Parfois, il suffit de demander

Suite à l’annonce de l’inauguration de mon Ecole, une bonne trentaine de lecteurs m’a félicité, m’a souhaité plein de bonnes choses et a aussi regretté de ne pas pouvoir venir dimanche pour cause d’indisponibilité, faute de moyens financiers ou parce que Paris, c’est trop loin.

Evidemment, en tant que coach, j’ai envie de vous dire que dans 90% des cas, tout ceci n’est que prétexte, mais vous n’allez pas apprécier ! Ou alors, vous l’admettrez suite à une démonstration brillante, mais vous vous placerez dans les 10% des cas exceptionnels qui ont une bonne raison. Je ne vais donc pas vous fatiguer «en faisant mon coach», je le ferai lorsque je n’aurai plus rien à vendre. Ça passe toujours mieux.

Aujourd’hui je vais donc me montrer compatissant, humaniste, agréable… Ce n’est pas très difficile pour moi, car je pense avoir ces qualités. Je pense juste que parfois, il faut en utiliser d’autres, plus «à propos». Autrement dit, plus adaptées aux circonstances.

Alors je l’avoue : c’est effectivement trop brutal de ma part d’inaugurer mon école par une journée de formation. Car si vous avez juste envie de passer me serrer la main, me rencontrer, déguster un café… ça va vous coûter 250€ et vous allez y passer la journée ! Alors voilà… Si vous pouvez passer dimanche entre 8h30 et 9h30, nous pourrons partager un café matinal. Ensuite, vous pourrez nous quitter et la formation commencera. Vous n’êtes pas du matin ? Alors passez à 18h30 : nous terminerons la journée par une petite fête entre auto-coachs du soir… Personnellement j’ai un don : dès qu’il s’agit de partager un beau moment, je suis du matin et du soir.

Ceci-dit, si je puis me permettre, j’ai déjà offert le café dans mes nouveaux locaux, à quatre lecteurs. J’ai même déjeuné aux Buttes-Chaumont avec deux d’entre eux, et nous avons clôturé par une promenade autour du lac. Comment est-ce arrivé ? Ils m’ont tout simplement proposé de passer me voir. Ils ont osé demander quelque chose qui n’était pas sur la carte, mais que le chef aime cuisiner.

Je ne vous demande pas de faire la même chose, car si je vous le demandais, ce ne serait pas la même chose… Je vous raconte juste une histoire d’inspiration. A vous de vous laisser inspirer (ou pas).

Le prix

Catherine me demande si on peut payer la formation en plusieurs fois. Ma réponse est OUI ! Pourquoi n’ai-je pas parlé de cette possibilité plus tôt ? Je n’y ai pas pensé ! C’est la demande de Catherine qui a été particulièrement bien formulée, et j’ai accepté :

– Stéphane, j’aurais vraiment adoré suivre ta formation dimanche, mais je traverse une période financière difficile. Serait-il possible de payer en 6 fois ?

J’ai proposé à Catherine de payer en 10 fois. Vous savez pourquoi ça m’a touché ? Elle est motivée et elle le dit ! Les personnes motivées me touchent. Quel que soit leur problème, si elles sont véritablement motivées, je veux réduire la distance entre eux et cette formation.

A l’inverse, voici un exemple de communication qui ne m’aurait pas touché du tout :

– Ça coûte une fortune votre truc ! Vous devriez proposer de payer en 3 fois, tout le monde le fait ! En plus vous pourrez augmenter le prix total de 10%, ce qui aura un retentissement sur votre CA annuel.

Dans ce cas-là je réponds «merci du conseil», tout en gardant mes distances…

La distance

En parlant de distance, ça a été la première cause des regrets exprimés : Paris c’est trop loin ! Pour atteindre les 10 inscriptions, il faudrait que je passe du côté de Lyon, Toulouse, Calais, Bruxelles, Perpignan… J’ai tenté d’argumenter en rappelant qu’Hervé (qui co-animera avec moi) habite Aix-en-Provence et qu’il va quand-même monter sur Paris spécialement pour cette formation, mais j’ai l’impression d’avoir dit une bêtise… Si quelqu’un peut m’expliquer en quoi cet argument ne tient pas debout, ce serait sympa.

Quoi qu’il en soit, même si je ne comprends pas, je suis à l’écoute : Christel me suggère de laisser une caméra branchée afin qu’on puisse suivre la formation à distance, comme lors d’un webinaire… Je me méfie beaucoup des «ON» et des «NOUS» lors d’une Communication. Je préfère les «JE», pour une raison déjà évoquée ci-dessus : en supposant que je fasse ce que Christel m’invite à faire, qu’est-ce qui me garantit qu’elle va s’inscrire ? Une fois les efforts techniques déployés, elle pourrait très bien me dire que c’était juste une idée comme ça, pour se rendre utile… Qu’elle pense à ceux qui sont loin, aux handicapés, aux timides… J’ai eu à faire à tellement d’altruistes dans ma vie d’entrepreneur, que j’ai failli perdre ma chemise en suivant leurs bonnes idées, souvent très coûteuses, qu’aucun «ON» n’a suivi…

Mon père disait «ON c’est un con !»… J’ai mis plus de 40 ans à comprendre ça ! Si vous avez moins de 40 ans, vous avez une longueur d’avance sur moi.

J’ai donc demandé à Christel si ELLE pourrait tenir 7 heures derrière son écran, en regardant 2 formateurs gesticuler, sans pouvoir leur sourire, les regarder dans les yeux, lever le doigt pour poser une question spontanée, échanger avec les autres participants… Et elle m’a dit OUI. S’il y a quelques pauses commodités et une longue pause à midi pour se restaurer, elle pourra suivre un webinaire de 2 fois 3h30, parce que le sujet est digne d’intérêt !

Qu’en pensez-vous ? Vous pourriez faire ça ? Moi NON ! En tant qu’élève, je ne pourrai pas ! J’ai posé la question autour de moi, c’est aussi NON !… De ce fait, je me pose une question existentielle :

– Est-ce que Christel ne se rend pas compte de l’effort incroyable qu’elle devra consentir, ou est-ce que c’est moi qui fréquente uniquement des gens incapables d’un tel exploit ?

La réponse, je ne l’ai pas en moi ni dans ma sphère directe. Je vous pose donc la question, car c’est vous qu’elle concerne. Si vous avez envie de suivre mes formations, pourriez-vous les suivre à distance ? J’ai besoin d’une réponse claire de votre part. Pas un truc du genre «pourquoi pas ? Ça pourrait servir aux handicapés…» parce que j’ai des handicapés dans ma sphère, et ils se déplacent quand ils sont motivés ! Alors ne me parlez pas au nom des handicapés, ça va m’énerver ! C’est à VOUS que je m’adresse.

Je viens de créer une Ecole, je l’inaugure dans 2 jours dans ma salle à Paris. J’ai de vrais objectifs de développement. Ce n’est pas une expérience, mais l’aboutissement de plusieurs expériences. En lisant que j’allais bientôt fermer cette Newsletter, beaucoup de lecteur ont conclu que j’ai perdu la partie, alors qu’en réalité je passe au niveau supérieur, toujours en congruence avec ma mission : aider un maximum de personnes à intégrer le Développement Personnel dans leur vie quotidienne. Je n’ai pas abandonné mon QUOI, je change juste mon COMMENT.

Si vous voulez bénéficier de ce travail, vous avez certainement des idées. Je ne parle pas de n’importe quelle idée qui flotte dans l’air ou de ce que les autres font ! Je parle d’une idée qui VOUS permettra de suivre les formations de MON Ecole. C’est entre vous et moi. Je ne m’adresse pas de la même façon à des personnes qui ne me connaissent pas ! Avec les inconnus je suis beaucoup plus protocolaire. En m’adressant à vous, je pars du principe que nous avons fait un bon bout de chemin ensemble et que nous pouvons continuer. Si je me trompe, je vous prie de m’excuser pour la gêne occasionné. Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant, conformément à loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978.

Toujours là ? Alors j’attends vos réponses concernant la formation à distance, et les diverses propositions qui vous permettront de vous rapprocher de mon Ecole, que ce soit pour l’évènement de dimanche ou pour la suite des évènements. Vous pouvez le faire par courrier électronique en répondant à ce courrier, ou collectivement ci-dessous.

Un dernier mot : si vous voulez réagir en collectif mais vous ne voulez pas être le premier ou la première, pensez à ce qui se passerait si tout le monde faisait comme vous !

Hein ? Comment ? J’ai encore fait mon coach ?!! Décidément, on ne se refait pas…

A++

Stéphane SOLOMON