La taverne de Fibsurves

La publication d’aujourd’hui vous est proposé à titre promotionnel. Il s’agit du premier épisode du programme Attitude-Coach, que vous pouvez rejoindre jusqu’au lundi 27 août (c’est la dernière session).

Le but de cet article est de vous aider à prendre une décision concernant votre inscription. Si vous avez déjà décidé fermement et définitivement que vous n’adhérerez pas à ce programme, j’ai une technique de gestion du temps pour vous : ne le lisez pas !

Si vous avez envie d’y adhérer, voici l’histoire…

L’épisode que vous allez découvrir aujourd’hui se déroule au moment où l’annonce du «grand casting» a été diffusée dans le Royaume, soit quelques semaines avant l’épreuve finale (la tour de 10 étages). Cet épisode contient lui aussi de nombreuses métaphores que je vous propose de démêler pour découvrir les premières épreuves à surmonter :

***

La taverne de Fibsurves

Fibsurves est propriétaire d’une taverne qui se situe dans l’une des villes principales du royaume. C’est un homme d’environ 40 ans, un peu rustre, mais son charisme lui a permis de se constituer une bonne clientèle. Notamment des commerçants et des marchands ambulants qui aiment échanger des histoire croustillantes entre deux verres.

Lucerde est l’un de ses principaux clients. Ce jour-là, il pousse la porte et s’adresse à son hôte d’un ton enjoué :

– Salut Fibsurves, es-tu au courant du concours qui se prépare ?

– Qui ne l’est pas, Lucerde. On ne parle que de ça dans tout le Royaume ! Le roi voudrait nous faire croire que sa fille est merveilleuse et il a réussi à endormir le peuple ! Personne ne contestera lorsqu’elle deviendra reine après une telle effervescence. Le peuple la désire déjà !

– Il faut dire qu’elle a toutes les qualités requises pour gouverner. Comme notre bon Roi.

– Notre « bon Roi » ?! Il vit dans l’opulence, alors que nous subsistons à peine. Au lieu de proposer sa chance à un homme, un seul, il ferait mieux de distribuer le Trésor Royal au plus démunis. Ce concours est un injustice sociale : des milliers de jeunes-gens se ruineront pour atteindre les portes du palais. D’ailleurs, je n’y avais pas pensé jusque-là, mais à qui profitent les diligences collectives ? A notre « bon Roi » !

– Il semble que tu ne sois pas au courant : les transports en direction du palais sont gratuits pour tout le monde. Y compris les spectateurs.

– Et le retour ?

– Que veux-tu dire ? Crois-tu que l’aller sera gratuit et le retour payant ?

– Rien n’est mentionné dans la missive royale, alors tout est permis ! De toute façon, tout ça est très bien pensé : des millions de personnes arriveront fatiguées et affamées aux portes du palais ! A qui profitera le commerce sur la Place Royale ?

– Justement, c’est la raison pour la quelle je suis venu te voir : en tant que commerçant,  je peux y louer un emplacement. Veux-tu t’associer à moi ? Il y aura plus à faire là bas qu’ici ce jour là…

– Non merci ! Je ne veux pas y aller. Ca cache quelque chose tout ça… D’ailleurs, j’ai mon idée sur le véritable dessein du Roi. Et je ne suis pas le seul à le penser.

– Tu en as trop dit, ou pas assez…

– Le but est d’envahir le royaume de Miia ! L’armée Royale manque d’hommes. Et comment veux-tu les attirer dans ce guêpier sans les tirer de force ? En leur faisant miroiter monts et merveilles ! Ils vont tous se jeter dans la gueule du loup, et dès qu’un prétendant perdra une épreuve, il sera enrôlé de gré ou de force dans l’armée ! Un seul prince, et 3 millions de soldats ! Voilà le véritable projet.

– Ah… Je n’y avais pas pensé. Tu commences à me faire peur.

– Oui… Je sais que tu as de la famille à Miia, c’est pourquoi je t’en parle. Je compte sur toi pour révéler l’information. Les gens te croiront. Moi, on me prend pour un fou !

– Mais alors, si je participe au concours, à chaque fois que j’éliminerai un concurrent, je l’enverrai à la boucherie !

– Eh oui… Et si tu deviens prince, tu auras la mort de millions de gens sur la conscience. Mais bon… A ce niveau là le concours est honnête : à chaque épreuve, tu apprendras à avoir du sang sur les mains. A la fin du concours, tu y seras habitué…

– C’est incroyable ce que tu me racontes ! C’est terrible… Je vais en parler autour de moi. Après tout, il appartient à chacun de bien s’informer et de réfléchir aux risques qu’il encourt et de prendre une décision en homme éclairé.

– De toute façon les gens ne sont pas dupes. Une princesse est avant tout une femme. Tu en connais beaucoup, toi, des femmes merveilleuses ?

– Ah… Tu as la sagesse en toi Fibsurves ! Et l’humour en prime, même en situation critique. Et dire que ce matin, j’en rêvais encore… Messieurs, c’est ma tournée ! A la santé de tous ceux qui ne tomberont pas dans ce piège infâme ! Nous avons une mission !

Tandis que les hommes buvaient à la santé de leur mission, un homme se leva tranquillement, paya généreusement Fibsurves, et prit son cheval en direction du Palais. Lui aussi avait une mission et elle était urgente.

***

La vision du coach

En quelques minutes, Fibsurves a exploré tout ce qui pourrait faire échouer son invité : la Banalisation, les Croyances limitantes, les Peurs immobilisantes, la médisance, la méfiance, la culpabilité, la révolte, la théorie du complot, la victimisation, la manipulation, le sentiment justicier… Visiblement, Fibsurves se donne beaucoup de mal, avec une facilité consternante ! Il lui suffit de parler…

Lucerde est bon public : ces deux-là font la paire. A eux seuls, ils dissuadèrent des centaines de candidats, et par effet viral des centaines de milliers. Parmi eux, se trouvaient des gens capables de remporter toutes les épreuves jusqu’à la finale. Mais ils n’y participèrent pas pour l’une des raisons suggérées par Fibsurves et son lot de contaminés…

D’autres rumeurs circulèrent dans le royaume par effet boule de neige : concours truqué, combats à mort, jury corrompu, discrimination, etc. Comme si Fibsurve avait lancé un concours d’imagination anti Princesse Merveilleuse, avec de nombreux lots de consolation à la clé…

Comme vous le savez, 10.000 personnes seulement survécurent à cette déferlante : une élite, capable de survivre en milieu hostile… Mais là, je prends de l’avance sur le sujet de demain.

3 questions

  • Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet (voire un idéal de vie) à une personne choisie ?
  • Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?
  • Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?
  • Si ce texte vous inspire d’autres questions, vous pouvez en rajouter…

Important : Le questionnement auquel je vous invite ne nécessite pas forcément une réponse publique, et encore moins de livrer votre intimité (vous pouvez rester dans l’allusion). Je pars du principe que les commentaires enrichissent et complètement l’histoire. Mais si vous préférez la discrétions, vous pouvez aussi répondre dans votre tête, ce sera déjà un bon travail sur Soi.

Merci infiniment, pour vous, pour moi, pour tous…

Je rappelle les questions :

  • Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet, voire un idéal de vie, à une personne choisie ?
  • Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?
  • Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?

A demain,

Stéphane SOLOMON

Le programme Attitude-Coach contient 9 autres épisodes, couvrant différents thème de Développement Personnel.

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Une réflexion au sujet de « La taverne de Fibsurves »

  1. 1 – oui, ça me donne en général envie de fuir, même s’il faut considérer les avis des autres, mais tout dépend qui sont ces « autres » ;
    2 – Là aussi tout dépend de qui se trouve dans la « taverne habituelle », de nouveaux contacts peuvent être plus objectifs, mais aussi ne pas nous connaître assez bien etc.
    3 – Jamais, ça me paraît tellement lourd, on peut faire part de ses doutes, craintes ou désaccords de manière moins écrasante me semble-t-il, le libre arbitre de la personne en face de nous compte, nous n’avons pas nécessairement le même point de vue

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