Les dernières heures du PWYW

Vendredi dernier je vous ai envoyé un article intitulé «un message d’Amour». Le taux de réactivité est à ce jour de 34,5%.

Qu’est-ce qu’un taux de réactivité ? Eh bien, c’est le rapport entre le nombre de personnes qui ouvrent le courrier et ceux qui cliquent sur le lien intitulé «Cliquez ici pour lire la suite». On peut également appeler ça un «taux d’intérêt», puisque ceux qui lisent l’introduction et cliquent sur le lien, ressentent de l’intérêt.

Il y a donc 65,5% de lecteurs qui n’ont pas trouvé d’intérêt à lire «un message d’Amour». Sauf exception, ce taux variera très peu, car les personnes qui se disent «je lirai ça plus tard» et qui le font vraiment, sont très rares.

Mon taux record

Hier, je vous ai envoyé un article intitulé «Voila… C’est fini». Le taux de réactivité est de 60,3%. C’est mon taux record depuis longtemps !!!

J’ai une question :

Dois-je conclure que mes messages d’adieu sont beaucoup plus intéressants que mes messages d’Amour ?

– Mais non Stéphane… Il ne faut pas le prendre comme ça ! Certes les chiffres ont tendance à nous ramener vers cette déduction, mais il doit y avoir une autre explication !

En pratique, il n’y en a pas ! Mais je peux me consoler en me disant qu’il n’y a rien de personnel : l’être humain est naturellement attiré par les aventures qui se terminent. Il peut même ressentir une forme de jubilation à voir ses doutes se confirmer. Il y a aussi une forme de voyeurisme. Par exemple, si je vous demandais :

– Voulez-vous savoir ce que mon père m’a dit lorsque j’avais 5 ans ?

J’obtiendrais un succès mitigé. Aux alentours de 30%… Mais si je vous demandais :

– Voulez-vous savoir ce que mon père m’a dit avant de mourir ?

Je vais doubler mon taux d’audience ! Et la plupart des gens vont trouver que les derniers mots de mon père sont bien plus beaux que les premiers mots qui m’ont marqués.

Il n’y a pas de mystère, c’est ainsi que fonctionnent les journaux People : ils titrent «Coluche n’est pas mort !», et ils doublent les ventes. En lisant l’article, vous découvrirez que Coluche reste le comique préféré des français, et qu’il est toujours vivant dans nos cœurs. Ne cherchez pas à vous faire rembourser : c’est légal.

D’un autre côté, si tant de français achètent le journal grâce à ce titre, c’est que Coluche les intéresse ! Donc Youpi ! Si LA FIN DE L’AVENTURE a provoqué un intérêt soudain, ça veut dire que je suis bien plus populaire que ce que je pensais. Ça vaut le coup de tirer sa révérence de temps en temps…

Il reste malgré tout 39,9% de lecteurs qui sont restés de marbre… Je ne parle pas de ceux qui n’ont pas encore ouvert mon courrier, mais de ceux qui l’ont ouvert, et qui n’ont pas cliqué pour lire la suite… C’est beaucoup 39,9% !… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ?

En attendant de prendre une décision, j’en reviens aux derniers mots de mon père. SI vous avez lu «La peau de Banane» vous vous en souvenez certainement. Il m’a dit :

– Regarde le côté qui sourit !

Vous êtes plus de 6/10 à recevoir mes courriers et à les lire, ne serait-ce qu’à l’occasion. Merci à tous les souriants !

Je devais vous envoyer cet article avant 12h00, pour vous rappeler que vous aviez jusqu’à 16h00 pour participer au PWYW, avant sa disparition. Mais je suis très en retard ! Du coup, je vous envoie ce message vers 16h00 en vous laissant le même délai :

A 20h00, je ferme le PWYW !

Il est encore temps de cliquer ci-dessous :

 

A++

Stéphane SOLOMON

12 réflexions au sujet de « Les dernières heures du PWYW »

  1. Je fais donc partie d’une catégorie très rare, donc un peu exceptionnelle de ceux qui lisent plus tard leurs mails, mais qui les lisent quand même!

    • Bonjour Loïc,

      C’est effectivement très rare, et ça ne concerne pas que TIME-COACH (comme tout ce que j’écris) :

      La pratique d’excellence consiste effectivement à recevoir l’invitation, et à planifier le jour et l’heure de l’approfondissement ou de l’exécution (en respectant ce rendez-vous planifié, evidemment).

      D’une manière générale, lorsqu’un chose non contraignante nécessite quelques minutes libres, et qu’on la repousse à plus tard, ce plus tard veut dire JAMAIS chez plus de 90% de la population.

      Ce phénomène est d’autant plus évident, si la personne reconnaît qu’elle a tendance à procrastiner. Mais peut-être vous êtes-vous infiltré dans ce groupe, sans vraiment en faire partie ?

      Vous seriez un faux procrastinateur ?

      A++

      STéphane

      • Je réagis tardivement car je m’identifie à ce que vous dîtes à propos de Loïc (inflitré et faux procrastineur), et aussi parce que vous qualifiez ceux qui ne réagissent pas à l’annonce de clôture comme restant de marbre.
        D’une part je vous lisais comme on peut lire de temps en temps les hexagrammes du livre de transformation, parce qu’il y avait qualité et réflexion. Le format m’allait parfaitement bien. Mais ma lecture ne s’inscrivait pas du tout dans un objectif opérationnel mesurable. Davantage un exercice de philo pour ma santé mentale, sortir du guidon et du traitement opérationnel de plus 50 mails jour, entre autres.
        Quand vous annoncez que vous arrêtez, je pense que c’est dommage, mais d’une part la décision vous appartient et je ne vois pas en quoi je devrais en tant qu’infiltré, interférer dans cette décision ou dans l’émotion que vous y projetez ; d’autre part j’ai conservé tous vos mails, donc la matière n’a pas disparu (comme je peux également lire les hexagrammes encore et toujours ;-).
        Si je puis me permettre les derniers mois étaient moins oxygénant qu’au début où je vous ai repéré, les sujets davantage introspectifs concernant la façon dont vous gérez vos activités, vous avez perdu en quelque sorte un peu de votre énergie juvénile. Peut-être était-ce effectivement le moment de passer le relai ?-) Lorsqu’un homme politique noble a porté un beau projet et qu’il se sent fatigué, il passe son bébé aux citoyens, aux acteurs et partenaires, afin que le projet poursuive son cours et ne meurt pas. L’homme politique vil s’accroche et fait survivre une couche extérieure factice pendant que le coeur du projet pourrit, cas plus fréquent. Dans la majorité des cas, il ne fait ni l’un ni l’autre. C’est l’homme politique démissionnaire. L’homme que nous connaissons aujourd’hui. Voilà juste une petite réflexion en passant, ma modeste contribution.
        Bien à vous.

  2. Les derniers mots de mon père à mon égard, lors de sa douloureuse agonie ont été : « Je ne veux pas qu’on m’explique, ça me retarde. »
    Cette phrase m’a fait réfléchir et m’a aidé pendant plusieurs années. C’était ça mon père et je veux lui rendre hommage aujourd’hui.

    Au delà de cela, je me suis rendu compte que pour chacun de mes frères, les derniers mots de notre père étaient différents, adaptés à chacun et les ont tous profondément touchés. S’il m’avait dit la même phrase disons, un an auparavant, je n’y aurais pas accordé la même importance. Non pas que je n’écoutais pas les paroles de mon père, mais juste que ce n’étaient pas ses derniers mots.

    La dernière fois… Pour moi elle revêt une valeur semblable à la première fois. Je me rappelle par exemple très exactement les termes de ma première lettre d’amour reçue. Elle écrivait : « Je t’aime et les ciseaux chantent ». Elle avait une écriture quasiment illisible, sourire.

    Première fois, dernière fois. Il faut des circonstances particulières pour que je mobilise mon attention et que je sorte de mon quotidien. Idem pour vos adieux au « pwYw ». Le message retient mon attention.

    Je me rappelle aussi avoir étudié voilà longtemps étudié des gravures qui illustraient l’expression : « avoir conscience que la mort est assise sur notre épaule ». Rien de morbide en cela, juste l’expression d’un terme plus moderne : « Vivre l’instant comme si c’était la première fois, ou bien vivre l’instant comme si c’était la dernière fois. » On sort du quotidien et du coup, ça devient important.
    Je ne suis donc pas étonné de ce que vous dites, et je rejoins la troupe de la fréquentation accrue de vos messages dès que vous annoncez la fin du pwYw.

    Ça me semble simplement naturel. À moi de ne plus procrastiner, ne plus attendre le départ ou la fin pour trouver l’action importante. À moi de considérer autant que possible que chaque instant est aussi important que le départ ou que la fin. Je me rends compte que sur ce sujet, j’ai encore à comprendre et à appliquer.

    Merci de m’avoir rappelé tout ça…

  3. Bonjour

    J’ai déjà suivi la formation gestion du temps avec vous, qui était d’ailleurs très efficace.Encore aujourd’hui j’utilise une bonne partie des conseils que j’avais trouvé dans cette formation
    Mais comme j’aime vos mails , que j’avoue cumuler souvent sur 2 – 3 semaines et lire ensuite l’ensemble des mails à la suite , je me suis inscrite au PwYw pour que continuez vos envois, même si j’ai déjà faite la formation, histoire de vous encourager et que vous ne disparaissiez pas comme l’épicier ou le restaurateur du coin de vos newsletter. N’abandonnez pas , on vous aime bien. Isabelle

  4. Bonjour Stéphane
    J’apprécie vos écrits.
    Grâce à vous je procrastine moins et m’éveille à de meilleures compréhension .
    Je fais partie de ces 10 % de lecteurs qui lisent des articles non contraignant plus tard.
    Je .vous confirme que vous recevrez ma participation par chèque
    Bonne continuation
    Evelyne

  5. Bonsoir,
    Moi, j’ai tous les défauts requis :je ne me jette pas sur mes courriels, je repousse, je procrastine,… Mais grâce à vous je le sais !
    L’article sur la procrastination fut ma première fois et je ne l’ai jamais oublié. Comme une pierre dans ma chaussure qui me rappelle d’avancer avec la conscience de ce trait de caractère. C’est un défaut et une qualité qui fait partie de moi. Pour cette connaissance d’une partie si importante de moi, Je vous en remercie Stéphane

  6. Je ne sais pas où vous en êtes mais pour la suite de PWYW mais dernièrement j’assistais à une assemblée générale où le président était encensé par un invité qui venait d’une société qu’il avait dirigeant avant la mienne.
    Il a tout simplement répondu : Je note que c’est quand les gens partent qu’on les regrette.
    même si je ne réagis pas à votre travail et aux réactions, je m’attache avec vous comme avec tous les gens qui m’entourent à apprécier chaque jour le travail des hommes au service des autres. Comme je m’attache à me mettre au service des autres sans en attendre de contrepartie.
    Car comme me disait mon père : »ne fais jamais le choses en espérant de la reconnaissance ou du retour. Ou tu vivras déçu toute ta vie. Fais le parce que tu en as envi et parce que tu pense que c’est bon pour tout le monde. »

    • Bonjour Olivier,

      Ce que votre père vous a dit est d’une sagesse incommensurable. Tout est vrai :

      • Je suis le premier à dire que la déception ou la frustration ne vient pas du comportement des autres, mais des ATTENTES que nous en avons (d’ailleurs, l’histoire de Martine et de Julien qui amorce l’opération PWYW en témoigne).
      • Et je ne cesse de répéter qu’en faisant les choses avec enthousiasme plutôt que par contrainte, on se fait du bien et on fait du bien aux autres

      L’une des difficultés que l’on peut avoir face à ce genre de perle de sagesse, c’est de l’opposer à d’autres pratiques, alors qu’elles ne sont pas opposables.

      Par exemple, estimez-vous que vous avez le droit à la fois de faire ce que vous avez envie de faire, tout en étant payé ? Tout simplement parce que ce que vous faites a une grande valeur…

      Si oui, alors votre père vous a envoyé le message complémentaire qui VA AVEC sa perle de sagesse, mais que vous n’avez pas estimé nécessaire de me répéter. Comme s’il était honteux de gagner de l’argent en faisant ce qu’on aime… Soit votre père vous l’a dit, soit il a oublié, soit il ne l’a pas dit pour que vous le découvriez par vous-même. Vous aurez certainement la réponse en vous penchant sur la question.

      J’argumente :

      Si je gagnais ma vie en m’ennuyant dans ma cabine de péage d’autoroute, disant juste «bonjour» et «bonne route» à des contribuables qui resteront bloqués s’ils ne payent pas leur dû (donc ils payent !), je rentrerais chez moi fatigué, énervé, saluant à peine ma femme et mes enfants, de peur qu’en leur disant «bonjour» j’enchaîne avec «bonne route», par déformation professionnelle. Dans cet état, même si j’avais des rêves et des idées plein la tête à partager, je ne le ferais pas, car je n’aurais pas l’Energie nécessaire. L’envie, c’est l’ENergie de la VIE… Comment pourrais-je écrire une article comme «Le Bonheur de Neige» ou comme «Le cadeau de mon fils», si je n’avais pas l’énergie de transmettre ?

      Je ne troquerai pas mon métier d’aide contre une cabine de péage sous couvert de désintéressement. Et pour faire ce que j’aime faire, je mets du charbon dans la locomotive.

      Pour en revenir à ce que votre père vous a dit, ce que je fais est tout à fait dans cette dynamique. Je ne m’attends pas à un retour de TOUT LE MONDE, mais grâce à la valeur qu’un petit groupe de personnes donne à mon initiative, je peux continuer à faire ce que j’ai envie, c’est à dire à servir TOUT LE MONDE.

      Sans argent, pas de TIME-COACH. Chaque lecteur, même inactif, coûte 83 cts par an. Sans un petit groupe qui paye pour les autres, pas d’aide GLOBALE. Et si ce petit groupe aime céder quelque chose en échange de mes services, c’est parce qu’au début de l’initiative, il y a quelqu’un qui a payé pour eux, et qui leur a permis d’aller vers… Aujourd’hui, ils perpétuent un mouvement initial. C’est ainsi depuis la création du monde.

      Je ne vois aucune contradiction entre ce que je fais et ce que votre père vous a dit. Au contraire, j’y vois de la congruence.

      A++

      Stéphane SOLOMON

  7. Bonjour Stéphane,
    … Les messages non lus « instantanément » ne le sont pas toujours car je ne passe pas mon temps sur l’ordinateur (et quand j’y suis, j’ai quelquefois (souvent) autre chose à faire. Il est vrai que certains sont passés à la trappe. Comme Loïc, en général, je prends le temps de les lire, et/ou relire, après coup ; quand le temps de prendre le temps est plus clément. Mais ce n’est pas pour cela que les messages d’amour ont plus d’importance que les messages de fin, quels qu’ils soient ; c’est juste que l’instant T n’a pas la même valeur pour tout le monde.
    Ceci dit, j’apprécie vraiment vos articles et ne me lasse pas de les consulter.
    Bonne journée
    Denise

  8. Bonjour Stéphane,

    Le coup des adieux qui attirent du monde c’est bien connu des artistes qui parfois n’hésitent pas à faire leurs adieux à la scène tous les ans ! Prends donc ce surcroit de clics comme un hommage à ton côté artiste, ça t’aidera à voir le côté sourire de la chose !

    Mais c’est vrai que c’est triste d’être plus attiré par
    « voilà c’est fini » que par « un message d’amour »

    par « assurez vous chez nous sinon il vous arrivera des malheurs  » que par « regardez comme vous pouvez contribuer à rendre ce monde plus agréable à vivre ».

    par « si vous ne payez pas dans les X jours un montant Y vous ne recevrez plus TimeCoach et Stéphane va faire faillite et ne plus pouvoir nourrir ses enfants et il a beaucoup travaillé et donc il faut le payer pour son travail » que par « faites vous un cadeau A VOUS : autorisez vous à reconnaitre que TimeCoach vous apporte quelque chose de précieux, reconnaissez cette importance POUR VOUS en contribuant de la façon qui vous convient ».

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