La peur des conséquences

«LA PEAU DE BANANE» a enregistré aujourd’hui son 336ème adhérent ! Comme quoi, la communication donne des résultats même en plein juillet. Alors continuons ! Voici un message qui m’a été envoyé la semaine dernière :

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Stéphane,

J’ai très envie de m’inscrire à la peau de banane, mais j’ai un peu honte de sauter sur un programme gratuit alors que je n’ai jamais adhéré à vos programmes payants. Ca pourrait vous donner l’impression que je ne m’intéresse qu’à ce qui est gratuit. Je me suis même demandé si vous avez créé ce programme pour repérer les gens comme moi, afin de leur envoyer des messages culpabilisants.

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai peur de vous, mais je me méfie un peu de votre marketing.

Merci d’avance pour votre réponse,

Nicolas

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Waouw ! Avec un tel courrier, je pourrais écrire un livre entier sur l’antithèse du Développement Personnel. Nicolas a besoin d’un coup de main ou d’un sacré coup de pied au cul, et il le demande en plus !

En dehors de «la peur de moi» (c’est quand-même écrit !), je relève deux peurs exprimées en filigrane :

  • La peur des conséquences de ses actes (ce sera notre sujet du jour)
  • La peur d’être jugé (c’est pour la prochaine fois)

La peur des conséquences de ses actes

Cette peur est le propre du procrastinateur. Il s’agit d’un énorme problème de confiance en soi, car vous le savez : quoi que vous fassiez, il y aura des conséquences à gérer. Le tout est de savoir comment vous gérerez les conséquences bénéfiques, et comment vous ferez face au négatif. Qu’est-ce qui vous atteindra le plus ?

Par exemple, la plupart des gens qui ne veulent pas acheter sur Internet vous diront que le système n’est pas assez sécurisé. Ils ont peur des conséquences d’un tel acte, et disent que c’est à cause du système qui a trop de failles. Mais en pratique, le système est sûr. Ce qui est moins sûr, c’est la capacité du consommateur à faire face aux éventuels problèmes :

  • Un dysfonctionnement lors du paiement électronique est toujours possible et votre banquier est là pour vous assister dans les démarches. Mais si vous vous sentez mal à l’aise face à votre banquier, vous préférerez perdre la somme plutôt que de lui en parler… Ne vous trompez pas de cible ! Changez de banquier, et bon web-shopping !
  • Certaines personnes se sentent incapables de retourner un produit qui ne les satisfait pas, alors que c’est tout à fait leur droit. C’est donc bien un problème de confiance en soi : en sa propre capacité à gérer l’insatisfaction…
  • A l’inverse, un consommateur qui connait bien les règles de la Vente Par Correspondance, et qui se sent capable de les appliquer, pourra acheter tout ce qui l’inspire même si l’estampille «SATISFAIT OU REMBOURSE» est absente. Il SAIT que la réglementation l’exige et que le vendeur s’y astreindra. Il s’assurera simplement qu’il n’a pas à faire à un vendeur à la sauvette ou à une société qui s’est établie à l’étranger pour échapper aux lois françaises.

Pensez-y : Lorsque vous avez peur des conséquences de vos actes, ne faites pas perdre leur temps aux autres, en inventant des prétextes. Trouvez une solution pour gagner en confiance intérieure, ou demandez à vos interlocuteurs de vous aider à avoir confiance en vous-même. L’action ne dépend pas des autres, mais de vous. Les conséquences, surtout si vous envisagez un ressenti (honte, culpabilité, etc.) dépendent aussi de vous !

La méfiance en soi

Nicolas a peur qu’un nouveau programme gratuit fasse l’objet d’une démarche commerciale qui augmentera son sentiment de culpabilité. Il soupçonne même une stratégie marketing spécialement prévue à cet effet.

Je comprends qu’il n’ait pas adhéré… Je me demande même comment il fait pour me supporter !

Dans mes cours et mes conférences, je donne cette définition :

La culpabilité, c’est de la méfiance en soi !

Nicolas, aura beau tenter de me faire porter le chapeau, en réalité il se méfie de lui même… Il se sent incapable de gérer sa relation avec moi. A chaque fois que je parle d’argent, il se sent coupable d’abuser… Parallèlement, il est incapable d’accepter l’idée que ce que je propose puisse avoir une valeur financière. Il ne peut donc pas sortir de la boucle (double-bind).

Nicolas me dit que je pourrais avoir l’impression qu’il ne s’intéresse qu’au gratuit… Mais ce n’est pas une «impression», c’est la réalité !

Mais pourquoi ça le dérange plus que moi ?

  • Lorsque je propose un programme gratuit, il est tout à fait normal d’y adhérer gratuitement.
  • Lorsque je propose un programme payant, il est tout à fait normal de le payer.
  • Lorsque je propose un programme où chacun peut payer ce qu’il veut, il est tout à fait normal que chacun paye ce qu’il veut.

D’un point de vue strictement pragmatique, il est évident qu’un programme gratuit attire davantage de monde qu’un programme payant. Comptabiliser ou segmenter ne servirait à rien. Il n’y a aucune conclusion à tirer, si ce n’est que l’argent est un critère décisionnel.

Quel scoop !

Est-ce que je fais des calculs ? Oui ! Je constate que depuis que je communique autour de la peur d’adhérer, j’ai multiplié le nombre d’adhésions par 3. Certains articles provoquent plus d’adhésions que d’autres ou plus de commentaires ou plus de questions… Ca c’est le genre de calculs que j’aime !

En évoquant le «groupe» qu’il rejoindrait, et du mauvais traitement que je pourrais infliger à ce segment de lecteurs, Nicolas fait d’autres types calculs ! Il fait son petit marketing avec mon fichier !

Si Nicolas devait tenir les rênes de TIME-COACH, il segmenterait probablement son fichier de cette façon. Nicolas n’est pas prêt pour le marketing du 21ème siècle. Ni en tant que commerçant, ni en tant que consommateur.

Quelles seraient les conséquences de votre inscription ?

Comme je l’ai écrit plus haut, Il vous appartiendra de les ressentir !

Avec tous les ressentis que Nicolas s’invente, il est saturé ! Il n’a plus de place pour ressentir autre chose. Je ne pense pas qu’une adhésion soit possible pour lui en ce moment.

Et pour vous, est-ce le moment ?

Si oui, la liste de tous mes programmes, gratuits et payants, se trouve à la fin de ce courrier.

A++

Stéphane SOLOMON

4 réflexions au sujet de « La peur des conséquences »

  1. Bonjour Stéphane,

    Je reçois vos articles de relance alors que j’ai déjà participé à tout ou presque vos programmes? Un bug sans doute?
    J’ai bien progressé en vous lisant et je tiens à vous exprimer toute ma gratitude

    Je vous souhaite un très bel été, riche en émerveillement et en inspiration

    • Bonjour,

      Je vous répondrai par e-mail.

      D’une manière générale, les commentaires à publier sous les articles servent à poser des questions sur l’article lui-même, ou à l’enrichir. Ceci afin que tout le monde en profite.

      Pour tout ce qui concerne les relances, les factures et les problèmes techniques spécifiques, l’e-mail sera votre meilleure solution.

      Je garde votre message, car mis à part le bug signalé, il contient un mot lumineux qui fait briller l’ensemble. Il devient donc d’intérêt général.

      Je vous souhaite également un été, et je vous retrouve par e-mail.

      Stéphane

  2. Bonjour,
    Si c’est gratuit, et bien je m’en sers sans arrière pensée.. no problem.
    Si c’est payant, je réfléchis, je veux : je fais et je ne veux pas : je ne fais pas
    Je ne me pose pas tant de question.. et sans être malhonnête..
    Point final.
    Cordialement

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