Le coach coaché…

Pour mieux fixer mes objectifs 2019, et afin d’établir un plan d’action plus efficient, j’ai décidé de m’offrir un coaching et de vous inviter à vivre l’une de mes séances en vidéo sous forme de webinaire (en direct).

Si j’ai décidé de me faire coacher publiquement, c’est par leadership : pour montrer l’exemple à celles et ceux qui s’interrogent sur le processus et qui pourraient en être inspirés. Il ne s’agit donc pas d’une exhibition pour curieux, mais d’une soirée pendant laquelle vous découvrirez des techniques et des outils de coaching liés à un projet que vous connaissez (vous le fréquentez de façon plus ou moins assidue), et dont vous découvrirez les coulisses.

Un coach qui se fait coacher… La chose pourrait paraître curieuse pour beaucoup de gens, mais c’est mal connaître le coaching. Avant de vous inviter à l’évènement, je voudrais soulever deux types de réactions limitantes qui peuvent apparaître face à cette approche :

  1. Vous n’avez pas besoin de vous faire coacher, puisque vous pouvez vous coacher vous-même !

Faux ! Imaginez un kinésithérapeute qui s’occupe de son déménagement. Bien sûr, il connaît les gestes qui lui permettent de porter les différents objets de façon optimale. Il ne va donc pas se faire un lumbago en soulevant le premier carton. Ses compétences limitent le risque. Mais malgré toute sa science, il est possible qu’en déplaçant une machine à laver avec un ami super costaud, mais qui n’a aucune conscience de toutes les précautions nécessaires pour maintenir un certain équilibre, il se retrouve avec un dos coincé en bas des escaliers… Peut-il se masser le dos tout seul ? Bien sûr que non ! Au mieux, il saura se prêter à quelques étirements et automassages, le temps de se rendre chez un confrère. Il va le choisir avec soin, et lâchera prise pour s’en remettre au professionnel.

Le coaching n’est pas un processus thérapeutique, mais une prestation de soutien qu’il convient d’entretenir AVANT la contrainte. On pourrait comparer ma situation à celle d’un kinésithérapeute qui sait que son corps sera mis à rude épreuve lors du déménagement, et qui s’offrira le matin même une séance de kinésithérapie pour préparer son corps. Puis, le soir, il y retournera pour remettre en place ce qui a (peut-être) subi quelques déplacements dans son corps.

  • Mais Stéphane, me direz-vous, en théorie toute personne qui se lance dans un projet inhabituel qui demande un certain dépassement de soi, devrait d’autoriser à faire de même…

Vous avez raison ! Mais si je parle du kiné qui s’offre une séance de kiné, c’est parce que lui, a parfaitement conscience de l’utilité de la manœuvre : il répare des gens tous les jours et sait très bien qu’il est possible de limiter les dégâts en s’y prenant à l’avance. C’est donc ma conscience du véritable effet du coaching qui m’invite à me faire accompagner dans mes prises de décision et les prémices de l’action.

  1. Il faut le trouver le zigoto qui saura vous coacher, car comme tout professionnel, vous allez résister au processus, puisque vous les connaissez…

Si vous pensez ça, dans un premier temps je voudrais répondre que vous avez raison ! C’est bien pour ça que j’ai choisi une zigotote et pas un zigoto…

Plus sérieusement : en pratique, un professionnel ne résiste pas à des techniques, même psychologiques, sous prétexte qu’il sait «comment ça marche»… Au contraire, connaissant les effets de ces techniques, il aurait plutôt tendance à faire confiance à leur magie. Si un amateur (dans le sens péjoratif du terme) peut se demander quel extra-terrestre pourrait coacher le super champion qui est en lui, un professionnel sait que tout est dans la Relation de Confiance et le Lâcher-Prise.

Il reste effectivement un cas où les VALEURS peuvent se rebeller. Pour reprendre l’exemple du kiné, il y a deux Ecoles : ceux qui après un petit massage de 5 minutes, allongent le patient sous une lampe ou une couverture chauffante pendant les 20 minutes restantes, et ceux qui refusent cette pratique, considérant qu’au-delà du matériel et de la posture qui permettent au corps de se régénérer, il convient d’accompagner le patient tout au long de la séance par des massages, des frictions, des tapotement et des mots… Un kiné du deuxième type qui se retrouverait dans un cabinet du premier type, quittera le lieu au bout de 7 minutes.

Ceci-dit, il y a peu de chances qu’il s’y trouve : un professionnel ne se fie pas à une plaque en bas d’un immeuble. Il fait d’abord connaissance avec la personne à laquelle il va se confier (dans le sens étymologique du terme). Confier ses os et ses muscles à un kiné, confier son équilibre mental à un psy ou confier son projet à un coach… Tout ceci devrait se faire en pleine conscience et avec la participation éveillée (le consentement) du principal intéressé.

Co-Coaching

Actuellement, parmi les lecteurs de ma Newsletter, il y a environ 40 coachs. Lorsque j’ai vu les premiers professionnels s’inscrire (il y a 10 ans), je me suis demandé s’ils le faisaient parce qu’ils s’intéressaient à mon travail de coach ou si c’était pour espionner mon Marketing (et s’en inspirer). J’ai été très vite rassuré : comme cela se fait souvent entre professionnels, j’ai reçu des témoignages sincères de confrères qui appréciaient ma singularité. Ils me félicitaient pour ma pédagogie et ma façon de manier la métaphore.

J’ai été particulièrement touché la première fois que l’une des coaches qui suit mon travail, m’a demandé si elle pouvait faire lire un article que j’ai écrit à l’un de ses clients en guise d’introduction d’un coaching d’éveil… Ce type de demande s’est répété depuis. Si j’ai dit OUI sans condition à chaque fois, c’est parce que je suis honoré par la démarche. Bien sûr, les professionnels dont je parle ont joué le jeu de s’inscrire aux sessions payantes, puisque là aussi, ils pouvaient trouver de la matière pour leur travail. J’ai travaillé étroitement avec 8 de ces confrères, et au-delà des conférences et prestations communes que nous avons pu mener, nous nous sommes régulièrement prêtés à des séances de co-coaching.

Qu’est-ce qu’un co-coaching ? En bref, je les coachais autour d’un sujet et ils me rendaient la pareille : c’est du troc entre coachs !

Le co-coaching ne se fait pas uniquement entre coachs. Il existe des méthodes de co-coaching entre amis, entre collègues, entre artistes, entre entrepreneurs, etc. Les duos se forment et chacun devient alternativement coach et coaché, parfois pour une séances, souvent pour des dizaines d’entretiens.

Pour me coacher autour de mon tournant 2019, j’ai choisi Isabelle Fribourg. Vous vous en souvenez peut-être puisque j’ai co-animé avec elle l’émission «l’auto-coach du mois» en juin 2017. Par la suite, j’ai eu le privilège de coacher Isabelle dans le cadre de son adhésion Premium au programme «Aller Vers», et lorsqu’elle a créé son cabinet en mai dernier, nous sommes passés en mode co-coaching.

Le mardi 27 novembre 2018 à 21h00, Isabelle endossera sa fonction de coache, et moi celui du coaché. Le sujet central portera sur l’attachement que je porte aux Freebie Seekers, et par conséquent au détachement que je dois m’autoriser à cultiver pour avancer dans ma mission de vie.

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MANUELLA DOUYERE
MANUELLA DOUYERE

Bonsoir
Je réserve
À bientôt

Jose
Jose

Chouette idée! j’y serai.

Karine
Karine

Excellent, ça va être instructif! Merci Stéphane

Jacqueline P.
Jacqueline P.

Cela m’intéresse beaucoup. Quelle est la formule magique pour s’inscrire ?
A bientôt
Jacqueline

Sandra
Sandra

Wahou.
Félicitations Isabelle !!
Bravo Stéphane !

Karine
Karine

Super intéressant !! 🙂

Veronique Oh
Veronique Oh

Merci Stéphane pour cette proposition,
oui, je me réserve ma soirée,
inscrit moi

Xavier
Xavier

Salut Stéphane,
Là, tu me plais …
Il arrive que je trouve tes réflexions un peu convenues, mais là tu te met en jeu sur un sujet qui te touche, que tu as appelé « freebie seekers » dans une relation amour-haine, attachement-agacement qui émane de la vraie vie (pas d’une fiction pédagogique).
J’ai cru comprendre que tu partageais l’exaspération des gens qui font du commerce (dont tu te revendiques) vis à vis des gens qui ont dans leurs valeurs de déconstruire leur système (et leur gagne pain). Leur réaction normale étant d’éviter que ces gens là ne leur bouffent leur énergie en s’invitant à profiter de leurs services. Là, j’ai cru comprendre (dis moi si je me trompe) qu’a tes yeux, je faisais partie des ces emmerdeurs. J’interprète là que tu as avec moi la stratégie adéquate vis à vis d’un troll : ne pas nourrir la polémique, ne pas répondre.
Pourtant je ne suis pas un « FreebieSeeker » comme un autre, je t’ai déjà payé, même pour un service que je n’ai pas (enore) été chercher. Peut être tu tiens des comptes assez précis pour savaoir combien ‘ai de crédit chez toi. Mais tu as raison, j’accorde plus de valeur à la gratuité qu’à l’argent, et tu peux me considérer parmis les emmerdeurs 😉
Alors, non seulement, tu abordes aujourd’hui un vrai sujet (qui te touche dans ta vie), mais un sujet ou je suis aussi impliqué. « Là, vraiment, tu me plais. »
J’ai noté la date dans mon agenda, mais si je ne peux pas être là, j’espère avoir accès à l’enregistrement.
Tu peux décompter 20€ de mon crédit, c’est ma contribution volontaire.
A suivre ….
Xavier

Xavier
Xavier

Il ny a plus de place dans la hirarchie des commentaires sur ton blog,
je ne vois plus la case “répondre » …

On avait tous les deux cru que l’autre ne connaissait pas le modèle du libre … c’est drôle, mais on en a encore une compréhension probablement et légèrement différente, on ne retiens pas les mêmes aspects.
Quand, par le libre ou une autre stratégie, quelqu’un cherche à piéger le consommateur dans la consommation de ses affaires, c’est du bizness certes, ça fait de l’argent, mais pour moi ça pue. Quand quelqu’un montre sa compétence et se fait payer le service qu’il rend, je respecte sa réussite et la prospérité qui va avec.

Je crois que tu te comporte comme le deuxième groupe, mais tu prend des exemples parmi les gens dont je réprouve les façons de s’enrichir. Je ne remet pas en cause la vérité de certaines de tes propositions, mais j’ai parfois un malaise avec les valeurs qu’elles portent. Cela me fait une ambivalence parce-que tu est crédible en disant que tu veux servir les personnes, y compris si ce n’est pas (ou peu) lucratif pour toi, et ça, c’est dans mes valeurs 😉

Une vraie question : Il y a quelques temps tu t’es débarrassé de nombre de gens qui restaient abonnés, mais n’ont pas confirmé leur inscription quand tu as cru que c’était obligatoire. Je me trompe ?
En quoi les gens qui ne veulent pas (jamais) payer t’empêchent t’elles d’acceuillir de nouvelles personnes ? Es-tu limité en nombre de places ? . Que tu envoies tes messages à 1000 ou 10 000 personnes, ça change quoi pour toi ? Ceux qui, comme moi, s’éternisent dans les messages de ton blog te bouffent du temps, mais j’ai cru comprendre que tu nous aime alors ?

Je te donne raison quand tu dis que ceux qui ne veulent pas investir une quelconque forme d’effort dans leur développement personnel auront exactement le niveau de développement des efforts qu’ils auront fourni c.à.d. zero. Mais si quelqu’un te dis qu’il ne paiera *jamais* pour du coaching … Qu’est ce qui t’oblige à le croire ? des gens qui disent « toujours », « jamais » … et qui changent d’avis, c’est banal non ?
Même si 90% de tes suiveurs sont de cette espèce, qu’est ce que tu en as à foutre ? Portes ton attention sur les 10% qui restent et qui apprécient ton travail, sur le coté de la bouche qui sourit …

PS n’oublies pas ma recommandation de lecture avec Jean Michel Cornu. Il pratique le libre, tu peux télécharger ses livres, ou les acheter papier (ce sera plus confortable à lire, et tu contribuera à son écosystème). Je suppose (j’espère) qu’il se porte bien dans cette approche, et ça te fera voir autre chose que les approches bizness auxquelles tu fait, un peu trop souvent à mon gout, référence.

Patrick FUMAGALLI
Patrick FUMAGALLI

Merci Stéphane pour cette alerte « Freebie Seekers » !
Je suis depuis des années vos messages avec des évolutions dans mes réactions. Au début « j’aime beaucoup l’approche de ce gars et j’aimerais bien prendre le temps d’échanger avec lui », puis « c’est vraiment top mais je n’ai pas le temps de participer… », ensuite des « j’aurais dû… » et des « je devrais… ».
Bref j’étais sans le savoir un freebie seekers du temps !
Pendant tout ce temps et toutes ces lectures, même « en dilettante », vous m’avez fait du bien !
Alors je viens de faire une modeste contribution pour vous témoigner l’importance de votre « Mission de vie » (encore un sujet qui me touche et me correspond !)
Merci et au plaisir de continuer à vous lire…