Bonne année 2019 !

Auto-Coaching.Fr fait peau neuve, mais avant de vous inviter sur la nouvelle page, je veux vous souhaiter une belle, une excellente, une merveilleuse année 2019. Que cette nouvelle année soit pour vous et pour les vôtres, l’année de l’Abondance à tous les niveaux, et qu’un flux doux et continu de Gratitude éclaire votre foyer.

Pour ma part, 10 années d’activité en ligne ça se célèbre : ces prochains jours, je vous proposerai de rejoindre de nouvelles initiatives. J’espère que vous y accorderez une Attention Particulière. Il y en aura pour tous les goûts et tous les portefeuilles.
Auto-Coaching.Fr 2019

Pour commencer, et afin de vous proposer les nouveautés progressivement, la nouvelle page d’accueil ne présente que l’essentiel. Elle s’étirera et se réduira en fonction de l’activité en cours et sera donc différente chaque jour. Ce sera notre portail vers différents lieux d’activité de Développement Personnel. Je vous tiendrai informés tout au long du mois de janvier, aussi bien par e-mail que sur cette page.

2 nouvelles fonctionnalités :

La première fonctionnalité se trouve en bas à gauche. Elle est symbolisée par une cloche. Vous pouvez vous abonner pour recevoir des notifications lorsqu’une nouvelle activité du site requiert votre attention. Si une notification vous a été envoyée, vous la recevrez dès que vous lancerez votre explorateur Internet. Elle apparait quelques secondes dans le coin inférieur droit (vous pouvez, bien-sûr, l’ignorer).

La deuxième nouveauté se trouve en bas à droite. Elle est symbolisée par une bulle de dialogue, et vous permet de «chatter» avec moi (ou une autre personne habilitée) lorsque je suis en ligne. Dans le cas, où je ne serais pas disponible, votre question me sera envoyée par mail, et vous recevrez également la réponse par mail.
D’autres fonctionnalités sont en cours d’intégration et de développement (notamment une application pour mobile sur Android et iOS). En attendant, même si vous êtes sur un smartphone, vous pouvez accéder au site à travers l’explorateur.

Je vous renouvelle mes vœux de bonne et heureuse année, et vous invite à visiter la nouvelle page d’accueil sur :

www.auto-coaching.fr

«Des livres et vous» : l’histoire…

C’était en 2013, le soir de Noël. Mon fils (11 ans à l’époque) m’a offert un beau cadeau. Je le sentais impatient depuis plusieurs jours : il m’a dit, 5 jours avant la soirée, qu’il avait un super cadeau pour moi. Quelque chose que je n’ai pas encore et que j’aimerais bien avoir !

Il m’a acheté le livre «L’élément» de Sir Ken ROBINSON. Comment a-t-il su que c’était exactement le cadeau qu’il allait me faire plaisir ? Facile ! 3 semaines auparavant, Ken ROBINSON était l’invité d’Antoine DE CAUNES dans l’émission «Le Grand Journal». Dès que je l’ai reconnu, j’ai sursauté, j’ai monté le son et j’ai demandé à tout le monde de se taire…

Ken ROBINSON a dit quelques mots avec l’humour et l’intelligence qu’on lui connaît. Il a fait la promo de son livre, puis Antoine DE CAUNES lui a dit à quel point il l’appréciait et respectait sa vision de l’Éducation. 6 minutes de plaisir et d’écoute. Un peu court à mon goût, mais c’est toujours ça…

En ouvrant le paquet le jour J, j’ai été très surpris ! Ce cadeau a pris une dimension particulière pour moi… Pourquoi pensez-vous ?

– Parce que c’est un livre sur le Développement Personnel ?
– Non, j’en ai des centaines, et quelques dizaines que je n’ai pas encore lus ou terminés !

– Parce que c’est le livre de mon conférencier préféré ?
– Non plus ! En tout cas, ce n’est pas la raison principale…

– Parce que c’est le dernier exemplaire de la première édition ?
– Toujours pas… C’est amusant, mais ce n’est pas le sentiment qui m’habitait.

– Parce que c’est mon fils qui me l’a offert ?
– On y est presque… Mais il y a plus, beaucoup plus :

L’ELEMENT

Je vais vous faire un aveu, mais gardez ça pour vous, car mon fils n’est pas au courant ! J’avais déjà acheté le livre de Ken ROBINSON. Il est en numérique dans mon application Kindle. Mon garçon ne pouvait pas le savoir, ou du moins il n’a pas pensé à faire le tour de cette bibliothèque-là. C’est l’un des inconvénients du virtuel… J’ai donc fait mine de ne pas connaître le livre, et j’ai commencé à le feuilleter, comme si je le découvrais pour la première fois…

Et vous savez quoi ? Je l’ai découvert pour la première fois ! C’était le même récit que sur la version numérique, et pourtant, tout semblait différent ! Je lisais la même histoire (que j’avais lue un mois auparavant), mais ce que je ressentais, ce que j’en retirais était nouveau !

Ému par ce que j’étais en train de vivre, j’ai décidé de sauter quelques pages… J’étais si troublé qu’en feuilletant le livre, il m’est tombé des mains !

J’aime bien quand ce genre de trucs m’arrive, car ce «lâcher-prise» est parfois une technique volontaire : je prends un livre que j’ai déjà lu, et tout en le feuilletant, je le laisse tomber, et je me dis qu’il est tombé sur la bonne page : celle que je dois relire ! N’allez pas croire que je sois un mystique… Je suis tout à fait conscient que c’est moi qui fais tomber le livre à un instant précis, d’une hauteur précise, en le tournant d’une façon précise… C’est entre mes mains ! La page sur laquelle le livre est tombé a forcément quelque chose à me dire, parce que j’ai quelque chose à me dire !

Bon d’accord, c’est un peu mystique… Mais pas tant que ça : reconnaître qu’on peut s’associer au «hasard qui fait bien les choses», tenter de «provoquer sa chance»… C’est peut-être mystique pour certains, mais c’est très proactif pour d’autres !

Le livre est tombé pages 112-113. Je lis le seul intertitre qui s’y trouve :

Inspirer les autres !

Waouw ! Lors de ma première lecture, je cherchais, parmi toutes les propositions qui s’y trouvent, où était mon Elément Je me suis posé plusieurs fois la question car j’aime chanter, j’aime écrire, j’aime composer, j’aime le contact avec les gens, j’aime parler avec des enfants, j’aime la science, j’aime l’Energie des créateurs d’entreprise, les technologies… C’est difficile de trouver son Elément ! En aurais-je plusieurs ? Si oui, pourquoi Sir ROBINSON parle de «L’Elément» au singulier ?

Et voilà que ce livre qui me tombe des mains me fait un clin-d’œil, et me dit :

Ton Élément, c’est d’inspirer les autres ! Peu importe le lieu, l’activité, l’art associé, le chemin qui t’y mène… Tu es touché par la grâce dès que tu peux partager, révéler, émouvoir, faire briller…

Je n’aurais jamais reçu ce message de façon aussi percutante avec la version numérique du livre… Au mieux, si j’avais fait tomber mon Kindle, il serait kaputt !

Mais le numérique a aussi ses avantages : intuitivement, j’ai lancé mon application Kindle, et j’ai cherché le mot «inspirer» dans le livre de Ken ROBINSON. Il apparaît 21 fois sous différentes déclinaisons… On peut faire cette recherche avec n’importe quel mot dans n’importe quel livre numérique : le mot «mathématiques» apparaît 76 fois, le mot «dessin», 35 fois… Et en un clic, on peut accéder directement à la bonne page !

Résolution

Ce soir-là, j’ai pris une résolution : chez moi, dans ma maison, les livres numériques ne remplaceront pas les livres brochés, et l’inverse non plus. Selon le contexte, le thème ou l’auteur, je choisirai le meilleur support, non en fonction du temps ou de l’argent qu’il me fait gagner, mais surtout en fonction de l’inspiration qu’il peut m’apporter. Parfois, j’achèterai le même livre sur LES DEUX supports, pour plus d’inspiration. C’est «L’Elément» qui a lancé l’idée par accident, ou devrais-je dire (pour les initiés) par Sérendipité : voilà un «heureux hasard», que je peux réutiliser. Je peux répéter ce qui m’a réussi pour d’autres livres déjà lus, et à lire… Si le support m’inspire tant de choses différentes, alors je vais mettre toutes les chances de mon côté en multipliant les supports, car inspirer, c’est mon truc !

Les cadeaux de mon fils !

Mon fils ne m’a pas offert qu’un livre intitulé «L’ELEMENT». Il m’a offert mon élément : INSPIRER !

Est-ce que le cadeau de mon fils s’arrête là ? En fait, il y a bien d’autres choses que j’ai reçues du petit coach en herbe. Par exemple, de fil en aiguille, j’en suis arrivé à créer l’émission

DES LIVRES ET VOUS

Une émission dans laquelle je propose à mes auditeurs de choisir un livre et une page «au hasard», puis d’évoquer avec eux, ce que ce tirage peut leur apporter. L’émission se compose donc d’une série de petites inspirations de 3 à 5 minutes chacune. Vous pouvez y entrer quand vous voulez, en sortir quand vous voulez et lorsque le cœur vous en dit, participer aux tirages. Ainsi petit à petit, une série d’événements ludiques ont offert à mon monde, à notre monde, quelque chose de pratique, d’utile et d’inspirant…

Tout ceci a commencé un soir d’hiver 2013, grâce à un petit garçon de 11 ans, qui a juste voulu faire plaisir à son papa !

À méditer…

Et puis tiens ! Si on se faisait un «Des livres et vous» ce soir ?! Oui… Ce soir à 22h00, je vous invite à utiliser votre cadeau. Il suffit de vous inscrire et de vous laisser guider par les habitués. Et rappelez-vous : vous pouvez entrer librement (à partir de 22h00) et sortir quand vous voulez !

À ce soir !

Inscrivez-vous !

Stéphane SOLOMON

De l’Energie en place

Voilà presque un mois que je ne vous ai pas écrit.

En réalité, je vous ai beaucoup écrit, mais cette écriture fut douloureuse. Qu’appelle-t-on une écriture douloureuse ? C’est une écriture pendant laquelle, chaque phrase que l’on souhaite écrire passe par le sentiment qu’elle sera mal interprétée. Alors on écrit, on efface, on reformule et on efface encore, on cherche le bon mot, le bon exemple, et on efface encore…

D’où vient cette douleur épistolaire ? Evidemment, chaque cas est différent et dépend de toute une histoire. J’ai identifié la mienne et je peux vous la livrer facilement puisque cette histoire, vous la connaissez depuis septembre : depuis que je vous écris à propos des Freebie Seekers.

Lors de mon dernier webinaire (mon coaching avec Isabelle), j’ai lancé un sondage, demandant si cette série d’articles a provoqué un malaise chez certains lecteurs. Je m’attendais à un taux inférieur à 10%, mais j’ai été littéralement frappé par un score de 50% ! Une personne sur deux a été gênée en lisant ce programme :

C’est énorme !

Il me restait encore 2 articles pour conclure, mais j’avoue qu’en relisant les 8 qui ont précédés, je ne vois pas ce qui aurait pu provoquer ce malaise sur autant de lecteurs. J’y lis même de la bienveillance. Ne pouvant corriger ce qui est invisible à mes yeux, je préfère lâcher prise. J’assume mon manque de pédagogie sur ce sujet et si je proposais une suite, ce sera uniquement auprès d’un public averti, sélectionné avec soin.

Ayant tergiversé pendant 3 semaines autour de quelque chose qui me dépasse, je n’ai pas pris le temps de vous écrire un bel article pour Noël. Ceci dit, cette Newsletter existe depuis 10 ans, il y a donc de l’Energie en place : j’ai un bon stock d’articles dans lesquels je peux piocher à volonté. Celui que j’ai choisi a été écrit en décembre 2013. Les nouveaux arrivants le découvriront pour la première fois. Les pionniers de cette Newsletter les redécouvriront certainement comme moi, avec un plaisir renouvelé.


Un conte de Noël

Republication d'un article écrit le 26 décembre 2013

Ma fille ne croit plus au Père-Noël depuis quelques semaines… Nous avons tout fait pour l’aider à y croire encore une année de plus, mais elle est tombée sur des briseurs de rêves… Quelques camarades de classe ont décidé de lui donner une leçon de désillusion. Ils lui ont donc expliqué comme s’organisait la mascarade, et lui ont même proposé quelques techniques pour débusquer les imposteurs…

Evidemment, cette année, sa liste était moins fournie que celle de l’année dernière. C’était une liste de crise économique ! Très raisonnable… Elle l’a bâclée pour nous faire plaisir, puis elle est allée bouder dans sa chambre.

C’est ainsi lorsqu’une croyance se perd : les objectifs deviennent moins ambitieux et moins personnels. A force de ne plus croire en rien, on finit par exécuter les objectifs des autres, soit pour leur faire plaisir, soit parce qu’on s’y sent contraint. Mais le cœur n’y est plus… On ne croit plus au Père-Noël.

Les briseurs de rêves

Avez-vous eu à faire à des briseurs de rêves ? Je ne parle pas des petits enfants, mais des adultes qui profitent de la moindre faiblesse pour vous forcer à ne plus y croire !

Tous ceux qui ont créé leur entreprise (ou qui ont tenté de le faire) savent de quoi je parle. Plus ils s’enthousiasmaient plus on venait piétiner leurs croyances :

– Mais  c’est la crise ! Tu vas te planter !
– Tu vas te ramasser comme ton cousin !
– Tu ne verras plus tes enfants grandir, tu ne penseras qu’à l’argent !
– Tu n’as pas intérêt à gagner plus que ton mari, il va te maudire !
– Tu n’est pas fait pour ça, tu le sais bien !

Waouw ! Vous sortez d’une discussion avec eux, et vous être recadrés à vie. Il ne vous reste plus qu’à trouver un poste quelque part, et à obéir à ceux qui rêvent encore… Sachant que si on vous a bien endoctriné, chacun des rêves de ceux qui vous dirigent vous paraîtra chimérique ! Mais bon… Du moment qu’ils vous payent décemment, vous ferez ce qui est écrit sur leur liste… Oubliant que, vous aussi, vous pourriez avoir votre propre liste !

L’assurance «bris de rêve»

Je vais vous donner une technique qui vous permettra de maintenir vos rêves face à ceux qui tentent de vous les briser ! Mais je ne vais pas le faire de façon académique. Je vais le faire sous forme de dialogue. Un dialogue qui dans la vraie vie, m’a coûté environ 2 heures. Mais quel bel investissement !

Ma fille boudait donc dans son coin… Sachant qu’elle est capable de le faire pendant des heures, j’ai décidé de changer ça. Je me suis donc invité dans son univers, dans lequel je n’étais, apriori, pas le bienvenu :

– Tu boudes ?

– Non, ça va !

– Tu boudes !

– Oui, mais tu ne pourras rien changer, alors laisse-moi tranquille !

– Pourquoi ? J’ai déjà réussi à te rendre le sourire plein de fois…

– Les autres fois ce n’était pas de ta faute… Mais aujourd’hui, c’est à cause de toi !

– Seulement à cause de moi ?

– Toi et maman !

– Alors tu sais quoi ? Je ne vais pas essayer de me défendre, parce que tu vas croire que je le fais pour moi. Mais je vais défendre maman ! Tu me permets de prendre la défense de la femme de ma vie ?

– Si tu veux !

Ma fille me raconta ce qu’elle reprochait à sa maman (et à moi) : nous étions des menteurs ! Elle nous a crus, et elle était devenue la risée d’un groupe d’amis. Elle a tenté de résister, mais ils lui ont expliqué comment dépister le mensonge, et déjouer nos stratégies. Elle s’est très vite rendu compte que ses camarade lui disaient la vérité, alors que ses parents essayaient de la mener en bateau…

J’ai pris ma posture de coach et je lui ai dit :

– Tes amis t’ont expliqué COMMENT-FAIRE pour nous piéger… Mais est-ce qu’ils t’ont dit POURQUOI ?

– Pour que je sois plus intelligente !

– Ah bon ? Ils t’ont dit ça ??? Quel mot ont-ils employé le plus souvent ? Le mot «bête» ou le mot «intelligente» ?

– Ils m’ont dit que j’étais bête de croire encore au Père-Noël ! Ils se sont moqués de moi, et après, ils m’ont expliqué comment faire pour découvrir la vérité.

– Donc tu ne sais pas POURQUOI ils ont fait ça. Tu supposes que c’est pour te rendre intelligente, mais ce n’est pas ce qu’ils t’ont dit.

– Non…

– Et tu ne sais pas non plus POURQUOI maman et moi t’avons menti. Tu supposes que c’est parce qu’on te croit bête, mais est-ce qu’on a déjà dit une chose pareille ?

– Non…

– Si tu n’arrives pas à pardonner à notre façon d’agir, tu vas peut-être nous pardonner pour notre raison d’agir… Mais parlons un peu de la raison de tes «amis» : tu penses vraiment qu’après t’avoir dit que tu étais bête, ils voulaient te rendre intelligente ?… Tu crois vraiment qu’ils ont agi dans ce but ?

– Alors POURQUOI ?

– Tu es prête à l’entendre ?

– Oui !

– Parce qu’il y a quelques mois, peut-être même quelques jours, ces petits malins croyaient encore au Père-Noël ! Et lorsqu’ils ont découvert la «vérité», ils se sont sentis bêtes ! S’ils se sont acharnés sur toi, ce n’est pas pour te rendre intelligente, mais parce qu’ils avaient besoin de se sentir intelligents !

– Mais le Père-Noël n’existe pas !

– Viens avec moi !

Nous avons de la chance en France, car la nuit tombe tôt en hiver. Il était à peine 17h30, et les décorations urbaines commençaient à s’illuminer. Partout, il y avait écrit «Joyeuses Fêtes ! », «Joyeux Noël»… J’ai fait un tour en voiture avec ma fille au centre-ville. Nous avons compté au moins 40 décorations qui représentaient le Père-Noël, un traineau, des rennes… Ensuite, je me suis rendu au magasin de jouets qui se trouve à 2km de la maison. Plus de 20 personnes faisaient la queue à chaque caisse !

– Tu vois tous ces gens ? Ce sont des parents qui viennent acheter des cadeaux à leurs enfants. Vois-tu un enfant de moins de 8 ans avec eux ? Pas un seul ! POURQUOI ?

– Parce qu’ils ne veulent pas qu’ils sachent que c’est ici qu’ils achètent leurs cadeaux… Ils veulent que leurs enfants croient au Père-Noël ?

– C’est ça ! Tu vois ce papa qui a une cravate bleue à rayure ? Aujourd’hui il est sorti plus tôt du bureau. D’habitude il n’a pas le temps de se promener dans les rayons. Mais aujourd’hui, il a PRIS LE TEMPS. S’il ne trouve pas l’un des cadeaux qui est sur sa liste, il ira à Champigny, S’il ne trouve pas à Champigny, il ira à Paris, ou alors il téléphonera à son frère qui habite près d’un magasin de jouets… Et s’il ne trouve toujours pas, il commandera sur Internet… Et même si le cadeau arrive en retard, il racontera que le Père-Noël l’a déposé dans le jardin et que personne ne l’a vu avant… Mais il va finir par y arriver ! Tu crois qu’il fait ça juste mentir à ses enfants ? Moi ça me paraît trop !…

Nous sommes entrés dans le magasin. En arrivant devant le rayon des jouets de son âge, j’ai commencé à ralentir (oui, je suis un manipulateur !). Ma fille tira un jouet qui permet de «faire la cuisine comme un chef» !

– Ca c’est vraiment super comme cadeau, me dit-elle !

– Ah oui !!! Je suis sûr que ça fera un beau cadeau pour ta sœur…

– Et moi ???

– Toi tu ne crois plus au Père-Noël. Ta sœur y croit encore !

– Mais…

– Sois intelligente, ma fille… Tu sais bien que tout ça : ces couleurs, ces emballages, ces lumières, ces parents qui courent dans les rayons, ces vendeurs débordés… C’est un gros mensonge ! C’est fait pour les gens bêtes ! Nous on peut passer devant tout ça et nous moquer d’eux, parce qu’on connaît la vérité !

– Tu peux m’offrir un cadeau, TOI !

– MOI ?

– Bein oui !

– Mais moi… Moi… Je n’ai pas assez d’argent pour ça… Et puis moi, je n’ai pas le temps… Et puis j’ai la flemme de faire des emballages… Et je me demande pourquoi je suis sorti, alors qu’il fait si froid dehors… Et puis tu sais que j’ai horreur de faire la queue… Ah non, vraiment, là, c’est au-dessus de mes forces ! Je n’ai pas assez d’énergie pour ça. On va gagner du temps et de l’argent en prenant la sortie sans achats !

– Arrête !!! D’accord ! Je crois au Père-Noël !

– Tu en as marre d’être intelligente ?

– Oui !

– Tu es prête à faire comme si c’était VRAI ?

– Oui !

– Alors tu auras un VRAI cadeau… Tu vas l’emballer toi-même, et tu vas te l’offrir à Noël !

A chaque saison, son Energie…

Sur le chemin du retour, j’ai expliqué le principe de l’Energie à ma fille… Je lui ai dit que parfois, même à bout de force, même si l’aventure parait compliquée ou bête ou inutile… On peut trouver en soi la force d’y croire encore ! Je lui ai également expliqué le principe de l’Energie collective : celle qu’on trouve dans des lieux comme les salles de sport, les bibliothèques, les lieux de culte, les salles de conférences, l’école, les stations de ski, les villages de vacances… Toutes ces Energies qui permettent d’agir dans un sens précis, parce que tout le monde est là pour la même raison…

Je lui ai expliqué que le Père-Noël était une énorme Energie Collective, mais que les petits enfants (et beaucoup d’adultes) ne savent pas ce qu’est l’Energie, ou n’osent pas en parler parce que ça ne se voit pas… Alors puisqu’ils ont besoin de voir pour y croire, on leur a inventé un petit bonhomme au chapeau pointu, et on l’a habillé en rouge. Lorsqu’ils commencent à se demander comment un homme seul peut faire autant de choses, on leur dit qu’il est aidé par des petits lutins.

Puis je lui ai avoué que je croyais au Père-Noël ! C’est le nom que je donne à l’Energie du début de l’hiver. J’aurais pu l’appeler «Chakra Anahata», mais je l’ai appelé Père-Noël… Il suffit d’y croire pour en profiter, et en faire profiter ceux qu’on aime. Lorsqu’on croit en quelque chose, on en bénéfice. Lorsqu’on n’y croit pas, les chances d’en tirer un quelconque profit sont minces… On ne peut à la fois bouder le Père-Noël, et lui demander de vider sa hotte sous notre sapin. Mais ce qui réduit nos chances à néant, c’est de décourager ceux qui y croient encore. Au mieux, on aura un cadeau tombé du camion… Miracle !

Le soir de Noël, ma fille décida de nous aider à maintenir le rêve de ses deux petites sœurs. Jamais nous n’avons eu une aide aussi précieuse : quelques minutes avant minuit, un traineau traversa le ciel… Puis ce fut le tour des lutins qui couraient dans le jardin. Enfin, lorsque le Père-Noël (qui avait les mêmes chaussures que leur grand cousin) arriva avec sa barbe blanche et son chapeau pointu, elle les rassura, leur montrant que cette année, elle n’avait pas peur… Nous avons pris une belle photo.

En fin de soirée, ma fille vint nous remercier discrètement pour ses cadeaux, sur lesquels elle posera désormais un nouveau regard. Je l’ai prise dans mes bras, et tout en l’embrassant je lui ai dit :

– Tu sais que tu nous as fait un beau cadeau toi aussi ?

– Ah bon ?

– Oui…Tu nous as offert ton intelligence !


Joyeux Noël à toutes et à tous,

Stéphane SOLOMON

Le PechaKucha, vous connaissez ?

Connaissez-vous le PechaKucha ? Derrière ce nom un peu étrange (c’est du japonais) se trouve une technique d’animation particulièrement efficace basée sur des slides (diapos élaborées dans un logiciel tel que PowerPoint, KeyNote, Google Slides, etc.).

Le but du jeu est de faire défiler 20 slides pendant 20 secondes chacun et de soutenir un discours fluide. L’exposé oral ne doit pas être lu mais parlé naturellement (sauf si un ton narratif ou théâtral correspond au contenu de la présentation). C’est une excellente technique pour les animateurs qui doivent présenter un concept avec concision et dans un temps limité (hors de questions de traînasser sur une diapo).

Il existe différentes méthodes de conception. Elles sont étudiées lors de formations ou de salons spécialement réservés au PechaKucha  (il y en a au moins 3 en France, tous les ans)

Vous pouvez consulter Google pour trouver des références et des exemples de PechaKucha , mais vous pouvez également participer à mon webinaire (gratuit) de demain. Il démarrera par un PechaKucha  qui relatera les 10 années que j’ai mises au service de cette Newsletter d’Auto-Coaching et la raison pour laquelle, j’ai décidé de me faire coacher pour accompagner des changements majeurs.

Une fois mon PechaKucha  terminé, Isabelle Fribourg (ma coache sur ce projet) entamera notre séance par un brin de maïeutique (des questions qui révèlent l’âme). Ce qui me conduira de fil en aiguille vers différents possibles. Je pourrai ainsi réinventer les outils et les techniques qui me permettent de rendre le Coaching accessible à TOUTE PERSONNE qui s’y intéresse sincèrement.

Inscrivez-vous au webinaire

A demain !

Stéphane SOLOMON

Si vous n’avez pas lu mes deux derniers articles sur ce coaching que je me suis offert, vous pouvez les lire ici :

 

Dommages collatéraux

Frédérique est une cliente depuis 2012. Elle s’est pourtant désinscrite de ma Newsletter et j’ai réussi à la rattraper in-extremis… Étrange, ce départ ! Voilà 8 ans qu’elle s’inscrit à tous mes programmes avec un enthousiasme palpable. Elle a participé aux commentaires et était très impliquée. Pourtant, j’ai vu son nom dans la liste de désinscriptions de la semaine dernière. Elle a failli partir sans même me dire au-revoir !

En général je ne recontacte pas les personnes qui se désinscrivent. Je respecte cette décision (c’et la procédure légale). Mais en ce qui concerne Frédérique, j’ai fait une exception : perdre une telle cliente est inadmissible ! Si un commercial me faisait perdre des Clients Premium, je lui demanderai des comptes ! Et comme cette newsletter a la fonction d’un commercial et que j’en suis l’auteur, je me suis demandé des comptes !

Ce que j’ai découvert est juste stupéfiant !

Dommage collatéraux

Le cas de Frédérique n’est pas isolé : sur les 18 désinscriptions que j’ai pu identifier depuis la rentrée, il y a 6 clients ! Ils ne sont pas tous des Clients Premium comme Frédérique, mais on ne peut pas les qualifier de Freebie Seekers dans la mesure où ils se sont inscrits à un ou plusieurs programmes.

Le cas de Xavier est moins grave, mais important à relever : il ne s’est pas désinscrit, mais en s’exprimant dans les commentaires de mon précédent article, il s’est collé cette étiquette de Freebie Seeker ! Je lui ai dressé la liste de ses 8 inscriptions depuis 6 ans pour lui sortir cette idée de la tête !

Hier matin, sur Facebook, rebelote ! Stéphanie est outrée par mes propos, me disant qu’elle respecte mon travail et qu’elle aspire à s’inscrire à l’un de mes programmes payants, mais qu’elle traverse une période difficile qui ne le lui permet pas pour l’instant. Elle était également sur le point de quitter la partie…

Et le pire dans cette histoire, c’est que je ne suis pas sûr que les 12 autres lecteurs qui se sont désinscrits soient des Freebie Seekers. Il peut s’agir d’hésitants qui n’attendent qu’un déclic pour se lancer, mais heurtés par mes propos, ils ont préféré aller se faire respecter ailleurs.

Comment se fait-il que des clients ou des clients potentiels, dont le comportement est aux antipodes du Freebie Seeking, se sentent visés par mes propos sur le sujet ? Mystère ! Mais il semble que cette campagne fasse davantage de mal que de bien à mon fichier… C’est pourquoi je voudrais vous poser 3 question qui vous permettront de déterminer si vous êtes «junkie du gratuit» avant de conclure sur le sujet, puis de passer à autre chose :

Avez-vous déjà participé à l’un de mes programmes payants ?
(même Memory-Coach qui ne coûte que 10€)

Si votre réponse est OUI, vous ne faites pas partie des Freebie Seekers que je vise. Si quelque chose vous a vexé dans mes propos sur le sujet, vous m’avez mal compris. Ce serait intéressant d’en parler, car ce qui vous touche n’est pas anodin et mérite d’être relevé (nous sommes dans un cadre de coaching). Vous pouvez me relire avec une posture différente : en ce qui vous concerne, mes articles n’ont pas la vocation de recadrer un comportement, mais plutôt de vous aider à vous protéger des Freebie Seekers.

Hésitez-vous sincèrement lorsque je propose un programme payant ?

Si vous ne vous êtes inscrit à aucun programme pour le moment, il est possible que vous hésitiez sincèrement. Par «sincèrement», j’entends que vous portez une attention particulière à mes programmes payants, qu’à chaque fois vous trouvez la proposition tentante, mais que malheureusement quelque chose vous en empêche. Ce quelque chose n’est pas lié à un Principe de rejet qui s’oppose à notre relation professionnelle et commerciale. Il peut s’agir d’un problème de trésorerie passager, d’une incompréhension de l’intérêt du programme, ou de tout autre problème personnel qui rendrait cette dépense douloureuse (en Temps, en Argent, en Confiance ou en Energie). Par exemple, il est possible que vous vous disiez «A quoi bon… Je n’y arriverai pas, et je me sentirai encore plus mal après…».

Dans ce cas, c’est un problème de Confiance en soi et je me ferai un DEVOIR d’en parler avec vous pendant la période de lancement pour regonfler votre estime personnelle et vous accompagner vers le formulaire d’inscription. C’est votre Estime de Soi, qui est responsable de votre incapacité à investir en vous, pas votre «Freebie Seeking».

Un Freebie Seeker n’entretiendrait pas un sentiment victimaire, bien au contraire : plus il résistera à ma proposition commerciale, plus son estime de lui-même augmentera. Face à mon insistance et à mes relances, au lieu de se sentir encouragé, il ne lira que de la manipulation malveillante qui vise à agresser son portefeuille. Tout en se pâmant face à son aptitude à dire non, il se moquera (ouvertement ou intérieurement) de ceux qui se seront laissé prendre… Parfois, il tentera de les dissuader (de les protéger). Il n’est pas dans l’hésitation sincère, il entretient le rejet systématique à chaque proposition ! Ce dernier profil est bien celui que je voudrais mener vers la désinscription. Si possible gentiment.

Vous seriez-vous identifié à l’un des exemples que j’ai donnés ?

Pour illustrer mes propos, j’ai proposé de nombreux exemples de Freebie Seekers. J’ai parlé de musique et de vidéos téléchargés, d’échantillons de parfums, de jeux éducatifs, etc. Vous avez peut-être fait un amalgame pensant que ce genre de Freebie Seeking pouvait me déranger…

En pratique, je n’ai pas à m’immiscer dans ce genre de comportement. Je peux éventuellement vous rappeler que vous nuisez au système sur lequel vous avez jeté votre dévolu, mais tant que ce système n’est pas le mien, je n’ai pas à m’en inquiéter. Le message n’était pas :

  • Si vous téléchargez des films, vous n’êtes pas quelqu’un de bien et je ne veux pas de vous dans mes fichiers.

Il appartient à chaque commerçant de protéger son système comme il le peut/veut. Je protège le mien qui n’est pas évident à défendre, car «le gratuit et sans engagement» aide les plus hésitants à entrer dans le monde du Développement Personnel. Cependant, si la pratique perdure, elle devient contreproductive : Un coaching sans effort et sans engagement est un mensonge que je ne souhaite plus entretenir.

D’où l’envie de me faire coacher dans ce domaine, car comme tout le monde, j’ai mes petites habitudes et la transition risque d’être difficile sans accompagnement.

Mon coaching avance. Mardi prochain à 21h, je vous livrerai en direct, un bel aperçu des temps forts et des révélations qu’Isabelle (ma co-coache) m’a permis de mettre en lumière. Notamment le fait que mes derniers articles affectaient probablement davantage de clients que de Freebie Seekers…

Merci Isabelle !

Et merci à tous ceux qui ont survécu à ces articles, probablement aussi douloureux à lire qu’à écrire.

A mardi de visu !

Inscrivez-vous maintenant !

A++

Stéphane SOLOMON

Le coach coaché…

Pour mieux fixer mes objectifs 2019, et afin d’établir un plan d’action plus efficient, j’ai décidé de m’offrir un coaching et de vous inviter à vivre l’une de mes séances en vidéo sous forme de webinaire (en direct).

Si j’ai décidé de me faire coacher publiquement, c’est par leadership : pour montrer l’exemple à celles et ceux qui s’interrogent sur le processus et qui pourraient en être inspirés. Il ne s’agit donc pas d’une exhibition pour curieux, mais d’une soirée pendant laquelle vous découvrirez des techniques et des outils de coaching liés à un projet que vous connaissez (vous le fréquentez de façon plus ou moins assidue), et dont vous découvrirez les coulisses.

Un coach qui se fait coacher… La chose pourrait paraître curieuse pour beaucoup de gens, mais c’est mal connaître le coaching. Avant de vous inviter à l’évènement, je voudrais soulever deux types de réactions limitantes qui peuvent apparaître face à cette approche :

  1. Vous n’avez pas besoin de vous faire coacher, puisque vous pouvez vous coacher vous-même !

Faux ! Imaginez un kinésithérapeute qui s’occupe de son déménagement. Bien sûr, il connaît les gestes qui lui permettent de porter les différents objets de façon optimale. Il ne va donc pas se faire un lumbago en soulevant le premier carton. Ses compétences limitent le risque. Mais malgré toute sa science, il est possible qu’en déplaçant une machine à laver avec un ami super costaud, mais qui n’a aucune conscience de toutes les précautions nécessaires pour maintenir un certain équilibre, il se retrouve avec un dos coincé en bas des escaliers… Peut-il se masser le dos tout seul ? Bien sûr que non ! Au mieux, il saura se prêter à quelques étirements et automassages, le temps de se rendre chez un confrère. Il va le choisir avec soin, et lâchera prise pour s’en remettre au professionnel.

Le coaching n’est pas un processus thérapeutique, mais une prestation de soutien qu’il convient d’entretenir AVANT la contrainte. On pourrait comparer ma situation à celle d’un kinésithérapeute qui sait que son corps sera mis à rude épreuve lors du déménagement, et qui s’offrira le matin même une séance de kinésithérapie pour préparer son corps. Puis, le soir, il y retournera pour remettre en place ce qui a (peut-être) subi quelques déplacements dans son corps.

  • Mais Stéphane, me direz-vous, en théorie toute personne qui se lance dans un projet inhabituel qui demande un certain dépassement de soi, devrait d’autoriser à faire de même…

Vous avez raison ! Mais si je parle du kiné qui s’offre une séance de kiné, c’est parce que lui, a parfaitement conscience de l’utilité de la manœuvre : il répare des gens tous les jours et sait très bien qu’il est possible de limiter les dégâts en s’y prenant à l’avance. C’est donc ma conscience du véritable effet du coaching qui m’invite à me faire accompagner dans mes prises de décision et les prémices de l’action.

  1. Il faut le trouver le zigoto qui saura vous coacher, car comme tout professionnel, vous allez résister au processus, puisque vous les connaissez…

Si vous pensez ça, dans un premier temps je voudrais répondre que vous avez raison ! C’est bien pour ça que j’ai choisi une zigotote et pas un zigoto…

Plus sérieusement : en pratique, un professionnel ne résiste pas à des techniques, même psychologiques, sous prétexte qu’il sait «comment ça marche»… Au contraire, connaissant les effets de ces techniques, il aurait plutôt tendance à faire confiance à leur magie. Si un amateur (dans le sens péjoratif du terme) peut se demander quel extra-terrestre pourrait coacher le super champion qui est en lui, un professionnel sait que tout est dans la Relation de Confiance et le Lâcher-Prise.

Il reste effectivement un cas où les VALEURS peuvent se rebeller. Pour reprendre l’exemple du kiné, il y a deux Ecoles : ceux qui après un petit massage de 5 minutes, allongent le patient sous une lampe ou une couverture chauffante pendant les 20 minutes restantes, et ceux qui refusent cette pratique, considérant qu’au-delà du matériel et de la posture qui permettent au corps de se régénérer, il convient d’accompagner le patient tout au long de la séance par des massages, des frictions, des tapotement et des mots… Un kiné du deuxième type qui se retrouverait dans un cabinet du premier type, quittera le lieu au bout de 7 minutes.

Ceci-dit, il y a peu de chances qu’il s’y trouve : un professionnel ne se fie pas à une plaque en bas d’un immeuble. Il fait d’abord connaissance avec la personne à laquelle il va se confier (dans le sens étymologique du terme). Confier ses os et ses muscles à un kiné, confier son équilibre mental à un psy ou confier son projet à un coach… Tout ceci devrait se faire en pleine conscience et avec la participation éveillée (le consentement) du principal intéressé.

Co-Coaching

Actuellement, parmi les lecteurs de ma Newsletter, il y a environ 40 coachs. Lorsque j’ai vu les premiers professionnels s’inscrire (il y a 10 ans), je me suis demandé s’ils le faisaient parce qu’ils s’intéressaient à mon travail de coach ou si c’était pour espionner mon Marketing (et s’en inspirer). J’ai été très vite rassuré : comme cela se fait souvent entre professionnels, j’ai reçu des témoignages sincères de confrères qui appréciaient ma singularité. Ils me félicitaient pour ma pédagogie et ma façon de manier la métaphore.

J’ai été particulièrement touché la première fois que l’une des coaches qui suit mon travail, m’a demandé si elle pouvait faire lire un article que j’ai écrit à l’un de ses clients en guise d’introduction d’un coaching d’éveil… Ce type de demande s’est répété depuis. Si j’ai dit OUI sans condition à chaque fois, c’est parce que je suis honoré par la démarche. Bien sûr, les professionnels dont je parle ont joué le jeu de s’inscrire aux sessions payantes, puisque là aussi, ils pouvaient trouver de la matière pour leur travail. J’ai travaillé étroitement avec 8 de ces confrères, et au-delà des conférences et prestations communes que nous avons pu mener, nous nous sommes régulièrement prêtés à des séances de co-coaching.

Qu’est-ce qu’un co-coaching ? En bref, je les coachais autour d’un sujet et ils me rendaient la pareille : c’est du troc entre coachs !

Le co-coaching ne se fait pas uniquement entre coachs. Il existe des méthodes de co-coaching entre amis, entre collègues, entre artistes, entre entrepreneurs, etc. Les duos se forment et chacun devient alternativement coach et coaché, parfois pour une séances, souvent pour des dizaines d’entretiens.

Pour me coacher autour de mon tournant 2019, j’ai choisi Isabelle Fribourg. Vous vous en souvenez peut-être puisque j’ai co-animé avec elle l’émission «l’auto-coach du mois» en juin 2017. Par la suite, j’ai eu le privilège de coacher Isabelle dans le cadre de son adhésion Premium au programme «Aller Vers», et lorsqu’elle a créé son cabinet en mai dernier, nous sommes passés en mode co-coaching.

Le mardi 27 novembre 2018 à 21h00, Isabelle endossera sa fonction de coache, et moi celui du coaché. Le sujet central portera sur l’attachement que je porte aux Freebie Seekers, et par conséquent au détachement que je dois m’autoriser à cultiver pour avancer dans ma mission de vie.

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Les Freebie Seekers du TEMPS

80% des lecteurs de cette Newsletter sont entrés par la porte Time-Coach, c’est-à-dire avec la volonté de mieux gérer leur temps… Si c’est votre cas, l’article qui suit mérite toute votre attention. En le terminant, je me suis même demandé dans quelle mesure, je devrais remplacer la conclusion du programme Time-Coach (le 11ème article qui est très apprécié) par celui-ci…

Les Freebie Seekers du Temps

Jusque-là, j’ai évoqué les Freebie Seekers de l’Argent : des personnes qui ont pris l’habitude de collectionner ce qui ne leur coûte rien en euros (des échantillons de cosmétiques, des fichiers musicaux ou vidéo, des logiciels crackés, etc.).

Je rappelle que ce ne sont ni des pingres ni des personnes sans le sou. Les Freebie Seekers défendent des Principes (conscients ou inconscients) selon lesquels certaines choses ne devraient pas être payantes, et vivent une vie conforme à ces Principes. Souvent, ils sont prêts à sacrifier de longues heures pour trouver ce qu’ils cherchent, et ce, au détriment d’autres activités bien plus rentables.

Aujourd’hui, je voudrais évoquer les Freebie Seekers du Temps. Ce sont des personnes qui ont pris l’habitude de collectionner ce qui ne leur coûte rien en minutes, voire en secondes…

Est-ce possible ? Et si oui, comment procèdent-ils ?

Découvrons leurs principes…

Supposons que vous vouliez apprendre l’anglais pour communiquer avec des anglo-saxons de façon fluide. Selon votre niveau scolaire et votre intelligence verbo-linguistique, vous aurez besoin de 100 à 300 heures d’étude pour atteindre votre objectif. Si vous en avez clairement conscience et si votre objectif est bien fixé, vous allez aménager votre temps pour «provisionner» ces heures. Vous les «dépenserez» sur une période définie : par exemple, 3 mois à raison de 2 heures par jour, ou 6 mois à raison d’une heure par jour.

Un Freebie Seeker du Temps n’acceptera jamais cette «dépense». Il nourrira ses Principes afin de filtrer toute proposition d’étude qui pourrait l’amener à réserver du temps pour apprendre l’anglais. Il est important de rappeler que ce n’est pas une question de disponibilité : je connais une multitude de personnes qui disent ne pas avoir 2 heures par semaine pour lire, mais qui passent 4 heures par jour devant la télé ou sur Facebook…

Les Freebie Seekers du Temps ne sont pas non plus avares de leur temps : ce sont d’excellents camarades qui vous dépanneront en cas de besoin, sacrifiant des journées entières. Ils sont juste incapables de réserver du temps pour une ou plusieurs choses dont le résultat les inspire. Dans notre exemple, savoir parler anglais serait l’un des plus beaux cadeaux que la vie pourrait leur offrir. Mais ce cadeau, ils ne sont pas prêts à se l’offrir eux-mêmes : ils veulent que ça tombe du ciel…

Mais quel type de solution peuvent-ils trouver dans cet état d’esprit ?…

Parmi les méthodes farfelues qui leur sont spécialement réservées, on peut trouver celles qui proposent d’apprendre une langue en dormant ! Eh oui… Le Freebie Seeking du temps consiste à faire deux choses simultanément :

  • La chose habituelle (dans notre exemple : dormir)
  • Et l’apprentissage souhaité (de façon passive)

Au réveil, ils n’auront perdu aucune seconde ! Ainsi, pour eux, apprendre l’anglais ne coûte rien en temps ! La méthode pourrait coûter une fortune et ils paieront volontiers : leur Freebie Seeking ne concerne pas l’argent, mais le temps.

Un autre exemple : vous avez certainement entendu parler de ceintures et de corsets à impulsions électriques, qui permettent de muscler les abdos… C’est encore un produit pour Freebie Seekers du Temps : il leur suffit de porter cette ceinture tout en regardant leur série préférée à la télé… Se forger des «tablettes de chocolat» dignes des meilleurs sportifs, sans réserver une seule seconde au sport… Voilà une publicité qui fera mouche et qui videra les portefeuilles… Du moment que ça ne touche pas à leur agenda, ils achètent !

Résultats de surface

Si la petite période de somnolence qui précède le sommeil permet d’augmenter vos capacités d’apprentissage, apprendre en dormant est un leurre ! Le sommeil, ce n’est pas fait pour ça. Il y a donc dans ces méthodes un demi-mensonge : on fait croire au chaland qu’il apprendra en dormant (grâce à des audios de 2 heures), mais en réalité, son cerveau ne sera réceptif que pendant les 5 à 10 minutes qui précèdent le sommeil… Une fois dans les bras de Morphée, l’audio ne fera que perturber son sommeil… On ne peut rien apprendre en dormant (ce n’est pas fait pour ça).

Les personnes qui veulent accélérer leur apprentissage grâce à ce qu’on appelle «un état de conscience modifiée» s’organisent des sessions régulières d’hypnose, d’auto-hypnose ou de rêve éveillé. Dans ce cas, ils ont des résultats probants ! Mais bien évidemment, ça demande de réserver des séances sur son agenda, chose impossible à obtenir chez les Freebie Seekers du Temps

C’est là qu’intervient la nuance avec l’avarice : un avare de son temps aura plus de chances de trouver des solutions efficaces, puisqu’il ne cherchera pas à éviter les temps d’apprentissage, mais à les raccourcir : s’il s’autorise une formation (pour apprendre à entrer en état d’hypnose), il pourra apprendre en 20 minutes ce qui lui demandait une heure auparavant. Il sera à l’affût de toute économie temporelle efficace. Le Freebie Seeker du Temps ne cherche pas l’efficacité : il est dans l’évitement. Ses pratiques pourraient l’amener à prononcer spontanément des mots anglais qu’il ne croyait pas connaître, ce qui lui donnera l’impression de progresser ! La boucle sera bouclée : il persistera à rester dans le piège qu’il s’est lui-même tendu. Il prétendra qu’il ne perd pas son temps et qu’il a trouvé la bonne méthode, mais à mesure que les années passeront, il se rendra compte que s’il ne perd pas son temps, il perd sa vie…

Pour ce qui est de notre deuxième exemple, les stimulateurs électriques de muscles, même topo ! Evidemment, les muscles vont gonfler (c’est physiologique), donc pas de soucis côté apparence. En revanche, l’efficacité de cette ceinture abdominale laisse à désirer… Dans la plupart des cas elle sera déséquilibrée ce qui peut provoquer des maux de dos (puisque seuls les muscles ventraux sauront accompagner l’effort et ceux du dos vont être sur-sollicités). De plus ces abdos manquent de souplesse, puisque leur élasticité n’a pas été travaillée par de vrais exercices sportifs…

Une fois de plus, un avare de son temps sera beaucoup plus efficient : tout en utilisant les stimulations électriques, il s’autorisera à faire travailler ses muscles pour remédier à tout ce que l’appareil ne couvre pas. Il l’utilisera comme complément, comme accélérateur ou comme déclencheur (l’apparence d’abdos artificiels peut donner envie de se remettre au sport), mais il ne s’en contentera pas. Un Freebie Seeker du Temps se fait croire que c’est suffisant…

Je pourrais, bien-sûr, multiplier les exemples, et vous aussi puisque nous cherchons tous à optimiser notre temps, et les pratiques qui nous permettent de le faire sont celles des Freebie Seekers, mais ce qui nous différencie, c’est notre capacité à reconnaître que pour parvenir à un résultat, nous devons céder quelque chose de précieux. Que ce soit notre Temps, notre Argent, notre Confiance ou notre Energie, et parfois, tout ça à la fois. C’est une question de gestion : en fonction des périodes et des circonstances, les différentes vannes devront être plus ou moins desserrées. Mais si l’une de ces vannes est complètement et définitivement fermée dans un domaine, il sera impossible d’obtenir autre chose qu’un résultat de surface…

J’espère que cet article permettra aux Freebie Seekers qui ont jeté leur dévolu sur le Développement Personnel ou sur mon travail, de comprendre qu’il est important POUR EUX d’ouvrir les vannes essentielles à LEUR épanouissement, et de gérer ces ouvertures avec efficience. Je m’engage à les y aider.

A propos, dans quel domaine êtes-vous un Freebie Seeker du Temps ?
Pour ma part, c’est aller à La Poste ! J’aime La Poste (son utilité, sa mission, ses calendriers avec des petits chatons, etc.), mais je ne supporte pas d’aller dans ses bureaux. Je fais tout mon possible pour l’éviter, et en bon Freebie Seeker, je l’évite aussi pour les miens en trouvant des solutions alternatives que j’affiche comme des victoires! Toutefois, je dois avouer que parfois, mon Freebie Seeking est très pénalisant. Alors après avoir cherché, si je ne trouve aucune, mais alors aucune alternative, j’y vais, mais c’est dur dur…

A++

Stéphane SOLOMON

Satisfait, mais pas si fier…

Tout d’abord, merci ! Vous avez été nombreux à commenter mon précédent article sur mon amie Freebie-Seeker de l’Education (davantage sur Facebook que sur mon site – j’en reparlerai -).

J’ai trouvé 2 propositions intéressantes dans vos commentaires. Je tiens à saluer plus particulièrement Christophe (sur Facebook) et Céline (sur mon site). Ceci-dit, leurs solutions seraient longues à mettre en place et ce n’est pas ma mission de vie. Celle que j’ai appliquée m’a permis de me débarrasser de la difficulté en cours, puis de vaquer à mes occupations, mais je n’en suis pas très fier (je l’explique à la fin de l’article). Quoi qu’il en soit, Alexandre (le fils de mon amie) est désormais en possession du jeu éducatif qui lui permettra d’apprendre en quelques heures, ce que des mois d’efforts n’ont su rendre accessible !

Ça vous intéresse ? On y va :

Comme je vous l’ai écrit dans mon précédent article, la maman d’Alexandre m’a dit qu’elle défendait un principe :

Tout ce qui concerne l’Education
doit être gratuit !

Qu’est-ce qu’un PRINCIPE ?

Un principe est une règle de conduite adoptée à un instant donné et à laquelle on ne dérogera pas avant une remise en question profonde. Nos Principes nous aident à gagner du temps lors d’une prise de décision, ils sont donc extrêmement utiles.

Prenons par exemple le cas d’une personne qui a pour Principe de ne jamais saisir son numéro de Carte Bancaire en ligne. Lorsqu’elle a envie d’acheter quelque chose, elle ne tergiverse pas : soit le commerçant autorise d’autres moyens de paiement, soit elle achète ailleurs ! Comparativement à une personne qui hésite une fois sur deux parce qu’elle ne sait pas si elle peut faire confiance, le gain de temps est évident. La première agit immédiatement, la deuxième peut tourner en rond pendant des heures.

Cependant, certains de nos principes ont été fixés il y a 300 ans (voire plus) et transmis de génération en génération. Dans un monde qui bouge, nos Principes doivent être mis à jour, et bien évidemment, la remise en question doit être très profonde. Ce qui n’est possible que chez les personnes qui apprécient l’idée de faire un travail sur soi.

Reprenons mon exemple de paiement en ligne : il y a encore moins de 10 ans, les processus de paiement sécurisé étaient à leurs débuts (donc pas assez sûrs) ; les banques et les autorités ne traitaient pas les problèmes avec efficacité ; les médias surdimensionnaient les problèmes et mettaient l’accent (comme à leur habitude) sur tout ce qui ne tournait pas rond… Or Internet et l’e-commerce ont beaucoup évolué. Si le Principe a été fixé il y a plus de 5 ans, il est temps de réévaluer cette règle de conduit. Ceci ne signifie pas que vous DEVEZ changer de pratique, mais simplement de refaire le tour de vos critères décisionnels de l’époque. Peut-être n’ont-ils plus cours…

Ne confondons pas Valeurs et Principes : nos Valeurs déterminent notre Identité et ne sont pas négociables. Nos Principes (les règles de conduite basées sur nos Valeurs et nos Croyances) peuvent parfaitement être révisés sans dommage. En matière de Développement Personnel, se fixer des principes est comme un contrat. Comme pour tout contrat, il y a une date d’échéance qui invite à une révision. La plupart des gens considèrent leurs principes comme des contrats avec tacite reconduction. Sans y réfléchir…

On peut voir dans la situation que j’ai décrite, que pour mon amie comme pour moi, l’Education et l’Instruction représentent des Valeurs importantes. Cependant, nous n’avons pas les mêmes Principes :

  • Elle a décidé de ne pas cautionner les personnes qui font commerce avec des solutions pédagogiques.
  • J’ai décidé d’encourager et de gratifier (entre autres financièrement) les pédagogues qui proposent différentes solutions d’apprentissage.

Nous ne pouvions pas nous entendre ! Comme elle commençait à faire ingérence dans mon Education (en criant au point d’éveiller la curiosité des enfants), j’ai décidé de calmer le jeu. Elle est partie sans…

L’after…

AU moment où je tentais d’aider mon amie à installer cette application, j’ai pu voir que l’éditeur proposait une collection complète de jeux éducatifs pour 21€… Après son départ, je suis retourné dans la Playstore pour acheter cette collection. Au passage, j’ai fait une autre trouvaille : «Dragon Box Algebra 5+». Il s’agit d’une version light pour les tous petits, mais elle couvre beaucoup de notions qu’Alexandre n’a pas encore acquises.

Pendant quelques secondes, j’ai cru que ce produit était une version bridée qui permet de tester l’application gratuitement. Je me trompais, car il s’agit d’un produit à part entière, coûtant 4,99€. Toutefois, ma première perception m’a amenée à me dire la chose suivante :

«Si j’étais l’éditeur de ce jeu, j’aurais proposé la version 5+ gratuitement, afin que les hésitants puissent constater que ça fonctionne ! Ensuite, la version payante devient une évidence pour ceux qui veulent approfondir le sujet».  C’est ce que je fais avec la Newsletter que vous lisez actuellement. Elle est certes gratuite, mais le but n’est pas la gratuité. Le but est de faire connaissance progressivement et sans pression, puis de nous amener vers une relation professionnelle (si les résultats sont encourageants).

J’ai rappelé mon amie en lui disant ceci :

– Après ton départ, j’ai acheté la collection complète de l’éditeur Dragon Box et j’ai reçu en cadeau un bon d’achat pour une version light de Dragon Box Algebra que je peux offrir à qui je veux ! J’ai immédiatement pensé à Alexandre. Cette version n’est pas aussi avancée que celle sur laquelle il a joué à la maison, mais tu peux l’avoir gratuitement. Bien sûr, l’éditeur offre ce jeu pour que tu achètes la suite, mais on s’en fout ! C’est gratuit, et tu n’as qu’à refuser les propositions payantes…

Ça a marché !

Pas très fier…

En lisant cet article, certains d’entre vous vont peut-être trouver que j’ai abusé de la naïveté de mon amie, que je l’ai manipulée ne lui faisant croire que ça ne m’a rien coûté, et que ce n’est pas bien ! C’est certainement pour cette raison que je ne me sens pas très fier…

Eh bien je vais vous surprendre, mais à ce niveau, je suis très satisfait de mon action !

Si vous lisiez quelques livres qui traitent du Marketing et des Freebie Seekers, vous verriez que la plupart du temps, les entreprises dépensent beaucoup de temps, des sommes faramineuses et énormément d’énergie dans des stratégies manipulatoires afin de repousser les Freebie Seekers hors du magasin ! J’ai donc fait pour mon amie ce que personne n’aurait fait pour elle.

Pourquoi le Freebie Seeker est manipulé pour aller vers la sortie ? Parce que selon les marketeurs, il est l’ennemi numéro 1 du commerçant ! C’est pire qu’un concurrent, car en général les concurrents agissent avec une éthique professionnelle. L’éthique des Freebie Seekers est anti-professionnelle : que leurs actions soient conscientes ou inconscientes, si elles se généralisaient, ce serait la fin du commerce ! Un Freebie Seeker n’est pas une personne qui tourne les talons lorsqu’elle pense qu’un commerce ne devrait pas exister. Au contraire : c’est un «justicier» qui entre dans la boutique pour la faire tomber à coup de Principes ! Il crie pour se faire entendre par les autres clients ! Il trouve des ruses pour rendre gratuit ce qui ne l’est pas et il partage ses trouvailles se sentant généreux…  Il se bat pour que le commerçant s’aligne sur ce qu’il croit être ses Valeurs, alors que le commerçant est bien plus valeureux que lui : il a juste accepté l’idée que l’argent fait partie du jeu, et même si les transactions financières compliquent l’équation, elles permettent d’obtenir des résultats probants !

En trouvant une solution pour Alexandre, j’ai été bienveillant : au lieu de le chasser du Paradis du Savoir, j’ai fait tout mon possible pour lui donner sa place. Je ne l’aurais pas fait pour une personne que je ne connais pas ou qui n’aurait rien demandé. La demande d’Alexandre était vibrante, et celle de sa maman aussi (avant que l’argent n’entre en jeu).

Si je ne suis pas très fier de mon action, c’est parce que j’ai fait entrer une Freebie Seeker dans le magasin de Dragon Box ! J’ai fait croire à mon amie que le commerçant lui donnait une place légitime dans le système… Certes l’éditeur n’a rien perdu puisque j’ai payé le jeu, mais si l’essai n’est pas transformé j’aurais ajouté un poids à son commerce, ce qui n’est pas aligné sur mes valeurs. C’est comme si je faisais entrer dans une boulangerie une personne convaincue que les chouquettes devraient être gratuites !

Je me demande dans quelle mesure, j’ai été manipulé par mon amie. Une manipulation inconsciente et habile pour que je glisse gentiment vers une variante du Freebie Seeking face à laquelle je n’étais pas armé…

Cette réflexion m’amène à m’interroger sur ma propension à attirer les Freebie Seekers vers ma propre activité professionnelle. Certes je fais régulièrement des recadrages pour rappeler que le gratuit n’est pas ma vocation, mais il semble que ces rappels touchent toujours les mêmes personnes (ceux qui ont compris) et que mes Freebie Seekers se disent que c’est une crise passagère et que ça va me passer… Que je suis en bonne voie pour aller vers la gratuité totale…

Ma proactivité m’a toujours amené à penser que j’ai une grande part de Responsabilité dans les résultats que j’obtiens (d’où mes recadrages réguliers sur ce sujet, afin d’améliorer mes résultats). Evidemment je ne peux être responsable de l’interprétation de mes actions, mais je commence à m’interroger sur ma Responsabilité Inconsciente : se pourrait-il que mes discours soient attractifs pour les Freebie Seekers, et si oui, quels seraient les valeurs qui brillent dans mes articles, qui leur font croire qu’ils sont les bienvenus à vie ?

La question est posée.

A++

Stéphane SOLOMON

C’est pas du jeu !

Elina, ma fille de 9 ans sait résoudre des équations algébriques ! Vous savez, les formules du genre : 3x – 2 = -2x + 43. En réalité, elle ne les résout pas comme le ferait un petit matheux en classe de 4ème : elle joue !

Après avoir découvert une vidéo TEDx, j’ai téléchargé un jeu sur sa tablette. C’est un vrai jeu qui lui permet de jongler avec des cartes afin de faire naître et grandir un gentil dragon. La variable x, cette inconnue qui fait trembler tant d’enfants et que beaucoup d’adultes préfèrent oublier, est remplacée par un coffre contenant l’œuf du dragon. La mission du joueur consiste à protéger ce coffre en l’isolant grâce à quelques règles : 4 règles que l’on découvre progressivement, à mesure qu’il débloque les niveaux…

En moins de deux heures de jeu (de préférence avec l’accompagnement bienveillant d’une personne qui connaît les règles), l’enfant apprend à résoudre des équations algébriques ! Il lui faudra entre 15 et 30 minutes pour transposer son nouveau savoir sur papier… Le jeu sur tablette n’est qu’un facilitateur.

Jouer, pour mieux aller vers…

Ce jeu s’appelle «Dragon Box Algebra». Je l’ai proposé à une amie dont le fils est en classe de 3ème. Il a d’énormes difficultés avec les équations depuis l’année dernière, mais les 20 premières minutes qu’il a passées sur ce jeu avec ma fille ne le laissait pas transparaître : il isolait le coffre et faisait progresser son dragon tel un champion !

Les neurosciences le confirment aujourd’hui : le jeu permet de mieux apprendre, mémoriser, intégrer les règles, etc. Quant à la psychologie moderne, elle sait à quel point le jeu permet de poser un voile sur les traumatismes. Alexandre savait-il qu’il était en train de résoudre des équations ? Se souvenait-il, en jouant, de tous ces cours de maths pendant lesquels il faisait face à x… cette inconnue qui humiliait son intelligence ? Non ! Il relevait les défis du jeu… et il gagnait !

Depuis des décennies, voire des siècles, de nombreux livres proposent des apprentissages ludiques. La chose est décriée par certains ; la plupart du temps pour défendre le driver «Fais effort !». Eh oui… Si les enfants apprennent sans effort, où va le monde ?!!! A l’inverse, beaucoup de pédagogues (dont je fais partie) considèrent qu’il est temps de déployer ses efforts dans autre chose que dans la résolution de 3x – 2 = -2x + 43… Ça, ça devrait être un jeu d’enfant !

«Dragon Box Algebra» permet à beaucoup d’enfants (et de professeurs) d’économiser 30 heures d’apprentissage lourd, avec un taux de réussite insolent comparativement à celui de l’Education nationale. Imaginez ce que ces millions d’enfants  pourraient faire de ces heures s’ils les mettaient au service de leurs talents.

Mais revenons à mon amie… Je lui propose de télécharger le jeu sur son smartphone, afin de permettra à son fils d’y jouer tous les jours. En quelques manips, nous arrivons au moment fatidique où il faut saisir le mot de passe pour payer le jeu… Et là, c’est le blocage total ! Mon amie est scandalisée et c’est un faible mot : elle HURLE au scandale ! Plus j’essaie de la raisonner, plus elle devient hystérique ! Je lâche prise lorsqu’elle commence à me rendre complice d’un vaste «complot» (sans même s’en rendre compte).

Son principal argument :

– On ne devrait pas profiter de la détresse des gens pour se faire du pognon !

Profit sur détresse

J’essaie de lui expliquer que tout ce qu’elle paie peut être considéré comme un «profit sur détresse». Par exemple, la charge principale d’un foyer, le loyer, profite d’une détresse potentielle. La plupart des gens s’épargnent cette détresse en s’en acquittant bien avant qu’elle n’apparaisse. Mais sans ce paiement, ce serait la détresse totale.

Toutes proportions gardées, lorsque la voiture tombe en panne, le garagiste «profite» de la détresse causée par cet imprévu pour facturer sa prestation ! Et que dire de la nourriture ?… Nos placards sont régulièrement réapprovisionnés d’avance, donc nous n’y pensons pas puisque c’est un automatisme. Mais nous faire payer la nourriture, c’est encore un «profit sur détresse»… Et pas la moindre : la faim est l’une des pires détresses humaines.

Presque tout ce que nous payons répare ou nous épargne une «détresse» ! Les jeux éducatifs épargnent aux enfants une détresse d’apprentissage. N’a-t-on pas d’autres combats à mener pour leur refuser ça ? Si je me focalise sur les enfants, c’est pour rester dans le cadre de mon exemple. Mais pour les adultes, c’est exactement le même principe. Vous pouvez vous épargner de nombreuses heures de pénibilité en lâchant-prise sur quelques PRINCIPES. Il y a forcément des postes de dépense à remettre en question régulièrement pour améliorer votre vie.

«Dragon Box Algebra» coûte 7,89€ ! C’est rien comparativement au service rendu : une tranquillité d’esprit totale au moment où apparaît l’une des plus grosses bêtes noires des élèves qui n’ont pas la bosse des maths… Rien ! Absolument rien ne devrait faire hésiter les parents.

Certaines personnes me diront :

– Mais avant de dépenser ton argent là-dedans, tu devrais attendre de voir si c’est vraiment nécessaire. Il se pourrait très bien que ta fille n’éprouve aucune difficulté en 4ème…

C’est très courant comme mode de pensée : attendre que ça aille mal avant d’agir… Or comme pour la faim et les courses, en ce qui concerne l’apprentissage, il convient d’agir AVANT la détresse. C’est ce que j’ai fait avec ma fille : le fait qu’elle sache résoudre des équations à 9 ans ne fait pas de moi le père le plus fier du monde… En revanche, le fait de lui alléger un calvaire d’apprentissage me rend heureux.

J’ai payé une AET ! Ne cherchez pas ces initiales sur Google, elles viennent de mon cerveau : Elina est couverte par une Assurance Equation Tranquillité…

Radin et Freebie Seeker : même combat ?

Vous pensez peut-être que mon amie est avare, pingre, radine… Eh bien pas du tout ! Un Freebie Seeker n’est pas un radin ! Dans son mode de fonctionnement le plus exagéré le radin cherchera les meilleurs plans de réduction. Il cessera tout achat à l’approche des soldes et négociera systématiquement les tarifs pour ressentir une victoire dans le cas où le vendeur céderait. Un Freebie Seeker ne veut pas que le produit soit payant ! Acheter le produit quelle que soit la réduction dérogerait à ses valeurs morales. Pour lui, le raisonnement est binaire : soit c’est gratuit, soit c’est payant, et si c’est payant, il shunte l’information (qui lui est insupportable) !

Autre distinction du Freebie Seeker comparativement au radin chronique : il refuse la dépense même si ce n’est pas la sienne. Lorsque j’ai proposé à mon amie d’offrir le jeu à son fils, elle s’est sentie offusquée, me disant qu’elle n’était pas à 7,89€ près…  Ce qu’elle ne veut pas, c’est cautionner l’achat, même si son portefeuille n’est pas touché. Selon elle, tout ce qui concerne l’Education DOIT être gratuit ! Le seul qui pouvait lui offrir ce jeu, c’est un pirate informatique, ou l’éditeur lui-même, mais de façon impersonnelle (grâce à un jeu concours par exemple) !

Tout en défendant son PRINCIPE elle sacrifiait sans s’en rendre compte le plaisir d’apprendre chez son propre enfant ! Pire encore : elle le prenait à témoin pour lui faire dire que ce jeu était «bien sympa», mais qu’il ne valait pas un sou ! Plus je tentais de lui expliquer les avantages des jeux éducatifs, plus son combat devenait éducatif à son tour : elle voulait que son fils comprenne que ça ne se faisait pas d’acheter ce genre de jeux. D’ailleurs, si j’ai rapidement changé de sujet, c’est parce que ma fille était là, et que je ne voulais pas qu’elle se fasse éduquer par des mots qui volaient dans la pièce à plus de 10 décibels des miens…

Si c’était votre amie et que vous étiez juste deux dans la même pièce, je serais curieux de savoir comment vous feriez pour l’aider. Ou plutôt pour aider son fils et les générations suivantes…

Et ne me répondez pas «c’est toi le coach, démerde-toi !», car lorsque vous commentez un article d’auto-coaching, le premier à bénéficier du commentaire, c’est vous-même.

C’est à vous :

Question de Laurent

Laurent (un lecteur) m’écrit :


Bonjour Stéphane,

Il y a une semaine, vous avez animé un webinaire sur l’harmonie entre la vie professionnelle et la vie privée. Je m’y suis inscrit, mais au dernier moment, j’ai décidé de faire autre chose (probablement de beaucoup moins intéressant que l’alternative que vous proposiez). Ensuite, j’ai reçu un courrier dans lequel vous me proposiez de rejoindre la nouvelle session de Time-Coach. J’ai cliqué, j’ai lu, et j’y ai renoncé.

Je me suis demandé pourquoi j’avais soudainement ce comportement envers vous, alors qu’habituellement je m’intéresse de près à tout ce que vous faites. Je me suis d’ailleurs inscrit à 3 de vos programmes et j’en suis très satisfait. C’est grâce à votre courrier de jeudi que j’ai compris :

Actuellement, vous menez une campagne contre les Freebie Seekers. Parallèlement, vous proposez des activités gratuites. C’est très déstabilisant pour moi, car en acceptant vos propositions, je me sens Freebie Seeker (à moins que ce soit la peur d’être étiqueté comme tel). C’est probablement la raison pour laquelle je ne vais plus jusqu’au bout de mes actions lorsque vous proposez des prestations gratuites.

Je précise que je ne me reconnais pas dans les profils des Freebie Seekers que vous citez. Je paie ce qui a de la valeur à mes yeux et je ne m’embarrasse pas avec ce qui n’a pas d’intérêt pour moi, même si c’est gratuit.

Ce qui est très désagréable, c’est le sentiment de me retrouver projeté 2 ans en arrière, alors qu’avec vous, j’ai fait de vrais progrès en matière de prise de décision et de passage à l’action. Ce thème me fait régresser !

Je voulais vous faire part de cet embarras qui me replonge dans l’indécision. Suis-je le seul à être dans ce cas, ou est-ce  un sentiment général ?

Bien à vous,

Laurent


Très intéressant ce que me dit Laurent… N’ayant pas la réponse à sa question finale, dites-moi ce que vous en pensez. Ce thème vous aide-t-il ou vous fait-il régresser ?

A++

Stéphane