De l’argent sur votre dos !

Comme vous le savez sûrement, le coaching et le Développement Personnel vous permettent de lutter contre des propensions naturelles lorsque vous les reconnaissez comme des attitudes pénalisantes.

L’une de ces propensions dites « naturelles » consiste à croire qu’on veut «gagner de l’argent sur votre dos».

C’est à un cas fréquent entre employés et employeurs :

L’employé évalue sa productivité, fait un calcul rapide de ce qu’il rapporte en une heure de travail, et se sent exploité (dans le sens péjoratif du terme) parce qu’il rapporte un chiffre d’affaires 10 fois supérieure à son salaire… Scandaleux !

Les véritables charges et risques de l’employeur lui échappent complètement. C’est très étrange, car même une personne très intelligente mathématiquement parlant, peut nourrir ce sentiment d’injustice. Ce n’est qu’en devenant employeur à son tour, que l’ancien employé se rend compte des véritables enjeux, et des entrées / sorties d’argent.

Cette attitude ne concerne pas que ces profils. Deux associés ou deux partenaires peuvent vivre la même chose… Chacun ayant l’impression que l’autre tire mieux son épingle du jeu. S’en suit alors une multitude d’actions dont le seul but est de prouver que l’autre gagne plus, tandis que cet autre tente de prouver sa bonne-foi, calculs à l’appui… Pendant ce temps, le projet périclite.

Je viens de terminer une mission de coaching chez un éditeur qui rémunère les écrivains 10% du prix de vente du livre. Ce taux est très respectable et ses auteurs habituels le savent. Mais il ne parvient pas à convaincre les jeunes talents qui en sont à leur premier livre. Et recevant parfois d’excellents manuscrits, il est désolé de voir à quel point certains d’entre eux se focalisent sur l’argent qu’on se fait sur leur dos…

Avant de me solliciter, cet éditeur a bâti son argumentaire « spécial jeunes » chiffres à l’appui. Et lors des entretiens individuels, il présentait ces chiffres. Sur chaque livre vendu, il donne :

  • 37% au libraire
  • 18 % au distributeur
  • 20 % à l’imprimeur
  • 15 % à l’éditeur
  • 10 % à l’auteur

Il explique ensuite, que les droits d’auteur sont soumis à de faibles charges, alors que tous les autres acteurs gèrent leurs entreprises avec ces sommes, et il prouve par A+B qu’il gagne beaucoup moins que l’auteur.

Mais ça ne marche pas… Quand une personne a l’impression de se faire rouler, les chiffres en bonne et due forme n’apportent rien, surtout dans les milieux artistiques. D’ailleurs l’une des remarques pertinentes qui est faite à l’éditeur, c’est qu’il gagne 15% sur plusieurs livres à la fois. Apparaît alors le « NOUS » dans la conversation : « vous vous faites de l’argent sur NOTRE dos ! ». Ce « NOUS » est complètement virtuel. Le fait d’appartenir à un groupe décuple la force et délie la langue. Mais lors d’un entretien d’embauche (ou autre processus de sélection), le « NOUS » victimaire est éliminatoire.

Il est évident que l’éditeur ne peut perdre son temps à raisonner les auteurs. Il préférerait passer ce temps en production, en gestion et en promotion du livre génial qu’il tient entre les mains.

Ainsi, même de très bons manuscrits sont abandonnés parce que l’auteur se sent exploité. Il pense que le monde de l’édition est contre lui, mais en réalité, il procède à ce qu’on appelle une auto-sélection : il élimine son œuvre du marché de l’édition, privant ainsi des milliers, voire des millions de lecteurs de son génie, uniquement parce qu’il ne supporte pas l’idée que d’autres puissent gagner plus que lui, grâce à lui…

La première démarche, lorsque la question d’argent paraît importante, est de mettre en valeur le bénéfice de l’intéressé et non la façon dont l’argent est ventilé. Tout argumentaire basé sur l’utilisation de l’argent par «les autres», est perçu comme une manipulation.

Le bénéfice de l’auteur est le suivant :

Lorsqu’il fait confiance à l’éditeur et à son réseau, il destine son œuvre à des milliers de lecteurs. Il n’aura pas à fournir d’efforts pour le processus de vente. Pendant que son livre se vendra, il pourra se consacrer à sa passion : écrire. Les lecteurs qui apprécieront sa première œuvre achèteront la deuxième, puis la troisième… et tout est mis en place pour qu’ils soient au courant.

En autoédition, l’auteur destine son œuvre à quelques centaines de lecteurs, qu’il devra trouver lui-même. La vente du livre représente une activité à part entière. L’auteur devient un négociateur, un vendeur, un gestionnaire de stock, un manutentionnaire, un comptable… et même s’il gagne 5 fois plus par livre, il perd ! Il perd de l’argent, il perd des lecteurs, et il perd surtout le temps qui lui permettrait d’écrire son deuxième livre…

L’argumentaire doit être bâti autour de l’auteur, de sa vocation, sa pérennité, son sentiment d’utilité, ses valeurs… Quel auteur préfère être lu par 200 personnes, alors qu’il pourrait toucher 5.000 fans (et plus) grâce à un processus rôdé depuis des décennies.

En vous focalisant sur ce que vous pouvez gagner, et non sur ce que gagnent les autres «sur votre dos», vous gagnerez en plénitude et vous trouverez la force pour avancer dans vos projets. En prime (et ce n’est pas une plaisanterie), vous aurez moins mal au dos !

Observez les personnes actives et aisées qui ont toujours du temps, et de l’argent de côté… Leur principale qualité est la confiance. Ils font ce qu’ils aiment dans la vie, et confient le travail qu’ils n’aiment pas à ceux qui aiment le faire, appréciant la diversité au lieu de dénigrer la différence.

Beaucoup de gens se demandent pourquoi des personnes moins diplômées, mois cultivées, moins expérimentées moins intelligentes qu’eux, obtiennent de meilleurs résultats. La réponse est simple : ces Gagnants se focalisent sur leur propre bénéfice, en CONFIANCE. Ils ne se disent pas que « l’herbe est plus verte ailleurs », ils arrosent leur jardin.

L’un de mes lecteurs (je vais l’appeler Jacquot), m’a écrit la semaine dernière « Si vous vendez 1.000 fois ZEN-COACH, vous vous faites 29.000€, juste en envoyant des mails. La vie est belle pour vous ! ».

Jacquot sait compter… Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’en se focalisant sur mon compte en banque, il se prive des bénéfices qu’il pourrait tirer en lisant ZEN-COACH. Dommage… car en supposant qu’un de ces « mails », UN SEUL, lui permette de se libérer d’un stress récurrent qui le bloque, qui le fatigue, qui l’éloigne de ses objectifs… Ce « mail » là n’a pas de prix !

On en revient à l’auto-sélection : ma porte est grande ouverte. C’est le dénigrement de « ce que je gagne » qui empêche Jacquot de gagner, car ses CROYANCES ne lui permettent pas de cautionner, ce qu’il considère comme indécent.

Chaque être humain a un petit Jacquot en lui. En laissant le vôtre s’exprimer, vous découvrirez ce que vous dénigrez. Vous pourrez ainsi soulever ce voile, pour découvrir de nouveaux possibles, difficiles à valoriser a priori, mais tellement plus gratifiants a posteriori.

CONFIANCE…

A++

Stéphane SOLOMON

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JOSSELIN

Bonjour,
C’est toujours intéressant de vous lire.

Bonne journée

Véronique O
Véronique O

Merci Stéphane pour cette petite piqure de rappel, j’emploie expressément le mot piqure; car cela fait un peu mal d’entendre que nous sommes parfois pingre, envieux et peu disposés au travail d’équipe qui valorisera notre réussite.
Ce n’est que depuis peu, que j’arrive à déléguer des taches qu’il me faudrait; d’abord apprendre, puis savoir faire aussi bien qu’un pro qui me rendra le service au moment où j’en ai besoin. J’y arrive progressivement, pour du travail, car étant tombée gravement malade (plus de 6 mois d’arrêt), j’ai eu la chance de rencontrer de très bons psychothérapeutes qui m’ont aidés à sortir du trou dans lequel j’étais tombée toute seule (par ce que je ne l’avais pas vu ou pas voulu voir – mais c’est une autre histoire).
Bref, cette médecine ou soins ou écolage pour s’auto soigner est une démarche personnelle que l’on se rembourse soi-même, car la société économiquo/sociale ne la reconnait pas encore.
Donc, je disais que c’est en me soignant de mon propre chef, sur mes économies personnelles, que j’ai pu revenir au monde du travail et revenir beaucoup plus vite, plus loin et plus haut vers une santé pêchue qui me permettait d’aller dans le sens de mes projets.
L’investissement que j’ai placé à redécouvrir ma santé est le meilleur de ma vie. Je suis totalement convaincue d’avoir gagné des mois, sinon des années à être à nouveau opérationnelle et en capacité de gagner de l’argent.

Et maintenant que j’ai compris ce processus d’investissement dans les compétences des autres qui peuvent me “servir”, je me réjoui des proposition que j’arrive à voir sur mon chemin. Et tant mieux si son travail l’enrichi, car il aura la possibilité de m’apporter encore plus par la suite et je suis flattée de faire pour un court moment “équipe” avec cette personne dont je reconnais les talents.

Merci à toutes les personnes avec qui j’ai l’occasion de travailler, de m’instruire, de m’élever, de m’avoir fait confiance et d’avoir pu accroitre mes possibles grâce à elles.
Merci à tous ces bons produits qui me font gagner du temps (et du repos et de l’argent et de la satisfaction).
Merci à vous Stéphane pour cette belle aventure de la connaissance de soi.

Merci à vous et bonne journée
Véronique O

Christophe
Christophe

Vous avez entierement raison, Stephane.
Jacquot perd son temps à regarder dans l’oeil du voisin, voire sa poche.
Certains conseils ou réflexions sont tellement clairvoyants que l’on se les approprie et deviennent conduite de vie.
Cela n’a pas de prix.
L’on se forme dans les relations, dans l’échange, dans le partage.
Et partager c’est aussi : tu me donnes tes clés qui ouvrent mes portes, je te dois de les payer car je n’y suis pas arrivé tout seul.

Merci pour votre travail et vos mails “gratuits”

Christophe

Philippe P
Philippe P

Au-travers des PEU et des SANS, je viens de découvrir le site web et ce forum. Sans même prétendre émettre un jugement de valeur sur ce qu’apporte Stéphane, je note qu’il draîne dans son sillage une nuée de personnalités qu’on aimerait cotoyer au quotidien, au vu des réponses et remarques très positives qui enrichissent ce forum. Merci à tous(tes) pour vos commentaires enrichissants et merci à Stéphane (outre sa contribution personnelle) d’avoir mis en place “aspirateur à idées positives”.

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