Large d’esprit

Pendant l’opération PWYW où je proposais avec conviction de réserver un budget à votre Développement Personnel, beaucoup de lecteurs ont ressenti une pression. Cette opération a provoqué de nombreux éveils, parfois sous forme de ressentiment.

Voici un message que j’ai reçu de Sammy, comme réponse au message intitulé «c’est votre dernière chance» :

Cher Stéphane,

J’aime beaucoup ce que vous écrivez. Comme disent les jeunes, je vous kiff ! J’ai cherché en vain un livre que vous auriez écrit pour l’acheter, car il faut reconnaître que ce que vous envoyez par mail n’est pas vendable. Lorsque j’observe vos derniers résultats, je vois que je ne suis pas le seul à le penser.

Soyez large d’esprit et acceptez-le : on lit vos petits messages parce qu’on vous aime bien, pas parce que vous êtes utile ou rentable. En cherchant à vendre absolument quelque chose qui n’est pas vendable, vous allez droit au mur, car vous devenez agressif.

Ces articles écrits avec véhémence pour défendre votre PWYW ne vous apporteront que des ennuis. Moi aussi je peux vous lancer un ultimatum : si vous insistez encore, ma prochaine lecture sera la dernière. Revenez vers de meilleurs sentiments, et tout le monde refermera la parenthèse.

Amitiés,

Sammy

Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais !

Ca me rappelle une altercation à laquelle j’ai assistée devant un guichet à la Préfecture : un homme d’une cinquantaine d’année agressait verbalement l’hôtesse d’accueil en la traitant de tous les noms d’oiseaux… Il conclut par « soyez gentille avec les gens ! ».

Voilà un homme qui fait preuve d’une méchanceté inouïe, et qui demande à son agressée d’être gentille !

Je ne doute pas qu’il se soit senti outragé par la « qualité des services » pour en arriver là. Mais deux choses son évidentes :

  • Il s’est lâché sur la première personne qui avait des oreilles. Pas sur les vrais responsables.
  • On ne peut pas dire qu’à ce moment là, la gentillesse l’habitait. Sa conclusion est ridicule dans ce contexte !

Ce phénomène est souvent observé et recadré en coaching. Lors de ma formation j’ai appris que lorsqu’une personne évoque une valeur ou un comportement empreint de valeurs (comme la gentillesse, la générosité, l’empathie, etc.), elle exprime avant tout ce qu’elle attend des autres. Il est possible qu’elle soit elle-même gentille, généreuse ou empathique. Mais ce n’est pas garanti ! C’est un peu comme un client qui commande son plat dans un restaurant. Il ne sait pas forcément le cuisiner…

Ainsi, lorsque Sammy me demande d’être large d’esprit, il n’a pas conscience que son esprit est très étroit vis-à-vis des prestations immatérielles ou du PWYW. Il me demande d’être ouvert avec son esprit fermé…

Ca ne me dérange pas. TIME-COACH a été créé dans un esprit d’ouverture. Mais soudainement, il ne me perçoit pas du tout comme quelqu’un d’ouvert. Pourquoi se met-il la pression avec un ultimatum qui n’aura d’effet que sur lui ?

Manipulation inconsciente

Sammy a visiblement une dent contre le numérique… Il le dit dès le début de son courrier : si je publiais un livre, il ouvrirait son portefeuille, mais ce que j’écris n’est pas vendable. Il tente d’utiliser mon «échec» (une faiblesse potentielle) pour me ramener vers sa vision des choses. C’est l’occasion de rendre mon travail non monétisable !

Cette façon de saisir l’occasion est une propension humaine naturelle. Toutefois, elle révèle un comportement que la morale réprime : frapper un homme à terre, tirer sur l’ambulance, etc.

Mais Sammy oublie une chose que j’ai pourtant répétée 3 ou 4 fois pendant cette opération : 1.107 personnes ont adhéré à mes programmes payants bien avant le PWYW ne m’ait traversé l’esprit. Si on on se réfère à mon objectif, où est l’échec ?

La défaite que Sammy évoque le concerne spécifiquement. Il y a une partie de mon fichier avec laquelle je n’arrive pas à communiquer de façon convaincante, et il en fait partie.

Nos attentes créent notre monde interne

Sammy n’est pas de mauvaise-foi. Il est convaincu par ce qu’il dit même si son adhésion à TIME-COACH (un processus entièrement numérique) est paradoxale.Le fait que ce programme lui ait été plus agréable qu’utile, part d’un principe que nous avons exploré une multitude de fois : son attente initiale, qui réduit sa perception. Il voit ce qu’il veut voir.

Ceux qui veulent que je leur sois utile, me lisent autrement, assimilent davantage de choses, et me trouvent utile. Ceci ma ramène vers un paradigme que beaucoup de gens récitent machinalement, sans y croire vraiment :

Joindre l’utile à l’agréable…

Mes petites évocations humoristiques, l’ironie, les anecdotes, les tranches de vie… rendent les sujets que j’explore plus faciles à lire, plus accessibles. Mais le fond reste sensible et sérieux. Ceux qui croient que l’utile et l’agréable peuvent être joints sont larges d’esprit, et profitent de mes écrits. Lorsqu’ils veulent me lire sur papier, ils utilisent leur imprimante !

Les autres me trouvent juste rigolo… Je suis une sorte récréation agréable. Et lorsque j’évoque des sujets sérieux, délicats, moins récréatifs, ils perdent le contact… Parce qu’ils ne trouvent plus RIEN. Rien de ce qu’ils cherchaient.

Conséquences sur le monde externe

Sammy est parti… Il a craqué suite à la pression de la «dernière chance». TIME-COACH continue : le monde externe n’a pas changé, mais pour Sammy, le résultat est autre : c’est comme si TIME-COACH n’existait plus !

Son message n’était pas une façon de se raccrocher au dernier wagon. C’était un message d’adieu masqué par un ultimatum. Je n’aurais rien pu changer sur la durée : si je l’avais écouté en modifiant mon plan d’action, il serait parti 2 ou 3 semaines plus tard.

Et vous ?

Si durant l’opération PWYW vous ne m’avez pas trouvé spécialement agréable, je pense que vous m’avez gardé pour mon utilité. Ce qui prouve l’intérêt d’être utile ET agréable : LES DEUX ! Ainsi, même en période trouble, il reste toujours quelque chose entre vous et moi…

Je m’autorise donc à être LES DEUX. Les deux à la fois, ou les deux alternativement. Mais LES DEUX…

Vous pouvez me lire gratuitement ET en payant : LES DEUX ! Ca a toujours été le cas. Avec le PWYW j’ai juste ajouté une option pour ceux qui trouvent TIME-COACH suffisant, et qui estiment qu’un feedback financier est normal. Et c’est aussi un moyen d’aller vers…, pour ceux qui aimeraient contribuer mais qui n’ont pas les moyens d’adhérer aux programmes payants (le PWYW commence à partir de 3 euros).

C’est donc une largesse d’esprit : le PWYW ajoute du potentiel, mais n’enlève rien. Comme vous pouvez le constater, TIME-COACH existe toujours pour vous.

Autorisez-vous à faire LES DEUX, alternativement, périodiquement, ou dès que vous le sentez… J’encourage cette riche-attitude et cette clé d’innovation : LES DEUX !

Le payant amplifie le gratuit.

A++

Stéphane SOLOMON

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Maigrot Alain
Maigrot Alain

Bonjour Stéphane,
A chacun sa perception, Sammy n’a peut-être pas utilisé les mots justes pour exprimer sa pensée, mais pour ma part il n’est pas plus”méchant” que vous n’êtes “véhément”.
Je trouve même qu’il fait preuve d’humour (son humour propre) avec l’ultimatum.
En ce qui me concerne, je trouve qu’au delà de 2 ou 3 mails concernant le PWYW, cela tourne un peu en rond même si vous essayez de faire passer d’autres messages, une grande partie de notre attention est accaparée par le “message” PWYW et peut-être contre productif.
Il est aussi possible que je ne porte pas d’intérêt à vos messages du moment, ce n’est pas important, ça reviendra sûrement.

Bien à vous,
Alain

Marc
Marc

Bonjour Stéphane,

J’avais commencé à lire Time-Coach à l’époque d’Anaëlle. Déjà, je trouvais ce prénom très joli et les articles d’Anaëlle semblaient correspondent à merveille avec son prénom (Je suis conscient que c’était probalement un pseudo).
J’avais aussi un besoin à l’époque de mieux gérer mon temps et je joignais en effet l’utile à l’agréable. Tout compte fait, je vous dois à tous les 2 une contribution financière quelconque car j’estime avoir profité de vos conseils que je trouve toujours fort utiles d’ailleurs.
Je ne voudrais pas chercher d’excuses mais souvent ce qui m’a empêché de contribuer est le mode de paiement. En effet, comme beaucoup de vos lecteurs d’ailleurs, on appréhende le règlement par carte de crédit “on-line” car nous savons tous que ce n’est pas un moyen 100% sûr. Le chèque n’est pas non plus un moyen très pratique. Il reste des moyens comme PayPal que je n’ai jamais encore utilisé. Tout travail mérite salaire et c’est tout à fait normal de payer quand on est satisfait surtout que souvent dans la vie il nous arrive d’avoir à payer alors qu’on est pas du tout satisfait.
Je vous recommanderai donc de faire un peu de pub sur les moyens de paiement disponibles en essayant de mettre l’accent sur le côté “securisé” du moyen proposé.
Un lecteur assidu et reconnaissant,
Marc

Pascale Z.
Pascale Z.

Cher Stéphane,

Mille mercis encore une fois pour ce que vous apportez avec hauteur d’esprit, recul, sérieux et générosité ! Continuez ! C’est excellent et très pro !

Emmanuel17
Emmanuel17

Bonjour Stéphane,
Ah le superbe avantage de l’économie numérique : pouvoir être à la fois gratuit et payant, à la discrétion des lecteurs !
Stéphane quelque part je vous envie 🙂
Avoir une activité qui vous plait et la rendre rémunératrice grâce aux volumes que permet de générer internet, voilà un état de faits qui me soirait bien !
J’ai déjà participé à quelques uns de vos programmes d’auto-coaching, mais pas au PWYW, pour l’instant.
C’est effectivement une autre approche des échanges marchands. Une accroche gratuite, des offres payantes et la possibilité de valoriser, si l’on veut, la partie gratuite.
Ce n’est pas (encore) entré dans les mœurs de la plupart d’entre nous (français s’entend, je ne peux parler que de ce que je connais…) de payer pour un « simple » service, contrairement à d’autres pays où cela est du plus naturel de laisser une pièce ou un billet…
Je me demande comment cette démarche pourrait être transcrite dans l’économie concrète ? Comment disiez-vous déjà : « Celui qui veut faire trouve une (des) solution(s) »…
Pour Sammy, peut-être qu’un recueil de vos messages vendu en livre de poche aurait été une solution plus tangible et donc valablement payante de son point de vue ?
Il reste bien des solutions à trouver, des pistes à tracer.
Cordialement,
Emmanuel

Mary
Mary

Bonsoir Stéphane,
Je vous lis depuis un moment et j’ai adhéré à certains programmes .J’ai plaisir à vous suivre . Quand je n’en ai pas envie j’imprime vos messages que je lis plus tard.Je participe peu aux débats parceque je ne sais pas trop m’exprimer.Je reste pour le plaisir, personne ne m’oblige et je paye pour moi ,pour me sentir impliquée .C’est plaisant d’avoir régulièrement quelqu’un qui raconte de jolies histoires pour nous faire évoluer sans nous juger. Merci mille fois. (Je ne comprend pas l’agressivité gratuite de ce monsieur envers vous) Vous qui êtes un sourire pour la condition humaine

Mary
Mary

Merci Stéphane , votre gentillesse me touche. J’ai 58 ans et j’ai passé ma vie à essayer de comprendre les humains pour ne pas en avoir trop peur.J’étais sans doute trop sensible à l’arrivée. J’ai fini par comprendre que je devais chercher moi même des solutions .J’ai eu la chance de lire des gens comme vous qui m’ont beaucoup apporté sans le savoir .Alors je le dis aujourd’hui pour ceux qui n’ont pas eu à se débrouiller et qui ne le savent : vous ne pouvez pas savoir ce qui est vain si vous n’en avez pas besoin. Moi j’ai besoin de personnes positives et éclairantes comme Stéphane .Encore merci à lui et son équipe.

Thierry
Thierry

Bonjours stephane
Merci pour tous vos magnifiques cadeaux, vous rendez nos journées plus belles avec vos messages (gratuits, payants, p.w.y.w.) .
Chacun est libre de les consulter,et de les payer.
Pour ma part ,je suis convaincu que pwyw est le future mode d’échange .
Merci de continuer d’élever nos consciences par votre travail.
Vous êtes un rayon de bonheur
Encore merci
Thierry