Investir dans un monde meilleur

J’étais en voiture avec mes deux filles, nous revenions de quelques courses. Oriane, 10 ans, me parle de sa nouvelle passion : la couture !

J’avais remarqué que depuis quelques jours, elle prenait un fil et une aiguille pour assembler deux morceaux de tissus, et ce matin même, nous avons passé plus de 40 minutes à regarder des vidéos tutorielles sur Youtube. Petit-fils de couturier, j’ai pris beaucoup de plaisir à observer les différentes techniques que mon grand-père maîtrisait…

Je propose donc à ma fille de faire un petit détour et de passer par le magasin de loisirs créatifs qui se trouve à 4 km de la maison. La dernière fois que nous y étions allés j’ai vu tout un rayon consacré à la couture.

La discussion s’engage :

– Mais qu’est-ce que tu vas m’acheter, papa ?

– On verra bien ! Il y a sûrement des kits pour débutants.

– Des kits ?

– Oui. Par exemple, si tu veux fabriquer une trousse, ils te mettent ensemble tout ce qu’il faut : les aiguilles, le dé à coudre, les fils, la fermeture-éclair, les tissus. Et surtout, la notice à suivre étape par étape.

– C’est super ! Mais ça doit coûter cher…

– Ca devrait coûter dans les 20 à 30€. Mais tu aimes coudre ?

– Oui !

– Alors ça vaut le coup de voir si tu peux développer un talent autour de la couture. On appelle ça «investir». Quand j’étais petit, papy a investi dans un ordinateur parce qu’il voyait que j’étais passionné d’informatique. Il a investi aussi dans un piano pour tonton Dany, parce qu’il a vu qu’il était passionné de musique.

– Il a bien fait !

– Oui… Et je fais comme lui. Je ne fais pas tout exactement comme lui, mais ce genre de choses, je pense vraiment que c’est important. Parce qu’en réalité il n’a pas investi dans un ordinateur ou un piano. Il a investi en nous, ses enfants.

– Mais si tu investis 30€ et finalement ça ne m’intéresse plus ?

– Alors on saura que la couture n’est pas faite pour toi, et on passera à autre chose. C’est important de savoir ça au lieu de rester bloqué.

– Mais tu auras investi pour rien…

– Il faut être prêt à le faire ! Imagine que je décide de ne pas investir, et que dans 10 ans on s’aperçoive que c’était ton talent ! Je t’ai expliqué les paroles de la chanson «Dommage» : vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets…

– Voilà ! Là c’est clair !

***

Tout en continuant à rouler vers notre destination, je gratifie la chanson de Big Flo & Oli, qui à force de répétition et d’exemples concrets, rend limpide des concepts très difficiles à comprendre, même à l’âge adulte…

Je poursuis la conversation :

– Lorsque j’étais jeune, il y avait une société qui s’appelait IBM. C’était l’une des 10 sociétés les plus riches de l’époque. J’ai lu dans un journal que s’ils on réussi, c’est parce qu’ils investissaient dans plein d’idées nouvelles. Ils testaient toutes ces idées, et au final, ils n’en gardaient que 5%*. Tu sais ce que ça veut dire ?- Non…

– Imagine que j’aie besoin d’un œuf pour faire un gâteau, mais qu’avant d’arriver à la maison je sais d’avance que je vais en casser beaucoup parce qu’il y aura des obstacles… Alors je vais acheter 20 oeufs, tout en me disant que si j’en casse 19, ce n’est pas grave, parce qu’il va m’en rester un pour mon gâteau… IBM se permettait d’investir dans 20 idées différentes, alors qu’une seule de ces idées allait vraiment aboutir.

– Ils se trompaient 19 fois ??? Mais ils étaient nuls alors !

– Ils ne se trompaient pas 19 fois. Ils considéraient juste que c’était normal de garder seulement 1 projet sur 20. Mais ils avaient des milliers de projets. Donc il y en a plein qui ont réussi.

– Ils «avaient» ??? Pourquoi ? Ils n’existent plus ?

– Si… Et ils gagnent encore beaucoup d’argent. Mais IBM n’est plus la société la plus riche du monde. Elle doit être vers la 80ème ou 90ème place. Très loin derrière Apple ou Samsung. Personne ne pouvait imaginer qu’un jour Apple allait détrôner IBM…

– Ah… Et à quel moment ils ont commencé à perdre ?

– Il y a beaucoup d’explications. L’une d’elles est qu’ils ont arrêté de se permettre 95% de projets sans suite. Ils sont aux alentours de 70% aujourd’hui. C’est à dire qu’ils jettent seulement 14 projets sur 20 et ils continuent à investir dans les 6 meilleurs.

– C’est quand-même bien !

– C’est sûr ! C’est pour ça qu’ils sont encore dans les 100 premiers…

– Et qu’est-ce qui arrive à ceux qui investissent dans un seul projet ?

– D’abord ils hésitent longtemps, parce qu’ils ont peur de se tromper. Et une fois qu’ils se lancent ils sont très stressés parce que dans leur tête, c’est leur dernière chance ! Par exemple, imagine que tu abandonnes la couture dans 2 mois, et que tu veuilles faire de l’électronique. Je suis prêt à réinvestir dans des kits d’électronique sans problèmes parce que c’est important pour moi que tu découvres ton talent. Tu vas oser me dire que tu abandonnes la couture pour l’électronique ?

– Ben oui !

– OK… Maintenant, imagine que j’hésite à t’acheter ce kit de couture, parce que ça coûte quand-même 30€ ! Et en voyant que finalement tu abandonnes, je te reproche chaque jour de m’avoir fait perdre de l’argent. Ensuite, lorsque tu m’annonceras que tu veux faire de l’électronique, je te dirai un truc du genre «j’espère tu ne vas pas nous faire le même coup qu’avec la couture et bla bla bla…», est-ce que tu vas oser recommencer une troisième fois ?

– Si tu me reproches tous les jours de t’avoir fait perdre de l’argent avec la couture, je ne vais même pas te parler d’électronique ! Il n’y aura même pas une deuxième fois !

– Voilà… Alors si je veux découvrir ton talent ou ta passion, il faut que je sois prêt à multiplier les expériences, à jeter ce qui ne va pas et à garder ce qui donne de bons résultats.

– Mais si j’essaye plein de choses, ça va faire 30€ + 30€ + 30€… Je vais te ruiner !

– Pas du tout… Les investissements qui coûtent cher commencent lorsqu’on découvre réellement sa passion. Aujourd’hui je vais t’acheter un seul kit de couture. Si ça te plaît on en achètera deux, puis quatre, puis une petite machine à coudre avec des kits d’un plus grand niveau, puis une machine professionnelle, etc. Puis je t’inscrirai dans une école de stylisme comme Jessica (sa cousine)…

– Ça ce serait chouette !

– Voilà ! Alors choisis le kit qui te plaît, vas aussi loin que tu peux, et si tu n’as plus envie, dis-toi que tu as le droit de recommencer autre chose. Je suis prêt à investir en toi !

– Et toi papa, qui est-ce qui investit en toi ?

– Aujourd’hui je fais honneur à mon père : je continue ce qu’il a commencé et j’investis en moi.

– Oui mais qui te donne l’argent ?

– Je travaille, et mes clients me paient.

– Oui, tu me l’as déjà expliqué, mais alors ce sont tes clients qui investissent toi !

Un ange passe… Le temps de trouver mes mots, je reprends :

– J’adore parler avec toi ma fille ! Tu me fais toujours découvrir des choses sur moi ! Des choses auxquelles je n’aurais pas pensé… Oui ! D’une certaine manière, mes clients investissent en moi, et aussi en toi…

***

Je vous ai souvent proposé de me rejoindre dans mes activités pour investir en vous. Mais il ne m’est jamais venu à l’esprit qu’en me choisissant comme prestataire, vous acceptiez implicitement d’investir en moi. Une petite fille de 10 ans vient de remettre les pendules à l’heure. Que ce soit conscient ou pas, c’est une évidence : vous adhérez à mon style de vie et vous y contribuez.

Cela me fait penser aussi aux personnes qui s’opposent formellement à mes propositions payantes, et qui emploient les mots «trop cher» dès que je fais une proposition. Effectivement, si j’arrêtais d’investir en moi, si je devais rester sur mes acquis, si je cherchais les outils les moins chers quitte à y passer 10 fois plus de temps, si je passais des mois à hésiter avant d’entreprendre quelque chose de peur de me tromper, si ma seule préoccupation était de payer mon loyer et ma bouffe… Je pourrais facturer beaucoup moins cher ! Mais je ne pense pas que vous apprécierez autant l’Energie que je transmets.

En 2017, je me suis formé à l’hypnose. Cette année je me lance dans les neurosciences. Si je peux le faire, c’est parce qu’à chaque fois que vous avez payé une prestation, vous avez accepté (je dirais même apprécié) l’idée qu’une partie de cet argent contribue à ma formation. Formation dont vous bénéficiez grâce à un cercle vertueux.

Je voudrais terminer cet article en remerciant toutes les personnes qui ont participé à mes activités par le passé ou qui pensent sérieusement le faire en 2018. Vous m’avez permis d’investir en moi. Et puisque les miens font partie de moi, une part de votre bonne volonté est présente dans l’atelier de couture qui démarre sous les doigts de ma fille.

Encore merci ! Continuons à investir en nous ! Continuons à investir dans un monde meilleur !

A++

Stéphane

24 réflexions au sujet de « Investir dans un monde meilleur »

  1. Bonjour ,
    Je pense que si je te suis c’est que je croit en toi et aussi en moi , sinon on entreprends pas cette démarche a mon avis . Donc oui continuons a investir en toi et en nous !

  2. wouuou j’ai la chair de poule en lisant la fin de ton article…. Je t’aime Stéphane!
    et ce matin tu sais quoi, j’ai ramassé plein de bouteilles vides tombées par terre à cause du vent qui a renversé la poubelle, et en le faisant bien sûr je repensais à ton merveilleux article sur les peaux de bananes…
    si tu vois une peau de banane par terre, ramasse la et mets la à la poubelle
    Merci l’ami et très bonne année à toi!

  3. Un nouveau jour, une nouvelle année, c’est un espace de vie qui s’ouvre, une faille propice, un champ euphorique de nouveaux possibles…la couture peut être l’un de ces possibles et la joie peut être sur ce chemin. 30 € pour un chemin joyeux.? .. cadeau !
    J’adore le temps qui me reste à profiter de cette vie reçue en cadeau. Bien sûr, certains me diront qu’elle est difficile, que les obstacles sont nombreux, que…. Je ne reste pas focalisé sur le temps qui passe et encore moins sur le temps passé (et j’ai mon lot de galères comme tout un chacun). Ma vie, c’est ici et maintenant. Le champ des nouveaux possibles, c’est maintenant.
    Pour rendre le voyage agréable, je fais des choix. Mais choisir, c’est renoncer !!!
    Alors oui ! Je renonce à certaines consommations et je préfère investir dans des ressources, dans un temps nécessaire, dans des relations. J’apprends un peu tous les jours… et Stéphane m’a certainement beaucoup appris. Hier encore, il m’a surpris avec une proposition riche de possibles (la double lecture – auditive et visuelle). Cadeau.
    Par l’intermédiaire de ses auto-coaching (payants), j’ai énormément progressé dans mon développement personnel et mon chemin est beaucoup plus éclairé… je les ai enrichis par de nombreuses lectures et de nombreuses expériences.

    Alors je vote pour que Stéphane continue à se former ! Comme notre plombier (le retour 😉 ).
    Bon voyage dans la neuroscience et ses chemins neuronaux ! Les recherches sont nombreuses et leurs applications commencent déjà à porter leurs fruits.

    « Il suffit qu’une âme s’élève pour que s’élève l’ensemble de l’humanité » Bernard Werber

  4. Très joli retour d’expérience Stéphane merci à ta fille Oriane également de nous faire partager cette belle histoire . J’aurais bien voulu dans mon enfance avoir autour de moi un accompagnement pour investir en moi. Permettre d’avoir des compétences, de mettre son talent en avant. Le champ des possibles. Investissons en nous Bon voyage dans tes nouveaux projets de belles aventures qui t’attendent.

  5. Cher Stéphane,
    Malgré l’afflux toujours plus grand d’informations qui envahissent mes courriels tous les jours, je continue à te lire. Tu as toujours quelque chose de positif à m’offrir, même si ça ne fait pas forcément partie de mes préoccupations du moment, je te remercie d’être comme tu es – tellement dynamisant.
    Sans t’avoir jamais rencontré, j’ai pourtant la certitude d’avoir un chaleureux allié. Si je dois un jour chercher un coach de vie, ce sera toi.
    Merci à toi.

  6. L’article a fait écho chez moi . Pas de souci . À chaque rentrée des classes c’est le moment de choisir ou poursuivre des activités .
    Comme je demande à mes enfants de s’investir à l’école j’ai choisi de les laisser choisir leurs activité … A condition de ne pas abandonner dès la première déception/contrariété .
    Des mamans ne me comprennent pas … «  » »Ils ne feront jamais rien s’ils ne persévèrent pas plusieurs années … » »
    Du coup je doutais beaucoup de moi … Genre je les laisse faire n’importe quoi , sauter du coq à l’âne sans suivi …. Ben oui je ne charge pas à faire de mes enfants des virtuoses ou des sportifs compétitifs … Je veux juste leur ouvrir des horizons multiples s’ils veulent …. On leur demande beaucoup à l’école … Il suffit comme cela .
    Donc merci !!!

  7. La vie est comme un livre. Chaque page a son intérêt et ses joies. Il faut toutes les feuilleter pour y trouver de la graine. Parfois pas pour soi, mais pour aider d’autres. Alors, laissons germer …

    • Merci Maman,

      pour tout ton investissement en moi, sans relâche et sans faille (60 ans d’endurance, de soutien, d’encouragements – tu es une Championne !) pour me permettre d’aller vers une lubie ou une compétence naissante.
      Toujours dans le partage de tes découvertes, que tu tests un peu et suggères autour de toi, comme par exemple la news de Stéphane, il y a maintenant des années.
      Oui, tu m’as appris à aller à la découverte de l’inconnu et accompagnée à des activités de « bricolage », de hobbies, de mercredi aprèm, tu m’as appris la cuisine, la couture, le maniement d’un tournevis et fait observer les pros (dans la rue, un ouvrier avec une pelle, un camion qui décharge, un fleuriste qui empiète sur le trottoir, …).
      Oui, tu as investi un temps considérable pour m’occuper à des activités où j’étais actrice et non pas consommatrice. J’étais occupée et radieuse, cela m’a ouvert à des possibilités toujours grandissantes, au point que j’en ai fait un de mes métiers : Matériaulogue / Prototypiste.
      Oui, grâce à toutes ces expériences accumulées, à chaque instant, à chaque nouveau projet, je peux m’appuyer sur un constat, un échec ou une réussite qui me permet d’aller avec plus de facilités, plus loin.
      Merci de m’avoir montré comment tu laisses entreprendre et encourage les initiatives, cela m’a grandement aidé pour suivre et épauler mes enfants, à mon tour.

      Merci Stéphane pour tes exemples, histoires, contes, vidéos et partages pour nous aider à Investir en nous, prendre du temps pour nous découvrir, sortir de nos zones de confort et nous accompagner pour un devenir plus aisé.

      Prendre du temps, pour se former rapporte infiniment plus que ce que l’on s’imagine en commençant cet apprentissage ou recherche de connaissance.
      Et si en plus, cerise sur le gâteau, c’est dans le partage, alors on est vainqueur en commençant.

      Merci,
      Véronique Oh

      • ce n’était pas à elle que j’ai écrit çà !!! bien sûr cela la concerne

        à 14ans1/2 : « je ne veux plus aller à l’école” étant qd mm très interpelant !!
        comme ce n’était pas un “contre l’école” seulement un “autre chose” il ne fallait pas à laisser passer l’ange

        à l’époque dans une famille de commerçants, mes deux enfants faisaient tache !!!

        Merci Stéphane, merci Véro

  8. Bien d’accord Stéphane!
    Il n’y a pas d’échecs mais des expériences enrichissantes pour chacun .Celui qui permet d’expérimenter et celui qui s’autorise à essayer .

  9. Suite :

    Bref je me disais aussi que s’ils lâchent et bien ce n’est pas fait pour eux donc n’next …. S’ils trouvent a s’investir pleinement c’est tant mieux … Qu’ils cherchent et trouvent …. Et oui moi je paie ….

  10. Cher Stéphane,
    Je te lis régulièrement, en tout cas dès que face te mets dans mon fil je ne commente que très peu par manque de temps en faite mais j’ai déjà exprimé mon plaisir à te lire, ta bienveillance est percutante, touchante, bon et puis souvent cela va dans mon sens aussi alors je n’ai pas de résistance j’avoue ! Mais des piqûres de rappel, qui me ramène, ou me soutiennent dans ma démarche d’apprentissage , de découverte, de bienveillance dans le message livré a l autre. C’est bon de savoir que des gens comme toi existent ! Montrer aux gens que tout les jours nous sommes en interaction, en effet miroir avec tous, dans le quotidien. Prendre le temps de se poser des questions sur pourquoi nous faisons ce que nous faisons ! Ou nous réagissons ainsi , qu’est ce que ça dit sur moi, sur l’autre ! Et la remise en question à travers nos enfants, leur dire mais aussi les écouter en leur laissant une vrai parole, de vrai choix !
    Bon voilà la ce n’est plus un commentaire sur cet article j’ai groupé tout ce que j’avais pas dit jusqu’ici continue Stéphane ! Merci …

  11. Parfois, il est très difficile de réagir rapidement et de commenter un document très riche, tant sur la forme que sur le fond, même si on en a envie.

    Mais ayant reçu un message de relance, sympathique au demeurant, je me lance.

    Mon premier réflexe a été de faire suivre le lien à mon épouse et à mes deux enfants, étudiants après le bac.

    En fait, j’adorerais qu’ils me confirment qu’ils se reconnaissent dans cette histoire, tout comme j’ai l’impression de nous y reconnaître.

    Et je vous remercie Stéphanr pour la qualité de cet article. (Comme de tant d’autres).

  12. Bonjour Stéphane,
    Très Bonne et Très Heureuse Année 2018. Votre courriel m’a fait très plaisir car voilà un moment que je n’ai pas eu de vos nouvelles.
    Votre petite est adorable, intelligente et soucieuse de son papa qui ne doit pas perdre dans ses expériences à elle. Il est vrai que votre façon de voir ou votre méthode d’éducation n’est pas celle que j’ai connue quand j’étais enfant (il est vrai qu’à 65 ans, pour moi, elle ne peut pas être la même). Combien de fois a-t-on entendu les parents dire : « j’achète ça mais il faut que ça te serve car tu n’en aura pas d’autre ». Autre époque, autre conception !
    En fait, très naturellement, vous avez coaché votre fille et l’avez amenée tout naturellement à être responsable de son choix, en toutes connaissance de cause. Et votre fillette de 10 ans vous a coaché par ses réponses qui vous ont, à un moment, pris au dépourvu. Mais bravo car ses remarques ont fait évoluer votre réflexion en lui répondant que vous acceptiez tout à fait qu’elle se trompe et qu’elle change d’activité dès lors que c’est vers celle qui l’intéresse le plus qu’elle veut aller.
    Aujourd’hui, on a enfin compris que l’enfant a besoin d’être soutenu, d’avoir un échange avec des parents qui conçoivent tout à fait de ne pas détenir la science infuse. Je pense que cela contribuera forcément au développement de leur personnalité et à la personnalité de votre petite qui me semble déjà avoir la sienne.
    Merci Stéphane pour ce partage.

  13. Bonsoir Stéphane,
    Belle histoire, et belle morale… J’aurais moi-aussi aimé que l’on me tienne de tels propos à cet âge là, afin de me sentir accompagnée et comprise dans le choix de mes recherches, de mes envies, mais pour savoir si c’était les bonnes, il fallait essayer, investir… A l’époque, on n’avait pas droit à l’erreur… pas le droit de se tromper, il fallait faire avec, etc… L’investissement ne faisait pas partie des possibilités qui nous étaient offertes, pour notre vie, pour notre futur, alors je souhaite que tous ceux qui ont aujourd’hui cette possibilité aient pleinement conscience de la chance que la vie leur offre… et qui contribuera également, tôt au tard, au développement de leur personnalité, avec plus de facilité…
    Merci pour cette histoire bien agréable à lire !

  14. Bonsoir Stéphane,

    merci beaucoup de cet article sur l’investissement, la confiance et le droit de chercher, de se tromper pour trouver et réussir. C’est aussi aborder de manière positive les opportunités qui se présentent pour se donner la chance de changer, expérimenter et au final évoluer sans crainte. Ne pas être dans la crainte de perdre en permanence est la condition pour investir et créer des opportunités. C’est ce regard positif que j’essaie de transmettre également à mes enfants et avoir investi en toi m’y aide régulièrement. Merci

  15. Bonjour
    Étant moi-même consultante j’ai été très émue par cette histoire que je trouve magnifique pour souhaiter les voeux et j’ai pensé à l’utiliser pour remercier tous mes clients
    Comprendre que nous sommes une partie d’un tout et que chacune de nos actions a une influence est à la fois motivant et un peu vertigineux

  16. Bonsoir,
    Merci Stéphane et merci Oriane pour ce chouette article ,o)
    Ma femme et moi aimons beaucoup la musique et avons fait le choix d’investir en nos enfants dans ce domaine aussi (entre autres). Il y plusieurs écoles il y a ceux qui forcent leurs enfants à faire de la musique même quand ca ne leur plait pas. Nous on a choisi de les soutenir sans les forcer en se mettant d’accord pour qu’ils continuent l’instrument au moins 6 mois à chaque fois (l’inscription étant résiliable au bout de 6 mois). Ca n’a pas marché à tous les coups. Mais ca a permis à l’un de mes fils d’essayer différents instruments, d’arrêter notamment la batterie alors qu’il se débrouillait très bien pour finalement se mettre à la flûte traversière où il excelle et progresse à une allure folle. Son jeune grand frère a trouvé son bonheur dans la contrebasse et son frère jumeaux vient de se mettre à la clarinette – l’avenir nous dira si c’est son instrument.
    Je crois beaucoup à l’investissement. En l’appliquant à soi en tant qu’adulte où notre temps disponible est limité, ca me donne l’impression parfois de papillonner à la recherche peut-être d’un leurre. Mais on apprend beaucoup.
    Merci

  17. Bonjour Stéphane, de manière générale je participe peu, je te suis, j’investi en toi/moi, mais ai du mail à ressentir l’énergie d’un groupe que ce soit sur internet ou en face à face.
    Je me mets de façon automatique en mode spectatrice, ce qui ne veut pas dire que mes lectures ne me sont pas utiles!
    Si je participe aujourd’hui c’est plus pour te faire plaisir, parce que je vois tes messages sur facebook et par mail, et je vois que c’est important pour toi en ce moment.
    A la première lecture de ton article et après digestion, j’essaie d’être plus attentive au désir de mes enfants, pour avoir une vision plus élargit.
    L’investissement en argent, il n’y a pas de soucis. c’est plutôt l’investissement en temps, pour ma part j’ai focalisé sur le moment.
    Je regarde souvent aux prismes de mes propres intérêts, du coup la ou je vais être présente et partager sur le loisir créatif, le dessin, la couture, toussa toussa, je le suis beaucoup moins pour le foot de mon second par exemple.
    Je vais être attentive à ça donc, investir dans l’avenir, en temps, du temps passé ensemble pour que le message passé soit je crois en toi et ça m’intéresse.

  18. Bonjour Stéphane, à la lecture de cet article, au départ, je m’attendais à ce que votre fille vous explique qu’avec sa petite aiguille et des bouts de chiffons, elle était capable de faire des miracles. En ce moment je suis orientée « comment ne pas payer », je sais, c’est pas bien, « avoir les moyens », c’est beaucoup mieux! D’ailleurs dès que je les aurai, je n’hésiterai pas à réinvestir en moi et en vous. En attendant, avec les 30 euros qui se dégage à la fin du mois, j’achèterai un kit de couture et m’appliquerai à mettre en oeuvre au moins une part des trésors reçus de vous.
    Merci pour cet article et pour les autres

  19. Stéphane,

    Personnellement, j’ai cliqué et j’ai lu votre texte avec un grand plaisir comme d’habitude avec vos articles que j’apprécie toujours. Celui-ci m’a particulièrement touché car cette conversation avec votre fille je l’ai eu moi-même avec ma cadette qui après avoir souhaité être guitariste de rock (j’ai acheté deux guitares, une sèche et une électrique, plus l’inscription à un cours) souhaite maintenant devenir styliste en haute couture (je lui ai offert une machine à coudre pour Noël). Elle aussi s’est inquiétée de ces dépenses successives (nous ne sommes pas riches, loin de là) et je lui ai fait exactement les mêmes réponses que vous car j’estime que mon rôle de père consiste à l’encourager dès qu’elle exprime une envie de “faire” même si je sais pertinemment que toutes ne se concrétiseront pas. Aujourd’hui les guitares prennent la poussière mais la machine à coudre tourne rond ! Comme je suis acteur et que j’ai trop souvent du mal à trouver des financements pour mes projets théâtraux, elle est arrivée à la même conclusion que votre fille, étonnant non ? En ce qui concerne les guitares, je lui ai quelque fois exprimé des reproches mais ce n’était pas sur l’argent dépensé, plutôt sur son manque de constance sur le travail nécessaire à toute pratique artisanale ou artistique. J’ai donc été rassuré grâce à votre fille et vous quand au bien fondé de mes choix sur ce sujet car souvent dans mon entourage on m’a fait reproche de céder trop facilement à ce qu’ils appellent les “caprices” de ma fille. J’avais beau leur expliquer que ce n’était pas des caprices mais des explorations, ils ne m’entendaient pas et je passais pour un père “faible” ! La prochaine fois qu’on me fera ce reproche, je leur enverrai votre article pour toute réponse… Merci.

    Bien à vous et continuez comme vous le faites, je finirai bien par participer un jour à l’un de vos programmes qui me concernent très souvent !

    Stefo Linard

  20. Bonjour,

    J’aime beaucoup cette histoire, elle démontre que bien des fois un enfant peut donner une leçon à un adulte et cela sans le vouloir ! De plus elle montre bien que les parents devraient soutenir dans la mesure du possible leurs enfants quand ils ont certaines passions, dans le cas contraire l’enfant peut perdre confiance en lui. Dans tous les cas je constate que vos enfants sont bien éveillé et qu’ils peuvent compter sur ses parents pour les soutenir dans ce qu’ils souhaitent entreprendre.

    A bientôt

    Arnaud

  21. Bonjour Stéphane,
    C’est la première fois que je prends le temps de répondre à un message.
    C’est sans doute parce qu’il m’a touché et que j’en ai les larmes aux yeux.
    Quelle belle leçon les enfants, et en particulier Oriane, peuvent nous donner.
    En replongeant assez loin dans mes souvenirs (j’ai 50 ans), je me souviens des reproches de mes parents car j’abandonnais une activité au profit d’une autre. Enfant, je voulais tout découvrir. Et à une époque où internet n’existait pas, il était plus compliqué de s’ouvrir vers le monde extérieur.
    Le kit de couture : un investissement . Je ne l’avais pas imaginé comme cela. Quel bel exemple de recadrage ! Et Oriane vous en propose un autre : le paiement de vos clients, un investissement en vous.
    J’aime lire vos articles car ils sont souvent issus de la vie quotidienne. Je me souviens encore de l’entrée en maternelle d’une de vos filles. Quand la maîtresse, en leur faisant faire un petit puzzle, expliquait qu’elle leur apprenait à réussir.
    L’exemple du kit de couture me fait réfléchir à l’éducation d’un de mes fils. Il est en dernière année d’école d’ingénieur. Nous avons donc investi en lui car nous croyions (et croyons) en lui, en ses capacités. Il vient de nous dire qu’à l’issue de ses études, il veut faire un tour du monde (minimum 1 an) et après s’engager dans un service civique. En discutant avec lui, je trouvais que c’était dommage d’avoir investi en temps et en argent dans une école d’ingénieur pour finalement fait un service civique même si je respecte son avis (enfin j’essaie de respecter !!). L’exemple du kit de couture va surement m’inspirer dans les mois à venir pour considérer l’investissement dans l’école d’ingénieur comme un investissement qui lui permet de choisir quel adulte il veut être désormais. Merci Stéphane

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