Ce sont toujours les mêmes qui trinquent…

Ce matin c’était la fête chez VIRTUA ! Nous venions d’enregistrer une nouvelle cliente grâce au PWYW !

Comment ça ? Personne n’a payé auparavant ? Si… Enfin, je pense qu’il y a du monde, parce que j’ai décidé de ne pas regarder les chiffres avant la semaine prochaine. Je ne veux pas que ça m’influence. Vous savez, l’argent a aussi un impact sur moi… Surtout votre argent !

Mais j’ai demandé à Franck (qui s’occupe des inscriptions et de la facturation) de me donner quelques indicateurs. Par exemple, je voulais avoir le premier nom de la personne qui utiliserait ce modèle économique… Le but était de remercier ce pionnier ou cette pionnière, si possible de vive voix. Et j’ai eu mon retour dès vendredi, à peine 30 minutes après le lancement.

Faux espoir !

Or il se trouve que Patrick, le premier client à investir dans cette idée, a participé à tous les programmes d’auto-coaching que j’ai écrit. Il m’a même missionné pour un coaching téléphonique il y a quelques semaines. C’est donc un client de longue date, et il est particulièrement actif. Rien de nouveau…

J’étais à la fois heureux que ce soit lui (parce que je l’ai en ligne régulièrement), mais aussi très déçu de ne pas pouvoir contacter quelqu’un de tout neuf !

Car il ne faut pas se leurrer : si j’ai mis en place le PWYW, ce n’est pas pour ceux qui ont déjà participé à un programme payant. Ils n’ont aucune raison de se sentir concernés car ils ont déjà payé ce qu’ils voulaient. Dans le mot «CE», il n’y a pas qu’une somme d’argent. Il y a aussi le produit choisi. Les participants de PENSEE++ ont payé CE qu’ils voulaient ! Je m’attends donc à rencontrer de nouveaux clients qui payent CE qu’ils veulent.

Une partie de cette initiative pose une question essentielle : voulez-vous de TIME-COACH ?

J’ai donc rectifié ma demande auprès de Franck : je lui ai demandé de me donner le nom de la première personne qui payera via le système PWYW ET qui n’a jamais participé à un programme payant auparavant… Toujours sans me donner de chiffres ou des interprétations comptables. Je ne veux pas que mon Energie soit perturbée par une information que je pourrais interpréter comme une mauvaise nouvelle. J’ai un plan d’action, et un moment planifié pour découvrir et analyser les résultats… Dans ce «projet coup de poing», il est hors de question que les résultats intermédiaires viennent troubler ma créativité, ma motivation, ma communication, mon humeur, mon humour, ma direction, ma vibration… Je veux garder le «focus» !

Vendredi soir : toujours rien ! Bon, il faut dire que la semaine a été froide, et qu’à moins de faire du télétravail, les temps sont durs pour beaucoup de monde. Ca va se détendre pendant le week-end.

Lundi matin : rien ! A midi, je demande à Franck :

– Tu penses à moi ?

Il me répond avec le sourire :

– En ce qui concerne « Pay What You Want », je suis à jour. Tu ne veux toujours pas en savoir plus ?

– Non ! Surtout pas ! J’ai une brève à écrire, et je ne veux pas que certains paradigmes s’en mêlent. Je les laisse au repos, sinon, ils vont s’activer et me mettre en retard… Mais tu peux m’interrompre dès qu’on a un nouveau client grâce à ça. Quelle que soit la somme, ce n’est pas ça qui est important.

Il acquiesce, toujours en souriant.

J’ai quand-même un frisson qui me traverse : même si j’essaye de faire abstraction de tout signe extérieur, pour me focaliser sur mon objectif : Franck ne me paraît absolument pas débordé… D’un autre côté, grâce au système informatique hyper-automatisé que nous avons mis en place pour ce projet, il n’a pas grand chose à faire. S’il n’est pas débordé, c’est que tout fonctionne à merveille.

Ce doute me donne la Foi !

Je continue mon travail… Hier soir, rien ! Mais ce matin Youpi : je reçois enfin le message de Franck à 10h12 ! Je sors la bouteille de champagne, pour célébrer le paiement d’Annette !

Une personne, c’est symbolique. Autant que la première pierre d’une maison. La chose symbolisée est plus importante que le symbole lui-même.

Après un joyeux « chin-chin » avec Franck et un autre collègue (particulièrement sceptique en ce qui concerne la méthode), nous retournons au travail, et juste avant de contacter la nouvelle venue, je vois Franck franchir le seuil de mon bureau : blême !

– Je me suis trompé !

– Comment ça ?

– Je croyais que c’était une nouvelle cliente, mais j’ai oublié d’intégrer le fichier 2010 de MEMORY-COACH… Elle a déjà suivi un programme payant !

Je reste coi un instant…

– Et il y a eu quelque chose de nouveau pendant notre petite fête ?

– Non ! Je crois que j’ai pris mes désirs pour une réalité… J’avais vraiment envie de trinquer avec toi !

– On remettra ça ! Mais c’est toi qui payera le champagne…

– Ouaip ! C’est tout ce que tu veux savoir ?

– Oui, tu m’as donné le sujet TIME-COACH du jour, c’est du bon boulot !

Ce sont toujours les mêmes qui trinquent !

Vous connaissez probablement ce dicton. On l’utilise souvent dans le sens négatif : ce sont toujours les plus malheureux qui subissent le revers du changement… Cette plainte associée à un mot festif est particulièrement cynique. Ca me fait penser au verbe « déguster » qu’on utilise dans le même esprit. Quand on souffre d’un lumbago, qu’est-ce qu’on déguste !

Mais vous connaissez mon optimisme, et ma façon d’analyser les dictons, les proverbes et les citations, qui sont des paradigmes ultra-puissants de par leur répétition, et la façon quasi-automatique dont ils viennent s’installer dans nos conversations. Vous avez pu remarquer que certaines personnes ont besoin de dégainer un dicton populaire pour s’en sortir avec «esprit». Un peu comme s’il suffisait de citer le Dalaï LAMA pour être ZEN, ou Jean de LAFONTAINE pour prouver qu’on a une morale…

Eh bien moi, j’ai envie de recadrer ce paradigme qui semble décrire une injustice sociale, mais qui est d’une justice universelle : comment trinquons-nous ? Nous levons nos verres le sourire aux lèvres, et nous dégustons un breuvage rare, avec enthousiasme, le cœur battant…

Je vous le confirme : ce sont toujours les mêmes qui trinquent ! Il s’agit de personnes positives qui aiment célébrer la naissance de nouvelles initiatives :

  • Même les initiatives qui ne les concernent pas directement… Alors mille mercis à Patrick et mille mercis à Annette ! Et mille mercis à tous les autres dont je n’ai pas encore les noms.
  • Et même si parfois, ils font une erreur… Alors mille mercis à Franck !

Trinquons !

Et si le tintement des flutes de champagne fait écho à l’extérieur de ce «club», accueillons les nouveaux venus l’esprit ouvert, et le cœur printanier.

A++

Stéphane SOLOMON

8 réflexions au sujet de « Ce sont toujours les mêmes qui trinquent… »

  1. je trinque à ta santé – tu es super pour remonter le moral !!!
    Tjs optimiste, j’ai qd mm 2 grosses patates à gérer, un pti-fils et une amie dans la souffrance – et qui puis-je ?? –
    donc trinquons à la bonne humeur, au plaisir, à la joie, et à la lueur qui se pointe tous les matins (de + en + tôt), et souvent dans nos coeur et esprits

    mais c’est pas tout çà, je ne suis pas une nouvelle, ai déjà souscrit à certains « stages » épistolaires, et ne sais plus du tout si et quoi je devrais virer paypal pour avoir l’esprit tranquille – tu deviens un peu trop difficile à suivre les comptes PWYW – heureusement que je retiens encore (merci memory) car 4 consonnes c’est difficile à mon gd âge

  2. Je trinque aussi doublement, ce soir on fête les 25 ans de l’ETSI au Palais des Festivals de Cannes (300 personnes) et j’ai une crise d’allergie + un début de grippe, qu’est-ce-que je trinque!… mais je suis super content d’avoir été le premier à utiliser le nouveau système de paiment.
    Cordialement
    Patrick

  3. Bonsoir
    Curieuse (au sens littéral du terme et pour mon esprit à moi) idée en vérité que la vôtre…
    De la même façon que je n’aime pas le marchandage (on me donne un prix, je prends ou je laisse mais je ne discute pas même si c’est plutôt dans l’air du temps), votre solution me parait bien compliquée…
    Trop donner, je ne peux pas ; donner peu, j’aurais vraiment l’impression de me moquer de votre travail pourtant très intéressant.
    Donc…
    Bonne soirée
    Et je vais surement trinquer pour votre bonne continuation !

  4. À votre bonne santé! Si j’ai versé une modeste obole, c’est pour dire que j’apprécie votre créativité et que votre discours fait écho en moi, sans compter que donner fait du bien. Merci à vous.

  5. Bonjour Stéphane,

    Très satisfait de bénéficier de Time Coach depuis plus d’un an, j’ai choisi très récemment de suivre également l’un de vos programmes payants et celui-ci m’a également apporté. Je prends soin de bien mettre de côté vos textes bien écrits et généralement pertinents, stimulants, utiles…
    J’utiliserai certainement un jour ou l’autre votre système de paiement « à volonté ». Mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous saluer et vous féliciter tout de suite. Votre usage à la fois généreux et prudent des proverbes et dictons me donne au moins cette certitude : vous ne conclurez pas de façon simpliste que je me contente de « vous payer de mots » car, vous le savez, l’argent a sa valeur les mots justes ont la leur qu’il n’y a aucune raison de négliger.
    Je suis curieux de savoir si votre système de paiement PWIW va fonctionner bien -ou moins bien- car je pourrais bien l’utiliser un jour dans mon propre contexte de travail. Et, là encore, votre expérience pourrait m’être bénéfique puisque vous la partagez si généreusement. Ce serait peut-être même là un motif déclencheur pour un futur paiement.
    Bien à vous
    Jean

  6. Pour le plaisir de trinquer avec vous, Stéphane et de lever mon verre à la grande communauté de personnes qui partagent vos leçons de mots, de maux, de vie, de clins d’œil, de joie et de lendemain meilleurs.
    Merci pour tout ce que vous m’apportez, par les mails et qui se transforment comme une épaule dans mon quotidien.
    Merci pour ce verre de l’amitié et du partage
    Je m’en vais essayer le PWIW, que je trouve une proposition juste et qui m’interpelle comme exercice de positionnement avec l’analyse de la valeur.
    A bientôt pour une nouvelle lecture et méditation autour de vos écrits
    Véronique O, fille de Louise merci de nous permettre ce clin d’œil

  7. Cher Stephane,
    juste ce petit mot pour vous dire que je n’ai pas envie de payer ces petites sessions que vous partagez gratuitement avec bonheur depuis quelques mois…et que j’ai beaucoup de plaisir à lire.
    Toute fois, j’ai été heureuse de payer le programme « argent-attitude », car j’étais demandeuse..
    Bonne continuation pour votre programme.
    Odile.

  8. Je suis secrétaire dans une association et je réceptionne tous les mails. C’est à l’attention de ma directrice qui n’est plus dans notre structure que vous envoyé les mails. Je les lis depuis très longtemps et les « utilise » un peu pour moi. Je vous prie de m’excuser. Depuis que vous parlez de PWYW, je me sens mal, car j’ai l’impression de prendre sans rien donner.
    cordialement
    yvonne

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