L’histoire d’Amandine (1/2)

(cette histoire est publiée avec l’accord de l’intéressée. Seul son prénom a été changé).

Il y a quelques semaines, une lectrice m’a appelé AU SECOURS :

– Bonjour Stéphane, je viens d’accepter un poste de secrétaire de Direction et je ne m’en sens pas du tout les épaules ! J’ai le diplôme, mais je l’ai eu chez Pigier il y a 20 ans. Depuis, je n’ai pas vraiment eu d’expérience de ce type. Est-ce que vous pourriez m’aider ?

Je donne mes tarifs à cette personne (200€ par séance), sachant qu’il lui en faudrait au moins 2 pour garder son poste tout en réduisant le syndrome de l’imposteur, puis 2 à 3 séances de plus pour lui donner une pleine légitimité. A raison d’une séance par semaine, c’était jouable sur sa période d’essai.

Malheureusement c’était trop cher pour elle ! Pas qu’elle n’ait pas cet argent puisqu’elle prévoyait de partir en vacances en août «comme tout le monde». Mais ce budget était consacré à ses vacances, pas à du coaching.

Curieusement, lorsque je lui ai demandé si elle serait prête à renoncer à ses vacances pour obtenir ce poste, elle m’a répondu que OUI ! Elle n’a pas travaillé depuis 2 ans (sauf quelques petites missions d’Intérim), elle arrivait en fin de droits de ses indemnisations chômage, et sans travail, l’avenir s’annonçait gris… Alors OUI ! Pour pouvoir partir en vacances les prochains étés, voire dès l’hiver prochain, elle était prête à renoncer à ses vacances d’août…

A vue de nez les choses sont claires : elle a l’Argent, elle est prête à consacrer du Temps et de l’Energie dans son coaching, et elle a Confiance en moi (puisque c’est moi qu’elle contacte).

Alors qu’est-ce qui cloche ? Qu’est-ce qui est trop cher ?

Nous étions en mai et le programme «Aller Vers» (commencé en mars) était sur le point de se terminer. Ce programme de coaching collectif a l’avantage de coûter 90€. Je n’y traite pas du cas par cas, mais je donne de nombreuses clés pour mener un projet à terme en faisant AVEC les obstacles qui jonchent la route.

Je sais que ce programme aurait beaucoup aidé Amandine si elle s’y était inscrite. Je lui demande pourquoi elle n’y avait pas pensé en mars, alors qu’elle avait un projet de recherche d’emploi. La conversation s’engage :

————————————

– Je ne savais pas encore que j’allais avoir ce problème. Si j’avais su, j’aurais adhéré.

– Vous savez que ce prétexte est dans le TOP 3 de ceux qu’on me donne pour dire NON à mes programmes ? «Je n’ai pas de problèmes, donc je n’ai pas besoin de solutions ! Je vous contacterai si j’ai des problèmes…».

– C’est normal : on ne va pas s’occuper de problèmes qu’on ne connaît pas encore.

– Mais un coaching n’est pas fait pour résoudre des problèmes avérés ! Le principe est d’accompagner des gens qui ont des projets, des idées, des rêves, etc. et qui savent que la route ne sera pas toute droite…

– Oui mais vous n’auriez pas pu deviner ce qui allait m’arriver un jour…

– Parce que vous croyez avoir une maladie orpheline ? «Le syndrome de l’imposteur» fait partie des classiques ! Il a tout à fait sa place dans les programmes collectifs. Dans «Aller Vers», j’en explique les rouages et je réponds aux questions lors des webinaires.

– Moi ça ne m’aurait pas intéressé avant de le vivre.

– Je fais en sorte que ce soit intéressant ! C’est ma fonction d’animateur dans ce programme, et ça concerne vraiment tout le monde : une mère au foyer peut se sentir illégitime dans l’éducation de ses enfants. Un avocat débutant peut se sentir illégitime de facturer plus de 50€ de l’heure… C’est le même syndrome ! C’est juste le contexte qui est différent.

– Pourquoi vous ne l’avez pas dit en faisant votre pub ? Je n’ai pas du tout compris ça quand vous avez parlé de ce programme.

– Je n’ai pas arrêté de le dire : j’ai fait des webinaires, des vidéos, des articles, des publications Facebook, des lives de questions/réponses… Mais d’après ce que vous me dites, le coaching ne vous intéresse qu’en cas de problèmes. C’est un peu comme si votre santé ne vous intéressait qu’en cas de maladie.

– C’est un peu ça…

– Je vous rassure ! 80% de la population en est là. Mais comprenez qu’il n’y a pas que des problèmes à résoudre dans la vie. Vous avez le droit de vous coacher pour garder le cap, améliorer vos performances, aller plus vite, plus loin plus haut… Le sentiment d’illégitimité est comme un grippe ou une gastro. Vous n’êtes pas obligée de l’attraper chaque année, mais de temps en temps, il faut savoir faire face… Renforcer son système immunitaire n’est pas un luxe. Et appliquer quelques règles d’hygiène lorsque le risque augmente, fait partie des mesures de santé. Mes programmes collectifs ne ciblent pas un problème précis, mais un spectre assez large pour que vous puissiez saisir les opportunités avec enthousiasme au lieu d’en faire des problèmes insurmontables.

– Je comprends…

– Je vous fais une proposition : puisque vous n’avez pas les moyens de vous offrir un coaching personnalisé, inscrivez-vous au programme «Aller Vers» maintenant pour 90€. Vous pourrez faire le parcours en différé et vous aurez accès aux replays des webinaires (environ 15 heures de vidéos).

– Je vais y réfléchir…

————————————

2 semaines plus tard Amandine m’a fait part de sa décision de renoncer au poste qu’on lui proposait, préférant céder sa place à quelqu’un de plus méritant… J’ai réitéré ma proposition d’adhésion au programme «Aller Vers» en mode hors-saison, mais elle n’a pas donné suite.

Nous découvrirons pourquoi dans le «prochain épisode». En attendant vous pouvez poser des questions et avancer des idées…

A++

Stéphane

(la suite a été publiée le 12 juillet 2017  : cliquez ici !)

39 réflexions au sujet de « L’histoire d’Amandine (1/2) »

  1. Hypothèse 1 : L’argent mis de côté pour partir en vacances a du être utilisé en urgence pour régler un accident ou un imprévu.

    Hypothèse 2 : Elle a adhéré au programme d’auto coaching de la princesse merveilleuse, car ce programme est moins cher.

    (Voir même : elle a bénéficié d’un coaching suspendu)

    • Je trouve l’hypothèse 1 intéressante, dans la mesure où ce texte décrit une personne qui réagit en fonction des galères qui lui tombent dessus (et au dernier moment). Toutefois, si un tel événement s’était produit, je l’aurais dit dans la conclusion, comme un point final.

      L’hypothèse 2 est celle à laquelle je pensais : pour moi c’était une question d’argent donc je lui ai proposé un programme moins cher qu’elle a refusé de suivre… Et c’est là que nous avons eu une révélation tous les deux.

      A suivre

      • Si on est habitué à vivre dans le déni de sa propre valeur, rompre cette habitude est trop inconfortable. Inconfort + pas de vacances + hyper doute sur ses capacités à s’en sortir…il vaut mieux continuer à vivre avec son bourreau interieur. Lui au moins on le connaît.

  2. En tous les cas, ça me fait grandement réfléchir cette histoire. J’y vois là un comportement fréquent de notre modernité. Problème d’éducation? Et plus spécifiquement d’apprentissage de la confiance en soi? Et je te trouve gentil avec tes « 80% de la population en est là ».
    Monsieur synchronicité fait une fois de plus écho à une problématique actuelle que je rencontre via mon épouse, qui vient changer de travail.

    Cela me permet aussi de me rendre compte que je n’ai pas ce problème de « légitimité » car j’adore lorsqu’on me propose de faire quelque chose que je n’ai jamais fait.
    Par contre, je l’ai quelques fois vis à vis des compétences que j’ai vraiment (étonnant!) : je me sens un peu faiblard à défendre mon bifteck quand il s’agit de mes expertises.

    • Je suis toujours ravi de tomber à pic pour certains lecteurs. Je constate juste que ce sont souvent les mêmes qui s’expriment. Alors merci pour ça (signé Monsieur Synchronisité 😉 )

      Je ne pense pas être gentil avec mes 80%. En revanche, je pense qu’un jugement hâtif et radical peut amener certaines personnes (dont des coachs) à parler de 97%… Or trouver sa place dans notre société n’est pas chose aisée. En tout cas si ce syndrome est si fréquent, il convient de s’interroger sur l’environnement dans lequel nous évoluons, sachant qu’il est de notre Responsabilité de le changer (et non de s’en servir comme prétexte).

      Ce qui tu décris à la fin me fais sourire : Le syndrome de l’imposteur n’apparaît pas lorsqu’un défi est proposé. Le défi est souvent relevé avec courage (Amandine a accepté le poste). Mais dès qu’un certain nombre de compétences sont énumérées l’auto-évaluation commence et le syndrome apparaît face aux «étiquettes» :

      Je ne suis pas un assez bon «gestionnaire»
      Je ne suis pas un assez bon «communicateur»
      Je ne suis pas un assez bon «vendeur»
      etc.

      On se focalise sur tout ce qu’on n’est «pas assez», justement parce qu’on connaît ce domaine et on se compare aux autres (à qui on céderait notre place puisqu’ils sont plus légitimes).

      Donc oui, ce doute concerne les compétences acquises et autour desquelles nous pouvons intellectualiser. Il ne concerne pas les zones inconnues dans lesquelles nous sommes prêts à plonger la tête la première.

      Je peux faire une super gâteau au chocolat pour l’anniversaire de ma fille, mais si on me demande de devenir pâtisser, dès que je commencerai à acquérir des connaissances, je risque de dire que je suis trop mauvais en la matière.

      Parce que la compétence devient consciente…

      • Merci pour ta réponse qui continue à nourrir ma réflexion depuis la réception de ton message.

        Je vais d’ailleurs creuser la piste de l’entourage parental que tu proposes plus loin concernant ce manque d’envie de légitimer mes positions lorsqu’on est dans mon expertise, et cela d’autant plus que la personne qui remet en cause mes compétences n’en a aucune dans le domaine en question.
        Ca vient de m’arriver encore il y a quelques jours, et j’ai laissé courir.
        Merci donc à Amandine et mon coach préféré pour cette piste qui s’annonce interessante!

  3. Bonjour Stéphane,
    C’est curieux, cette personne qui sollicite ton aide et qui finalement la refuse.
    Elle a peut être compris qu’elle n’avait pas la compétence pour le poste tout simplement et que ce n’était pas une question de coaching.
    Ou alors, elle s’attendait à ce que ce soit gratuit. Pour moi, soit on estime que le service est bon et c’est normal de le payer, soit on estime qu’il est mauvais et dans ce cas, même gratuit, il ne sert à rien.

    • Oui Jean-Louis, si elle n’avait pas sollicité mon aide et si nous n’avions pas passé 40 minutes au téléphone, je ne pense pas que je me serais préoccupé de son cas (ni fait de propositions). Donc ça montre qu’elle a envie de réussir, mais quelque chose la «remet à sa place» lorsqu’il s’agit de concrétiser l’acte.

  4. Peut être à t elle tout simplement rencontrer une personne qui l’a démotivée pour de bon et la culpabiliser en utilisant son argent dans le coaching ….

    Sinon la peur que malgré le coaching l échec sout au rdv d autant que cela implique un gros effort sur soi au quotidien.

    Moi dans mes différents postes j ai toujours souffert du syndrome de l imposture …..en plus fonctionnaire autant dire que j en ai pris (et c est toujours le cas) des réflexions culpabilisantes et humiliantes ….bref tout pour s épanouir au taf quoi.

    Bref, la solution se trouve dans l entourage a 80% non ?

    • Oui c’est bien le cas, et c’est toujours le cas lorsqu’on ne passe pas à l’action : quelqu’un de l’extérieur, souvent même quelqu’un qui n’existe plus au présente, vient créer le trouble. Dans l’un de mes webinaires récents, l’une des participantes a dit qu’elle était divorcée de son mari et qu’elle se demandait toujours, avant e passer à l’action, ce qu’il en penserait…

      Et encore, là nous sommes dans un cas conscient. Car inconsciemment, nous sommes nombreux à nous demander ce que penseraient nos parents de telle ou telle action…

      La peur de l’échec malgré le coaching est à la fois un vrai et un faux problème. Car dans notre discussion je lui ai expliqué qu’elle allait renforcer son système immunitaire. Le problème du poste qui lui est proposé n’est pas le point central de notre coaching. Le but n’est pas d’obtenir ce poste (ce serait bien, mais c’est peut-être un peu tard). Le but est de régler le problème de légitimité… L’utilisé sera donc pour un autre poste qu’on lui proposera à la rentrée.

      La solution ne se trouve jamais dans l’entourage (le problème oui). Elle se trouve toujours en soi, à 100% ! Qui vous oblige à garder votre poste ? Qui vous oblige à rester fonctionnaire ? Je suis sûr que vous avez un talent qui pourrait se révéler dans un cadre professionnel. Mais vous avez choisi le fonctionnariat.

      En tout cas, c’est ainsi qu’on voit les choses dans un cadre proactif :

      «Que diable suis-je allé faire dans cette galère ?»

      n’est pas vu comme une plainte victimaire, mais comme la reconnaissance que nos pieds ne marchent pas sans notre centre de contrôle perché plus haut ;-).

      Par exemple, je suis souvent critiqué, mais est-ce censé me toucher ? C’est moi qui décide ! Et si je suis affecté, c’est que la critique a touché un point qui mérite réflexion (et changement).

      Et en dernier recours, je peux partir des endroit ou je suis critiqué (je suis trop bien ou pas assez bien pour eux) et changer de lieu : me manifester dans des endroits où je serai accepté.

      C’est moi qui décide : l’entourage me lance des invitations…

    • Elle me suivrait depuis des mois si elle n’avait pas confiance en moi ? Elle penserait à moi pour m’appeler AU SECOURS si elle n’avait pas confiance en moi ?

    • Mais alors pourquoi m’appeler pour un coaching ? C’est une action dont le motif est clair. Il n’y a qu’au moment où il faut passer la commande que c’est trop cher (quel que soit le prix).

  5. Bonjour,
    Je pense qu elle cherchait plus un argument pour justifier son refus qu une reelle motivation pour prendre des risques. Pouvoir dire « j ai contacté un coach mais a 200€ l heure tu comprends… Tant pis j aurai essayé, ca sera pour la prochaine fois ». Un moyen de justifier sa peur ou paresse ou incapacité (ou les 3) sans dire que ca vient d elle.

    • C’est intéressant ! Donc avec ma proposition à 90€ (dix fois moins cher), je l’ai prise à son propre jeu et elle s’est débinée en me disant :
      – Je vais y réfléchir…

      Réfléchir à un autre argument que :

      – Tant pis j aurai essayé, ca sera pour la prochaine fois.

      J’aime bien l’idée (dans le sens «résistance au changement», car sinon, c’est une sacrée souffrance).

  6. En y réfléchissant, 2 choses me sont venues :
    – Il y un manque d’estime de soi chez Amandine, qui fait que c’est dur d’investir en elle et d’envisager de changer l’image qu’elle a d’elle-même. Se cantonner à ce qu’elle connaît d’elle peut paradoxalement être rassurant, même si peu épanouissant.
    – S’engager dans le coaching demande un acte de foi. Cela veut dire croire au moins un peu que ce que je vis peut évoluer et être différent de ce que je connais, cela demande donc du lâcher-prise, de s’en remettre à la vie, de faire confiance. Ce qui est très dur lorsqu’on n’a pas confiance en ses propres compétences.

    Merci beaucoup pour l’explication du syndrome de l’imposteur Stéphane. En lisant, je pense que j’en souffre… Quel serait la différence pour toi avec un driver « sois parfait »?

    • Béa, tu seras très intéressée par la révélation qui se trouve dans le deuxième volet de cette histoire, car c’est toi qui t’en rapproches le plus !

      Pour ce qui est du Driver «Sois Parfait» (exploré dans l’un de mes webinaires), il est effectivement l’une des causes possibles du syndrome de l’imposteur. Mais il n’est pas le seul. Si tu l’as exploré lors de tes introspections (ou tes coachings) et il n’a pas suffi, tu as deux pistes intéressantes dans ta vision de l’histoire d’Amandine :

      – L’estime de soi
      – La difficulté de s’engager dans un acte de foi.

      • Ahhhh… Forcément, un moment il faut te faire confiance à toi, sans même parler d’argent.
        Donc peut-être une difficulté à donner confiance à une représentation paternelle? Ou à quelqu’un d’autre que l’autorité paternelle originale?

  7. Amandine a en elle un petit démon saboteur. Elle manque de confiance en elle et elle a peur. La raison et les arguments n’y peuvent rien, elle est démoralisée voire dépressive et se trouve dans un cercle vicieux voire une boucle/injonction paradoxale. Sans passer par une séance psy, elle sent qu’un coaching pourrait l’aider, c’est vrai qu’un bon coaching conscient peut remplacer avantageusement (temps, argent) une cure psy, même Jungienne (thérapie courte d’individuation..3 ans!). Carl Gustav Jung disait que « si vous être croyant, pas besoin de cure chez moi »: la Foi sauve.. Justement le problème c’est la confiance, la croyance, l’idée qu’en avançant (aller vers), même si on échoue, on apprend..je ne sais plus qui disait « dans la vie tu gagnes ou tu apprends »… Il s’agit de sortir de la zone de confiance, d’incompétence consciente ou inconsciente. Saboteur et imposteur, elle a pris peur et rien n’a raisonné la petite voix démoniaque, et elle a abandonné sa chance. Il fallait un électrochoc. Pour faire sortir quelqu’un d’une boucle d’une injonction paradoxale comme celle de celui qui est entré dans le jeu du « ni oui, ni non » sans avoir décidé « avant le jeu » » de convenir du « comment on en sort »..Un moyen direct de l’aider à sortir c’est de se bloquer aussi dans la même situation juste devant la personne qui est en boucle, elle voit la boucle qui s’est produite devant elle, elle comprend qu’elle boucle aussi -Eureka- et elle sort! Plein de gens ont guéri comme ça (Paul Watlawick, une logique de la communication).

    Alors Stéphane 2ieme partie, comment l’as tu fais sortir de sa boucle ?
    Patrick-René++
    PS+
    Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.
    Nelson Mandela

    • Patrick,

      Je vais reprendre ta citation de Neslon Mandela. Ne sois pas surpris de la voir sur Facebook, ce ne sera pas un synchronicité cette fois, mais bien une inspiration profonde de ta contribution.

      J’aime aussi beaucoup la proposition de Jung. C’est un sacré bonhomme ;-). Finalement soit on avait la foi, soit on allait chez lui pour qu’il partage la sienne…

      Amandine n’a pas d’injonction paradoxale… C’est un NON systématique et catégorique, souvent argumenté.

      Quant à l’électrochoc (autrement appelé révélation), nous l’avons vécu tous les deux ;-).
      A suivre…

  8. Biais de confirmation ? Elle était convaincue dès le départ que le poste n’était pas à sa portée (intellectuelle), et le coût financier de la solution que tu proposes confirme à ses yeux que c’est inabordable. Accepter cette nouvelle situation avait peut-être aussi d’autres couts psychologiques ou sociaux pour elle ? Pas évident de passer de la situation de chômeur indemnisé à celle de salarié qui s’offre un coach… On peut craindre le regard des proches, ne pas assumer, en fonction du contexte dans lequel on évolue

    • Super intéressant !

      Le «biais de confirmation» est effectivement à l’origine de beaucoup de nos actes : on se sert de ce qui se trouve autour de nous pour confirmer ce qui est en nous. J’aurais donc servi à ça…

      Ça me plaît !

      La question (bienveillante) suivante, est : POURQUOI ?

      Un peu comme lorsque je détecte qu’une personne me ment grâce à différents outils morphopsychologiques… Soit je prends la mouche en me disant «elle me prend pour un babou…», soit je m’interroge sur la raison qui la pousse à mentir…

      Donc qu’est-ce qui se cache derrière ce biais de confirmation ?

  9. Trois choses me surprennent :
    Demander de l aide en sachant que payer pour du coaching va nous être impossible psychologiquement .
    Avoir une somme d argent consacrer pour les vacances, en étant en fin de droit, sans avoir de vision sur mon avenir au long terme n est pas logique pour moi . (Pour moi, n engage que ma vision du monde extérieur )
    Même pire avoir postuler à un poste ou ses compétences sont obsolètes .
    Amandine aurait elle confondu coaching et formation, remise à niveau ?
    Le poste est il sa princesse merveilleuse ?
    Sa princesse merveilleuse est elle ailleurs ?
    En tout cas, J aurai sûrement agit de façon similaire il y a quelques années .
    Aujourd’hui, j ai mûri .
    Du coup je me pose plus de question en amont sur le pourquoi du comment , ou le comment du pourquoi .

    • Pour la surprise numéro 1, je dirais qu’elle ne le savait pas ! Elle était convaincue que c’est ce qui allait la sauver, et était prête jusqu’au moment de passer commande.

      Pour la surprise numéro 2, effectivement ça n’engage que vous (même si ça m’engage aussi) ;-).

      Pour la surprise numéro 3, elle n’a pas postulé à ce poste. C’est le Pôle Emploi qui le lui a trouvé (ça arrive 😉 ), et suite à l’entretien avec l’employeur, il s’avère qu’il l’a trouvée à la hauteur.

      Donc on pourrait dire que ça lui tombe du ciel ! Mais à un moment c’est à elle d’agir, et c’et là que ça part en vrille…

      Merci pour intervention.

  10. Je suis impressionné par la diversité des réponses proposées en commentaire.
    Chacun a une approche bien différente à partir de la même histoire.

  11. Encore une hypothèse… Amandine est au chômage, en fin de droits, elle vit avec peu d’argent. Ta proposition à 1000€ représente son budget mensuel (ou au moins la moitié de celui ci). C’est assez impressionnant tout de même. Confiance en toi, oui, mais jusqu’à miser une telle somme (de son point de vue) ? Ce n’est pas si évident.
    Son budget de vacances est probablement inférieur, et elle en a besoin (de ces vacances) ou elle veux respecter un engagement avec quelqu’un avec qui elle partagera une partie de ces vacances.
    Le programme « aller vers » en différé ne s’adressait pas personnellement à elle. Son insécurité la mettait dans le besoin d’un support personnalisé, probablement d’ordre émotif.

    • Et ?

      Pourquoi m’appelle-t-elle pour un coaching personnalisé ? Pourquoi tout lui semble OK (ou logique après explication) jusqu’au moment fatidique de passer commande ?

      • Dans mon hypothèse, parce-que le montant était trop gros par rapport à ses représentations sur les montant qu’elle est capable d’engager. Puis la proposition à rabais, non personnalisé, ne la satisfaisait pas.
        Mon message manquait il de clarté ?
        Quand tu dis qu’elle te fait confiance, il me semble que tu raisonne de façon binaire, oui / non . Peut-il y avoir un certain niveau de confiance … jusqu’à un certain point, pour 20€, j’ai assez confiance, pour 1000€, non. (A t’elle déjà payé un de tes programmes et pour quel montant ? il y a peut être un plafond qui peut être surélevé un peu de temps en temps, mais 1000€ ça dépasse).
        L’objet de la limite de confiance se situe entre elle et toi (et elle encore). Le décalage entre sa perception de ses capacités et sa perception du poste lui parait inaccessible. Elle ne peut pas croire que cela puisse se résoudre en quelques rencontres, et encore moins dans un programme non personnalisé. Donc les deux sont trop d’effort pour une probabilité de résultat perçue comme faible.
        En tout cas je pourrais très bien comprendre cela 😉

        • >>Quand tu dis qu’elle te fait confiance, il me semble que tu raisonne de façon binaire, oui / non . Peut-il y avoir un certain niveau de confiance …

          La réponse est oui, mais j’insiste : elle me faisait entièrement confiance (je l’ai eue en ligne – au téléphone – ce n’est pas une impression ou une supposition).

          >>A t’elle déjà payé un de tes programmes et pour quel montant ?

          Jamais. Comme 83% de mes lecteurs. Et c’est même la première fois qu’elle se manifestait depuis 2 ans qu’elle est inscrite à la newsletter. Elle ne m’a même pas répondu «vous aussi» lorsque j’ai souhaité la bonne année. C’est la première fois qu’elle me parlait, mais elle m’a dit qu’elle me lisait assidûment, qu’elle adorait mon travail, et qu’elle s’est toujours dit que si un jour elle devait avoir un coach, ce serait moi.

          Mais je ne peux pas tout écrire, je vais à l’essentiel.

          Ta conclusion est tout à fait juste, et tu le verras dans le deuxième volet, mais il y a un plus. Moi aussi je peux comprendre ça. Mais je suis un naïf (c’est mon métier) :

          Quand on me dit, je n’ai pas d’argent ! Je le crois. Donc je propose des solutions autour de l’argent. Et c’est ainsi que mes coachés découvrent par eux-mêmes qu’ils auraient dû utiliser un autre prétexte. Le problème c’est qu’ils s’aperçoivent que c’est un prétexte, uniquement lorsque la solution est triviale. Avant, d’être un prétexte, c’était une sacrée bonne raison.

          • Bien sur il y a un plus, puisque tu nous racontes cette histoire en deux étapes. Il c’est passé quelque-chose avec Amandine, sinon tu n’aurais pas eu l’occasion d’avoir son accord pour raconter l’histoire …
            Reste une question pour moi : aurais-je le fin mot avant de repartir en vacances pour une semaine, Jeudi 😉
            Plus tard, je te recontacterai, j’ai plusieurs choses en suspens avec toi 😉

  12. Bonsoir,
    Je vais y aller moi aussi de ma petite hypothèse.
    Je me suis dis que Stéphane avait bien du semer quelques indices et j’ai essayé de mettre en lien les éléments qui m’ont interpellés. A l’avant dernier paragraphe, Stéphane dit qu’Amandine a préféré « céder sa place à quelqu’un de plus méritant ». Ce n’est donc pas une question de compétence, mais de mérite.
    Il y a 20 ans on disait que pour entrer chez Pigier, il suffisait de payer. Son diplôme, Amandine ne l’a pas « mérité », elle l’a acheté. Il n’est pas vraiment légitime. D’ailleurs, elle n’a pas vraiment exercé ce travail ensuite.
    Ce n’est d’ailleurs pas elle qui a postulé pour ce poste de secrétaire de direction, c’est Pôle Emploi qui lui a trouvé (elle n’a même pas eu le « mérite » de la candidature).
    Alors quand elle sollicite l’aide de Stéphane et qu’il lui demande de payer pour cela, se rejoue se qui s’est passé avec Pigier : elle doit payer pour pouvoir accéder au poste. Ce n’est pas une question de coût, le programme à 90€ la met dans la même situation.

    Je ne sais pas si Amandine lit ce message, je voudrais la saluer. J’espère qu’elle n’est pas affectée par toutes les hypothèses fumeuses que nous formulons sur son dos. Et si elle a réussi a mettre de l’argent de côté sur ses indemnités, je lui souhaite des vacances bien méritées 😉

    • Donc ça voudrait dire que s’il n’y avait pas ce poste en enjeu, sa décision serait plus facile à prendre… C’est un peu ce que je lui suggère (et que je suggère à tous) lorsque je propose des programmes collectifs qui «renforcent le système immunitaire».

      Je pense qu’effectivement, il est préférable de se coacher pour se dépasser soi-même. Pas au moment où le seul cri qu’on peut pousser, c’est «Au secours !!!»

  13. L’appel au secours me paraît être de l’ordre du recours à l’antibiotique tout de suite pour une angine: demande d’efficacité immédiate,sans commentaire sur la démarche qui la motive!
    Toi Stéphane tu a’nonces un prix,une séquence et tu explore les motivations, voire déjà les idées limitante; il y’a distortion entre sa demande et ta réponse..
    Puis ensuite tu essaie de de la motiver en proposant une autre affectation à son budget vacances…..cela peut chez Amandine correspondre à un essai d’emprise mentale de la part d’un coach, certes qu’elle apprécie.. mais que son entourage, neutre voire depreciatif en ayant déjà fait des réflexions sur » le gourou,et le tarif…etc et donc qui n’encourage guère sa démarche.
    La réponse devait être immédiate de ta part..Comme un conseil,dit d’ami,qui finalement ne sert pas à grand chose si ce n’est à contrebalancer ce qu’elle s’apprête déjà à décider.
    Elle temporise à la fin,car n’ose refuser de suite après tes multiples questionnement dont elle se rend peu à peu compte qu’ils ont servi à mettre à nu son ambivalence.
    Il y a de la résistance et le cercle de Proschakoff permet de savoir la disposition d’esprit d’Amandine…Pas encore prête à modifier son for intérieur bien qu’interessee
    Cela se fera ensuite… et ton entretien de 40 mn fut finalement un coaching sans en avoir l’air…Mais pas honoré à sa juste valeur !
    Tu semes ici et tu récoltes ailleurs.

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