Pourquoi formuler ses objectifs ?

Vous souvenez-vous du tout premier article que vous avez reçu dans le programme TIME-COACH ?

Un petit effort de mémoire ou de recherche vous permettra de retrouver ceci :
«Module 01 : Fixez vos objectifs»

La plupart des gens sont d’accord sur le fait qu’il faut fixer des objectifs pour avancer, mais peu d’entre eux le font, et moins de 7% de la population occidentale formule ses objectifs par écrit. Pourtant, c’est une étape essentielle.

Pour vous aider à mieux comprendre l’intérêt des objectifs formulés, je vais utiliser une métaphore :

Imaginez que vous participez à un jeu dont le but est le suivant : on vous propose d’entrer dans un restaurant où la fête bat son plein, de choisir ce qui vous plaît à la carte, de profiter à souhaite des plats et de l’ambiance, et de ressortir avec les informations suivantes :

  • Le nom des 3 entrées qui portent un nom de ville
  • Le nombre de danseuses qui portaient un bandeau vert
  • Le nom du saxophoniste

Facile ! Surtout si vous avez la possibilité de prendre des notes et qu’aucune règle ne vous impose de retenir tout ça par-cœur. Il suffit d’attendre le bon moment pour relever ces informations. A moins que la fête soit distrayante au point de vous faire oublier la principale raison pour laquelle vous êtes là, vous accomplirez votre mission, tout en profitant de la soirée.

A présent je vais compliquer un peu la règle : imaginez que le but du jeu soit exactement le même, mais qu’on ne vous donne pas à l’avance la liste des informations à relever… On vous dit juste que vous devrez restituer des informations concernant cette soirée, et qu’on vous posera 3 questions à la sortie du restaurant !

Votre soirée risque de se compliquer un peu : en entrant dans ce restaurant vous saurez que vous avez une mission et qu’elle est à votre portée, mais… Vous ne saurez pas ce qu’il faut faire, ni quand, ni comment… Pour tenter votre chance, vous pourrez prendre un bloc-notes, et en vous fiant à votre intuition, vous y reporterez quelques centaines d’informations, parmi lesquelles le nombre de tables, la couleur du comptoir, le nom des entrées et des desserts, le nombre de musiciens, la liste des chansons, etc. En espérant que les questions porteront sur des éléments que vous avez relevés.

Comparons les deux situations

La différence entre la première règle et la seconde est énorme ! Mais peu de gens se rendent compte de la véritable dimension du problème :

Parlons d’abord du pourcentage de réussite : en supposant qu’il y ait 100 participants, à votre avis, combien réussiront s’ils connaissent les objectifs d’avance, et combien réussiront si on leur donne comme seule indication : vous devrez répondre à 3 questions concernant cette soirée… ?

C’est le jour et la nuit, n’est-ce pas ? On peut imaginer plus de 80 gagnants assurés d’un côté, et peut être un chanceux de l’autre !

Mais ce n’est rien par comparé au PLAISIR DE VIVRE, à l’attitude que l’on peut adopter lorsqu’on sait ce qu’on veut :

  • Si vous connaissez les règles d’avance, vous pouvez profiter de la soirée, du spectacle, du repas, de la danse… Vous allez passer une belle soirée, tout en relevant les informations essentielles.
  • Mais si vous ne connaissez pas votre mission, la soirée va être compliquée, voire pénible. Au lieu de profiter de la fête, vous chercherez à collecter des informations, en vous disant toutes les 10 secondes «on ne sait jamais… On va peut-être me demander ce détail, je vais le noter !». Vous n’entrerez pas dans la danse, et vous serez sur vos gardes en permanence. Résultat : la soirée festive (qui se veut comme telle), sera stressante, oppressante, douloureuse…

Ce n’est pas une vie !

Donnez-vous des règles du jeu, avant de jouer

Je pense que vous avez compris la métaphore :

  • Si vous écrivez la liste des choses à faire au début de votre journée, vous pourrez vous focaliser sur ce qui est à faire sans vous laisser impressionner par la quantité de choses potentiellement faisables, qui n’ont rien à voir avec votre mission du jour.
  • Si vous vous faites une liste de choses à faire pour la semaine (au-delà des rendez-vous de votre agenda), le jeu durera 7 jours. Vous pourrez faire bien d’autres choses durant la semaine, du moment que l’essentiel de votre mission est connu et à votre portée.
  • Si vous listez vos objectifs mensuels, puis annuels avec précision, même topo : vous traverserez cette période avec quiétude, en agissant dans le sens de vos objectifs par moments, tout en profitant de tout ce qui est offert par la vie à d’autres moments.
  • Enfin, si vous définissez des projets de vie plus pérennes, sur du long terme, vous saurez distinguer ce qui est important pour vous tout au long de votre parcours. Ceci ne vous empêchera pas de vous distraire, ni de profiter des bonus livrés à volonté, comme nous l’avons vu dans la métaphore de la soirée festive. C’est même le but !

Définir ses objectifs, est l’une des clefs du Bonheur. L’une des principales causes de la procrastination est la «dispersion», à l’image de la personne qui note tout ce qu’elle peut dans son bloc-notes, pensant que chaque détail mérite qu’on s’y attarde. Au lieu de relever l’essentiel, elle sera concentrée sur tout ce qui l’entoure. C’est épuisant pour soi, et pour ses proches !

OBJECTIFS-COACH (le retour)

Depuis les années 50 de nombreuses théories ont été avancées, et de nombreuses expériences ont été menées pour évaluer différentes méthodes de formulation d’objectifs. OBJECTIFS-COACH est un programme d’auto-coaching qui vous permet de découvrir l’essentiel de ces pratiques, en 2 semaines, en lisant un article par jour. Ce programme n’est pas nouveau. Je l’ai créé il y a 2 ans et demi et il a obtenu un franc succès tant au niveau du nombre d’inscriptions qu’au niveau des résultats obtenus par les participants.

J’ai décidé de le rediffuser sous forme d’atelier. Vous recevrez une proposition d’inscription ou de réinscription dans quelques heures.

En attendant, vous pouvez commenter cet article ou poser des questions.

A++

Stéphane SOLOMON

5 réflexions au sujet de « Pourquoi formuler ses objectifs ? »

  1. Bonjour Stéphane,
    Planifier des objectifs pour ses travaux de tous les jours… pas de soucis ; je fais cela depuis plus de 30 ans.
    Planifier des objectifs de loisirs… non plus. Là, même les imprévus sont les bienvenus.
    Mais planifier, définir des objectifs pour sa vie au sens pur… là c’est beaucoup plus compliqué. On peux en avoir en début de vie, amour, enfants, maison… mais après ?
    Qu’elles sont nos motivations profondes de vie ??? bonne question pour ma part. Cela ne veut pas dire que je ne vis pas mes petits bonheurs qui me sont offerts mais définir des objectifs de vie, alors là…
    A vous lire
    Denise

    • Bonjour Denise,

      Puisque vous vous posez des questions existentielles, je vous propose de lire le livre Nos raisons de vivre : A l’école du sens de la vie de Viktor FRANKL.

      Je vais le relire aussi, tiens ! Je suis sûr que ça me donnera des idées d’articles… Et ça recadrera également mes propres projets.

      Vous avez déformé mes propos Denise : il y a une différence entre définir ses objectifs, et les planifier. Vous avez remarqué que dans mon exemple (soirée festive), il n’y a pas de planification, mais une définition (les règles du jeu). La personne qui va entrer dans ce restaurant ne saura pas exactement à quel moment elle sera amenée à noter les informations, mais elle sait ce qu’elle a à faire, et elle reste en éveil.

      Planifier, cela voudrait dire par exemple ceci :

      – J’entre dans le restaurant, et avant même de m’asseoir, je vais prendre une carte et noter les noms des entrées.
      – Ensuite, je vais attendre que les danseuses commencent leur spectacle, et je vais prendre des photos avec l’appareil que j’ai emmené spécialement pour ça, afin de ne pas me tromper.
      – Enfin, lorsque la soirée sera terminée, j’irai voir le saxophoniste pour lui demander une carte de visite.

      Mais définir ses objectifs ne mène pas spécialement à la planification :

      – J’entre dans le restaurant et au moment où le serveur me donne la carte, je me souviens de ma première mission
      – Lorsque les danseuses commencent leur numéro, je compte les bandeaux verts tranquillement, puis je profite du spectacle, car je sais que ce qui m’a été demandé est facile et à ma portée , du moment que je reste en éveil.
      – Lorsque les musiciens vont se présenter, je vais tendre l’oreille pour entendre «à la rythmique : …, à la guitare : …, au saxophone : !!!». Si le présentateur oublie de le faire, j’irai poser la question.

      En bref, on peut définir des objectifs de façon à vivre sa vie, profiter su moment présent, tout en relevant ce qui est important.

      ————

      Je suis souvent surpris par les personnes, qui arrivées à l’âge de 50 ans, 60 ans ou plus, et qui ont une maison, un conjoint, des enfants et l’intégrale de Michel SARDOU, ne font plus de projets de vie, ou oublient leurs projets antérieurs :

      – Faire le tour du monde
      – Fonder une association
      – S’engager dans une mission humanitaire
      – Ecrire un livre
      – Aider les jeunes entrepreneurs qui font le même métier que nous (ça se fait beaucoup !)
      – S’occuper de sa santé (qui demande davantage d’attentions à partir d’un certain âge)
      – S’occuper de ses petits enfants, transmettre…
      – Lire !
      – Développer sa spiritualité
      – Se lancer dans des activités artistiques
      – Assister à des séminaires de type TED, voire y participer…
      – Réaliser (enfin) une invention que vous aviez en tête.
      – Acheter une maison à la campagne, à la montagne, au bord de la mer…

      Le plus intéressant à partir d’un certain âge (d’après les livres et les témoignages que je lis), c’est que si vous êtes proactive, les gens viennent naturellement vers vous, et les propositions fusent.

      J’ai parmi mes lectrices, des modèles inspirantes qui pourraient, à l’âge de 71 ans et 83 ans, vous expliquer pourquoi mes programmes les intéressent et ce qu’elles en font tous les jours pour aller de l’avant.

      Mais il est vrai que j’ai également des lecteurs et des lectrices de 60, qui ont décidé que «lever le pied».

      C’est un choix.

      Mais les projets de vie, c’est toute la vie ! Ca se définit, ça s’affirme, et lorsque c’est nécessaire, ça se planifie.

      A++

      Stéphane SOLOMON

  2. Bonjour Stéphane,

    Je suis allée vérifier dans tous les programmes VIRTUA auxquels je me suis inscrite depuis maintenant 3 ans, et, quelle horreur ! je n’ai pas trouvé de programme intitulé « objectifs-coach ». l’aurais-je loupé ? ne me l’avez-vous pas proposé ? je ne sais pas. Dans tous les cas ce programme me convient tellement (j’ai tellement de difficultés à me fixer des objectifs et à éviter la dispersion) que je vous annonce tout de go mon inscription dès que vous m’enverrez le formulaire.
    J’attends avec impatience.
    Merci Stéphane de si bien comprendre nos besoins, même avant que nous les exprimions !
    A très bientôt.
    Solange.

    • Solange,

      Encore merci pour votre conclusion. Je préfère tellement ça à :

      >>Je ne vous ai rien demandé !

      Toute une attitude…

      Effectivement, j’ai proposé OBJECTIFS-COACH la deuxième année de TIME-COACH, puis j’ai levé le pied car c’est un atelier qui me demande beaucoup de disponibilité. Mes autres activités ne me permettaient pas de m’occuper du suivi des programmes (après leur écriture). Je déléguais même TIME-COACH… Donc si vous vous êtes inscrite il y a 2 ou 3 ans, vous n’avez pas vu ce programme passer, car j’ai cessé de le diffuser.

      Avec les nouveaux outils dont je dispose et mon organisation, je peux désormais le proposer à nouveau.

      Merci de vous y intéresser.

      Stéphane

  3. Bonjour Stéphane,

    Lecteur assidu de Time Coach, j’ai suivi il y a quelques mois un de vos modules proposés (Riche Attitude) dont j’ai bien bénéficié mais sans avoir tiré tous le parti de la méthode (c’est à dire que j’ai suivi le programme comme on lit un livre, sans réagir en commentaires ou si peu…).
    Je suis très tenté par Objectifs-Coach auquel je m’inscrirai pour l’une des prochaines sessions… En étant cette fois-ci plus « actif ». J’ai expérimenté différentes méthodes de travail par objectifs, dont « Vouloir c’est pouvoir » de Mr Ul, il y a longtemps et plus récemment le fameux GTD. J’ai intégré quelques uns de leurs propositions sans être pleinement satisfait du résultat. Donc je suis avide de progresser, avec votre aide !
    Merci d’avance
    Jean

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