La Légitimité d’agir…

J’ai débuté dans la vie active en tant que formateur en informatique. J’ai choisi le statut de vacataire salarié, ce qui m’a permis de travailler à mon rythme et de me former en parallèle. Je connaissais plus de 30 logiciels, ce qui était extrêmement rare. Après 2 années de vacation, j’ai accepté une proposition d’embauche : c’était une société naissante qui pouvait enfin s’offrir le luxe d’un premier formateur à temps plein.

En moins d’un an, la société s’est beaucoup développée, notamment grâce à des contrats avec de grands groupes et des ministères. La stratégie était simple :

  1. Les deux commerciaux de choc faisaient leur travail de séduction
  2. J’animais la formation-témoin pour démontrer notre savoir-faire
  3. Le contrat était signé
  4. Je briefais des formateurs vacataires pour qu’ils prennent le relais

J’étais celui qui lançait la machine ! C’était très valorisant…

Face à un carnet de commandes impressionnant, mon patron a décidé d’agrandir l’équipe de formation en sélectionnant les candidats parmi les vacataires. A l’époque, il y avait dans la profession 80% de femmes, je me suis donc retrouvé entouré de 8 formatrices. Mon patron m’a dit que j’étais désormais le «Responsable de Formation» et qu’il m’appartenait de gérer la répartition du travail, les formations internes, la logistique pré et post animation, etc. Il m’a augmenté de 2.000 Francs, ce qui pour lui, symbolisait ma prise de fonction. Mais il n’a pas annoncé officiellement à toute l’équipe que c’était à moi qu’il déléguait la Responsabilité du Service Formation…

Formateur hyperactif…

En tant que formateur et que collègue partageur de ses connaissances et de ses outils, j’étais très apprécié. Mais lorsque j’essayais d’assurer la Responsabilité qui m’a été confiée, je me confrontais à de nombreux blocages, parmi lesquels un certain sexisme revanchard :

– Ce n’est pas parce que tu es le seul homme de l’équipe que tu peux t’autoproclamer Responsable de Formation !

Ce n’était pas le seul argument qui me blessait… Marceline, une formatrice de 50 ans, a dit un jour à ses consœurs qu’à son âge, elle n’avait aucun ordre à recevoir d’un gamin de 21 ans ! Elle s’amusait parfois à me provoquer, lorsque je lui demandais une chose simple (comme installer le logiciel pour sa formation du lendemain ou photocopier ses supports de cours) :

– C’est un ordre, ou tu me demandes de te rendre service ?

J’ai fini par ne plus rien lui demander… Heureusement pour moi, 2 formatrices, Béatrice et Marie-Paule, ont accepté de créer une petite équipe soudée et prête à évoluer. Je leur ai appris à s’investir dans de nouveaux espaces (Marie-Paule avait une phobie des tableurs et Béatrice ne savait pas qu’elle était capable d’animer des formations de perfectionnement). Très vite, l’écart s’est creusé avec le reste de l’équipe : mes acolytes pouvaient accepter courageusement des missions que les autres observaient avec prudence. Je me souviens qu’une fois, Marie-Paule a accepté une formation sur un logiciel qu’elle ne connaissait pas encore. L’une des formatrices lui en a fait la remarque et elle lui a répondu :

– Stéphane me l’apprendra ! J’ai Confiance !
– Mais c’est la semaine prochaine !
– Chouette ! Ça nous laisse le temps de papoter…

Un soir, il a fallu préparer les 8 salles : nous attendions 40 stagiaires le lendemain… Marie-Paule et Béatrice étaient en mission à l’extérieur. Je m’en suis donc occupé seul jusqu’à 3 heures du matin (l’installation d’un logiciel nécessitait 5 à 10 minutes de présence devant chaque machine). En me voyant couché sur la moquette à son arrivée, le patron m’a augmenté de 2.000 Francs… Je lui ai dit que ça n’allait pas arranger les choses et qu’il fallait officialiser ma fonction. Pour me rassurer, il a demandé à la comptable d’écrire sur ma fiche de paye «Responsable de Formation» au lieu de «Formateur». J’étais donc Responsable de Formation aux yeux de la comptable, mais aux yeux de l’équipe réellement concernée, je n’étais qu’un Formateur Hyperactif…

Burnout ?

En 2 ans, à force de me faire augmenter de 2.000 Francs à chaque incident, j’ai fini par doubler mon salaire. Toutefois je ne me sentais pas à ma place. J’étais donc malheureux, et souvent seul… Un jour, j’ai proposé à toute l’entreprise une réunion sur la Veille Informatique et la révolution que le monde de la Formation allait vivre. Après une «brillante démonstration» (sauf pour Marceline qui regardait sa montre), j’ai annoncé à ce beau monde que ma réunion était mon cadeau d’adieu, car ils allaient vivre cet avenir sans moi… Puis j’ai donné ma lettre de démission.

À l’époque, on ne parlait pas encore de Burnout, mais je pense que j’étais en plein dedans, ou en tout cas, pas très loin : toutes les valeurs de l’entreprise que je faisais miennes s’étaient écroulées, et dans les semaines qui ont suivi ma démission, une énorme fatigue m’a envahi. J’ai peu de souvenirs de cette période où j’étais anémié…

L’histoire est triste, mais de meilleurs jours m’attendaient : 2 à 3 mois plus tard, je me suis installé en Profession Libérale et après des débuts balbutiants, j’ai retrouvé mon niveau de vie en 6 mois. D’ailleurs, une fois que mon ex-patron a digéré mon départ, il est devenu l’un de mes meilleurs clients. Ce fut un véritable plaisir de retourner dans cette boite pour y animer mes formations de 9h00 à 16h30, et surtout de me faire servir café et biscuits par Marceline pendant mes pauses. Une vraie maman cette Marceline…

Mais le meilleur que j’ai pu tirer de cette expérience est dans le bénéfice secondaire : dans ma carrière j’ai été Directeur Technique et Chef de Projet dans bien des organisations, y compris dans de très grosses entreprises. Et à chaque fois que je rejoignais une équipe dont les membres se querellaient, je savais que la solution était de légitimer officiellement la fonction d’un ou plusieurs membres. En le faisant, de véritables miracles s’accomplissaient !

Revenons à nous

Dans mon article du 25 janvier, (intitulé «Bienvenue à Isabelle»), je vous présente Isabelle comme coach et légitime co-autrice de ce site. Et puisque nous étions dans le mois de la Communication, je vous proposais de lui souhaiter la bienvenue (avec des mots). Je félicite les 3 commentateurs qui ont salué son arrivée : An, Frédéric V et Lise. Et c’est tout…

Si j’ai la conviction qu’à leurs yeux Isabelle est légitime, je m’interroge sur le silence des autres lecteurs de cet article. Je vous invite à vous interroger sur ce mutisme dans un moment aussi important volontairement marqué. Épargnons-nous les excuses : nous sommes dans un cadre d’Auto-Coaching, pas d’auto-flagellation. Le but est de vous amener à prendre Conscience de l’importance de la Légitimité dans votre propre contexte personnel et professionnel :

  • Se pourrait-il que vous ne trouviez pas de mots simples pour saluer une prise de fonction ?
  • Se pourrait-il que vous n’ayez pas Conscience de l’importance de la Légitimité, à tel point que cette démarche vous soit apparue comme une simple information, sans attente de retour ?
  • Se pourrait-il que vous ne vous sentiez pas suffisamment à votre place dans votre environnement, et que cet article dédié à la Légitimité vous ait laissé un sentiment d’injustice ?… C’est en tout cas, ce que j’aurais ressenti pendant la période où j’épuisais ma santé pour tenter seul, de légitimer ma place.

Quelle que soit votre raison, nous avons du travail à faire là-dessus. C’est avec plaisir et dévouement que je vous proposerai, comme à mon habitude, des éléments de réflexion pour que vous puissiez trouver votre place et reconnaître avec simplicité celle des autres.

Dernière minute

Après avoir terminé l’article que vous êtes en train de lire, je suis allé jeter un coup d’œil sur les commentaires qui suivent le premier article d’Isabelle, et là, j’ai été très agréablement surpris, tant par la qualité que par la quantité des commentaires. C’est comme si l’action concrète d’Isabelle l’a enfin rendue légitime au point de libérer la parole. Ce serait donc une légitimité à la «Saint Thomas» : vous attendez de voir avant de croire, ou plutôt, de voir agir avant d’agir à votre tour.

Cependant, souvenons-nous qu’il y a 30 ans, j’avais beau agir, j’étais toujours un imposteur aux yeux de l’essentiel de l’équipe… Ce qui signifie qu’il est important de faire les deux :

Annoncer puis Agir dans la foulée !

Enfin il y a un autre cas qui pourrait justifier le silence face à une action qui vise à donner de la Légitimité. C’est un cas particulier, et il est tellement essentiel pour la qualité de notre relation avec nos lecteurs, qu’il est préférable que j’en fasse tout un article (en prenant des pincettes).

Si vous voulez anticiper, il y a quelques pistes dans mon histoire ci-dessus. De quoi pourrait-il s’agir ? Les pronostics sont lancés.

A vos claviers !

Stéphane SOLOMON

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Lise
Lise

Mon pronostic serait un article sur le sexisme.

Et sinon j’ai des très très grosses difficultés avec la légitimité, dès que j’excelle dans un domaine je me sens comme un imposteur “mais comment des gens peuvent me payer pour quelque chose qui m’est si facile et agréable ?”
Et du coup je me sens mal, je fini par faire du gratuit et j’abandonne….

Bref sujet que je vais beaucoup apprécié (ou pas si ça me secoue trop)

Haziza-Raccah
Haziza-Raccah

Merci pour cet article, effectivement l’impotrance de la légitimité ne coule pas de source pour moi. Un point à travailler

jacob vladimir balga
jacob vladimir balga

Lorsque la légitimité est une affaire de position officielle dans une organigramme, c’est une problème de dysfonctionnement des organisateurs, des cadres de l’entreprise.
c’est ce qu’ a vécu Stéphane, qui dans sa jeunesse n’ a pas su voir cela et demander une normalisation officielle de son rôle hiérarchique. ceal aurait beaucoup simplifié ce beau parcours pro. mais toute expérience, même négative, donne une richesse intérieure.

Normalement les cadres apprennent que la fonction posée dans l’organigramme pose le cadre, la légitimité d’une fonction. c’est la première chose que regarde un audit externe lorsque une entreprise dysfonctionne, car un dysfonctionnement est toujours un problème de personne ou de relations entre personnes qui posent la prérogative de leur ego au dessus de celui de la cellule unitaire que doit être une entreprise, dont tous les agents sociaux doivent normalement œuvrer dans le même sens : pérennité de l’entreprise.

c’est donc dans les floues, les failles dans l’organisation de l’entreprise que les ego dépassent ou déplacent leur fonction en distordant les prérogatives liées à leurs fonctions. c’est donc aussi à cause de ses failles que quelques agents n’arrivent pas à jouer le rôle qui leur est dévolu. c’était le cas de la position floue de Stéphane.

EN revanche, lorsqu’une personne ressent une illégitimité, de manière interne, endogène, quelle que soit la situation, aucun stage d’assertivité, ni aucun coaching ne viendront à bout d’une structure psychique qui c’est construite dans la petite enfance. c’est de l’emplâtre sur une jambe de bois.

l’impression d’illégitimité advient uniquement dans 2 cas :

1 blessure de rejet.
si l’un des parents ne voulait pas de cet enfant, pour diverse raisons
(arrivée comme un cheveux sur la soupe, on veut un garçon c’est la nieme fille, ou un autre enfant est ostensiblement préféré, ou le couple dysfonctionne et ne veut même pas de lui même, ect.
cette blessure bien connue des psy est la blessure de rejet.
impossiblité de s’inscrire dans des relations sociales ou affectives harmonieuse car l’être reproduit un programme de rejet, très anxiogène, très angoissant.

2 blessure d’abandon. qui est un des problèmes profonds de la psyché archaïque.

soit l’enfant est en contact avec une mere hostile, qui n’a aucun amour à donner, et qui fait juste le minimum syndical. nourrir, langer, laver… sans amour.
soit il y a vraiment eu des moments d’abandon, vécus comme tels par l’enfan t( hospitalisation de la mere , d’un autre enfant, qui absorbe toute l’attention des parents,
soit un probleme familial qui fait confier l’enfant à de la famille ou des grands parents, sans aucune explication à l’enfant).
C’est encore plus terrible lors d’une grossesse difficile d’un autre enfant. on se retrouve confié à d’autres, tante ou autre parents, et lorsqu’on revient, un autre enfant est dans les bras de la mere. Pour l’enfant qui voit cela, on lui a pris sa place, il n’en a plus, et il n’est plus légitime sur terre.

ces 2 blessures archaïques, rejet et abandon, sont constitutives de la personnalité souffrante, mutilé, fébrile, faite de cette félure profonde.

Le coaching qui s’adresse à une partie superficielle du mental, le cortex préfrontal, n’ a aucun accès aux structures profondes du systême limbique, c’est à dire à la partie émotionnelle et affective de l’être.

l’impression de ne pas avoir de place, de ne pas avoir été aimé, accueilli par les parents et/ou les ainées des enfants, fait que l’on se croit “pas aimable par quiconque”.

le concept, ou Malware à l’oeuvre, est :

on veut pas de moi ,donc je ne suis pas aimé, donc pas aimable par quiconque, donc pas légitime sur terre, et donc il n’y a aucune place pour moi nulle part, quoique je fasse.

cela donne différentes structures de personnalité à partir de ce noyau fêlé.

soit auto annulation masochiste, soit fuite dans une attitude lunaire, absente, désincarnée, solitaire,

soit sur activité tournée vers les autres pour tenter de se faire aimer, un sacerdosse san fin, un don aux autres sans fin, pour obtenir une légitimité qui de toute façon ne peut venir de l’extérieur,

soit une attitude abandonnique en demande éperdue d’amour, un puits sans fond, demandant chaque instant à l’autre de prouver son amour, ce qui fait fuir tout le monde tellement ça pompe de l’énergie.

la seule possibilité est de travailler ces failles en PNL, en kinésiologie, en EMDR, en EFT, mais ce n’est pas suffisant. ça apaise déjà beaucoup, mais cela ne touche pas le noyaux fêlé. ça ne fait que en conjurer les effets les plus nocifs, et baisser le niveau de stress émotionnel. le vrai travail consiste à réintégrer l’enfant blessé, qui contrôle l’adulte.. attention je ne fais pas référence à AT.(analyse transactionnelle). cette méthode est loin d’ être suffisante.

Cela peut se faire en quelques séances de détoxination émotionnelle et informationnelle, ou en décodage biologique et cellulaire. ca va beaucoup plus vite qu’une psychothérapie classique.

ATTENTION ! dans ces techniques, il y a moult écoles qui forment à tout va, à la va vite, et délivrent des certificats d’aptitudes à tout un public de gens qui sortent de l’entreprise, ne trouvent pas de boulots, font une formation de sophro, de PNL, EFT, ou autre. ou souvent, un public lassé de faire un boulot sans intéret , fait un arret :

lors d’une année sabbatique, ce public perdu, fait des formations payées par l’entreprise ou le pole emploi, ou autres. Les écoles pullulent, et font croire à ce public qu’il a des dispositions pour accompagner des gens en souffrance.
il en va d’ailleurs de même pour le coaching. je connais des pauvres gens qui se croient coach. Ils ont acheté une formation à 80 euros en 10 webinaires, ou en 2 mois de lecture en ligne.

ils remplissent un QCM en fin de parcours et se retrouvent diplômés, inscrits dans la fédérations des coach.

Mais comment le public peut il faire la différence entre un hurluberlu de 50 ans, qui veut se lancer dans le coaching depuis la semaine dernière, et une belle personne qu’est Stéphane, que je lis depuis 10 ans ???

donc attention à vous Haziza. je vous souhaite de vous retrouver vous même, de ressentir au plus profond de vous, votre précieuse présence sur terre parmi nous.
Chaque être est unique, et l’ultime légitimité de votre présence sur terre, c’est que vous êtes là.

Cela veut dire que si la biologie a fonctionné,et que vous êtes là, c’est cela votre légitimité à être incarnée, quelles que soient les circonstances malheureuses ou contradictoires liées à votre incarnation.

c’est à vous d’assumer votre place, de la façon la plus ajustée possible.
et même si il y a des couac, des ratages, des échecs, ils vous nourrissent, vous remplissent d’expérience, de sagesse, de maturité, et de compréhension et d’accueil envers les ratages des autres.

bonne vie à vous Haziza

Evelyne 66
Evelyne 66

Bonjour jacob vladimir balga,
Je vous remercie infiniment pour votre réponse si explicite et tellement éclairante ! Je comprends mieux mon comportement à cause de ce problème de légitimité. Toutes mes pensées de gratitude aussi à vous Stéphane, pour vos lettres et ces partages avec vos lecteurs. Bien à vous

Jacqueline P
Jacqueline P

Un mot important est peut-être la confiance : si le patron avait officialisé la responsabilité de Stéphane, il aurait montré qu’il lui faisait confiance pour diriger l’équipe. Faisant confiance au patron, les autres membres de l’équipe auraient pu faire confiance à Stéphane… Cela n’aurait peut-être pas calmé la jalousie de certaines, mais il y aurait eu plus que 2 membres à suivre Stéphane dans ses propositions.

Christelle
Christelle

Mon prognostic serait: le changement d’interlocuteur peut affaiblir l’envie de s’inscrire à un coaching dont la visibilité sur les perspectives est alterée par la confiance non encore accordée au nouvel interlocuteur.trice
Le titre du coaching en duo et son accroche font ils le succès des lectures et messages de bienvenue ?

Manuella Douyere
Manuella Douyere

Bonjour
Beau rebondissement.
Toutefois sauf erreur ou omission d appuyer sur envoyer, j avais grandement félicité l arrivée d Isabelle. Je l avais même fait avant cela.

Arnaud
Arnaud

Je suis de nature pas très expressif donc, en ce qui me concerne, c’est plus ou moins “normal” . Par contre j’ai parfaitement compris le message et accepté Isabelle en co-coach !
Par contre cet article est approprié puisque je semble pas être le seul dans la situation.
Merci Isabelle et Stéphane pour votre bon travail.

Jolivel
Jolivel

Bonjour à tous,

Je n’ai pas vu le mail sur la légitimité, je croyais l’ouvrir mais apparemment il est passé. Je suis en création d’entreprise et il s’avère que la légitimité est un frein important dans l’entrepreunariat féminin. Est-ce un acte manqué de ma part?
Bienvenue Isabelle!!!! Je suis heureuse que tu sois dans ma vie…virtuelle certes mais c’est le XXI s.