Comment gérer les personnes négatives (1/2)

Il y a quelques mois, j’ai discuté avec une personne qui n’aimait pas le Développement Personnel et qui ne supportait pas les auteurs, les formateurs et les conférenciers qui travaillaient «dans cette branche». Mon interlocuteur savait quel métier j’exerçais, et c’est justement la raison pour laquelle il critiquait en s’en donnant à cœur-joie. Il était heureux de trouver une oreille attentive, car en général, on l’évite et on le fuit ! Vous savez sûrement pourquoi, c’est la règle numéro 1 : fuyez les négatifs ! Laissez-les entre-eux, et entourez-vous uniquement de personnes positives.

Quitte à faire réagir les coaches de France et d’Outre-Atlantique, je ne suis pas toujours de cet avis. Je vais donc vous proposer une alternative.

Une dure réalité

Dans son livre «Confiance illimitée», Franck NICOLAS (coach, conférencier, auteur, formateur, beau-gosse…) nous informe que nous avons 62% de chances de ne pas changer d’habitude si notre entourage s’y oppose.

La statistique est intéressante, ce qui m’a donné envie d’en savoir plus :

  • Comment ce nombre a-t-il été calculé ?
  • Est-ce le même taux pour les européens et les nord-américains, les hommes et les femmes, les entrepreneurs et les employés, les juniors et les séniors ?
  • J’ai remarqué que  les personnes souffrant de douleurs chroniques sont plus sensibles à l’énergie positive/négative. Dans cette  partie de la population (qui m’intéresse) le taux d’échec est-il toujours de 62% ?
  • Les personnes sondées savaient-elles utiliser des techniques et des outils pour faire face à ce phénomène ?
  • Ont-elles été interrogées suite à un succès ou suite à un échec ?

J’ai failli poser ces questions pour approfondir l’étude, puis je me suis ravisé par peur d’être taxé de «négatif». Il suffirait que mon interlocuteur interprète mes interrogations comme une remise en question du travail de l’auteur, et je serai banni de la sphère d’un éminent confrère ! Personnellement, j’aime les questions, mais j’ai déjà vu des gens très propres sur eux, appuyer sur le bouton «EJECT» dès qu’on les interrogeait sur leur méthodologie ou leur conclusion. On leur dit «j’ai envie d’y croire !» et ils entendent «Je n’y crois pas !».

Je n’ai donc pas pris le risque de poser mes questions… Pour la suite de cet article, nous partirons du principe que cette statistique est vraie à 110%.

Une lueur d’espoir…

Je suis d’un naturel positif : je regarde le côté qui sourit. Cette statistique nous donne un deuxième chiffre par complémentarité : vous avez 38% de chances de changer d’habitude, progresser, atteindre vos objectifs, réaliser vos rêves… même si votre entourage résiste au changement.

C’est plutôt une bonne nouvelle ! Un chiffre officiel qui annonce 38% de chance de réussir, c’est assez rare de nos jours. Et quelle réussite ! Comme vous le savez, certaines habitudes vous font perdre des millions d’euros à l’échelle d’une vie. Le simple fait de changer ces habitudes peut vous rendre millionnaire. C’est comme si vous gagniez au LOTO ! Je ne parle pas que d’argent, mais de tous les avantages d’une vie pleine et heureuse lorsque vous possédez la combinaison gagnante.

La raison d’exister du Développement Personnel est d’enrichir votre vie avec de bonnes pratiques en lâchant-prise sur les mauvaises. C’est la raison pour laquelle vous avez décidé de vous inscrire à cette newsletter, et c’est la raison pour laquelle vous la lisez toujours.  On ne change pas d’habitude pour quelques centimes, ni pour la promesse de vivre quelques secondes de béatitude avant de trépasser.

Gagnez au LOTO !

J’ai une question à vous poser : si vous aviez 38% de chances de gagner au LOTO, joueriez-vous ? Moi oui ! Je tenterai ma chance à chaque tirage ! J’ai déjà tenté ma chance à la loterie alors que je savais que j’avais une chance sur 20 millions de gagner le gros lot (pour les puristes : 1 chance sur 19.068.840).

Si j’en parle avec une certaine ironie, c’est parce que je ne suis pas d’accord avec les gens qui mettent sur la touche les personnes négatives, en particulier lorsqu’il s’agit de leurs proches. Les deux raisons principales sont données en filigrane dans cet article, et je les reformule :

  • Votre perception tient une place importante dans le jugement négatif/positif, et une simple question peut vous apparaître comme un signe de négativité.
  • 38% de chances de réussite, c’est un sacré bon score compte-tenu des enjeux.

Ainsi donc, vous voilà au parfum : avec un entourage négatif, la tâche sera plus rude, mais c’est loin d’être impossible et surtout, ça en vaut la peine !

Tout ce qu’on ne sait pas…

Permettez-moi encore quelques remarques : finalement on sait très peu de choses sur les personnes qui n’ont pas réussi : savaient-elles que leur entourage avait une telle influence sur leur capacité d’agir ? Lorsqu’on connaît un piège, c’est plus facile de se protéger. Une meilleure connaissance de cette «emprise» pourrait réduire les échecs d’au moins 10%. Nous voici à 52% d’échecs, et donc 48% de chances de réussir… Encore 3 points et j’inverse la tendance !

Où trouver ces 3 points ? Dans la résilience par exemple : une fois terrassé par une vague négative, je peux retrouver mon équilibre et surfer allègrement sur la vague suivante ! N’est-ce pas le sens d’un auto-coaching ? Se servir de ses expériences pour devenir plus performant…

Un surfer ne se demande pas si une vague est positive ou négative. Il sait qu’il peut surfer dessus ! Je peux trouver que c’est insensé, et il trouvera que c’est un jeu d’enfant. Pour peu qu’il ait envie de partager, il m’expliquera POURQUOI et COMMENT il fait. Si je veux mieux surfer, j’ai tout intérêt à m’inspirer de ses QUOI et à expérimenter ses COMMENT pour me les approprier, c’est-à-dire, les adapter à ma façon de surfer.

A suivre…

Francis, l’interlocuteur qui n’aimait pas «la branche» dans laquelle j’exerce, m’a exposé beaucoup de griefs contre le Développement Personnel. J’ai écouté ses complaintes et ses doléances avec empathie. Nous étions dans le train et nous avions le temps de discuter. J’aurais pu changer de place, j’aurais pu lui demander de se taire, j’aurais pu changer de sujet… mais je lui ai prêté toute mon attention. J’ai trouvé que tout ce qu’il disait était intelligent, bien exprimé, et le plus important, plein de valeurs humaines. Je le félicitais pour ça !

Pourquoi me suis-je laissé entraîner ? C’est une technique ! Je vous l’exposerai dans la deuxième partie de cet article. En attendant, vous pouvez commenter cette première partie, poser vos questions, ou deviner le SENS de ma démarche, qui a porté ses fruits au delà de mes espérances.

A++

Stéphane SOLOMON

8 réflexions au sujet de « Comment gérer les personnes négatives (1/2) »

  1. bonjour Stéphane
    J’aime vos courrier toujours aussi enrichissant.
    C’est vrai que certaines personnes vivent sur des courants négatifs,
    mais en fait la vie est faite de plein de courant je dirais alternatif, comme des vagues
    Les personnes dont je fais partie et qui vous lisent ont déjà commencé cette démarche d’être et de vivre dans le positif
    Cela a changé pas mal de chose dans ma façon de penser .
    Une situation perturbatrice pointe son nez, je vais utiliser la respiration, la réflexion, la pensée positive . Un phénomène de synchronicité avec des opportunités arrivent et bien souvent la situation s’arrange !

    Par contre, quand je rencontre des personnes trop négatives, je me protège et me met de la distance, tout en étant polie .
    Mais surtout, je ne vais pas cataloguer la personne de négative à vie.
    Comme vous le dites si bien tout le monde surfe en fonction des moments de sa viesur des vagues positives et négatives avec des degrés différents.
    Un constat : l’homme se laisse suggestionner assez facilement et certaines personnes le sont même à leur insu, d’où l’intérêt de se poser et de réfléchir un peu plus sur ce que l’on entend et voit …. et donc de s’intéresser à la psychologie, au coaching, à la spiritualité…
    Bonne journée à vous

    • Bonjour Evelyne, et merci d’avoir pris cette première place dans la liste des réflexions qui découleront de cette thématique.

      Il y a au moins trois révélations intéressantes dans ce que vous dites :

      En premier lieu, il n’y a pas (ou très peu) de personnes négatives dans l’absolu. Non seulement elles peuvent changer d’Energies en quelques secondes (il suffit parfois de changer de sujet), mais en plus, elles peuvent changer avec le temps. Pour que ce changement soit possible, il faut bien que quelqu’un leur propose un voyage au pays de l’optimisme. Considérant que ça fait partie intégrante de ma mission, j’ai accordé à Francis toute mon attention et mon expertise.

      Ensuite, vous évoquez ce que j’appelle le «seuil de vulnérabilité». Qu’est-ce qu’une personne «trop négative» ? C’est toujours relatif à votre perception. Mon interlocuteur était certes négatif, mais en dessous de mon seuil de vulnérabilité. Donc il n’était pas TROP négatif POUR MOI. C’est ce qui m’a permis de faire face. La question proactive est donc : comment repousser son seuil de vulnérabilité, afin que ce type de rencontre ne soit pas un danger.

      Enfin, vous me rejoignez sur l’idée que notre entourage nous influence : l’homme se laisse suggestionner assez facilement. Cette reformulation avec un langage plus pro (on reconnaît la spécialiste de l’hypnose) est liée à la vulnérabilité. Comme vous le savez, si le patient ou le spectateur ne fait pas confiance à l’hypnotiseur, ou si ce dernier ne l’impressionne pas, le processus est compromis.

      Malgré mon écoute, j’avais les boucliers levés en dialoguant avec Francis. Aucune de ses suggestions ne pouvait me faire dévier.

      A++ Evelyne

  2. Bonjour Stephane,
    Effectivement, 38% de chances de succes, c’est enorme en developpement personel. Il n’empeche, tout le monde n’est pas coach et n’a pas la capacite de montrer les bons cotes de la vie a une personne qui voit tout en noir.
    Surtout lorsqu’on est soit meme un peu fragile, le risque de plonger avec cette personne dans le pessimisme est grand, et dans ce cas a mon avis il vaut mieux reduire les contacts a une frequence acceptable. Sans couper les ponts, on n’est pas obliges de se voir trop souvent !
    C’est peu etre un peu cela, l’idee des coach qui conseillent de fuir les pessimistes.
    Je connais des gens dans mon entourage proche qui me lessivent completement. Rien qu’a voir leur tete, j’ai envie de prendre mes jambes a mon cou. Je sais qu’ils ont leurs propres cercles d’amis, leurs activites, et ca leur convient. et je ne les vois que de temps en temps, ca me sufit ! Surtout que depuis que je les connais ils n’ont jamais change alors que j’ai quand meme essaye. Je ne suis pas sur qu’ils aient envie de changer. Etant plutot optimiste, ca m’epuise!
    Cordialement,
    Benoit

  3. Écouter avec empathie un mufle démonter et critiquee ce pour quoi on consacré sa vie est un signe de supériorité. C’est être au dessus de la médiocrité.
    Ce n’est pas très noble mais ça peut aussi être une bonne claque pour le mufle.
    Personnellement je préfère fuite les négatifs les saboteurs de vie.
    Cdlmt.

  4. Bonjour Stéphane,
    Je vous offre ma Théorie du Magnum.
    J’aime bien le concept du Magnum de champagne, symbole de la fête, de la joie, du plaisir de se retrouver entre amis ! Le reste est plus simple : le magnum est tjs à moitié… à moitié plein (pour le positif) ou à moitié vide (pour le négatif). S’auto coacher / Coacher, c’est apprendre à voir le côté à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, à apprendre de ses erreurs pour repartir de l’avant, à positiver comme le disait une pub bien connue !
    Merci pour tous vos msgs positifs, et je m’essaye à une petite maxime pour la suite : toute souffrance exprimée est déjà… en voie de guérison. La pensée négative est une sorte de souffrance, laissons la s’exprimer, et comme vos % en progression constante, on finit ds le positif ! 🙂
    Bonne soirée, Francois

  5. J’attends le volet 2 de ce sujet avec impatience!

    En attendant, je te propose en forme de boutade la succulente citation d’Oscar Wilde : “Always forgive your enemies; nothing annoys them so much. » (Pardonnez toujours à vos ennemis, rien ne les agace autant).

    En fait de boutade, cela peut mener à une vraie réflexion sur la distance que l’on peut prendre – ici par l’humour – tout en restant positif, ainsi que sur ce qui nous motive (on n’est pas obligé d’être le bon samaritain pour agir positivement). Et encore sur la façon de faire réagir ceux que l’on considère être « contre » nous.

    A bientôt.

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