Le coach coaché…

Pour mieux fixer mes objectifs 2019, et afin d’établir un plan d’action plus efficient, j’ai décidé de m’offrir un coaching et de vous inviter à vivre l’une de mes séances en vidéo sous forme de webinaire (en direct).

Si j’ai décidé de me faire coacher publiquement, c’est par leadership : pour montrer l’exemple à celles et ceux qui s’interrogent sur le processus et qui pourraient en être inspirés. Il ne s’agit donc pas d’une exhibition pour curieux, mais d’une soirée pendant laquelle vous découvrirez des techniques et des outils de coaching liés à un projet que vous connaissez (vous le fréquentez de façon plus ou moins assidue), et dont vous découvrirez les coulisses.

Un coach qui se fait coacher… La chose pourrait paraître curieuse pour beaucoup de gens, mais c’est mal connaître le coaching. Avant de vous inviter à l’évènement, je voudrais soulever deux types de réactions limitantes qui peuvent apparaître face à cette approche :

  1. Vous n’avez pas besoin de vous faire coacher, puisque vous pouvez vous coacher vous-même !

Faux ! Imaginez un kinésithérapeute qui s’occupe de son déménagement. Bien sûr, il connaît les gestes qui lui permettent de porter les différents objets de façon optimale. Il ne va donc pas se faire un lumbago en soulevant le premier carton. Ses compétences limitent le risque. Mais malgré toute sa science, il est possible qu’en déplaçant une machine à laver avec un ami super costaud, mais qui n’a aucune conscience de toutes les précautions nécessaires pour maintenir un certain équilibre, il se retrouve avec un dos coincé en bas des escaliers… Peut-il se masser le dos tout seul ? Bien sûr que non ! Au mieux, il saura se prêter à quelques étirements et automassages, le temps de se rendre chez un confrère. Il va le choisir avec soin, et lâchera prise pour s’en remettre au professionnel.

Le coaching n’est pas un processus thérapeutique, mais une prestation de soutien qu’il convient d’entretenir AVANT la contrainte. On pourrait comparer ma situation à celle d’un kinésithérapeute qui sait que son corps sera mis à rude épreuve lors du déménagement, et qui s’offrira le matin même une séance de kinésithérapie pour préparer son corps. Puis, le soir, il y retournera pour remettre en place ce qui a (peut-être) subi quelques déplacements dans son corps.

  • Mais Stéphane, me direz-vous, en théorie toute personne qui se lance dans un projet inhabituel qui demande un certain dépassement de soi, devrait d’autoriser à faire de même…

Vous avez raison ! Mais si je parle du kiné qui s’offre une séance de kiné, c’est parce que lui, a parfaitement conscience de l’utilité de la manœuvre : il répare des gens tous les jours et sait très bien qu’il est possible de limiter les dégâts en s’y prenant à l’avance. C’est donc ma conscience du véritable effet du coaching qui m’invite à me faire accompagner dans mes prises de décision et les prémices de l’action.

  1. Il faut le trouver le zigoto qui saura vous coacher, car comme tout professionnel, vous allez résister au processus, puisque vous les connaissez…

Si vous pensez ça, dans un premier temps je voudrais répondre que vous avez raison ! C’est bien pour ça que j’ai choisi une zigotote et pas un zigoto…

Plus sérieusement : en pratique, un professionnel ne résiste pas à des techniques, même psychologiques, sous prétexte qu’il sait «comment ça marche»… Au contraire, connaissant les effets de ces techniques, il aurait plutôt tendance à faire confiance à leur magie. Si un amateur (dans le sens péjoratif du terme) peut se demander quel extra-terrestre pourrait coacher le super champion qui est en lui, un professionnel sait que tout est dans la Relation de Confiance et le Lâcher-Prise.

Il reste effectivement un cas où les VALEURS peuvent se rebeller. Pour reprendre l’exemple du kiné, il y a deux Ecoles : ceux qui après un petit massage de 5 minutes, allongent le patient sous une lampe ou une couverture chauffante pendant les 20 minutes restantes, et ceux qui refusent cette pratique, considérant qu’au-delà du matériel et de la posture qui permettent au corps de se régénérer, il convient d’accompagner le patient tout au long de la séance par des massages, des frictions, des tapotement et des mots… Un kiné du deuxième type qui se retrouverait dans un cabinet du premier type, quittera le lieu au bout de 7 minutes.

Ceci-dit, il y a peu de chances qu’il s’y trouve : un professionnel ne se fie pas à une plaque en bas d’un immeuble. Il fait d’abord connaissance avec la personne à laquelle il va se confier (dans le sens étymologique du terme). Confier ses os et ses muscles à un kiné, confier son équilibre mental à un psy ou confier son projet à un coach… Tout ceci devrait se faire en pleine conscience et avec la participation éveillée (le consentement) du principal intéressé.

Co-Coaching

Actuellement, parmi les lecteurs de ma Newsletter, il y a environ 40 coachs. Lorsque j’ai vu les premiers professionnels s’inscrire (il y a 10 ans), je me suis demandé s’ils le faisaient parce qu’ils s’intéressaient à mon travail de coach ou si c’était pour espionner mon Marketing (et s’en inspirer). J’ai été très vite rassuré : comme cela se fait souvent entre professionnels, j’ai reçu des témoignages sincères de confrères qui appréciaient ma singularité. Ils me félicitaient pour ma pédagogie et ma façon de manier la métaphore.

J’ai été particulièrement touché la première fois que l’une des coaches qui suit mon travail, m’a demandé si elle pouvait faire lire un article que j’ai écrit à l’un de ses clients en guise d’introduction d’un coaching d’éveil… Ce type de demande s’est répété depuis. Si j’ai dit OUI sans condition à chaque fois, c’est parce que je suis honoré par la démarche. Bien sûr, les professionnels dont je parle ont joué le jeu de s’inscrire aux sessions payantes, puisque là aussi, ils pouvaient trouver de la matière pour leur travail. J’ai travaillé étroitement avec 8 de ces confrères, et au-delà des conférences et prestations communes que nous avons pu mener, nous nous sommes régulièrement prêtés à des séances de co-coaching.

Qu’est-ce qu’un co-coaching ? En bref, je les coachais autour d’un sujet et ils me rendaient la pareille : c’est du troc entre coachs !

Le co-coaching ne se fait pas uniquement entre coachs. Il existe des méthodes de co-coaching entre amis, entre collègues, entre artistes, entre entrepreneurs, etc. Les duos se forment et chacun devient alternativement coach et coaché, parfois pour une séances, souvent pour des dizaines d’entretiens.

Pour me coacher autour de mon tournant 2019, j’ai choisi Isabelle Fribourg. Vous vous en souvenez peut-être puisque j’ai co-animé avec elle l’émission «l’auto-coach du mois» en juin 2017. Par la suite, j’ai eu le privilège de coacher Isabelle dans le cadre de son adhésion Premium au programme «Aller Vers», et lorsqu’elle a créé son cabinet en mai dernier, nous sommes passés en mode co-coaching.

Le mardi 27 novembre 2018 à 21h00, Isabelle endossera sa fonction de coache, et moi celui du coaché. Le sujet central portera sur l’attachement que je porte aux Freebie Seekers, et par conséquent au détachement que je dois m’autoriser à cultiver pour avancer dans ma mission de vie.

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18 réflexions au sujet de « Le coach coaché… »

    • Merci José ! J’ai une confidence à te faire : pour m’aider dans cette perspective, tu étais très bien placé. D’ailleurs, ce n’est pas exclu ;-).

  1. Salut Stéphane,
    Là, tu me plais …
    Il arrive que je trouve tes réflexions un peu convenues, mais là tu te met en jeu sur un sujet qui te touche, que tu as appelé « freebie seekers » dans une relation amour-haine, attachement-agacement qui émane de la vraie vie (pas d’une fiction pédagogique).
    J’ai cru comprendre que tu partageais l’exaspération des gens qui font du commerce (dont tu te revendiques) vis à vis des gens qui ont dans leurs valeurs de déconstruire leur système (et leur gagne pain). Leur réaction normale étant d’éviter que ces gens là ne leur bouffent leur énergie en s’invitant à profiter de leurs services. Là, j’ai cru comprendre (dis moi si je me trompe) qu’a tes yeux, je faisais partie des ces emmerdeurs. J’interprète là que tu as avec moi la stratégie adéquate vis à vis d’un troll : ne pas nourrir la polémique, ne pas répondre.
    Pourtant je ne suis pas un « FreebieSeeker » comme un autre, je t’ai déjà payé, même pour un service que je n’ai pas (enore) été chercher. Peut être tu tiens des comptes assez précis pour savaoir combien ‘ai de crédit chez toi. Mais tu as raison, j’accorde plus de valeur à la gratuité qu’à l’argent, et tu peux me considérer parmis les emmerdeurs 😉
    Alors, non seulement, tu abordes aujourd’hui un vrai sujet (qui te touche dans ta vie), mais un sujet ou je suis aussi impliqué. « Là, vraiment, tu me plais. »
    J’ai noté la date dans mon agenda, mais si je ne peux pas être là, j’espère avoir accès à l’enregistrement.
    Tu peux décompter 20€ de mon crédit, c’est ma contribution volontaire.
    A suivre ….
    Xavier

    • Xavier,

      Comment peux-tu te compter parmi les Freebie Seekers ? C’est juste affreux d’entendre ça… Tu as largement contribué au système :

      Août 2012 : Riche Attitude (20€)
      Juillet 2013 : Time-Coach Plus (47€)
      Octobre 2013 : Croyances++ (29€)
      Janvier 2014 : Attitude-Coach (20€)
      Janvier 2016 : Motivation++ (39€)
      Janvier 2016 : Memory-Coach (10€)
      Janvier 2016 : Objectifs Coachs (20€)
      Janvier 2017 : Aller Vers (193€)

      Même si les programmes de 2016 ont été payés à un prix réduit, c’est moi qui ai proposé les réductions. Ca montre que tu es attentif à ce que je propose et que tu prends des décisions en fonction de la proposition. Tu ne campes pas sur le NON.

      Pour Aller-Vers, tu m’as demandé un tarif Premium sans webinaires (parce que tu ne tiens pas plus de 30 minutes devant une vidéo). Ce qui montre que tu as essayé et que tu as évalué le produit pour le personnaliser.

      Alors certes, tu me fais faire de la vente-comptoir là où mes tarifs se voudraient des tarifs de masse, mais ça n’a rien à voir avec les Freebie Seekers, qui eux, ne se posent aucune question. Pour eux, c’est gratuit point barre ! Et parfois, j’ai même l’impression qu’ils restent accrochés à mon travail juste pour voir à quel moment ça va s’arrêter…

      Ca n’a rien à voir avec toi.

      Toi, tu es un client Premium !

      Qu’on se le dise !!!

      • Affreux …. oh pardon, je ne voulais pas te plonger dans les affres de quoi que ce soit. Merci d’avoir corrigé ma perception erronée.
        Effectivement je ne campes sur mes positions que quand mes interlocuteurs ne me donnent pas l’occasion de me poser des questions.
        Je suis aussi attaché à la liberté… Oh quel beau paradoxe ; je me le garde pour un prochain auto-coaching 😉
        Liberté comme drogue dure : quand on y a gouté on ne peux plus s’en passer, même si il arrive que cela coute cher.
        Liberté comme fruit défendu, issu de l’arbre de la connaissance … et comme la liberté c’est de choisir ce que tu veux, puis de faire ce que tu as choisi … c’est du travail. C’est ainsi que je comprend la malédiction divine « tu travaillera à la sueur de ton front » (je n’ai toujours pas compris la malédiction pour la femme qui accouchera dans la douleur).
        La liberté comme dans « logiciels libres » que l’on est invités à utiliser sans avoir à passer de contrat avec le titulaire des droits, on est aussi invités à collaborer avec lui, à contribuer à son projet (techniquement ou financièrement).
        C’est dans cet esprit, et parceque j’y ai trouvé mon intérêt, que j’ai porté on attention à tes propositions, même si tu t’attaches à valoriser leur coté commercial.
        Tu as l’air d’avoir une opinion arrêtée de tes freebies seekers, presque un jugement, basé sur une impression …
        cela me parait normal qu’une majorité des personnes qui te suivent ne te donnent pas de nouvelles. Va voir les réflexions de Jean Michel Cornu http://cornu.viabloga.com/texts/cooperation (attention, deux livres intéressants proposés dans la même page : « le guide de l’animateur, une heure par semaine pour animer une grande communauté ». et  » la coopération, nouvelles approches ») C’est en téléchargement libre, pas la peine de sortir la carte de crédit.
        si tu arrives à lire ça avant ton coaching, cela changera peut être quelque-chose à son déroulement ou ses résultats … Et ceci est ma contribution non financière à ton système 😉
        maintenant, si tu as besoin d’une information sur la motivation de tes freebies seekers, demande leur de te les formuler comme condition de maintien de leur inscription ; avec le nombre de relances adéquates que ton expérience te permet de connaitre (et un peu plus pour ceux là). C’est contradictoire avec la logique du libre exposée par Cornu, mais tu fais bien ce que tu veux ; la liberté que j’aime c’est pour toi aussi hein 😉

        • Je pense que depuis le temps que je m’adresse aux Freebie Seekers, s’ils avaient quelque chose à dire, ils l’auraient dit…

          Ah mais non ! Ils n’ont pas le temps…

          Ils se juste inscrits à un truc gratuit et sans engagement et ils ne comprennent pas l’idée que je puisse leur proposer quoi que ce soit qui demande un effort.

          C’est ballot dans un programme de coaching…

          Mais je rappelle que je suis Responsable de cette situation. Ca me coûte de le réaffirmer, mais comme je ne suis pas un Freebie Seeker de la Responsabilité, je participe…

          Pour en revenir à la liberté style freeware, c’est un modèle qui ne fonctionne pas. Les logiciels qui fonctionne sous ce modèle disparaissent pour la plupart… D’ailleurs, j’ai commencé à écrire un chouette article là-dessus (une histoire vraie comem tu les aimes).

          Pour ma part, si le PWYW permettait de couvrir les frais de ce programme, j’en ferai bien un version freeware (sans délaisser les clients qui veulent aller plus loin)… Or il se trouve qu’une fois de plus (c’est ma troisième tentative), c’est un modèle qui ne percute pas. Ceux qui y participent sont ceux qui ont adhéré au programme payant. Rien de nouveau sous le soleil…

          • Mais qu’est ce qui t’empêche de désabonner de toi même des adresses qui ne répondent plus depuis des lustres, ou des poussières d’infini. Probablement certaines ou une majorité de ces adresses ne sont plus fonctionnelles, et même si leur serveur ne renvoient pas un message d’erreur, les boites dans lesquelles elles tombent ne sont jamais lues. Ce serait dommage de t’en faire une charge mentale !
            Et puis, tu confonds logiciels libres et freewares. Si tu crois que les logiciels libres ne marchent pas, ne sont pas durables, pourquoi est-ce que tu t’en sert ?
            C’est écrit en bas de cette page « Fièrement propulsé par WordPress » or c’est un logiciel libre, tu peux vérifier. Et puis le serveur sur lequel ton wordpress tourne, c’est « Nginx » : encore un logiciel libre. Et pour installer Nginx, il faut un ordinateur, donc un système d’exploitation, et Nginx est proposé pour plusieurs distributions (dedian, ubuntu, centrOS, Suse) qui sont toutes libres. Windows de Microsoft (non libre) n’est pas un système sur lequel Nginx propose d’être installé. Tu vois Stéphane, les logiciels libres marchent si bien que tu t’en sert en oubliant qu’ils existent. Tu peux vérifier avec ton comptable, tu n’as probablement jamais payé de licence pour utiliser ces logiciels qui te servent depuis des années ; tu as probablement payé le technicien qui les met en oeuvre pour toi, mais pas de royalties aux développeurs de ces merveilles.
            C’est aussi une histoire vraie (dis moi si je me trompe).
            Le travail de coaching, c’est souvent d’aider la personne à percevoir un aspect de la réalité qui échappait à son intelligence, non ?
            Rien de nouveau sous le soleil ? Mais dans les yeux ou dans la tête, au moins un doute, le deuxième niveau de la connaissance : « je sais que je ne sais pas » ; c’est déjà mieux que je crois savoir alors que j’ignore que je ne sais pas (que les logiciels libres, ça marche vraiment). Alors, un nouveau champ de découvertes peut s’ouvrir devant toi, si tu pars à sa découverte.
            Suite dans ta séance de coaching, mais il me semble que je viens de participer à un recadrage qui pourrait en être une étape significative. Si tu veux en reconnaitre la valeur, tu met une contribution volontaire dans mon compte client chez toi 😉
            A suivre ….

            • Alors… M’as-tu coaché ? J’ai envie de dire OUI, plutôt 2 fois qu’une.

              Je te dois une fière chandelle, alors c’est à moi de te coacher en retour :

              Sais-tu comment Rockefeller est devenu millionnaire ? En distribuant des lampes à pétrole gratuitement ! Eh oui ! C’était des lampes à pétrole libres… Cependant, pour les alimenter, il fallait une fourniture particulière : le pétrole… C’est là qu’était a véritable affaire de ce génie.

              Sais-tu pourquoi certaines imprimantes sont vendues à des prix dérisoires ? En fait s’ils pouvaient les faire gratuites, ils le feraient mais c’est interdit (et ça dévoilerait le pot au roses). Les fabricants les vendent donc pour un prix acceptable, et commencent à gagner de l’argent lorsque les cartouches et autres consommables sont commandés. C’est pour cette raison que beaucoup d’imprimantes sont vendues avec un panneau de contrôle qui permet d’avertir l’utilisateur de ce qu’il faut commander, avec un bouton qui simplifie la commande…

              LEs développeurs des différentes solutions Linux proposent des logiciels payants sous Linux, avec une excellentes carte de visite, puisqu’en tant que développeurs du système, ils se placent comme les meilleurs connaisseurs de celui-ci

              WordPress est une lampe à pétrole, et le pétrole est représenté par les plugins, les thèmes et bien d’autres solutions qui tournent autour de ce logiciel réceptacle.

              Les développeurs les plus acharnés qui ont fait de WordPress ce qu’il est aujourd’hui, travaillent pour des entreprises qui développent des solutions payantes (et parfois très chères) autour de WordPress. Le fait que tu ne vois dans WordPress que sa partie gratuite démontre à quel point le reste est occulté, et souvent vendu sans que personne ne se rende compte du modèle économique.

              Contrairement à ce que tu dis (et c’est assez révélateur de ce que beaucoup d’autres lecteurs croient certainement), je n’ai aucune hésitation lorsqu’il faut payer des plugin ou des thèmes WordPress. Depuis que j’ai commencé, ça ne se chiffres pas en centaines, mais en milliers d’euros. J’en suis parfois très satisfait, parfois moins (au point de classer mes achats dans des dossiers sans suite), comme beaucoup d’autres choses que je consomme. Globalement, je suis gagnant ! Donc je garde ce réceptacle et j’achète régulièrement le pétrole qui va avec… Je suis ravi GRATIFIER les développeur de cette façon.

              En fait mon seul défaut est de ne pas cacher mon modèle économique aussi bien qu’eux, car en réalité, ce que je fais est identique : ce programme libre et gratuit est la lampe à pétrole et mes différentes activités de coaching (y compris les programmes d’auto-coaching) représentent le pétrole.

              Ce qui me manque, c’est ce petit côté malin (ce marketing cachottier) qui vend l’incontournable fourniture à ceux qui ont acquis le réceptacle gratuitement… Je suis trop transparent dans ma démarche en vendant mes programmes, il faudrait (selon ce que m’apporte ton coaching) amener les gens à consommer sans qu’ils ne se rendent compte de la démarche commerciale.

              Il faudrait que je fasse croire aux Freebie Seekers que je suis un philanthrope altruiste, tout en menant rondement mes affaires, en leur vendant de quoi rendre leur réceptacle vraiment utile. Et selon toi, il faudrait parvenir à rendre la chose asse discrète, pour qu’il continuent à croire que je ne gagne pas un centime dans tout ça…

              Et si ma mission, ou du moins une partie de celle-ci, consistait à aider ces personnes à ouvrir les yeux ?

              Pas à ouvrir les yeux sur un «monde pourri», car je suis plutôt admiratif de ce système de vente indirect. Mais juste à ouvrir les yeux sur le fait que pour les aider à passer à l’action de contribuer à ce qui leur réussit, on doit passer par des manipulations qui les dépassent.

              Je serais donc trop fou de tenter d’amener davantage de Conscience dans tout ça…

              • Je trouve que se qui se passe là est assez particulier. j’y vois un énorme biais de confirmation … chez toi bien sur 😉 mais qui peut affirmer sans sourciller qu’il n’est pas concerné par la poutre qu’il voit en face ? Moi je n’ose pas !
                Alors je te propose de tenter de continuer à explorer, essayer d’y voir plus clair, sans savoir ce que l’un ou l’autre va découvrir en route.
                Tu me parles des consommables qui font le bénéfice des vendeurs d’imprimantes, et des plugins payants de WordPress … Tu ne m’apprend rien, je savais… Pour Rockefeler … disons que ce n’est pas mon modèle !
                Avant de t’accompagner dans ta réflexion sur les conclusions, je vais encore une fois remettre en cause quelques uns de tes prémices.
                Il y a des développeurs de logiciels libres qui se sont fait un nom, dont les compétences sont reconnues, et qui gagnent très bien leur vie; tant mieux pour eux.
                Le modèle économique des plugins payants pour WordPress existe aussi ailleurs, mais ce n’est pas le modèle dominant. Les plus grand projets ne fonctionnent pas comme ça, par exemple Linux lui même, Firefox, LibreOffice, les serveurs Web les plus répandus Apache et Nginx; les serveurs de base de données les plus courants MariaDB, postgreSQL; les langages de programmation pour internet, Php, javascript et les autres dont je ne saurais parler sont développés en logiciels vraiment libres sans à cotés non libres genre plugins wordpress. Tous les systèmes de sécurité sérieux gpg, ssh, ssl pour les transactions bancaires en lignes par exemple sont des logiciels libres.
                J’ai installé tout ce dont j’ai besoin sur mon ordinateur, et même pas mal plus, mais je n’ai utilisé que 2773 « paquets » sur les 89482 directement disponibles dans ma distribution, tous libres. J’ai même trouvé deux logiciels médicaux spécialisés (oui, avec le choix) pour regarder les radios en 3D fournies sur CD par l’hopital de mon genoux réparé avec trois vis.
                Même ton site avec des plugins non libres de WordPress tourne avec une infratructure en dessous libre : Nginx et Linux.

                Les gens qui développent ces logiciels sont reconnus dans leurs compétences, et peuvent vendre leur service (maintenance, corrections des bugs, développements sur mesure …) à des conditions tout à fait rémunératrices mais n’ont n’ont pas que je sache ramassé des fortunes à la Steve Jobs, Bill Gates ou Rockefeler qui vont largement au delà de ce qu’ils ont apporté au monde par leur travail et leurs compétences.

                Voilà, j’espère t’avoir montré qu’il existe d’autres types de fonctionnements que tes exemples, ou il est question de la construction d’une rente de situation en mettant d’autres personnes en position de dépendance.
                Ça, cela ne rentre pas dans mes valeurs. Heureusement, j’ai pu voir qu’il existait d’autres possibilités.

                Pour ton coaching donc … Si tu essaye de concilier ton coté philanthrope altruiste avec la logique du petit malin qui essaye de cacher le piège de sa démarche « généreuse » pour se trouver un public dépendant … tu vas te trouver en dissonance cognitive, et ce ne sera pas confortable.
                Je te suggère d’accepter l’idée que tu es en train d’apercevoir un espace ou tu étais inconscient de ton incompétence. Tu viens donc de prendre conscience de cette incompétence, et c’est un grand pas. Si tu choisis d’aller à la découverte de ces modes d’organisation et ses modèles économiques, et que tu vas au delà du choc culturel, je parie que tu trouveras des solutions valorisantes à ton dilemme envers les freebies seekers et quelques autres sources de satisfaction.

              • Alors…

                Nous sommes d’accord avec l’idée selon laquelle les personnes qui participent aux développement de logiciels libres réservent au moins sur leur CV une ligne du genre :

                – 1990 : participation au développement des fonctions statistiques de LibreOffice Calc.

                Ce qui leur fait ce qu’on appelle «une carte de visite».

                Par le biais du gratuit, ils posent un pied dans l’entreprise, et c’est exactement ma démarche avec Time-Coach qui m’a permis de trouver assez de clients pour assurer une rotation largement suffisante pour bien vivre de mon métier.

                Si je t’ai rappelé ces modèles économiques, c’est parce que tu semblais les ignorer. Apparemment, ce n’est pas le cas, et nous sommes d’accord sur le fait que tout le monde n’aspire pas forcément à monter une multinationale.

                La question qui se pose ne concerne pas mon avenir en tant que coach. Je sais somment trouver des clients qui paient 100€ à 500€/heure, et je sais comment les garder.

                La question est de savoir ce que je fais des lecteurs qui n’ont pas ces moyens et qui veulent des solutions à leur portée. Ce ne sont pas des Freebie Seekers (car ces derniers ne s’intéressent pas vraiment au coaching, mais à la gratuité), mais des personnes volontaires et particulièrement courageuses qui ont trouvé dans mon travail collectif, livré à domicile, de bons outils pour avancer.

                Trouver des solutions viables pour continuer à les servir est ce que j’appelle ma MISSION DE VIE.

                Est-ce que je peux la mener en altruiste philanthrope ?

                La réponse est NON ! Ce n’est pas une question de manque d’argent, mais c’est parce que je ne le souhaite pas. Je suis de ceux qui sont convaincus que pour progresser dans un domaine, il convient de lui céder différentes FORCES. L’argent en fait partie, mais ce n’est pas la seule force (j’ai écrit tout un article sur les Freebie Seekers du Temps qui sont aussi délicats à gérer (ils me lisent facilement en dilettante, au passage comme on dit, mais ils s’écrient «JE N’AI PAS LE TEMPS» dès que je lance un programme.

                Il y a également les Freebie Seekers de l’ENERGIE, qui se montrent incapables de s’approprier un sujet qui les dérange pour en faire quelque chose de productif qu’ils peuvent expérimenter (ils veule du tout cuit).

                En pratique, si une personne me dit «je n’ai pas d’argent, mais je suis prêt à suivre ce programme comme si je l’avais payé !», je peux lui trouver une solution. Je l’ai déjà fait, tant de façon confidentielle qu’en affichant une possibilité de bénéficier d’une cagnotte (à laquelle mes clients participent volontiers).

                Ne nous focalisons pas sur la question d’argent, car il y a toujours une solution pour ceux qui ne peuvent pas payer. En revanche pour ceux qui ne VEULENT PAS payer, je voudrais que l’aventure se termine rapidement afin que je fasse entrer de nouvelles personnes motivées par leurs projets, et relativement bloquées, afin de leur montrer qu’il y a toujours une solution.

                Mais ceux qui bloquent les autres n’ont plus leur place.

                Comment les distinguer ? Une personne qui ne s’est pas encore inscrite à un programme n’est pas forcément un Freebie Seeker. C’est là qu’est ma difficulté principale. Car si une personne m’affirme haut et fort qu’elle ne se paiera jamais un coaching, même si elle gagnait au LOTO. Je n’hésiterais pas à cocher une simple case pour la mettre hors du cercle, et y faire entrer une nouvelle personne.

                Mon questionnement est là. Et si nous avons fait un tour dans les modèles économiques du FREE, c’est parce que tu semblais prétendre qu’il y avait un moyen des les garder.

                Je continue à y réfléchir, mais quoi qu’il en soit, il faudrait les séparer ce ceux qui sont prêts à investir en eux, car il est hors de question que le Freebie Seeker devienne mon avatar type…

                Or c’est ce qui est en train de se passer, et j’en suis responsable en grande partie.

                C’est à ça que je consacre mon coaching. Pas à une solution pour Freebie Seekers…

  2. Il ny a plus de place dans la hirarchie des commentaires sur ton blog,
    je ne vois plus la case “répondre » …

    On avait tous les deux cru que l’autre ne connaissait pas le modèle du libre … c’est drôle, mais on en a encore une compréhension probablement et légèrement différente, on ne retiens pas les mêmes aspects.
    Quand, par le libre ou une autre stratégie, quelqu’un cherche à piéger le consommateur dans la consommation de ses affaires, c’est du bizness certes, ça fait de l’argent, mais pour moi ça pue. Quand quelqu’un montre sa compétence et se fait payer le service qu’il rend, je respecte sa réussite et la prospérité qui va avec.

    Je crois que tu te comporte comme le deuxième groupe, mais tu prend des exemples parmi les gens dont je réprouve les façons de s’enrichir. Je ne remet pas en cause la vérité de certaines de tes propositions, mais j’ai parfois un malaise avec les valeurs qu’elles portent. Cela me fait une ambivalence parce-que tu est crédible en disant que tu veux servir les personnes, y compris si ce n’est pas (ou peu) lucratif pour toi, et ça, c’est dans mes valeurs 😉

    Une vraie question : Il y a quelques temps tu t’es débarrassé de nombre de gens qui restaient abonnés, mais n’ont pas confirmé leur inscription quand tu as cru que c’était obligatoire. Je me trompe ?
    En quoi les gens qui ne veulent pas (jamais) payer t’empêchent t’elles d’acceuillir de nouvelles personnes ? Es-tu limité en nombre de places ? . Que tu envoies tes messages à 1000 ou 10 000 personnes, ça change quoi pour toi ? Ceux qui, comme moi, s’éternisent dans les messages de ton blog te bouffent du temps, mais j’ai cru comprendre que tu nous aime alors ?

    Je te donne raison quand tu dis que ceux qui ne veulent pas investir une quelconque forme d’effort dans leur développement personnel auront exactement le niveau de développement des efforts qu’ils auront fourni c.à.d. zero. Mais si quelqu’un te dis qu’il ne paiera *jamais* pour du coaching … Qu’est ce qui t’oblige à le croire ? des gens qui disent « toujours », « jamais » … et qui changent d’avis, c’est banal non ?
    Même si 90% de tes suiveurs sont de cette espèce, qu’est ce que tu en as à foutre ? Portes ton attention sur les 10% qui restent et qui apprécient ton travail, sur le coté de la bouche qui sourit …

    PS n’oublies pas ma recommandation de lecture avec Jean Michel Cornu. Il pratique le libre, tu peux télécharger ses livres, ou les acheter papier (ce sera plus confortable à lire, et tu contribuera à son écosystème). Je suppose (j’espère) qu’il se porte bien dans cette approche, et ça te fera voir autre chose que les approches bizness auxquelles tu fait, un peu trop souvent à mon gout, référence.

  3. Merci Stéphane pour cette alerte « Freebie Seekers » !
    Je suis depuis des années vos messages avec des évolutions dans mes réactions. Au début « j’aime beaucoup l’approche de ce gars et j’aimerais bien prendre le temps d’échanger avec lui », puis « c’est vraiment top mais je n’ai pas le temps de participer… », ensuite des « j’aurais dû… » et des « je devrais… ».
    Bref j’étais sans le savoir un freebie seekers du temps !
    Pendant tout ce temps et toutes ces lectures, même « en dilettante », vous m’avez fait du bien !
    Alors je viens de faire une modeste contribution pour vous témoigner l’importance de votre « Mission de vie » (encore un sujet qui me touche et me correspond !)
    Merci et au plaisir de continuer à vous lire…

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