les toutes petites tâches que vous maîtrisez parfaitement parce que vous les avez exécutées des centaines de fois, comme sortir le lave-vaisselle, aller chercher le courrier, arroser les plantes du bureau… Elles sont tellement automatiques que vous pouvez les exécuter tout en pensant à autre chose (c’est une bonne façon de les reconnaître). Vous pouvez dresser une liste de ces «tâches sans surprise» (spécifiques à chacun).

Le temps caché

Mais en dehors de ces tâches dont la liste est plus ou moins grande selon votre expérience, il y a des actions qui nécessitent une bonne présence d’esprit, de l’inventivité et une capacité d’adaptation. Celles-ci, malgré des apparences simples, ne durent jamais 5 minutes.

Prenons l’exemple d’un e-mail à écrire. Facile ! L’écriture en elle-même est estimée à 5 minutes. Mais à moins d’avoir l’habitude d’écrire ce genre de courrier, vous verrez que la différence entre le temps prévu et le temps réel va vite se creuser : À différents moments, vous vous reprendrez pour vous assurer que votre correspondant comprendra ce que vous souhaitez lui dire. Puis vous constaterez qu’il faut ajouter un justificatif. Au meilleur des cas, vous l’avez déjà en version numérique dans un dossier. Mais s’il faut le numériser, ce temps viendra s’ajouter «aux 5 minutes» prévues. Puis vous vous direz qu’il est préférable de convertir votre document en PDF pour mettre toutes les chances de votre côté… Comme l’appareil sur lequel vous travaillez ne peut pas faire cette conversion, vous transférez le document sur un autre poste pour faire ce travail…

Enfin, au moment de l’envoi du mail, il se peut également que vous n’ayez plus l’adresse exacte de votre interlocuteur ou bien que celui-ci soit en vacances et vous devrez alors partir en quête d’un nouveau destinataire. Nous pourrions imaginer des contraintes extérieures : le téléphone sonne, un colis est livré, le chat vomit, la souris ne fonctionne plus… C’est le temps caché : il y a toujours du temps caché ! 

Mais alors, que faire ?! 

L’erreur commise par notre subconscient est de considérer que l’unité temporelle pour une tâche est de 5 minutes. Ceci vient probablement du fait que nos horloges («à l’ancienne» dirait mon fils de 14 ans) divisent l’heure ou 12 unités de 5 minutes… Ainsi, si une tâche dépasse les 5 minutes prévues, nous passons à 10 minutes prévues, puis à 15 minutes, etc. Il est rare d’entendre «J’en ai pour 12 minutes !».

La clé, pour une bonne rééducation, est de considérer que l’unité temporelle de base n’est pas 5 minutes mais 20 minutes ! En d’autres termes, pour toutes ces tâches qui nécessitent de l’attention ou de l’improvisation, si vous n’avez pas 20 minutes devant vous, ne les exécutez pas immédiatement, et planifiez un vrai moment dans la journée où vous aurez ces 20 minutes.

Oui, mais et si j’ai fini en moins de 20 minutes ?!

Si vous avez bloqué 20 minutes pour écrire votre mail et qu’au final, en 12 minutes, c’est terminé, alors là, vous pourrez effectuer une action dont vous connaissez précisément la durée (une action automatique sans aucune surprise potentielle – je vous ai suggéré d’en faire la liste plus haut) 

Et si j’ai une tâche qui, je pense, va durer 30 minutes ?

Dans ce cas, en appliquant le postulat que l’unité temporelle de base est de 20 minutes, il convient de bloquer 40 minutes pour cette tâche précise. Et, si son exécution dure effectivement 30 minutes (bravo, c’est bien évalué !), alors, vous pourrez piocher dans votre liste d’actions très courtes et sans surprise..

Mais, euh… et pourquoi 20 minutes ?!

Jusqu’aux années 90, pour les personnes formées à la Gestion Du Temps qui appliquaient les bonnes pratiques à la lettre, l’unité d’évaluation était de 10 minutes. Or, c’était une époque où les gens étaient volontairement moins polyvalents. Par exemple, les dirigeants et les cadres écrivaient rarement une lettre. Ils la dictaient à leur secrétaire qui se chargeait de gérer les détails chronophage. De plus, aujourd’hui nous sommes plus réceptifs aux interruptions potentielles : open-space, notifications diverses, téléphones portables… C’est comme si notre cerveau se disait en permanence «Sois attentif ! Il se pourrait que quelque chose sonne !». C’est pour cette raison que les personnes qui savent se déconnecter pendant quelques heures par semaine, sont beaucoup plus efficaces.

J’imagine que si j’étais seule dans un gite rural, sans attention particulière pour le monde qui m’entoure, j’aurais écrit cet article 2 fois plus vite ! Connaissant le problème, j’ai réservé 2 fois plus de temps que ce que j’ai imaginé au départ. Ça me permet de terminer sans stress…

Mais ça, c’est un autre sujet.

Isabelle

PS : Ce qui m’étonne de la part de Stéphane, c’est que lors de notre rendez-vous à 14h00, sachant qu’il entamait une tâche, il m’ait dit «14h10» au lieu de «14h20».
Serait-il resté coincé dans les année 90 ?

Une grande leçon dans un petit psaume

Saviez-vous que le Roi David était mon ancêtre. Je ne dis pas ça pour me flatter d’être de sang royal (bon… quand-même un peu), mais pour vous parler de l’une de ses œuvres : les psaumes du Roi David ! Et plus particulièrement du premier psaume.

Si vous lisez la fin de ce psaume en français, vous lirez comme traduction :

«car l’éternel protège la voie des justes, mais la voie des méchants conduit à la ruine».

C’est joliment écrit, mais une traduction plus littérale dirait plutôt ceci :

«Car l’éternel reconnaît la voie des justes et la voie des méchants est perdition».

Avec ce texte (plus proche de l’original et sans ponctuation), on peut faire quelque chose d’intéressant :

Si je ne lis que le début, j’entends :

– Car l’éternel reconnaît la voie des justes et la voie des méchants

Ce qui signifie que si je pars avant la fin, je vais conclure qu’en me comportant comme un juste, je vais avoir la même reconnaissance divine qu’en me comportant comme un méchant…

Et si je ne lis que la fin, j’entends :

– La voie des justes et la voie des méchants est perdition

Ce qui signifie que si j’arrive en retard, je vais conclure qu’en me comportant comme un juste, je vais avoir la même sanction qu’en me comportant comme un méchant…

Les commentateurs de cette phrase, qui n’est pas formulée de façon habituelle (alors que mon ancêtre savait très bien s’exprimer) en déduisent que la formulation est volontaire, et signifie ceci :

Lorsque tu entres dans un contexte à forte valeur existentielle, si tu arrives en retard ou si tu quittes les lieux avant la fin, tu ne peux saisir qu’un message partiel. Dans certains cas, cette partie du message (que tu pourras jurer avoir entendue), sera contraire à ce que l’orateur ou l’auteur voulait faire passer…

Sans cette partie révélatrice, ils doivent être sacrément interpellés, voire tourmentés, voire agacés… Du coup, avant de changer de sujet, voici une délicate attention, un rappel à la lecture :

Le sentiment de Légitimité

Le Sentiment de Légitimité

Bien !

Il est temps pour moi de vous révéler une technique qui donnera un formidable élan à votre Sentiment de Légitimité. Attention ! Ça va être costaud : après avoir écrit plus de 10 pages (6 heures de rédaction) j’ai fait un travail de synthèse pour vous livrer l’essentiel en moins de 3 pages.

Ne considérez donc pas que ces quelques paragraphes ne valent que 3 minutes de lecture rapide… Il y a beaucoup de choses à prendre (et à laisser) dans ce qui suit :

L’histoire de Néo

Néo fait le «navrant constat» que les postes à responsabilité de son entreprise sont tenus principalement par des camarades de promo de la même école de commerce. Il va ruminer intérieurement à propos de cette injustice pendant des années. Il va même profiter de pauses devant la machine à café, pour en parler avec des collègues déçus de vivre des déconvenues :

– Ton projet était super, mais cette boite est dirigée par des incompétents qui font du copinage en haut lieu !

Nous sommes d’accord que Néo n’accorde aucune Légitimité (de diriger) à ses dirigeants. Mais voilà qu’un jour, Néo reçoit une lettre inattendue de sa Direction. Il pensait qu’il était viré, mais non ! C’est le contraire : on lui propose une promotion vers un poste à Responsabilités ! La première chose qu’il va se dire est :

Où est le piège ???

Eh oui ! Pourquoi rejoindrait-il ces dirigeants de pacotille ! Et d’ailleurs, puisqu’ils sont incompétents, ils ont forcément choisi la mauvaise personne pour ce poste… Et peu importe si cette mauvaise personne est lui-même ! Il aurait dit la même chose à propos de n’importe quel autre lauréat, et il ne déroge pas à la règle. C’est alors qu’il refusera l’imposture en résistant au changement : hors de question de devenir comme eux ou de leur servir d’alibi. Evidemment, cette résistance ne sera pas exprimée de cette façon (ce serait trop facile). C’est l’inconscient qui utilisera tous types de prétextes pour ne pas aller vers…

C’est un cas de Réciprocité : le jugement que Néo porte sur «les autres» lui retombe dessus lorsqu’il devient candidat à rejoindre «ces gens-là». Il aura besoin d’un coach pour le tirer de là. Et heureusement pour lui, «les incompétents» qui tiennent les ficelles de cette  boite en connaissent un très bon…

L’histoire de Jeanne

Jeanne termine ses études, et avant même qu’elle ait le temps de chercher un emploi, son oncle lui propose de piloter un projet innovant dans sa boite. Elle prend les rênes et fait du très bon boulot, mais elle entend souvent (en particulier lorsqu’elle prend des risques) qu’elle a été parachutée-là parce qu’elle était la nièce du patron… Et comme c’est vrai, elle va commencer à douter de sa Légitimité.

À mi-chemin de la réalisation du projet, Jeanne doit rejoindre l’équipe d’une société partenaire. À sa grande surprise, son principal interlocuteur est plus jeune qu’elle d’un an. Elle ne pourra s’empêcher de penser que lui aussi a pris cette place par népotisme. Eh oui : le jugement qu’elle porte sur elle-même retombe sur cet autre dont le profil ressemble au sien. De fait, elle lui ôte sa Légitimité avant même de commencer le partenariat. Le projet périclite…

Jeanne a besoin d’un coaching ! Elle commencera par refuser, parce que le prestataire qu’on lui présente est le coach de la femme du patron ! Mais une rencontre suffit pour la rassurer : il a beau être pistonné, c’est un très bon coach. Elle n’aura besoin que de 2 séances pour se débarrasser de son «Syndrome de l’Imposteur». Puis, comme par magie, elle reconnaîtra les compétences de son jeune partenaire. Le projet reprend sa place dans la course !

Le principe de Réciprocité (parfois appelé «don / contre-don») est un sujet très complexe lorsqu’on décide d’entrer dans les méandres de la psyché. Ces deux histoires en simplifient le compréhension :

Si vous trimbalez un «Syndrome de l’Imposteur», il est possible que vous fassiez subir ça à d’autres. Et inversement, si vous vous opposez à la Légitimité des autres, ça pourrait rebondir sur vous. Pour peu que ça devienne un cercle vicieux, vous allez tomber dans le vice…

Coachings de Légitimité

C’est en recadrant les aprioris de Néo sur ses décideurs que j’ai réussi à lui rendre sa Légitimité. Le plus dur a été de trouver ce que j’appelle «La Mauvaise Histoire», parce qu’elle n’est pas livrée clefs en mains. Mais au bout de 6 séances à tourner autour du pot, j’ai compris que Néo ne supporterait pas l’idée d’être jugé par les siens (ceux qu’il allait désormais diriger). Et si ces jugements le hantent, c’est parce qu’il est à l’origine de la plupart d’entre eux. Il sait ce qu’on raconte devant la machine à café ! 4 séances de plus ont été nécessaires pour lui donner des outils permettant de faire face au jugement de gens qu’il appréciait… D’autres séances d’entretien sont prévues pour renforcer tout ça.

Jeanne considère que son jeune partenaire professionnel est illégitime. Elle le soupçonne d’avoir pris ses fonctions suite à un piston. Elle-même se sent en imposture à cause de ça, et elle projette… Cette fois ça n’a pas été difficile à trouver pour moi, car c’est un sentiment très courant chez les «fils de» ou les «filles de»… Le jugement du public est inévitable, et finit par affecter les intéressés. J’ai commencé par faire prendre conscience à Jeanne que ce qu’elle a réalisé était exceptionnel. Elle était inconsciente de sa compétence, et ce qu’elle a fait lui paraissait évident. Je lui ai également rappelé que son oncle (son patron) avait 6 autres nièces et neveux qui ont fait des études, et à qui il aurait pu faire plaisir s’il était adepte du népotisme. Il ne l’a fait qu’avec elle, parce qu’elle méritait sa place. Dès qu’elle a retrouvé sa Légitimité, son partenaire est également devenu brillant à ses yeux !

Nous sommes d’accord que rien n’a changé extérieurement. C’est dans les têtes de Néo et de Jeanne que les transformations se sont faites. La Légitimité, c’est intérieur ! Le monde extérieur influence le jugement et crée des arguments que chaque individu décide de rejeter ou de mettre en valeur pour se construire toute une histoire. Mon travail consiste à, déconstruire «La Mauvaise Histoire» qui limite mes clients, puis à reconstruire «La Bonne Histoire» qui les remet sur les rails.

Revenons à nous

Durant tout le mois de février, je vous ai titillé à propos d’une histoire. Une histoire vraie que personne ne peut contester parce que nous l’avons vécue ensemble : je vous ai présenté Isabelle comme nouvelle co-autrice de ce site, et on ne compte que 3 messages de «bienvenue à Isabelle»… À moins de vous appeler An, Frédéric ou Lise, vous n’avez pas «fait ce qui était attendu» ! Vous voici sur la sellette…

Pour rassurer certaines personnes (c’était apparemment nécessaire), je vous ai expliqué que ni moi, ni Isabelle n’étions affectés par cette situation. La Légitimité, c’est Intérieur, et nous avons tous les deux une bonne formation et une vaste expérience dans ce domaine. Donc il est inutile de s’excuser auprès de Caliméro… Tout va bien ici : cette histoire, on s’en amuse !

Mais ça n’amuse pas tout le monde ! Certains se sont dits «j’aurais dû ! C’était visiblement la chose à faire… Comment vais-je être perçu ?…», et là encore j’espère avoir réussi à vous rassurer. L’invitation était plutôt :

  1. D’évaluer l’importance de certaines choses dans votre vie : vous avez le droit de considérer que cette Newsletter n’est que récréative, et peu importe qui écrit quoi du moment que vous recevez des mails régulièrement. Dans ce cas, un auteur de plus ou de moins, un sujet de plus ou de moins, ça ne change rien ! Vive le tourisme dans Auto-Coaching.FR !… Dans cet état d’esprit, c’est congruent de rester de marbre face à l’info, car pour vous, c’est juste une info.
  2. Si pour vous, le site Auto-Coaching.FR est important, la nouvelle est importante ! C’est un vrai bouleversement. Là encore, vous avez le droit de vous en réjouir COMME vous avez le droit de ressentir une appréhension, une déception, une jalousie, une inspiration, etc. Je peux imposer des décisions mais pas des émotions. Et comme nous sommes dans un cadre d’Auto-Coaching, je vous propose une introspection concernant vos ressentis, car 3 réactions seulement suite à une telle Communication, ça mérite d’en parler.
  3. «Bienvenue à Isabelle» est une Communication Orientée Légitimité. C’est donc du côté de la Légitimité-Réciprocité que je vous propose de faire un tour. Ça ne veut pas dire que j’ai raison et que c’est forcément ça ! Mais si (et seulement si) je tombe juste, ça vaut le coup ! Jeanne et Néo vous le confirmeront, et les entreprises dans lesquelles ils travaillent aussi : se sentir bien à sa place, ça vaut vraiment le coup !

La «Bonne Histoire» contre la «Mauvaise Histoire»

Souvenons-nous que pour résoudre un problème lié à la Légitimité, il convient de remplacer une «Mauvaise Histoire» par une «Bonne Histoire»

La Mauvaise Histoire vous place au mauvais endroit et la Bonne Histoire vous place au bon endroit

Et vous savez quoi ? Je vous ai raconté une mauvaise histoire ! En d’autres termes, si l’exercice que je vous ai proposé autour de la Légitimité reste une opportunité à saisir, son énoncé est complètement tordu ! C’est un peu comme si je vous disais :

– Si vous pensez qu’une mouche à deux ailes, je vous invite à vous interroger sur votre propension à mépriser les riches…

L’exercice est intéressant, mais la raison pour laquelle je vous y invite n’a rien à voir ! J’ai pu lire dans les commentaires différentes tentatives de sortir de ce «malaise», mais seule Jacqueline a touché du doigt le fait que je devrais m’autoriser à me raconter une autre histoire :

Intriguée par mon exercice, Jacqueline a relu l’article «Bienvenue à Isabelle» pour essayer de comprendre ce qu’elle aurait loupé… À la fin de cet article, ce qu’elle a trouvé comme «appel à l’action» n’était pas de souhaiter la Bienvenue sous forme de commentaire, mais sous forme d’adhésion à l’un des deux programmes proposés.

Jacqueline a adhéré au programme payant, ce qui pour elle, est un témoignage de Légitimité, tant pour Isabelle que pour moi.

Elle a raison Jacqueline : c’était l’attente clairement exprimée !

Du coup, même en supposant qu’Isabelle me dise :

– Stéphane, je ne me sens pas légitimement à ma place chez toi… La preuve : j’ai à peine 3 messages de bienvenue

Je peux lui répondre :

– Isabelle, tu te racontes «La Mauvaise Histoire» ! Il y a 106 personnes qui ont adhéré à nos programmes communs. Ce qui nous fait 106 témoignages de Légitimité !

Je nomme donc légitimement Jacqueline comme révélatrice de Bonnes Histoires ! Dans le monde du Développement Personnel, ça pourrait être un très beau métier.

En conclusion, s’il est vrai qu’une personne qui vient de prendre ses fonctions s’attend à renforcer sa Légitimité par des avis extérieurs, cette bienveillance peut s’exprimer de différentes façons, et la meilleure reste l’action concrète alignée sur la fonction qu’elle occupe. Et là, on a une Bonne Histoire !

Allez ! Comme j’aime faire des métaphores avec La Boulangerie, je vous en fais une :


Si un boulanger s’installe dans votre ville, et qu’il se demande s’il est à sa place, à votre avis lequel de ces deux témoignages nourrira sa Légitimité ?

A. Bienvenue dans notre ville !

B. Une baguette pas trop cuite s’il vous plaît, et ajoutez-y 100 grammes de vos excellentes chouquettes !


Euh… si je m’attends à vos commentaires, ne me répondez pas par A ou B. Cette question est purement rhétorique…

A++

Stéphane SOLOMON

 

Le syndrome de l’imposteur – préambule

Avant de vous inviter à découvrir mon prochain article, j’aimerais prendre quelques précautions :

Vous avez peut-être ressenti un malaise en lisant la conclusion de ma précédente publication. Je termine mon article en m’interrogeant sur le peu de messages de bienvenue souhaités à Isabelle et je vous invite à vous interroger vous aussi sur ce silence.

J’ai conscience que ce style d’animation, qui s’appuie sur les actions des lecteurs (ou sur leur manque d’actions), peut amener une confusion. Vous pourriez avoir le sentiment que je vous juge ou que je suis excédé… Alors je voudrais rappeler quelque chose d’important :

À chaque fois que vous avez le sentiment que je vous critiques ou que je me plains, rappelez-vous qu’il y un autre prisme de lecture : un prisme qui vous invite à améliorer quelque chose dans votre vie à travers un exercice d’Auto-Coaching. Vous pouvez donc vous prêter au questionnement que je propose sans vous sentir accusé d’une quelconque façon.

Faites comme si vous lisiez un livre, et qu’un chapitre commence ainsi :

«Vous êtes invité à une soirée organisée par une association à laquelle vous contribuez régulièrement. Pendant son discours, le Président annonce , qu’une nouvelle permanence vient d’ouvrir sur la Côte d’Azur. Il présente la directrice de la nouvelle équipe et lui propose de monter sur scène pour dire quelques mots. Ensuite, la soirée continue.

On constate que sur 200 convives, seulement 3 personnes félicitent la nouvelle arrivée. Elle est pourtant disponible et elle se montre enthousiaste lorsqu’une personne vient lui souhaiter la bienvenue. Mais force est de constater qu’ils ne sont pas nombreux.

Et vous, qu’auriez-vous fait ? Lui auriez-vous glissé un petit mot ? Sinon, pourquoi ? Serait-ce lié à votre sentiment de Légitimité ? C’est une possibilité à ne pas négliger. Dans ce chapitre, nous vous proposons différents axes de réflexion et de changement.»

Voyez, il n’y a aucune agression mais la proposition de découvrir des choses pour votre Développement Personnel. Ce qui est intéressant dans notre cas, c’est que l’exercice a été fait véritablement. Je ne vous demande pas d’imaginer une situation. Vous ne pouvez pas vous raconter une histoire du genre :

– Bien sûr que j’aurais fait partie des 3 personnes qui souhaitent la bienvenue ! J’aurais même fait de mon mieux pour inspirer les gens qui se trouvent à ma table !

Et là encore, mon but n’est pas de traiter qui que ce soit de menteur. C’est mon métier de savoir qu’il y a une différence entre ce que les gens croient sincèrement qu’ils feraient (sur le papier), et ce qu’ils font en réalité. Et comme c’est un métier choisi, ça me fera plaisir d’en parler avec vous

En tout cas, depuis le jour de votre inscription, je me sens légitime de le faire.

A++

Stéphane

La Légitimité d’agir…

J’ai débuté dans la vie active en tant que formateur en informatique. J’ai choisi le statut de vacataire salarié, ce qui m’a permis de travailler à mon rythme et de me former en parallèle. Je connaissais plus de 30 logiciels, ce qui était extrêmement rare. Après 2 années de vacation, j’ai accepté une proposition d’embauche : c’était une société naissante qui pouvait enfin s’offrir le luxe d’un premier formateur à temps plein.

En moins d’un an, la société s’est beaucoup développée, notamment grâce à des contrats avec de grands groupes et des ministères. La stratégie était simple :

  1. Les deux commerciaux de choc faisaient leur travail de séduction
  2. J’animais la formation-témoin pour démontrer notre savoir-faire
  3. Le contrat était signé
  4. Je briefais des formateurs vacataires pour qu’ils prennent le relais

J’étais celui qui lançait la machine ! C’était très valorisant…

Face à un carnet de commandes impressionnant, mon patron a décidé d’agrandir l’équipe de formation en sélectionnant les candidats parmi les vacataires. A l’époque, il y avait dans la profession 80% de femmes, je me suis donc retrouvé entouré de 8 formatrices. Mon patron m’a dit que j’étais désormais le «Responsable de Formation» et qu’il m’appartenait de gérer la répartition du travail, les formations internes, la logistique pré et post animation, etc. Il m’a augmenté de 2.000 Francs, ce qui pour lui, symbolisait ma prise de fonction. Mais il n’a pas annoncé officiellement à toute l’équipe que c’était à moi qu’il déléguait la Responsabilité du Service Formation…

Formateur hyperactif…

En tant que formateur et que collègue partageur de ses connaissances et de ses outils, j’étais très apprécié. Mais lorsque j’essayais d’assurer la Responsabilité qui m’a été confiée, je me confrontais à de nombreux blocages, parmi lesquels un certain sexisme revanchard :

– Ce n’est pas parce que tu es le seul homme de l’équipe que tu peux t’autoproclamer Responsable de Formation !

Ce n’était pas le seul argument qui me blessait… Marceline, une formatrice de 50 ans, a dit un jour à ses consœurs qu’à son âge, elle n’avait aucun ordre à recevoir d’un gamin de 21 ans ! Elle s’amusait parfois à me provoquer, lorsque je lui demandais une chose simple (comme installer le logiciel pour sa formation du lendemain ou photocopier ses supports de cours) :

– C’est un ordre, ou tu me demandes de te rendre service ?

J’ai fini par ne plus rien lui demander… Heureusement pour moi, 2 formatrices, Béatrice et Marie-Paule, ont accepté de créer une petite équipe soudée et prête à évoluer. Je leur ai appris à s’investir dans de nouveaux espaces (Marie-Paule avait une phobie des tableurs et Béatrice ne savait pas qu’elle était capable d’animer des formations de perfectionnement). Très vite, l’écart s’est creusé avec le reste de l’équipe : mes acolytes pouvaient accepter courageusement des missions que les autres observaient avec prudence. Je me souviens qu’une fois, Marie-Paule a accepté une formation sur un logiciel qu’elle ne connaissait pas encore. L’une des formatrices lui en a fait la remarque et elle lui a répondu :

– Stéphane me l’apprendra ! J’ai Confiance !
– Mais c’est la semaine prochaine !
– Chouette ! Ça nous laisse le temps de papoter…

Un soir, il a fallu préparer les 8 salles : nous attendions 40 stagiaires le lendemain… Marie-Paule et Béatrice étaient en mission à l’extérieur. Je m’en suis donc occupé seul jusqu’à 3 heures du matin (l’installation d’un logiciel nécessitait 5 à 10 minutes de présence devant chaque machine). En me voyant couché sur la moquette à son arrivée, le patron m’a augmenté de 2.000 Francs… Je lui ai dit que ça n’allait pas arranger les choses et qu’il fallait officialiser ma fonction. Pour me rassurer, il a demandé à la comptable d’écrire sur ma fiche de paye «Responsable de Formation» au lieu de «Formateur». J’étais donc Responsable de Formation aux yeux de la comptable, mais aux yeux de l’équipe réellement concernée, je n’étais qu’un Formateur Hyperactif…

Burnout ?

En 2 ans, à force de me faire augmenter de 2.000 Francs à chaque incident, j’ai fini par doubler mon salaire. Toutefois je ne me sentais pas à ma place. J’étais donc malheureux, et souvent seul… Un jour, j’ai proposé à toute l’entreprise une réunion sur la Veille Informatique et la révolution que le monde de la Formation allait vivre. Après une «brillante démonstration» (sauf pour Marceline qui regardait sa montre), j’ai annoncé à ce beau monde que ma réunion était mon cadeau d’adieu, car ils allaient vivre cet avenir sans moi… Puis j’ai donné ma lettre de démission.

À l’époque, on ne parlait pas encore de Burnout, mais je pense que j’étais en plein dedans, ou en tout cas, pas très loin : toutes les valeurs de l’entreprise que je faisais miennes s’étaient écroulées, et dans les semaines qui ont suivi ma démission, une énorme fatigue m’a envahi. J’ai peu de souvenirs de cette période où j’étais anémié…

L’histoire est triste, mais de meilleurs jours m’attendaient : 2 à 3 mois plus tard, je me suis installé en Profession Libérale et après des débuts balbutiants, j’ai retrouvé mon niveau de vie en 6 mois. D’ailleurs, une fois que mon ex-patron a digéré mon départ, il est devenu l’un de mes meilleurs clients. Ce fut un véritable plaisir de retourner dans cette boite pour y animer mes formations de 9h00 à 16h30, et surtout de me faire servir café et biscuits par Marceline pendant mes pauses. Une vraie maman cette Marceline…

Mais le meilleur que j’ai pu tirer de cette expérience est dans le bénéfice secondaire : dans ma carrière j’ai été Directeur Technique et Chef de Projet dans bien des organisations, y compris dans de très grosses entreprises. Et à chaque fois que je rejoignais une équipe dont les membres se querellaient, je savais que la solution était de légitimer officiellement la fonction d’un ou plusieurs membres. En le faisant, de véritables miracles s’accomplissaient !

Revenons à nous

Dans mon article du 25 janvier, (intitulé «Bienvenue à Isabelle»), je vous présente Isabelle comme coach et légitime co-autrice de ce site. Et puisque nous étions dans le mois de la Communication, je vous proposais de lui souhaiter la bienvenue (avec des mots). Je félicite les 3 commentateurs qui ont salué son arrivée : An, Frédéric V et Lise. Et c’est tout…

Si j’ai la conviction qu’à leurs yeux Isabelle est légitime, je m’interroge sur le silence des autres lecteurs de cet article. Je vous invite à vous interroger sur ce mutisme dans un moment aussi important volontairement marqué. Épargnons-nous les excuses : nous sommes dans un cadre d’Auto-Coaching, pas d’auto-flagellation. Le but est de vous amener à prendre Conscience de l’importance de la Légitimité dans votre propre contexte personnel et professionnel :

  • Se pourrait-il que vous ne trouviez pas de mots simples pour saluer une prise de fonction ?
  • Se pourrait-il que vous n’ayez pas Conscience de l’importance de la Légitimité, à tel point que cette démarche vous soit apparue comme une simple information, sans attente de retour ?
  • Se pourrait-il que vous ne vous sentiez pas suffisamment à votre place dans votre environnement, et que cet article dédié à la Légitimité vous ait laissé un sentiment d’injustice ?… C’est en tout cas, ce que j’aurais ressenti pendant la période où j’épuisais ma santé pour tenter seul, de légitimer ma place.

Quelle que soit votre raison, nous avons du travail à faire là-dessus. C’est avec plaisir et dévouement que je vous proposerai, comme à mon habitude, des éléments de réflexion pour que vous puissiez trouver votre place et reconnaître avec simplicité celle des autres.

Dernière minute

Après avoir terminé l’article que vous êtes en train de lire, je suis allé jeter un coup d’œil sur les commentaires qui suivent le premier article d’Isabelle, et là, j’ai été très agréablement surpris, tant par la qualité que par la quantité des commentaires. C’est comme si l’action concrète d’Isabelle l’a enfin rendue légitime au point de libérer la parole. Ce serait donc une légitimité à la «Saint Thomas» : vous attendez de voir avant de croire, ou plutôt, de voir agir avant d’agir à votre tour.

Cependant, souvenons-nous qu’il y a 30 ans, j’avais beau agir, j’étais toujours un imposteur aux yeux de l’essentiel de l’équipe… Ce qui signifie qu’il est important de faire les deux :

Annoncer puis Agir dans la foulée !

Enfin il y a un autre cas qui pourrait justifier le silence face à une action qui vise à donner de la Légitimité. C’est un cas particulier, et il est tellement essentiel pour la qualité de notre relation avec nos lecteurs, qu’il est préférable que j’en fasse tout un article (en prenant des pincettes).

Si vous voulez anticiper, il y a quelques pistes dans mon histoire ci-dessus. De quoi pourrait-il s’agir ? Les pronostics sont lancés.

A vos claviers !

Stéphane SOLOMON

Chaque chose à sa place

Quand j’étais jeune maman, j’ai découvert la méthode FlyLady, pour mieux gérer son intérieur et sa vie en général. Nous en discutions entre copines notamment pour nous motiver. Le principe est simple : opérer des changements petit à petit et instaurer des routines quotidiennes.

Si je ne l’applique plus (je devrais peut-être m’y remettre!), j’ai conservé quelques principes d’organisation qui sont devenus des habitudes. Par exemple, chaque soir, la cuisine est rangée. Tout est propre et rien ne traine dans l’évier ou sur le plan de travail : c’est simple, je ne peux pas aller dormir sinon. J’ai également investi dans des boites de diverses tailles – qui trônent par-ci, par-là dans la maison – sur lesquelles sont apposées des étiquettes imprimées : le nom ou l’image de ce que la boite contient. Ainsi, même les plus jeunes peuvent trouver et ranger des objets. 

L’utilité du désencombrement est prouvée : un environnement épuré (sans forcément ressembler à un catalogue Ikea) est propice à un esprit apaisé. Il existe pléthore d’autres méthodes telles KonMari ou Zen to Done pour n’en citer que deux supplémentaires. Peu importe la méthode du moment qu’elle est appliquée : les résultats sont surprenants d’efficacité. Les pièces sont agréables, aérées, les meubles bien disposés et rien ou presque ne dépasse. Regardons de plus près : 

 

Allez, on zoome

Certaines personnes, lorsqu’elles vont chercher le courrier et découvrent une déclaration administrative à remplir, la déposent sur leur bureau bien en évidence pour ne pas l’oublier… Quoi qu’il puisse se passer dans les journées à venir, l’œil sera attiré par cette chose très importante à faire avant une date d’échéance dont le subconscient se souviendra puisque c’est là, sous ses yeux !

Même lorsque le bureau reste rangé, ces courriers sont correctement déposés sur le coin en haut à gauche. A droite, se trouve le pot à crayon et au milieu, l’ordinateur. L’ordinateur… Certaines personnes – parfois les mêmes, parfois pas – lorsqu’elles se promènent sur Internet, ouvrent 4 fenêtres de 8 onglets chacune pour se souvenir de ce site, de cet article, de ce produit, etc et pour y accéder immédiatement un peu plus tard… 

Dans ces deux cas, l’objectif bien louable est de préserver ce temps si précieux qui semble parfois vouloir s’échapper contre notre gré. Les éléments importants sont à proximité et nous font de l’œil. De plus, dans ces deux cas, ça ne gêne pas les principes de désencombrement : Une déclaration administrative placée à équidistance des bords du bureau, accompagnant l’angle droit de celui-ci. C’est juste parfait…

Peut-être vous reconnaissez vous dans ces exemples, ou bien votre conjoint ? Mais… Saviez-vous que c’est une fausse bonne idée ?! 

 

FBI, ou la fausse bonne idée

J’entends déjà :

Pas du tout, au moins j’y pense et en plus, le document est là, donc je n’ai pas à le chercher“.

Précisément : il est là. Devant vos yeux jour après jour. Si la date butoir est dans 31 jours, vous allez donc voir pendant 30 jours ce Cerfa qui vous rappelle à quel point vous haïssez remplir tous ces documents administratifs. En plus, cette année, il y a du changement et la notice associée semble bien opaque… Quelle galère. Pendant 30 jours, inconsciemment, ce papier posé sur votre bureau va miner votre moral tel un petit nuage noir posté au-dessus de votre tête. Oui, aussi petit soit-il, le logo est trop identifiable pour être ignoré. Aussi petit soit-il et insidieusement, ce document envahit légèrement votre bureau, mais à moins d’apprécier ce genre de «décoration», votre esprit, lui, est affecté de façon subliminale, et alors que vous avez besoin de votre créativité dans votre activité du jour, il vous dit des dizaines de fois par jour :

  • N’oublie pas ça, c’est à faire…
  • N’oublie pas ça, c’est à faire !
  • N’oublie pas ça, c’est à faire !!!

Dans les années 70-80, les personnes qui suivaient des formations sur la Gestion du Temps avaient toutes un bureau absolument nickel ! Là, on aurait pu le photographier et avec une lumière adéquate, ça aurait été une illustration parfaite du prochain catalogue de votre marchand de meubles préféré. Les documents à traiter étaient rangés dans un échéancier rempli et vidé au fil de l’eau et consulté chaque matin. De plus, une fois traité, le document allait rejoindre une chemise d’archives récentes, qui elle-même rejoignant une boite d’archives plus éloignées.

Beaucoup de gens pensent que c’est juste une histoire de principe : chaque chose à sa place… Mais cette pratique agit surtout sur la créativité et la motivation. Lorsque l’esprit est délivré des «choses à faire prochainement» et que vous prenez un véritable rendez-vous avec cette intendance, l’esprit est apaisé. Il peut donc se consacrer à ce qui le fait vibrer au-delà des limites du monde extérieur.

 

Libérez votre esprit

Ces techniques de gestion du temps ont été progressivement délaissées, parfois pour faire place neuve à des idées plus actuelles, plus «technologiques», de même que l’agenda électronique remplace peu à peu l’agenda-papier (je ne parle pas de son achat à chaque rentrée, mais de son utilisation concrète). Or il semble que beaucoup plus de personnes qu’on ne le croit ont besoin de toucher leur temps, de manipuler physiquement l’impalpable. D’où le succès récent du Bullet Journal, que j’aurai l’occasion de vous présenter plus en détail !

Autorisez-vous à mettre les formulaires à remplir, les factures à payer dans 15 jours, les papiers à classer, etc. hors de portée de vue. Vous allez peut-être me répondre que vous risquez de les oublier, et c’est justement le but ! Oubliez tout ça pour accroitre votre motivation et votre productivité. Chaque papier entrant doit disparaître dans la minute de son arrivée pour être traité à un moment choisi. Il réapparaîtra lorsque vous l’aurez décidé. Vous irez le piocher là où il se trouve.

À l’identique, nettoyez le bureau virtuel de votre ordinateur, créez des listes de signets, favoris dans votre navigateur internet : faites place nette et aménagez votre espace. Il sera d’autant plus libre dans votre esprit qu’il le sera physiquement sur votre bureau réel ou virtuel.

Évidemment, il n’est pas question d’épurer jusqu’à ce que votre environnement soit aseptisé, neutre et vide (sauf si c’est ce qui vous convient). La proposition est de remplacer ces éléments potentiellement anxiogènes et négatifs par du positif : affichez, encadrez, accrochez, étalez seulement vos réussites ! Tout ce qui vous procure des sensations positives : les dessins de vos enfants, des photos de moments forts de votre vie, un trophée sportif, une lettre de compliments…

Notre vie est jalonnée de réussites et d’échecs, de déceptions et de joies. Aujourd’hui, vous allez faire signer un gros client, demain, vous recevrez un chèque sans provision et après-demain, vous trouverez une idée géniale !

Faites en sorte de pouvoir contempler chacune des étapes qui sont importantes pour vous : c’est l’une des clés de l’optimisme.

Essayez ! Et savourez les nouvelles opportunités. 

Isabelle

Ce que tu veux :D

Ce soir, je vous emmène dans les coulisses d’Auto-Coaching.Fr. Je vais vous raconter la première erreur d’Isabelle… Célébrons-là !

Hier, avant de vous envoyer mon article, je l’ai donné à relire à Isabelle (si vous revenez de Pluton, en quelques mots, Isabelle représente 50% de mon équipe).

Comme j’avais envie de faire une petite sieste, je lui ai demandé d’envoyer le mail de notification qui vous prévient qu’un nouvel article est en ligne (ne lui dites pas que pendant ce temps-là je faisais une sieste, car la version officielle est «Isabelle, est-ce qu’après correction, tu peux envoyer les mails avec le lien, j’ai un truc vachement important à faire, et je suis seul à pouvoir le faire !»)

Ce à quoi Isabelle m’a répondu :

  • Bien sûr ! Qu’est-ce que je mets dans le
    mail ? Les 3 premières lignes de ton article ou plus ?

J’ai réfléchi, et comme j’avais une idée en tête, je lui ai
répondu :

  • Mets ce que tu veux avant le bouton, et programme l’envoi 14h50. Entre temps, je vais réfléchir à l’accroche qui donnera envie de lire l’article en entier, et j’irai modifier ton texte avant le départ des e-mails.

Finalement ma sieste a duré plus longtemps que prévu, et le mail est parti sans mon intervention… En l’apprenant, Isabelle a fait à peu près cette tête :

J’ai alors compris que ce n’était pas bon signe, et je lui ai rendu celle-ci :

Genre :

  • Ne me dis pas que t’as balancé une grosse connerie à plusieurs centaines de personnes !
  • Bein si !
  • Oh non !… Qu’est-ce que tu as écrit ?
  • En fait, tu m’as dit «écris ce que tu veux», donc j’ai écrit «ce que tu veux 😀» !
  • Que ça ?
  • Oui…
  • Rien sur mes conquêtes sexuelles ou les tiennes ?
  • Non ! J’y ai pensé, mais je me suis dit que je n’aurais pas le temps. Surtout en ce qui concerne les tiennes.
  • Ouf ! Tu m’as fait peur !
  • C’est quand-même grave non ?
  • Non ! Ca se peut, les gens seront tellement intrigués par cette phrase mystique, qu’ils vont cliquer sur le bouton !

Eh bien je ne me suis pas trompé ! Le taux de clics du mail le plus court de l’histoire d’Auto-Coaching.Fr est classé dans le top 5 des courriers cliqués ! Et comme c’est aussi l’un de mes meilleurs articles, je pense qu’Isabelle et moi, nous formons un sacré duo !

Bravo Isabelle ! Je m’en souviendrai de ta première erreur (qui viendra s’ajouter aux miennes). C’est un cas de Sérendipité remarquable ! D’autant plus que je me demandais comment faire pour augmenter les clics sur ce foutu bouton !

Il suffisait de demander, et l’univers (d’Isabelle) a fait écho !

Je pense que vous pouvez la féliciter, et aussi, raconter vos propres erreurs professionnelles à titre récréatif !

A++

Stéphane