La paralysie décisionnelle

Avant de lire ce billet, il est préférable de découvrir ou de redécouvrir l’article intitulé « l’embarras du choix », qui est un préambule de celui-ci.

En lisant cet article, vous découvrirez une nouvelle étude qui démontre que parfois, alors qu’on espère provoquer la curiosité ou un sentiment d’abondance, on place les gens dans un tel embarras qu’il provoque une véritable «paralysie décisionnelle». En apprenant à identifier cette situation, et en l’anticipant, vous ferez un bond en avant dans la gestion de votre temps.

La paralysie décisionnelle

La prise de décision est un processus complexe, qui réserve souvent des surprises.

Voici une étude, orientée Marketing :

  • Dans un supermarché on propose une dégustation de 6 fromages. Environ 30% des clients qui participent à la dégustation, achètent une part (ou plusieurs).
  • Le lendemain, la dégustation concerne 36 fromages… C’est l’abondance ! Il y en a pour tous les goûts ! La vente est assurée ! Pas si sûr… Résultat : de longues hésitations avant même de goûter, et seulement 3% d’acheteurs.

C’est énorme. 10 fois moins d’acheteurs ! 27 personnes sur 100 qui auraient pris une décision d’achat la veille, n’ont pas su se décider face à cette profusion…

Ce phénomène s’appelle la « paralysie décisionnelle ». Plus il y a de choix, plus il est difficile de prendre une décision. Et là, il ne s’agit plus de s’orienter vers un choix « par défaut », on refuse tout d’un bloc !

Le fait est indéniable. La paralysie décisionnelle concerne tous types de produits. Vous travaillez dans une agence de voyage ? Si un client souhaite partir au soleil, proposez-lui votre destination fétiche, et il sortira avec un billet. Proposez-lui 5 destinations, et il sortira avec des brochures !

Mais vous ne vous êtes pas inscrit à un coaching sur le Marketing…

Revenons donc au temps :

Lorsque nous cumulons du retard, la conséquence est de se retrouver avec une liste de tâches urgentes et importantes. Ne pouvant toutes les exécuter en même temps, il faut les ordonner. Il n’est plus question de se demander «dois-je agir maintenant ou pas ?», mais plutôt de déterminer un plan d’action pour en venir à bout.

  • Face à 2 choix, nous pouvons tirer à pile ou face..
  • Face à 3 choix, nous pouvons commencer par la tâche qui se distingue des deux autres. Ensuite il en reste deux. C’est une situation connue : pile ou face !
  • Mais face à 10 choix, c’est l’indécision. Le temps de cette hésitation, une onzième tâche vient s’ajouter à notre travail. Et bien souvent, c’est cette dernière arrivée que nous traiterons en premier. Pourquoi ? Parce que par sa fraicheur, elle apparaît comme étrangère aux autres. C’est là sa distinction.

Alors que faire ?

Il y a plusieurs techniques, dont certaines nécessitent une analyse complexe avant de devenir des habitudes. Vous pouvez chercher sur Internet « comparaisons par paires », « analyse systémique », « balance décisionnelle »… Il existe de nombreuses formations sur la prise de décision, la gestion des priorités, la délégation, etc.

Vous pouvez me contacter au 01.45.94.35.06 pour ce genre de formations, qui rentrent dans le cadre de la Formation Professionnelle Continue (prise en charge par votre OPCA). Je me déplace dans toute la France avec enthousiasme.

Vous pouvez commencer par quelque chose de très simple, qui fait appel à votre perception et à vos émotions. Pourquoi ne pas faire appel à la logique ? Tout simplement, parce que nous sommes dans un cas décisionnel où toute action est logique, quelle que soit celle par laquelle nous allons commencer…

Vous avez donc 10 tâches à accomplir qui vous semblent toutes aussi urgentes et importantes ? Faites une exercice créatif (et récréatif), en décidant selon votre humeur du jour, qu’il y a 9 tâches qui se ressemblent et une tâche qui se distingue des autres. Vous aurez peut-être besoin de faire un effort intellectuel pour faire ressembler certaines tâches. Lâchez-prise sur «le jugement des autres», car vous avez le droit de voir des ressemblances là où votre votre voisin ne voit aucun point commun.

C’est uniquement une question de perception.

Choisissez donc la tâche qui se distingue des autres, et commencez par celle-là. Ce sera votre motivation : faire d’abord ce qui se distingue du reste. Ca marche vraiment très bien !

Une chose étrange se produira alors : dans l’Energie de l’action, vous changerez de perception, et certaines tâches vont se distinguer encore et encore, automatiquement. Une décision peut vous mener vers 3 ou 4 actions.  C’est une réaction en chaîne… Vous pouvez continuer ainsi lorsque la priorisation redevient difficile. S’il vous reste 6 tâches, choisissez d’autres traits de distinction, afin d’en prioriser une.

C’est l’une des forces de notre esprit : pouvoir recadrer les choses pour les approcher sous un angle nouveau à chaque tour…

Enfin, le coup de grâce de la méthode

Votre esprit cartésien vous empêche de trouver une distinction ? Ajoutez VOLONTAIREMENT une tâche étrangère aux autres !

Vous pouvez ajouter n’importe quelle tâche du moment qu’elle se distingue. Vous vivrez alors la même réaction en chaine. Une nouvelle tâche qui vous pousse à l’action peut vous aider à en accomplir 3 anciennes, parce que votre motivation demeure.

Pas si simple, me direz-vous : quoi que j’invente, ma nouvelle tâche ne se distingue pas assez pour me motiver !

Dans ce cas, je vous propose de «fonctionner» sans motivation. Nous avons tous des passages à vide où la motivation n’est pas au rendez-vous. La pire des choses est de laisser les tâches apparaître et disparaître d’elles-mêmes, avec toute le stress que cela représente.

Pour «fonctionner», le temps de retrouver votre enthousiasme, ajoutez une tâche magique : LA PLANIFICATION. Pour les personnes qui cumulent du retard, la planification est bien une tâche qui se distingue des autres…

Les bonnes pratiques de la planification sont exposées dans le module 9 de TIME-COACH. Si vous avez conservé vos messages, je vous propose d’y refaire un tour. Dans le cas contraire, écrivez-moi un petit e-mail, et je vous l’enverrai une seconde fois.

A++,

Stéphane SOLOMON

3 réflexions au sujet de « La paralysie décisionnelle »

  1. Merci Stéphane pour le renvoi au module 9 la planification.
    Oui, je conserve précieusement les fiches reçues, dans un dossier de ma messagerie (non je n’imprime pas), mais, hélas, je ne prends pas le temps d’y retourner.
    En fait, depuis de nombreuses années, j’ai toujours ouvert sur mon bureau une feuille Excel (ça pourrait être Word). C’est un rapport d’activité avec pour chaque jour de la semaine, la liste des tâches réalisées et en fin de document, les tâches à accomplir, triées par ordre d’urgence/importance. Il suffit de faire un couper/coller dans la journée correspondante, dès que la tâche est terminée. A chaque fois qu’une nouvelle tâche s’ajoute, je l’insère dans la liste en choisant son degré d’urgence/importance. C’est comme cela qu’en bas de liste, on peut trouver des tâches non urgentes et non importantes qui n’ont jamais été réalisées.
    Cdt
    Martine

    • Bonjour Martine,

      C’est bien de faire ça, parce qu’il y a très peu de gens qui le font, et vous devez sentir la différence avec ceux qui «n’ont pas le temps», autour de vous. Vous savez pourquoi cette technique est rarement utilisée ? Parce que peu de gens savent faire la différence entre ce qui est URGENT et ce qui est IMPORTANT. La réponse la plus classique est :

      Ce qui est URGENT est IMPORTANT
      Mais ce qui est IMPORTANT n’est pas forcément URGENT…

      Sic !

      Vous pourriez définir la vraie différence avec vos mots ?

      A+

      Stéphane.

  2. Bonjour Stéphane,

    Moi, je ne fais pas un document Excel, mais j’ai élaboré un calendrier perpétuel, puisque seuls les mois et les jours (01, 02… 30, 31) sont mentionnés. Je mets les fêtes importantes qui ne changent jamais de jour (Noël, Fête Nationale 14/07, Hiver, Printemps, Bélier, Assomption, anniversaires et fêtes des personnes proches…) en mettant un dossier par fête avec une couleur et un espace avant pour que ce dossier soit en tête, les fêtes mobiles (Cendres, Mardi Gras, Pâques…) avec une couleur différente (quand la fête est passée, elle va dans un dossier au 1er janvier pour être mise à la bonne date l’année suivante. Le mois en cours est mis avec une couleur (bleu), et chaque jour je mets tout ce que je dois faire, un dossier par chose à faire, avec un chiffre 1, 2 pour les classer par ordre. Je glisse le dossier au jour suivant si pas fait ou pas terminé, à la poubelle si terminé, mis à la date correcte si c’est un événement qui se renouvelle. Comme cela on pense aux événements importants, anniversaires, fêtes, rendez-vous, factures à payer, achat ponctuel à faire… Et tout n’est pas à refaire.

    Cordialement

    Nicole

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