Je me sens coupable !

Vous vous souvenez que je vous ai promis de vous livrer quelques comportements contreproductifs dus à la gratuité de TIME-COACH ?

Je crois que je vais me replier, et vous livrer des comportements contreproductifs dus au PWYW !

Parmi eux, il y a la culpabilité.

Yvonne m’a écrit :

– Depuis que vous parlez de PWYW, je me sens mal, car j’ai l’impression de prendre sans rien donner.

Ma chère Yvonne, ce n’est pas qu’une impression, c’est vrai ! Mais je ne comprends pas pourquoi vous vous sentez mal puisque je vous autorise aussi à continuer gratuitement. Ca me convient ! Je me dis que ceux qui ne payent pas ont leurs raisons, ou que ce n’est pas encore le moment pour eux. Ca viendra ! J’ai confiance.

Evidemment, je me dis ça uniquement s’ils ne se sentent pas coupables. Parce que s’ils se sentent coupables, et surtout s’ils me disent que c’est à cause de moi, j’en viens à me poser une question :

Est-ce que je fais du bon boulot, ou un sale boulot ?

En me renvoyant votre sentiment de culpabilité, vous me culpabilisez ! Vous avez l’impression que vous ne faites que partager une sentiment, mais c’est une manipulation perdant/perdant !

Vous savez que le perdant/perdant n’est pas mon style. Pourquoi me faites-vous ça ? C’est vraiment dur après tout ce que j’ai fait pour vous durant des années ; je ne m’attendais pas à tant d’ingratitude ! J’en ai marre de ce monde injuste ! Je vais arrêter de me défoncer pour lui ! C’en est fini… Trop c’est trop ! Comment peut-on me faire une chose pareille ? Moi qui me donne de jour comme de nuit pour vous aider à aller de l’avant. Je suffoque ! Il faut que j’appelle ma psy pour précipiter notre prochain rendez-vous… Au secours ! Arrrgggh…

Bon… Rassurez-vous, je simule ! La culpabilité, je connais bien parce qu’elle était mon compagnon de vie pendant des années. Je peux y faire appel quand je veux, parce qu’elle n’attend que ça :

Par exemple, ce matin j’ai emmené mes enfants à l’école. C’est super non ? En plus, je l’ai fait parce que Karine (ma compagne) voulait se reposer. Comme c’est gentil de ma part…

Gentil ? Tu parles ! J’ai privé mes enfants de cet instant magique avec leur maman. Je les ai expédiés en voiture, alors qu’avec elle, ils y vont à pieds, et ils se racontent des histoires drôles pendant le trajet. Si à un moment de la journée Karine se sent stressée, je saurai que c’est à cause de ça ! Elle a tant besoin de ce moment matinal… Sans parler de la marche solitaire sur le retour, pendant laquelle elle peut se recentrer, tout en maintenant sa santé physique… J’ai donc altéré la santé physique et mentale de Karine. Je ne l’emporterai pas au Paradis !

Le symbole n’est pas la chose symbolisée, mais…

La culpabilité que vous décrivez est un symbole. La chose symbolisée est beaucoup plus importante, comme je vous l’ai écrit il y a quelques jours. C’est comme le premier pas d’un long parcours, la flamme olympique, un vernissage, la pose de la première pierre. Ce ne sont que des symboles, mais… Ils sont puissants et ils amorcent un «mouvement» grâce à une énergie vive.

Si vous vous débarrassez de cette culpabilité de surface concernant le PWYW, sans vous engager dans des actions qui permettront d’en éradiquer le fond, vous ne traiterez qu’un symptôme. Vous trouverez toujours un moyen de vous «sentir mal», à la moindre proposition de changement.

La culpabilité est une énergie qui maintient quelque chose de beaucoup plus grand : la défiance de soi et la mésestime de soi.

A chaque fois que vous culpabilisez, vous construisez une muraille entre vous et les autres. Ces autres qui vous font du bien et dont vous avez tant besoin.

Les effets d’une perception culpabilisante

Ce n’est pas ma proposition qui vous met mal à l’aise. C’est votre positionnement vis à vis de ma proposition qui vous entraine vers le bas, et qui éclabousse ma proposition. Vous évoquez un problème de surface en pensant que les choses viennent d’ailleurs, des autres, du monde extérieur… Alors que le PWYW est juste une invitation (parmi tant d’autres) à vous donner une rôle actif. Vous avez tellement de choix dans ce système, que celui de la culpabilité est très révélateur. Si je ne connaissais pas ce processus de pensée, qui m’a hanté durant des années, je ne vous écrirai même pas, j’ignorerai ce que vous racontez, parce que ça me paraîtrait aberrant et ridicule ! N’avez-vous pas cette impression en général ? Ce sentiment victimaire d’être incomprise ?

Je connais ! Et je vous affirme que vous pouvez vous sortir de là. La meilleure solution que je connaisse est la Thérapie Cognitive Comportementale (TCC). Je ne suis pas habilité à vous soigner, mais je peux vous en parler : on commence à penser dans les hautes sphères psychothérapeutiques, que 10 séances de TCC valent 10 années de divan (en termes de résultats). Toutefois, je connais des gens qui « n’ont pas d’argent » pour 10 séances de TCC (environ 600 euros), mais qui trouvent toujours de l’argent pour 10 années de psychanalyse lourde (environ 15.000 euros à partager avec la sécu).

Il y a une autre solution. C’est une solution « de surface », mais qui peut prendre de la profondeur avec le temps : puisque vous vous sentez coupable de ne rien donner, faites un truc dingue : DONNEZ !

Remplacez la culpabilité par la Responsabilité

Le PWYW commence à 3 euros. Vous pouvez donner 4 euros pour la forme (un euro symbolique). Le chiffre 7 étant très symbolique, ce sera peut-être votre choix. A moins que la rondeur du chiffre 10 vous séduise.

Choisissez votre symbole !

Acceptez de soulager votre douleur grâce à une action simple et peu coûteuse, et évaluez les effets que cette action peut avoir sur vous sous l’angle de la RESPONSABILITE.

Si ce symbole a un impact sur vous, vous aurez réussi à vous débarrasser, en quelques gestes, d’une culpabilité provoquée par vos paradigmes. C’est une belle victoire, peu coûteuse.

Ensuite, je vous invite à modéliser ce principe à chaque fois que vous le pourrez : pensez à la chose symbolisée (un sacré chantier), puis pensez au symbole qui vous permettra de contrer la culpabilité et de la remplacer par la Responsabilité. Faites-le en conscience (pas de façon automatique), et vous vous sentirez beaucoup mieux, même si vous savez que vos actions sont symboliques. Au bout d’un moment ça deviendra facile et ça prendre un vrai sens. C’est plus long qu’une TCC, mais si vous commencez tout de suite, vous verrez que :

Le Bonheur n’est pas au bout du chemin, mais en chemin.

Si vous y parvenez seule, cela signifie que l’auto-coaching fonctionne sur vous. Vous économiserez 600 euros de TCC, en appliquant cette règle : Responsabilité contre culpabilité !

Etes-vous prête à investir en vous ? Payez ce que vous vous voulez ! Ce sera peut-être symbolique, mais ce sera efficace !

Une alternative

Je peux aussi vous proposer la chose suivante : en témoignant à propos de votre ressenti, vous m’avez inspiré cet article. Certes, vous avez témoigné en 5 minutes, et j’y ai travaillé 4 heures. Donc votre témoignage est symbolique… Mais je pressens qu’il va apporter beaucoup de choses à de nombreux lecteurs :

  • Ceux qui se serviront de cette technique pour soulager l’une de leurs plus grandes douleurs morales
  • Ceux qui s’inspireront de cet article aider les autres (je suis lu par des coaches, des thérapeutes, des cadres, des managers… qui sauront adapter cette technique)
  • Ceux qui utilisent déjà cette technique inconsciemment, et qui se sont rendu compte en la découvrant, que c’était une véritable compétence.
  • Ceux qui se diront que cet article vaut bien quelques euros symboliques !
  • Ceux qui ont déjà payé cette semaine, et qui en lisant cet article se disent : c’est vrai que la dimension est différente lorsqu’on fait un effort conscient…

Alors Yvonne ? Avez-vous toujours l’impression de prendre sans rien donner ?

Si c’est toujours le cas, payez ce que vous voulez ! Et si ça ne va pas mieux, offrez-vous une TCC. Donnez-vous cette chance, que vous êtes la seule à pouvoir vous offrir. Je suis sûr que vous le méritez, parce que derrière tout être aux sentiments coupables, se cache une personne de valeur qui demande à être révélée.

A++

Stéphane SOLOMON

6 réflexions au sujet de « Je me sens coupable ! »

  1. Bonjour Stéphane,

    Oui, il est exact que pour cette brave Yvonne, ce n’est « qu’une impression »
    Tu l’autorises à continuer gratuitement certes, mais tant qu’elle lira ce que tu écris, la malheureuse continuera à se trimballer son sentiment de culpabilité comme un boulet…
    Pourtant, il n’est pas venu tout seul ce sentiment !

    Comme quoi les techniques subliminales d’auto-culpabilisation (ou autres) ont encore de beaux jours devant elles
    J’imagine que tu as lu le livre « l’Art de manipuler » de Pierre Raynaud ?

  2. Bonjour Stéphane,

    Merci pour vos textes, je vous suis depuis maintenant des années et j’y prend un certain plaisir (quand j’ai envie de torturer un peu mon cerveau) et bien qu’un peu compliqué parfois je suis souvent d’accord avec vous.

    Continuer nous avons besoin de personne comme vous
    Cordialement

    Bernard

  3. Bonjour,
    Je ne sais pas ce qu’est la TTC et n’ai pas suivi de psychanalyse mais une psychothérapie de nature psychanalytique pendant dix ans (gratuitement, en France, dans un centre médico-pédago-psychologique) et j’ai vraiment la sensation que cela m’a sauvé et permis de vivre pendant toutes ces années et « de m’en sortir » même si je ne me sens pas encore totaleùment épanoui -je fais de l’autocoaching!-Et je suis très surpris que l’on puisse penser régler des problèmes de vie, de santé psychique en 10 séances! C’est -trop-optimiste je pense et à chaque mal, son remède.

  4. Bien, bien, bien…

    Je vous suis depuis longtemps, malgré que je n’ai jamais rien donné.
    Le Pay What You Want est un principe génial.
    Quand j’ai commencé à lire ce billet, je me suis vraiment demandé si vous aviez « pété un plomb »…
    Puis j’ai continué à lire et là, plus bas, j’ai trouvé les deux phrases les plus importantes de ma vie. Et j’ai fêté mes 60 ans il y a peu.
    Ces phrases parlent de la culpabilité et de ses conséquences. Cela m’a ouvert les yeux (et le cerveau). Je suis ébahi par tout ce que j’ai subi et fait subir à cause de mon ressenti de ma culpabilité.
    Je tiens à vous remercier du contenu de ce billet, qui est peut-être le plus important de mon existence (pour l’instant)…
    Merci !

  5. bonsoir
    j’ai demandé, il y a longtemps déjà, à recevoir les newsletter de time coach. Je les lis irrégulièrement, mais leur contenu m’interesse et m’est utile la plupart des fois. Celà dit, il me semble, que dans ces écrits, peu à peu, le theme de l’Argent et les valeurs, problématiques et débats qui lui sont associés, se substitue trés nettement à celui du Temps. D’aucuns diront qu’ils sont indissociables, mais bon..Je donne mon point de vue : Pourquoi ne pas adapter le nom du site, et cesser d’en proposer une lecture gratuite ? Mes revenus (inférieurs à 700euros par mois) ne permettant en aucune façon de souscrire à vos propositions, je me sens victime d’une démarche marketing psychotordue (mais brillante ! )

  6. Bonjour Stéphane,

    comme Lau l’a fait remarquer, l’argent et le marketing sont de plus en plus présents dans vos billets. En soi, ça ne me pose pas de problème, je lis vos billets depuis plusieurs années maintenant, quand Anaëlle a commencé d’ailleurs. Je ne vous dirais jamais assez merci pour ce que vous m’apportez depuis tout ce temps (avec toutes ces synchronicités…) et la PWYW est un compromis génial pour vous et les lecteurs, les lecteurs donnent ou ne donnent pas en leur âme et conscience, c’est leur choix alors laissons la culpabilité là où elle devrait être : aux oubliettes!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *