Debout les bienveillants (1/2)

Le sanglant attentat de ce 14 juillet amène beaucoup de questions. Je pense que vous serez d’accord avec moi : continuer à agir, à commercer, à festoyer et à positiver dans un tel contexte est une véritable épreuve. C’est un défi individuel et collectif que je vais vous proposer de relever au plus tôt grâce aux éléments de résilience contenus dans cet article :

Hier matin lors d’un accompagnement-business, la question du terrorisme est apparue naturellement dès les premières minutes : mon client, très affecté par la tuerie de Nice, avait peur de passer pour un opportuniste en lançant sa publicité. Sa campagne a été conçue et programmée avant l’attentat, mais s’agissant de produits sécuritaires (alarmes et vidéosurveillance) le lien peut rapidement être fait avec l’actualité. La question mérite donc d’être posée : le message publicitaire est-il encore décent dans le contexte actuel ? Ne profite-t-il pas de la situation ? Faut-il changer quelque chose ? Faut-il retarder la campagne ?…

J’ai expliqué à mon client que seules les bonnes personnes se posaient ce genre de questions. Les malveillants ne procrastinent pas ! Ce qui nous fait hésiter et qui nous retarde dans nos actions, ce sont les valeurs morales qui vont dans le sens de la Vie et du Respect. Les terroristes qui veulent faire disparaître ceux qui ne vivent pas selon leur dogme, n’ont aucun problème existentiel : ils obéissent aveuglément à un mode opératoire qu’ils considèrent comme «gagnant».

Une personne qui a peur d’être jugée, même si elle n’a rien à se reprocher, peut-elle survivre face à une personne qui ne connaît pas cette peur ? Le combat est inégal, et sauf éveil de la Conscience, il est perdu d’avance :

  • J’ai déjà vu un entrepreneur hésiter d’ouvrir une boulangerie de peur de faire de l’ombre au boulanger de son enfance, installé depuis 25 ans… Mais je n’ai jamais vu l’ombre d’une hésitation chez un mafieux qui a pour vocation de réduire à néant toute la concurrence !
  • J’ai déjà vu un entrepreneur tergiverser de peur de s’enrichir pendant que son secteur traverse une crise économique. Mais un opportuniste sans foi ni loi profitera de la crise pour faire fortune et fera son possible pour qu’elle dure.

Si cet attentant vous amène à vous poser des questions qui ralentissent votre activité ou qui repoussent les échéances, vous êtes une bonne personne ! Mais dans un contexte concurrentiel, vous vous laissez distancer par ceux qui agissent en profitant de la situation. Pourquoi les personnes bienveillantes devraient-elles être distancées ? Je sais que c’est dur à entendre pour certains, mais en ces périodes troubles, aller de l’avant est un devoir pour les bienveillants.

Pour tout vous avouer, face à la violence de l’attentat, je ne suis pas en reste commercialement parlant : le conte de «La Princesse Merveilleuse» (publié jeudi après-midi) était une «bande-annonce». Dès le lendemain matin, je devais lancer un programme de coaching estival. En apprenant la nouvelle, j’ai tout bloqué ! J’en garde encore un torticolis…

Le phénomène est très présent autour de moi : j’ai un ami qui travaille dans la CNV (Communication Non Violente) et qui s’est interrogé sur Facebook :

 – Vais-je être accusé de récupérer l’évènement, si je parlais de CNV ces prochains jours ?

Je lui ai immédiatement répondu :

 – Il vaut mieux que l’évènement soit récupéré par toi que par d’autres…

Il m’a chaleureusement remercié, car ma réponse l’a aidé à sortir de son mutisme. Mais c’est à moi de le remercier : non seulement sa question m’a aidé à me questionner, mais elle m’a donné des réponses à ma propre interrogation. Cet échange de deux phrases vaut bien un coaching de 2 heures !

Debout les bienveillants !

A++

Stéphane SOLOMON

35 réflexions au sujet de « Debout les bienveillants (1/2) »

  1. Bonjour Stéphane,
    Je n’ai pas reçu le conte de la Princesse Merveilleuse jeudi. Est-ce parce que je ne suis pas une « bonne personne » ? Ou bien la princesse est-elle déjà en moi et je n’avais pas besoin de ce conte ?
    Trêve de plaisanterie, je ne me manifeste pas très souvent mais j’en profite, Stéphane, pour vous remercier pour tous ces messages bienveillants et stimulants que je lis depuis plusieurs années.
    Bien cordialement,
    Michel

  2. Bonjour Stéphane,
    D’abord un grand Merci Stéphane pour ce message si inspirant qui nous fait réfléchir sur les valeurs de la Vie ici sur Terre. Chacun de nous , français ou autre ressent cette souffrance des familles , la souffrance d’un peuple attaqué par cette philosophie du mal au nom d’un Dieu …Ignorant la nuit de ces évènements tragiques du 14 juillet ( j’ai découvert les informations que le lendemain) j’ai ressenti cette souffrance même physiquement , extrasensoriel avant de comprendre tout ce mal qui se passe pas loin de moi .Mais de là se poser la question si je continue ma vie comme avant …OUI..Je ne suis pas responsable de ces actes , je suis responsable de vivre ma vie au mieux de ma conscience , réaliser mes projets comme prévu, tout est énergie , également l’argent est énergie …C’est un droit de gagner sa vie , de bien vivre , de se faire plaisir , de profiter de tout ce que la vie nous offre sans être dans la culpabilité. Regardons la vérité en face , il est temps de nous réveiller , de sortit de ce troupeau muet et conditionné….Soyons vivants, debout , motivés et que chacun réalise ses projets avec bienveillance et authenticité. Retrouvons vite notre passion de vivre ,même si occasionnellement l’euphorie de la vie est en stand bay. En gérant nos pensées nous arriverons tous ensemble , la peur n’est pas une énergie , mais une émotion qui nous freine …Voilà ma philosophie personnelle de voir les choses , mais rassurez vous je ne suis pas insensible à tout ce qui se passe dans le monde …Gratitude ….!!!

    • Merci Lucie,

      La peur nous freine si nous la laissons nous freiner, mais l’absence de peur nous met dans une certaine apathie (qui pourrait nous rendre insensible). Ne rejetons pas la peur. Utilisons-la pour briller.

      Briller malgré la peur !

      • Merci Stéphane de votre réponse …mais je ne partage pas votre pensée que l’absence de la peur nous met dans une certaine apathie c.à.d insensibilité …Accepter la peur pour la transcender en confiance oui , l’utiliser pour briller …non….briller malgré sa présence …Oui !

        • Je pense qu’il y a juste une précision à apporter sur le sens du mot «utiliser», car sur le fond nous sommes d’accord :

          Je n’aime pas l’idée de créer la peur (pour convaincre, vendre ou argumenter), mais lorsque la peur est présente, je l’utilise comme en judo (et bien d’autres arts), où le principe et d’utiliser la force de l’adversaire pour le déstabiliser. La peur est un adversaire puissant. Utiliser sa force pour la déstabiliser et libérer les énergies positives est une pratique d’excellence.

          • Oui Stéphane , nous sommes d’accord sur le fond …utiliser sa force en cas de  » danger « est une pratique de libération d’énergies puissantes …
            Merci Stéphane .

  3. Bjr. Message sans doute posté au mauvais endroit, mais;;;pas le temps de prendre le temps de chercher à me repérer dns ce labyrinthe…
    Pour moi (et plein d’autres…) la vie de 80 syriens (OU AUTRES « cousins génétiques »..), importe AUTANT que 80 niçois, (ou touristes suffisamment nantis pour se trouver sur la Promenade des anglais ce jour-là…)…
    (nb :j’ai rien pour ou contre les syriens, ou les autres…je suis juste scandalisée par le « parti pris » des médias en génral (bourrons le crane sur ce qui se passe à proximité, restons hermétiques à ce qui est lointain…) )
    Si ce message semble « inconsidéré », ben, dites-vous que c »est le fait d’un exercice de non-proscratination…Donc…C’est impulsif et spontané.. j’attends vos leçons à ce propos.;-)

    • Bonjour Lo,

      Je ne donne pas de leçons. Si c’était le cas je distribuerai des notes, et je ne vous autoriserai pas à lire cette leçon avant d’avoir lu toutes les autres (sauf si vous sautez officiellement une classe). Chacun de mes articles est indépendant (ou presque).

      C’est une attitude générale que je propose à travers mes écrits. Pas un cursus diplômant. Dans le cadre de cet article précis, il est question de se rappeler que l’atermoiement est une propension naturelle en pareil cas (c’est une question d’empathie), mais qu’il ne s’agirait pas de déserter la planète ACTION en la laissant entre les mains des non-empathiques…

      Donc si j’étais prof, je vous dirais que vous êtes hors-sujet. Mais je ne suis pas prof. Alors je vous pose une question simple pour rebondir sur ce que vous avez dit :

      – Avez-vous des enfants ?

      • Ah oui, vous réagissez à « j’attends vos leçons à ce propos ». En 2 mots, je vous tranquillise, je voulais die j’attends vos conseils…voilà excusez l’offense ;(-)
        Concrétement, euhhh, j’ai annoncé en préambule que je n’étais pas sûre de poster au bon endroit…ça pourrait suffire…comme billet d’excuse
        Vous n’êtes pas prof? Tant mieux! Moi non plus, et cette question m’indiffère totalement.
        Quant au hors-sujet…je m’exprimais juste sur le fait que la vie de 80 personnes vaut le m^me poids quelle que soit leur(s) origine(s)..
        Dc, sur le bulletin de notes, puisque malgré tout la question de l' »évaluation » semble vous tenir à coeur, ben vous avez le choix « peut mieux faire », « touche le fond mais creuse encore :-), etc…voir pour mieux les tristes « perles de l’Education Nationale »
        En réponse à votre question (que je trouve un brin démago…) :Yes, Ouais,Da, j’ai des enfants ! j’ai pris grand plaisir à les faire, et, globalement à les « élever »., du haut de leur humble grandeur, ils vous saluent bien bas..Comme moi, ils ont allègrement sauté des classes sans votre bénédiction et n’en sont,d’ailleurs, ni plus ni moins heureux pour ça.. Je continue à rester intriguée par votre démarche…que je continue à trouver complètement paradoxale, »Je vous cite : Je ne donne pas de leçons. Si c’était le cas je distribuerai des notes, et je ne vous autoriserai pas à lire cette leçon… »
        Maaais comme globalement vos écrits sont tjrs interessants, ben je per-sévère(;-) à les lire, de loin en loin, et sans états d’âme, car…j »ai mis 50 ans à le comprendre : les pb personnels de chacun et leurs projection(s) mentale(s) zinhérentes, c’est son (leur) affaire !

        • Euh… Je ne donne pas de conseils non plus… C’est là que je vois que le coaching c’est complexe… Mais passons !

          Il n’ avait aucune démagogie derrière ma question. Je voulais juste vous demander (dans la positive), si vos enfants sont plus importants à vos yeux que d’autres enfants… Par exemple, si on vous disait que votre ainé a besoin d’aide pour son déménagement, vous sentiriez-vous davantage concernée que par d’autres personnes qui déménagent ?

          J’espère que cette petite comparaison vous aidera à comprendre pourquoi un attentat en France, sur des français qui étaient là pour s’amuser en famille un soir de fête et de rassemblement, provoque autant d’émotions dans le cœur des gens qui se sentent fraternellement atteints.

          Ceci ne signifie absolument pas qu’ils sont insensibles à d’autres causes.

          • La fraternité, c’est une attitude de respect à l’égard de TOUS les êtres vivants indépandemment de notre « petit » nombril, …(chiendent et cloportes inclus, si besoin), si vous supportez cette idée ! Au passage, je ne cautionne pas l’idée du Français qui était là pour s’amuser en famille , un soir de fête (ah bon? Y’a matière à commémorer gaiement « liberté, égalité, fraternité le 14 juillet2016?, )
            Vous plaisantez? j’espère que vous atterrirez bientôt…. »

            • Ma chère Lo,

              Je n’ai pas à atterrir, car à ce niveau-là j’ai toujours eu les pieds sur terre : les gens qui veulent vous tuer sont de très mauvaises fréquentations, en particulier si vous avez des projets de vie.

              Si à un moment où à un autre j’ai pu vous laisser croire que j’avais une quelconque compassion pour les terroristes, je vous prie d’excuser cette énorme erreur de Communication. Je serai plus prudent à l’avenir.

              Enfin, pour en revenir au coaching (n’oublions pas où nous sommes), les gens qui ont les mêmes valeurs que vous méritent davantage de respect, de temps, d’argent, de confiance, d’énergie, que les gens qui veulent les détruire (ces valeurs).

              J’ajoute (pour éviter d’être taxé de ce que je ne suis pas), qu’il est tout à fait possible de défendre des valeurs communes, tout en ayant des croyances différentes. C’est même préférable, car c’est par cet échange que nos valeurs s’enrichissent.

              • « les gens qui ont les mêmes valeurs que vous méritent davantage de respect, de temps, d’argent, de confiance, d’énergie, que les gens qui veulent les détruire. » Décidément je dois être prismastigmate 😉 , ce point de vue est exactement celui que partagent tous les humains sur Terre (…j’inclus les terroristes dans l’appellation « humain », hein.)…au peu que j’en ai compris de la vision bouddhiste de notre « condition égocentrée » .Ils disent, en gros, que tout ce qui est perçu, relève d’une création mentale, la projection d’une partie de Notre propre esprit…Personnellement, je trouve cette lecture plus « responsabilisante » que l’apologie d’un modèle social sécuritaire tendant à nous protéger des meurtriers à l’aide de crétins haineux en uniformes, qui, en plus de tout ce que nous devons supporter, vont jouer les justiciers en fouillant nos sacs à chaque coin de rue. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas du tout grave si nous ne sommes pas d’accord et que je promets de ne plus commenter à l’avenir…enfin, j’essaierai 😉

              • Ah non, je ne vais pas me faire fouiller de force par de pauvres crétins ! C’est une projection de votre esprit (enfin d’une partie) qui ne vous met pas en valeur.

                Je vais déposer mon sac à l’entrée du lieu où j’aspire à grandir, afin qu’un gardien bienveillant en vérifie le contenu. Ce geste VOLONTAIRE et non CONTRAINT me permettra d’entrer sereinement dans ce lieu où règne la paix, car tout danger sera écarté grâce à une action commune. Ce gardien qui mérite toute ma considération et tout mon respect.

                Et en supposant qu’il ne soit qu’une projection de mon esprit, je vais honorer cette projection-là plutôt qu’une autre dont je ne me félicite pas…

      • Oh P;tain, j’oubliais la question de l' »empathie »
        …j’écourte le « dialogue » car je vais de ce pas visiter quelques personnes âgées de ma connaissance pour vigiler qu »elles sont pas en difficulté en cette canicule de clebs, et ensuite je vais faire une distribution de provisions alimentaires (dans les embouteillages et à mes frais) auprés des SDF de ma commune jusqu’à une heure…disons pas raisonnable, pour pouvoir se coucher tît et récupérer convenablement pour aller au boulot demain (40°c prévu) Yessss, my professor is rich 😉

  4. Bonjour,

    J’ai du mal à adhérer à ce message, dans lequel je perçois beaucoup de jugement à l’encontre des soi-disant terroristes et des malveillants.

    « Les terroristes qui veulent faire disparaître ceux qui ne vivent pas selon leur dogme, n’ont aucun problème existentiel : ils obéissent aveuglément … » si ce n’est pas du jugement, ça !

    Pendant la seconde guerre mondiale, ceux que l’on qualifiait de terroristes, c’était les résistants … aujourd’hui admirés et reconnus.

    Je ne crois pas à cette dualité, avec d’un côté les bienveillants, de l’autre les malveillants !

    Certes, ces actes sont malveillants. Mais peut-on enfermer les personnes qui les exécutent en les qualifiant de « malveillants ». Ne devrait-on pas faire la différence entre les actes et les personnes ? Même en ayant commis les actes les plus odieux, un être humain reste un être humain, aussi inhumains qu’aient été son attitude, ses comportements et ses actions. Dans les écrits d’Alice MILLER, on comprend pourquoi Hitler a eu ses comportements aussi odieux !!!

    Je ne cherche pas à prendre parti, ni à les défendre. Mais je dis qu’il y a des raisons.

    Ne sommes-nous pas, nous français, terroristes quand nous envoyons nos avions frapper la Syrie… La France ne s’en vante pas…

    N’y a-t-il pas des causes extrêmement profondes et qui remontent très loin dans le temps (voir en psychogénéalogie par exemple, et dans l’histoire !!!) pour que ces personnes agissent de la sorte ? … Et en arrivent à un tel degré de violence, à être autant coupés de leurs émotions !!!

    Qu’ont-ils eux-mêmes subi dans leur enfance ? De quelles mémoires transgénérationnelles sont-ils « dépositaires » ? …

    Et si beaucoup de sources de la violence venait aussi de l’éducation …

    Je vous invite à lire et chercher les origines de la violence…

    Par exemple, en allant visiter le site de l’OVÉO (Observatoire des violences Éducatives Ordinaires) : http://www.oveo.org/

    Je vous invite à lire cet article, et vous pourrez être surpris : « La violence faite aux enfants dans les traditions religieuses et spirituelles »
    http://www.oveo.org/la-violence-faite-aux-enfants-dans-les-traditions-religieuses-et-spirituelles/

    Pour ce qui est de la psychogénéalogie, je vous invite à explorer le contenu de ce site parmi d’autres … http://www.geneasens.com/
    Et en particulier cette newsletter : « le terrorisme à l’aune du trangénérationnel »
    http://www.geneasens.com/newsletter/terrorisme-aune-du-transgenerationnel.html

    À suivre…

    • Oh la la ! Mais que c’est dur de proposer des outils de coaching qui touchent l’actualité !

      Joseph !!! Renseignez-vous !!!

      «Les terroristes qui veulent faire disparaître ceux qui ne vivent pas selon leur dogme, n’ont aucun problème existentiel : ils obéissent aveuglément»

      n’est pas un jugement, c’est la réalité. Mais je vois que vous ne savez pas ce qu’est un terroriste !

      Une terroriste est une personne qui sème la terreur délibérément, avec un intention et une volonté farouche de faire du mal. Il incarne la terreur (d’où le mot TERRORiste). Qu’un soldat puisse avoir peur et même être «terrorisé» (par abus de langage), je vous l’accorde. Mais il n’y a aucune comparaison avec les civils qui vont regarder un feu d’artifice dans une ambiance de paix et de communion.

      Je ne sais même pas pourquoi je vous réponds…

      Les résistants s’attaquent à l’envahisseur armé. Si le chauffeur de ce camion s’est attaqué à des envahisseurs armés, j’ai été mal renseigné… En attendant de recevoir une contre-information, c’est un terroriste !

      >>Certes, ces actes sont malveillants. Mais peut-on enfermer les personnes qui les exécutent en les qualifiant de « malveillants »

      Une personne qui se lève le matin avec la ferme intention de tuer un maximum de personnes est malveillante ! Une personne qui boit un verre de trop et qui pense qu’elle a toutes ses facultés en prenant le volant commet un acte malveillant en cas d’accident. Si vous ne parvenez pas à faire le distinguo, vous avez toute ma compassion.

      Chercher à comprendre POURQUOI un monstre tue des innocents, c’est chercher à justifier ses actes.

      >>Qu’ont-ils eux-mêmes subi dans leur enfance ? De quelles mémoires transgénérationnelles sont-ils « dépositaires » ? …

      Peu importe ! Je dois les laisser faire parce qu’ils ont eu une enfance difficile ? Si ma femme refuse de faire l’amour ce soir et je viens violer votre fille pour me soulager, vous allez me trouver des circonstances atténuantes au nom d’une théorie psychologique ? Faut pas pousser ! Il y a un bourreau et une victime (au moins une) !

      J’ai visité vos sites et je connais les théories transgénérationnelles que j’ai étudiées et que j’étudie encore. J’en ai même parlé dans différents articles en utilisant le terme plus commun de «malédiction familiale». Le problème (et je ne renie pas l’intérêt de ces lectures) c’est que vous arrangez tout à votre sauce pour justifier la violence… Il n’est pas question (y compris dans les textes que vous proposez) de comprendre les terroristes ou leur motivation, mais de connaître le phénomène et de s’en préserver, tout en cherchant des solutions pour sauver ceux qui peuvent l’être (on ne peut sauver tout le monde, donc la prudence est encore de mise).

      Pour vous donner un exemple, quand vous connaissez les théories transgénérationnelles, vous ne pouvez pas laisser vos enfants jouer avec des enfants qui ont été meurtris ou dont les parents ou les grands parents portent des stigmates de violence. Il y a dans l’enfant un «fantôme» qui risque de se révéler à tout instant. Et la première règle face à cette connaissance, est de protéger les vôtres au lieu de les offrir en pâture. Même s’il y a une chance sur 10 que votre générosité chasse le «fantôme», comment pouvez-vous faire don des vôtres ?

      Je suis tellement outré par ce que vous écrivez, que je suis étonné de vous répondre… C’est indécent !

      Je ne suivrai pas…

      • «Les terroristes qui veulent faire disparaître ceux qui ne vivent pas selon leur dogme, n’ont aucun problème existentiel : ils obéissent aveuglément»

        OUI c’est la réalité. Mais je crois qu’elle fait trop peur à certains pour qu’ils l’admette. Ou alors ont-ils oublié de se renseigner à sur l’idéologie de l’EI ? Epuration. Idéologie plus proche du nazisme que de la résistance.

    • @jo
      Par manque de temps et d’énergie, je lis en diagonale les commentaires liés à ce sujet qui « émulsionne profondément », merci pour le contenu du votre qui me parait orienter la réflexion dans la bonne direction, la profondeur, quoi ;-))), et pour les liens pertinents que vous offrez à explorer.

      • Les liens sont pertinents, mais trouvez-moi une seule phrase dans ces sites, qui tolère le terrorisme ou qui tente de l’expliquer autrement que dans le but de nous en préserver…

        Ce prisme de lecture est très étonnant.

        J’espère que ce que j’écris n’est pas détourné de cette façon.

  5. J’hésite moi aussi à exprimer certaines pensées à propos de ces attentats qui se répètent.

    D’une part, j’ai le même type de réflexion que lo : il y a tellement d’horreurs dans le monde que ce serait vraiment de l’indignation sélective que de m’offenser particulièrement des quelques unes qui touchent la France ces dernières années. J’ai, par ailleurs un aperçu de ce dont « La France » c’est rendue responsable en Afrique ou ailleurs dans l’histoire ancienne et plus récente (complicité active du génocide au Rwanda notamment [http://survie.org]). Alors je me dis que la vie est dangereuse (on fini tous par en mourir) pour les autres, je dois accepter qu’elle le soit aussi pour moi.

    D’autres part il me semble vraiment qu’on fait de ce terrorisme un faux problème pour toute la société. Combien de morts depuis un an ? À peine quelques centaines. Combien de mots sur la route ? moins de 4000 ; alors que c’était plus de 15000 par an il y a 30 ans quand il y avait 5 fois moins de voitures. Beaucoup de progrès ont été faits, limitations de vitesses, ceintures de sécurité, aménagements routiers, conception des véhicules … on peut à la fois se féliciter et chercher à faire encore des progrès…
    Combien de morts du tabac ? Combien de morts par suicide ? Ces mortalités sont bien aussi vastes et graves que le terroriste, et nous vivons avec.

    Alors il nous faut à la fois accepter de vivre avec le terrorisme et travailler à réduire le phénomène. Notre société peut elle devenir plus inclusive ? Nos prisons devenir des facteur de réinsertion sociale plutôt que de radicalisation? Nos interventions militaires à l’étranger (et celles que l’on cautionne) moins agressives … Le sécuritaire que l’on nous revend à chaque fois ne fait, j’en suis convaincu, que d’aggraver le problème. Il y aurait d’autres politiques à mener pour le diminuer.

    Alors, au niveau personnel, ce qui me choque le plus, c’est la mauvaise direction dans laquelle notre société se dirige, et dont le terrorisme n’est qu’une conséquence. Cela me fait peur pour mes enfants.
    Et puisque nous sommes ici en Autocoaching, j’agis, comme le colibri en apportant sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie, en refusant de crier « au loup » et en partageant mon point de vue.

    Merci Stéphane d’avoir réveillé mon bienveillant, il était un peu assommé !

    • Xavier,

      Aucun chauffard de ce mois de juillet (ni des précédents), même le plus ivre et le plus inconscient, ne s’est levé le matin avec comme objectif de tuer un maximum de personnes.

      Pas d’amalgame ! Il n’y a aucune comparaison possible entre les accidents de la route et un attentat. Si le «compteur de morts» est un outil de mesure pertinent pour les fossoyeurs ou pour les charognards, il est très important de reconnaître que le QUOI des islamistes radicaux n’a rien à voir avec le QUOI des chauffards un peu trop pressés.

      D’ailleurs si les choses étaient comparables, on aurait déjà résolu le problème à coup de flashs. Comment peux-tu nier (face aux chiffres) que cet aspect sécuritaire a fait son travail sur les routes ?

      Si les gens se laissaient volontiers fouiller, il y aurait moins d’attentats. Perso, quand on ne me fouille pas à l’entrée d’un Parc d’Attraction ou avant de prendre un avion, je ne suis pas rassuré ! Charité bien ordonnée commence par soi-même.

      En ce qui concerne ta conclusion, nous sommes effectivement davantage dans le coaching : fais ce qui est à ta portée, pour les tiens. De «prochain» en «prochain» la bienveillance touchera l’Afrique.

      Mais il faudrait pour cela davantage de personnes qui agissent dans le sens de leurs valeurs et qui ne les cèdent pas pour un dessous de table. Tu as œuvré en Afrique… Tu connais le problème !

      • Je sais, je ne réagis pas à l’unisson avec l’indignation dominante, et je m’excuses auprès de ceux que cela choquerait. Ma tristesse pour les victimes n’est pas sélective si je ne connais pas les personnes. Qu’elles soient de France, du Nigeria, du Congo, femmes autochtones, enfant soldat ou homme suicidé … Quand je pense aux victimes, je pense aussi aux parents des enfants fauchés, et aux enfants orphelins des adultes anéantis… Toutes ces vies blessées, mais c’est la vie, elle est belle et rebelle comme dit ma mère !
        Si je geste d’un tueur n’est pas de même nature que celui d’un inconscient, au niveau des victimes je ne sais pas ce que cela change. Le plus terrible pour les proches me parait être le suicide, 10 000 par an en France tout de même !
        J’accepte de vivre avec toutes ces tristesses autour de moi sans me laisser envahir, mais c’est la colère qui me touche. Colère quand je crois que ces souffrances inutiles continuent ou s’aggravent par des actions organisées pour en tirer profit. Sinon, ni Jacques Brel ni mon grand-père ne seraient morts si jeunes du cancer du fumeur. Enfin, j’ose espérer qu’il y en a de moins en moins.
        Mais le terrorisme, il c’est largement développé depuis que l’on a bousillé l’Irak non ? Cela a été fait au nom de la « Sécurité » non ? Erreur ou manipulation ? Au profit de qui ?

        Le terrorisme c’est d’utiliser la peur des gens pour prendre le contrôle. Si on refuse la terreur, il ne faut pas renforcer la peur en amplifiant le problème que l’on veut affaiblir.
        Après les attentats du 13 Novembre en France, il n’y a pas eu beaucoup de fouilles à l’entrée des grands magasins en période achalandage de Noël, cela aurait pu être prudent pourtant. Par contre « L’état d’urgence » a permis d’assigner à résidence des écologistes qui voulaient manifester pacifiquement à la COP21 pour la protection du climat.
        Je crois vraiment que beaucoup de mesures « Sécuritaires » qui sont prises vont à l’encontre de l’apaisement des risques, et utilisent la peur (comme les terroristes eux mêmes) pour accroître leur contrôle sur notre société et nos vies, et si nous n’en sommes pas conscients, cela ne fait qu’aggraver ce risque.
        Plus haut, je parlais de colère, mais en fait elle viens beaucoup de la peur, peur que tout cela s’aggrave …
        Alors, comme dans ton deuxième message, je cherche ce que je peux faire pour m’adapter à ce risque grandissant : plutôt que de me terrer, j’en parle.

        • Les complots construits dans ta tête pour t’empêcher d’avancer sont beaucoup plus nombreux et plus dangereux que les complots réels.

          Dans ma newsletter comme dans mon site je m’adresse à des proactifs, pas à des victimes de la vie. Je comprends les blessures des uns et des autres, mais dans un coaching (contrairement à une thérapie) l’attitude victimaire n’est pas congruente.

          Je n’ai pas intitulé mon article «pauvre France, te relèveras-tu de cette blessure ?», mais «Debout les bienveillants !».

          Personne ne réussira à me faire gober que Mac Donald tue davantage que Daesh, parce que si je ne veux pas que Mac Donald me tue, je n’achète pas de hamburger ! En Bolivie, Mac Donald n’existe pas, parce qu’il n’y avait pas assez de clients. L’enseigne a tout essayé avant de lâcher-prise : promos, jouets, aide aux agriculteurs locaux… Ca n’a pas pris ! Mac Donald a quitté les lieux, et garde un assez mauvais souvenir pour ne pus y retourner.

          Les terroristes de tous bords ne te laissent pas le choix : tu achètes leur idéologie ou tu meurs ! Un proactif ne peut pas laisser faire ça, il lui reste le choix de se battre pour sa liberté.

          Il y en a qui prient, pourquoi pas ? Mais ils ne prient pas que Daesh envahisse la terre au plus vite afin que tout le monde s’aligne avec un minimum de victimes. Ils prient pour leur liberté.

          Si tout le monde voulait manger des graines, Mac Do vendrait des graines. Si Daesh décide qu’il faut boire du sang d’enfants fraîchement égorgés, ce n’est pas en disant au tyran qui t’assiège que tu préfères le Coca, qu’il va te chercher des glaçons…

          Comment fais-tu pour ne pas voir la différence entre les deux «assassins» ?

          Quant au fait que les gens qui défendent les mêmes valeurs que toi dans le même pays que toi, qui aiment la même musique que toi, les mêmes films que toi, les mêmes auteurs que toi… ne méritent pas plus de pensées que les autres, ça me dépasse ! C’est comme si tu me disais qu’à Nice, il y a eu 85 victimes, et que la police a délibérément omis de compter le chauffeur d’un camion dont la tête ne leur revenait pas…

          A la lueur de ta réponse, je vois à quel point le terrorisme est mal compris en France, et je comprends pourquoi un contrôle d’identité est si difficile à mettre en place par nos protecteurs, là où tout le monde devrait coopérer la main sur le cœur.

          • Il me semble que tu comprend aussi mal ce que je veux dire, que peut être je comprends mal ce que tu veux dire …
            Je crois avoir dit que plus de fouilles à l’entrée des grands magasins auraient été une mesure de prudence utile en période de forts achalandages, et que les limitations de vitesses ont été utiles à la sécurité routière … et tu ne l’as pas compris ?
            Je dis aussi que bien des mesures « sécuritaires » basées sur la répression augmentent le niveau général de violence et ne font qu’aggraver les risques. Par exemple, la société se tire une balle dans le pied lorsque des gens sortent de prison plus radicalisés qu’ils n’y sont entrés.
            Quand à faire la différence entre les assassins, ils ne feront chacun de dégâts que ce que leurs armes leur permettent. Un individu avec un camion a fait trop de centaines de victimes (en comptant les blessés et les proches qui sont aussi touchés). Une société privée organisée a un potentiel destructif énormément plus vaste. As tu besoin d’exemples ?

            Il y a aussi que je ne peux pas grand chose contre un esprit brûlé que je ne connais pas, et qui pourrait m’exploser à la gueule à n’importe quel moment. Ça ou un accident, cela fait partie de la précarité de la vie.
            Par contre, j’ai une meilleure possibilité d’action face à des systèmes organisés dans la société ou je vis, qui utilisent aussi la peur pour faire avancer leurs intérêts. Comment ne pas voir qu’il s’agit aussi de terrorisme ?

            Tu as l’habitude de le dire, il faut agir.
            Aujourd’hui, maintenant, c’est le niveau de mon incompréhension avec toi qui m’attriste et m’interpelle. Je nous crois aussi bienveillant l’un que l’autre, alors nous avons quelque-chose à apprendre de nos incompréhensions.
            Ce message est donc mon action pour
            – inviter d’autres personnes à refuser la peur et les mesures « sécuritaires » répressives, liberticides et aggravantes qui nous sont vendues avec.
            – ouvrir un dialogue avec toi (ou d’autres) qui ne comprennent vraiment pas les choses comme moi.
            En espérant que ce sera fructueux.

  6. Quand j’ai appris dans ma voiture le massacre de Nice, ce sont des larmes d’abord qui me sont montées aux yeux et un sentiment de refus magistral de cette accumulation d’attentats.
    Juste après, toujours pleurant je me suis dit « qui sommes-nous pour perpétrer de telles horreur? Où en sommes-nous de notre évolution collective? Que faisons-nous de nos nombreux dons? »
    J’étais si triste de ce que l’humain avait d’inhumain et je me sentais co-responsable autant que co-victime.
    Je pense que c’est le moment où j’ai été le plus consciente d’appartenir à un groupe humain qui recèle le meilleur et le pire. J’ai pleuré sur nous et je ne peux pas me laver les mains de ces crimes.

    Cependant, je sais bien qu’il y a en chacun de nous les ressources pour changer l’homme, chacun dans notre coin, sans relâche, à force de prises de conscience et du sentiment de la relativité de chaque chose, de chaque événement, de chaque pulsion, de chaque sentiment: en être conscient, les regarder en face, et les passer au crible de nos valeurs. En cherchant bien, tout au fond de nous, là où il est caché, nous finirons par faire émerger ce que doit devenir l’homme humain. Même si le germe est bien petit, il est là, cultivons-le…

    Aujourd’hui, j’ai enterré ma belle-sœur, une vieille dame de 90 ans qui a consacré toute sa vie à ses enfants et petits-enfants.
    Ce fut une belle cérémonie, simple, intime et chaleureuse, comme elle. C’était très beau et porteur d’espoir…

    Et aux informations ce soir, j’ai vu des familles musulmanes enterrer ceux des leurs, écrasés un soir de fête par un fou qui a perdu son âme.

    Nous sommes tous la victime, le fou et le survivant qui pleure…

    • Suzanne,

      Vous ne pouvez pas vous identifier au fou de CETTE histoire… Et ce, tant que vous en laver les mains vous paraîtra insupportable.

      Belle continuation dans toutes vos activités que je sais valeureuses.

  7. Effectivement, on a d’autant plus besoin des bienveillants dans ces moments là, et le besoin arrive très vite.
    En fait, le 15, j’ai immédiatement pensé à l’article (peut-être 2 articles ?) sur la résilience que vous nous aviez envoyé suite aux attentats de Novembre à Paris. J’ai fais ce que j’ai pu.
    Vous voyez que vos articles sont utiles parce que je ne les ai même pas relu, pas retrouvés, mais il m’en restait pas mal en mémoire et du coup j’ai pu faire des choses qui m’ont aidé. Je suis largement autant touchée par cet attentat que ceux de Paris, mais je sens aussi l’urgence d’agir pour que la vie ne cède pas la place à cette destruction de l’humanité.
    À bientôt

    • Merci beaucoup Myriam pour ces mots réconfortants. Le coaching est une préparation (physique ou mentale) qui se fait en amont, et je suis vraiment touché d’entendre que mon article de novembre a fait écho en toi et t’as permis de te relever avec force, sans pour autant tomber dans l’insensibilité.

      J’espère que l’article d’aujourd’hui ajoute à a ta résilience.

      Encore merci !

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