Perception et Choix

Voici la suite de mon message sur la perception.

Je ne pensais pas livrer cette suite aussi rapidement, car les pointes d’humour qu’elle contient s’adresse aux initiés. J’ai donc décidé d’éviter de troubler le concept par l’humour, et de garder cette seconde partie pour beaucoup plus tard… Mais après réflexion, je me suis dit que ce complément avait sa place ici et maintenant. Vous pouvez apprécier l’humour, tout en maintenant votre concentration sur le sujet principal : la perception.

Rappel : Jean, Pierre et Jacques sont des lecteurs de TIME-COACH. Leurs aprioris, positifs ou négatifs dirigent leurs pensées au point qu’en recevant exactement le même message, ils le perçoivent de façon complètement différente :

  • Jean trouve ça sympa. Il aime bien, mais sans plus
  • Pierre considère que chaque message est l’occasion d’approfondir ses connaissances, et s’autorise à pratiquer les techniques ou à créer des synchronicités avec ses activités personnelles et professionnelles.
  • Jacques ne supporte pas ! C’est à se demander pourquoi il reste inscrit et pourquoi il lit mes messages.

Attitude

Supposons que ces 3 attitudes ne soient pas spécifiquement réservées TIME-COACH, mais à tout ce qui apparait dans la vie de ces personnages…

Par exemple : nos acolytes travaillent dans la même société. La Direction leur apprend qu’une grande nouvelle leur sera annoncée lundi :

  • Jean se dit : Une GRANDE nouvelle… Je sens que ça va être drôle !
  • Pierre se dit : Vivement lundi !
  • Et Jacques : Ca va être encore pour ma pomme !

Le lundi suivant, on annonce à ce beau monde, que la société sera bientôt rachetée, et que leur nouveau patron sera une patronne !

  • Jean se dit : elle est bonne !
  • Pierre : Une touche féminine dans nos prises de décision, ça va innover !
  • Et Jacques : il faut que j’appelle mon avocat pour savoir comment négocier mon licenciement. La place d’une femme est à la maison. Je ne vais pas me faire diriger par une mère de famille qui ne veut pas s’occuper de ses enfants !

Il est très possible que Jacques cache ses véritables motivations à son avocat, et trouve de multiples prétextes pour se faire licencier… Et là, quelle poisse ! L’avocat va lui répondre : « je vais confier votre dossier à Elodie, ma collègue, elle est beaucoup plus compétente que moi sur ce sujet… ».

Ca ressemble à un Vaudeville n’est-ce pas ? Et si c’était vrai ?

Parlons d’argent !

Cette fois, Jean, Pierre et Jacques sont des chefs d’entreprises : un nouvel acteur du marché leur propose un partenariat stratégique autour d’une initiative novatrice et extrêmement juteuse.

  • Jean : ça pourrait être sympa !
  • Pierre : C’est le bon moment pour moi ! Allons-y ! Avec tout ce que j’ai déjà mis en place, il y a forcément une place pour conjuguer des talents.
  • Jacques : Encore des arnaqueurs qui nous parlent d’argent facile ! C’est probablement une association de malfaiteurs ou une sorte de « réseau », dont seuls les plus rusés sortiront gagnants.

Et dans 80% des cas, Jean, Pierre et Jacques obtiendront des résultats à hauteur de leurs attentes !

Ah… Donc Pierre a 20% de chances d’être déçu, malgré son attitude positive ? Oui… C’est connu et reconnu ! D’ailleurs Jacques a également 1 chance sur 5 de tomber sur des gens biens !

Mais la différence majeure entre ces deux extrêmes, c’est que Pierre passera à l’action de façon volontaire en acceptant la probabilité, alors que Jacques éliminera toute possibilité d’échec, en déployant une énergie incroyable pour NE PAS aller dans le sens de la proposition. Son taux de réussite anti-action, sera ainsi de 100% !

Après quoi, sa perception lui enverra un sentiment gagnant d’une rare intensité. Sentiment vite rattrapé par la réalité financière. Il se sentira alors contraint d’agir… Vite !

Cette contrainte, est en quelque sorte une seconde chance pour Jacques. Mais s’autorisera-t-il de nouvelles perceptions pour mettre la chance de son côté ?

Des études récentes ont montré que l’être humain reçoit l’équivalent 400 milliards d’informations binaires par seconde (dans un état d’éveil, à travers ses 5 sens). Après filtrage, et sans conditionnement spécifique, il n’en perçoit que 2.000 !

Par exemple, vous êtes au restaurant, et on vous sert un plat avec 6 épices. Il est trop piquant à votre goût. Le lendemain on vous demande de citer les 6 épices, et tout ce que vous pourrez dire c’est qu’il y avait trop de piment ! Mais si on vous précise en amont, que votre mission est de reconnaître les 6 épices, vous pourriez vous concentrer, et même une semaine plus tard, en citer au moins 4. La forte dose de piment devient surmontable, parce que vous savez que votre mission dépasse le simple diner. Ceci dit, si on vous demande quelle musique de fond passait à ce moment-là, pourriez-vous la fredonner ?

Vous ne percevez qu’une infime partie de ce qui vous est proposé, seconde après seconde. De ce fait, la perception peut être comparée à un choix. Chaque seconde de votre vie, vous avez le choix !

A++

Stéphane SOLOMON

5 réflexions au sujet de « Perception et Choix »

  1. 2000 informations externes par seconde 🙂
    je savais ne pas toujours être attentif mais là, je suis totalement dépassé…Cela met en avant la puissance de nos filtres et notre facilité à nous focaliser. Il faut éviter le débordement !
    Un plat trop épicé? Un sujet de conversation avec les autres convives, des joues bien rouges, des rires partagés ou de la colère, une ambiance déplorable, un repas raté ? C’est vrai, nous avons le choix ! Nous pourrons même apprendre à mieux connaître nos convives par leur comportement et faire des choix pour le prochain repas.
    Trop épicer volontairement un plat ? Un nouvel outil de sélection RH ?
    😉
    Sélectionner les bonnes infos dépends bien sûr de notre QUOI. Quelles sont nos priorités ?
    Je penserai à la loi des 80/20 que j’affinera en ABC si le sujet est important.

    • Bonjour Frédéric,

      Lorsqu’on dit que vous percevez 2000 informations binaires par seconde, c’est après sélection sur les 400 milliards que vous recevez.

      « L’information binaire » est un concept peut-être difficile :

      L’information binaire sert d’élément comparatif par rapport aux unités de stockage électroniques (mémoire vive, disque dur, etc.), mesurées en bits et en octets.

      Lorsque vous voyez un arbre et vous voulez conceptualiser ce que vous voyez de façon dite «utile», il vous faut quelques dizaines d’unités binaires. La notions d’arbre ne consomme pas qu’une unité. C’est très réducteur de dire qu’un arbre, est une seule information… Il y a sa taille, sa couleur, son odeur, sa disposition, et bien d’autres choses que vous décidez de percevoir à ce moment là. De ce fait, 2.000 unités binaires, ce n’est pas beaucoup.

      Que représentent les 400 milliards d’informations binaires réellement captées ? absolument TOUT, dans les moindres détails. Comme si le sens de la vue était converti en photos de 20 mégapixels (voire plus), le sens de l’ouïe en capteurs d’ondes sonores de très haute qualité, idem pour les autres sens.

      Le fait que vous interprétiez «je vois un arbre» est une perception globale non détaillée, car en réalité, vous voyez également la coccinelle qui s’y promène, mais vous ne la percevez pas, car vous ne lui accordez pas d’importance : vous êtes là pour l’arbre.

      Vous RECEVEZ beaucoup, vous PERCEVEZ peu. On sait toutefois que la coccinelle est enregistrée (elle est sur la photo), car sous hypnose, en revisitant la scène, vous pourriez la percevoir. Donc l’information n’est pas perdue, elle est juste filtrée.

      Ceci nous ramène à l’incroyable potentiel humain :

      Avec les chiffres que je cite dans l’article, on pourrait dire que pour fabriquer un robot capable d’enregistrer autant d’informations qu’un être humain, il faudrait un nouveau disque d’un Téra-Octets, toutes les 20 secondes ! 180 disques durs par heure… Toutefois, on pourrait simplifier les logiciels du robot, pour que l’arbre capté par ses caméras soit compressé, de façon à ce qu’il s’en serve uniquement pour son objectif (se repérer, par exemple). Il libérera ainsi la mémoire exploitée au moment de la réception, et retiendra juste la position géographique de l’arbre sur quelques octets.

      La différence entre ce processus et le processus humain :

      La mémoire du robot n’est pas explorable sous hypnose. Elle est effacée pour garder l’information utile. Alors que chez l’homme, même un filtrage équivalent s’opère, tous les détails de l’arbre sont récupérables, car même si elles ne sont pas exploitées, elles sont stockées. La forme exacte de ce stockage est encore inconnue. Donc on parle d’équivalent binaire, car nous ne stockons pas de la même façon.

  2. ca fait vraiment du bien des illustrations humoristiques de vos concepts. et pour moi en cous cas ca facilite la mémorisation! Merci d’avoir lancé cela à chaud, au lieu d’attendre qu’on ait oublié le message précédent
    Cordialement
    AE

  3. comme l’écrit AE oui ça fait bien un peu d’humour, l’humour est une pratique importante quand on sait la pratiquer elle rend la vie beaucoup plus rose.
    Bonne journée

    Chantal

    • Bien sûr Chantal,

      Et je pense utiliser l’humour relativement souvent.

      Le problème de l’humour autour de sujets délicats, c’est qu’ils peuvent parasiter la compréhension. Il y a ceux qui se disent « Ce doit être une plaisanterie… », passant à côté du fond, qui lui est sérieux.

      D’où la précaution de mon introduction.

      Merci pour votre intervention.

      Stéphane SOLOMON

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