Debout les bienveillants (1/2)

Le sanglant attentat de ce 14 juillet amène beaucoup de questions. Je pense que vous serez d’accord avec moi : continuer à agir, à commercer, à festoyer et à positiver dans un tel contexte est une véritable épreuve. C’est un défi individuel et collectif que je vais vous proposer de relever au plus tôt grâce aux éléments de résilience contenus dans cet article :

Hier matin lors d’un accompagnement-business, la question du terrorisme est apparue naturellement dès les premières minutes : mon client, très affecté par la tuerie de Nice, avait peur de passer pour un opportuniste en lançant sa publicité. Sa campagne a été conçue et programmée avant l’attentat, mais s’agissant de produits sécuritaires (alarmes et vidéosurveillance) le lien peut rapidement être fait avec l’actualité. La question mérite donc d’être posée : le message publicitaire est-il encore décent dans le contexte actuel ? Ne profite-t-il pas de la situation ? Faut-il changer quelque chose ? Faut-il retarder la campagne ?…

J’ai expliqué à mon client que seules les bonnes personnes se posaient ce genre de questions. Les malveillants ne procrastinent pas ! Ce qui nous fait hésiter et qui nous retarde dans nos actions, ce sont les valeurs morales qui vont dans le sens de la Vie et du Respect. Les terroristes qui veulent faire disparaître ceux qui ne vivent pas selon leur dogme, n’ont aucun problème existentiel : ils obéissent aveuglément à un mode opératoire qu’ils considèrent comme «gagnant».

Une personne qui a peur d’être jugée, même si elle n’a rien à se reprocher, peut-elle survivre face à une personne qui ne connaît pas cette peur ? Le combat est inégal, et sauf éveil de la Conscience, il est perdu d’avance :

  • J’ai déjà vu un entrepreneur hésiter d’ouvrir une boulangerie de peur de faire de l’ombre au boulanger de son enfance, installé depuis 25 ans… Mais je n’ai jamais vu l’ombre d’une hésitation chez un mafieux qui a pour vocation de réduire à néant toute la concurrence !
  • J’ai déjà vu un entrepreneur tergiverser de peur de s’enrichir pendant que son secteur traverse une crise économique. Mais un opportuniste sans foi ni loi profitera de la crise pour faire fortune et fera son possible pour qu’elle dure.

Si cet attentant vous amène à vous poser des questions qui ralentissent votre activité ou qui repoussent les échéances, vous êtes une bonne personne ! Mais dans un contexte concurrentiel, vous vous laissez distancer par ceux qui agissent en profitant de la situation. Pourquoi les personnes bienveillantes devraient-elles être distancées ? Je sais que c’est dur à entendre pour certains, mais en ces périodes troubles, aller de l’avant est un devoir pour les bienveillants.

Pour tout vous avouer, face à la violence de l’attentat, je ne suis pas en reste commercialement parlant : le conte de «La Princesse Merveilleuse» (publié jeudi après-midi) était une «bande-annonce». Dès le lendemain matin, je devais lancer un programme de coaching estival. En apprenant la nouvelle, j’ai tout bloqué ! J’en garde encore un torticolis…

Le phénomène est très présent autour de moi : j’ai un ami qui travaille dans la CNV (Communication Non Violente) et qui s’est interrogé sur Facebook :

 – Vais-je être accusé de récupérer l’évènement, si je parlais de CNV ces prochains jours ?

Je lui ai immédiatement répondu :

 – Il vaut mieux que l’évènement soit récupéré par toi que par d’autres…

Il m’a chaleureusement remercié, car ma réponse l’a aidé à sortir de son mutisme. Mais c’est à moi de le remercier : non seulement sa question m’a aidé à me questionner, mais elle m’a donné des réponses à ma propre interrogation. Cet échange de deux phrases vaut bien un coaching de 2 heures !

Debout les bienveillants !

A++

Stéphane SOLOMON