Gare au Gorille 2/2

PROACTIF++ !

C’est le nom qui m’a été proposé pour rebaptiser «l’opération PWYW», suite à mon petit défi de la semaine dernière. D’autres noms m’ont été soumis :

  • Payez ce que vous valez !
  • Le juste prix !
  • Ha ha++
  • MOI++
  • Gérer la critique et l’échec
  • Responsabilité++

En lisant les commentaires, vous constaterez que Pascale a relevé la notion de responsabilité dans cette opération, et que Florence y souscrit en ajoutant un détail : «responsable de moi-même». Tout en précisant son idée, elle s’interroge : existe-t-il un mot plus court qui signifie tout ça, et je lui donne une réponse de coach : PROACTIF !

C’est quoi un proactif ?

Pour définir ce terme, je vais me référer à WIKIPEDIA :

Le terme proactif est un néologisme qui décrit une personne prenant en main la responsabilité de sa vie, plutôt que de rechercher des causes dans les circonstances ou les personnes extérieures.

Nous sommes donc en LOCUS DE CONTROLE INTERNE. J’en parle plusieurs fois dans mon programme. Comme je vous l’ai révélé la semaine dernière, le PWYW a fait office de «support» pour un programme d’auto-coaching. Si je devais comparer l’opération de mars-avril à la vidéo du Gorille, le PWYW n’est que le ballon : il fait partie du défi, mais si on se focalise dessus, il prend trop d’importance, et on passe à côté du Gorille.

Durant ce programme, j’ai exploré différents concepts et des pratiques d’excellence :

  • La culpabilité est l’un des pires ressentiments. Pour vous en délester, pensez qu’il s’agit d’un passeport jaune : il vous rappelle «la faute» à chaque fois que vous voulez aller de l’avant. La solution : le droit à l’erreur.
  • Comment se donner droit à l’erreur ? SOURIEZ à ceux qui font des erreurs ! Le sourire vous reviendra par réciprocité, et vous recevrez ce droit que vous avez commencé par donner. Donner avant de recevoir, est une bonne pratique dans bien des domaines.
  • Vos choix du passé vous minent ? Faites les disparaître option par option, lentement, progressivement… pour vous assurer que vous ne sacrifiez rien d’essentiel. Fixez-vous une règle de «disparition progressive», prévenez les principaux intéressés, et respectez votre plan (sauf surprise)…
  • Une injonction paradoxale vous tiraille (par exemple : «payez du gratuit !») : n’auriez-vous pas inventé le paradoxe ? N’auriez-vous pas inventé l’injonction ? Est-ce vraiment incompatible ou en avez-vous fait une «question de principe» ? Ca se discute !
  • Vous ne parvenez pas à prendre une décision intérieurement ? Passez en locus externe : déléguez la décision à un proche ou même au fameux «pile ou face» ! Si vous le faites en conscience, vous gardez le contrôle.
  • Une chose dont vous ne mesurez pas l’importance a besoin d’une action immédiate ? Agissez avant de réfléchir ! Laissez-lui un sursis pour prendre votre vraie décision hors crise.
  • Au lieu d’avoir peur de l’avenir, construisez-le en donnant l’Energie requise à ce qui est important pour vous !
  • Reconnaissez l’en-deçà d’une action. Certains résultats ne sont pas mesurables, et n’ont pas de rapport direct avec l’action. Pour trouver le lien, stimulez votre Gratitude.
  • Votre perception du monde dépend de ce sur quoi vous focalisez… CHaque jour, des dizaines de Gorilles traversent votre champs de vision.
  • etc.

LOCUS++

PROACTIVITE++ m’a été amené par Florence. Mais depuis le début de ce programme, j’avais un autre nom en tête : LOCUS++.

En prenant conscience de votre locus de contrôle (le lieu où vous situez le contrôle de votre vie), vous deviendrez de plus en plus proactif. Même si vous constatez que vous êtes souvent en locus externe, cette prise de conscience vous aiguillera vers d’autres visions du monde. Le locus est l’outil des proactifs, et lorsqu’on souhaite devenir forgeron, on fait d’abord l’acquisition des outils nécessaires. On y investit du Temps, de l’Argent, et de la Confiance.

Je viens de réactiver toutes options du PWYW pour vous permettre de payer LOCUS++ à la lumière de cette révélation. Je rappelle qu’il n’y a aucune obligation, j’ai pris la responsabilité de cette diffusion sur un canal gratuit, et je suis responsable de moi-même. Tous les chiffres que je vous ai donnés concernant la participation au PWYW sont vrais (à 100 euros près), et si on s’en tient au chiffres, c’est très faible. A présent, je m’attends à de nouveaux chiffres : ceux de l’adhésion à LOCUS++.

Mais quels que soient ces chiffres et l’interprétation que vous en ferez, je suis déjà gagnant, grâce aux «en-deçà» (je vous parlerai plus tard).

Je maintiens donc la même philosophie. Celle que j’ai soutenue tout au long du programme : ne payez pas pour moi, ni pour mes enfants, ni pour me consoler, ni pour m’encourager, ni pour me récompenser, ni parce que vous vous sentez coupable ou redevable…

Payez pour VOUS : en fonction de ce que LOCUS++ vous a apporté, et évidemment, en fonction de vos moyens.

Quels que soient les inconvénients que l’on peut reprocher au PWYW, il a un avantage indéniable sur le modèle économique standard : il rend ce programme accessible à tous. Et ça, ça me plaît !

A++

Stéphane SOLOMON

7 réflexions au sujet de « Gare au Gorille 2/2 »

  1. Bonjour à tous,
    Je suis toute cette opération, à coeur ouvert, depuis le début, sans bien en comprendre l’enjeu.
    Depuis le temps, Stéphane m’a habitué, dans ses programmes ou ses infolettres, à rester à l’affût du gorille qu’il dissimule, avec plus ou moins d’habileté -sans doute corrélative à ma sensibilité propre- et j’attendais donc de voir descendre celui-ci de sa liane, avec une certaine gourmandise, tant cette jungle me paraissait totalement obscure. Je n’y voyais qu’à peine, les peaux de banane qui en jonchaient le sol.
    Sorti de ma zone de confort, je guettais avec une gêne pleine de promesse(s), la révélation sur les bonhommes de neige que je n’aurai pas vu fondre.
    Explorateur du Solomonde depuis les premières heures, j’ai participé à quelques campagnes « coûteuses », et, bien que n’en ayant pas toujours retiré l’écot qui fait écho, j’ai toujours mis mes échecs sur le compte de ma propre procrastination, ne doutant à aucun moment de la sincérité de celui qui m’entrainait dans son aventure.
    Mais là, nul bateau pour convoyer ce gorille jusqu’à mon Empire State Building. Aucun vieux sage pour m’apprendre à faire les grimaces.
    Je reste perplexe: je ne vois pas et comprends qu’il faudrait payer ce que je veux pour voir ce que, peut-être, je ne veux pas voir.
    Je suis un singe qui doute.
    Et m’en remet à Brassens.
    Amicalement.

  2. Merci Stéphane, ce fut long et dans le brouillard et maintenant avec ton Gorille repéré dans l’espace de Jeu (Je), le Gorille qui est en Moi est beaucoup plus visible. Je vois sans vraiment les chercher de plus en plus de belles opportunités qui défilent à l’extérieur.
    Du beau Travail, que je m’en vais fêter de ce pas (franchi) !
    Et je vais évidement me/te payer pour cette belle réalisation
    Vive la Pro-Activité
    Bonne Fête
    Véronique O

  3. Bonjour Stéphane
    et merci pour toutes ces lettres et partages!
    Je comprends « intellectuellement » beaucoup des idées que vous soulevez et je rapproche tout cela de VIVRE LE TEMPS PRESENT, mais, ensuite, l’appliquer dans la vie de tous les jours, dans cette perpétuelle ronde d’obligations, de culpabilité et (pour ma part) de procrastination, c’est difficile.
    Vos partages redonnent les valeurs et les outils et donc je vous redonne un très grand merci.
    A+
    Guillaume

  4. Bonjour Stéphane,
    Si j’ai pu avoir une attention correcte pendant la vidéo, qui m’a fait voir le gorille et compter les passes, il n’empêche que je n’arrive pas à voir le gorille PWYW. Je fais un blocage.
    Pour l’instant je suis certain que c’est mon rapport à l’argent, mais je n’arrive pas à trouver de quoi il s’agit. J’avais suivi votre programme « riche attitude » et j’étais en accord, je croyais tout comprendre.

    C’est vrai que j’ai eu des soucis qui m’ont éloigné d’internet et donc de la lecture de vos articles lorsque vous avez insisté sur ce point, mais aujourd’hui que ces problèmes sont compris et réglés, j’éprouve comme une répulsion à simplement aller lire les mails de l’époque que je n’ai cependant pas effacés. Je participe, mais je vois bien que j’ai un refus de voir mon gorille. Et je sens que c’est un refus violent.
    Je suis en pleine procrastination sur ce sujet, et je ne sais pas pourquoi…

  5. Bonjour,

    pour moi c est un peu comme Olivier. Dans la video j ai pu compter les passes et me suis demandé ce que venait faire un homme déguisé en gorille sur cette vidéo. J ai fait faire le test à ma femme, elle a aussi tout de suite vu le gorille.
    Même en imaginant que je n’ai pas vu le gorille, je n’arrive pas à faire le lien avec vos messages et le PWYW.
    J’ai sans doute raté quelques messages ou bien ca m’échappe complètement.

  6. Une ancienne collègue m’avais appris quelque chose de fondamental dans les relations humaines : ON VOIT LES AUTRES COMME ON EST.
    C’est à rapprocher d’une expression que j’avais beaucoup entendu à l’école maternelle, à l’occasion d’insultes ou d’accusation : « C’est celui qui dit qui y est ».
    Plus sérieusement, on a tendance à prêter aux autres ses propres intentions ou valeurs … et c’est une autre façon de laisser passer des hordes de gorilles.
    Ici, il n’y a pas besoin de concentration, bien au contraire, c’est dans les situations conflictuelles que ça se passe le plus facilement.

    • Bonjour Christian,

      Ce que vous dites sur la situation conflictuelle me fait penser aux 3 mousquetaires. Au début du roman, D’artagnan est en conflit avec eux, et 3 duels à mort se préparent. Mais face à un ennemi commun, ils décident de faire alliance, et leur fraternité est forte :

      UN POUR TOUS, TOUS POUR UN !

      D’artagnan n’a pas vu le Gorille, mais il est allé vers… intuitivement… Les évènements lui ont permis de voir ce qu’il y avait à voir.

      Lorsque mon grand-père me racontait cette histoire, il me disait toujours : un ennemi n’en est pas toujours un. Si tu peux le transformer en ami, vous pourrez faire de belles choses ensemble !

      Ca s’est couvent avéré vrai. Il suffit de s’autoriser à voir les autres comme ils sont, et non comme on est. Ca demande une sortie de sa zone de confort, mais ça renforce !

      Merci pour cette évocation,

      A++

      Stéphane

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