Pourquoi vous justifiez-vous ?

Sous ma dernière vidéo (Attraction 2), Jean-Baptiste et Olivier me demandent :

– Stéphane, pourquoi vous justifiez-vous ?

Vous rendez-vous compte que vous me demandez de justifier la raison pour laquelle je me justifie ?… C’est rigolo ! Heureusement, j’ai appris à éviter les Double-Bind, donc je reformule :

– Stéphane, vous n’avez pas besoin de vous justifier ! Ceux qui comprennent votre travail vous suivent ! Avancez avec les plus motivés, mais ne vous arrêtez pas à chaque fois que quelqu’un vous critique ou biaise vos intentions…

C’est encore plus rigolo ! Parce que le recadrage des critiques fait partie de ce programme ! Comment voulez-vous  que je fasse un coaching anti-procrastination, sans procrastinateurs ?

La critique est une PROCRASTINATION dans la majorité des cas ! Et lorsqu’on sait que 95% des critiques sont internes (des critiques que vous formulez vous-même à votre égard), ça vaut vraiment le coup d’y travailler. Vous croyez vraiment que j’ai besoin de Gérard pour me dire que je vous gonfle ? Pas du tout ! A chaque fois que j’aborde un nouveau thème, je sais d’avance que je vais vous gonfler, ou du moins que je vais gonfler une partie de mon lectorat. C’est évident : vous êtes des milliers ! Je ne peux pas faire l’unanimité…

Est-ce que je me justifie parce que J’AI PEUR d’être mal interprété, et donc mal jugé. Est-ce que je me dis que si je n’explique pas pourquoi je fais les choses, les gens vont s’inventer une histoire qui n’est pas vraie ?

Il y a un peu de ça :

Lorsque vous n’écrivez pas votre histoire, ce sont les autres qui l’écrivent.

Les choses sont très différentes lorsque vous écrivez votre histoire : non seulement, vous savez d’où vous venez et où vous allez, mais en plus, ceux qui vous lisent vont s’inspirer de votre historie pour écrire la leur.

La critique de Gérard aurait pu être la mienne, et je la recadre :

– Oui, je vais les gonfler… Je vais les gonfler à bloc !

C’est ce que j’ai fait avec l’article «Je suis fier de toi mon fils !».

Un peu de Communication

Jean-Baptiste et Olivier prennent la défense de Gérard en justifiant sa réaction. Selon eux ce qu’il voulait me dire, c’est :

– Stéphane, tu n’as pas à te justifier de gagner de l’argent ! Avance dans ton programme !

Mais il l’a exprimé comme ceci :

– Stéphane, tu nous gonfles avec tes histoires d’argent !

Rappelez-vous : je me sers de l’histoire de TIME-COACH pour inspirer les auto-coachs à travers mes articles, comme Jean de LA FONTAINE se servait des animaux pour instruire les hommes à travers ses fables.

Gérard grince des dents, me demandant de changer de sujet. Il m’invente une histoire, me disant que je parle trop d’argent ou (selon Olivier) que je parle trop des lecteurs qui ont des problèmes avec l’argent…

Quelle que soit l’intention de Gérard, j’ai sauté sur cette belle occasion pour inviter tous mes lecteurs à me lire autrement : je ne parlais pas d’argent, mais de la réalisation d’un projet grâce à une relation de CONFIANCE entre deux hommes d’action. L’argent fait partie de cette belle aventure, je l’affirme et j’invite mes lecteurs à l’assumer, car je sais que beaucoup d’entre-eux sont de véritables aventuriers qui se privent d’aventures à cause des histoires d’argent… Ca vaut vraiment le coup qu’on en parle ! Ce n’est pas un break… En ouvrant cette parenthèse, j’avance dans mon programme !

Dans «Attraction 2», je demande à Gérard de communiquer positivement avec moi, et de me dire ce qui lui a plu dans ce programme pour qu’il y reste plus de 3 ans. Je lui promets que s’il me réponds, je réécrirai un article conforme à ce qu’il aime : CADEAU !

J’attends toujours sa réponse…

C’est beaucoup plus facile de dire «ça ne me plaît pas !» que d’exprimer sa satisfaction. Là encore, si j’en parle publiquement, collectivement, c’est parce que ce trait humain ne concerne pas que Gérard ! Il nous concerne tous (je m’en rends compte lorsque je critique mon fils).

Je n’ai pas cité Gérard pour en faire mon souffre-douleur, mais mon souffle-bonheur. J’ai profité de sa remarque pour demander à tous les lecteurs que «je gonfle», de me dire quels articles leur ont plu. Ce programme tient compte de vos interventions. Vous voulez des articles différents ? Dites-moi ce qui vous plaît, pas ce qui ne vous plaît pas…

Deux lecteurs m’ont répondu :

– Stéphane, pourquoi vous justifiez-vous ?

Dois-je en conclure que ce qui vous plaît dans ce programme, ce sont les recadrages ?

Avez-vous autre chose à me mettre sous la dent ?

A++

Stéphane SOLOMON

9 réflexions au sujet de « Pourquoi vous justifiez-vous ? »

    • Merci Florence pour ces excellents moments que j’ai pris plaisir à relire et à visionner.

      Finalement, c’est sympa TIME-COACH ! Moi j’aime bien…

      Mais où as-tu trouvé «La fonction de l’observateur ?». Je ne l’ai pas encore envoyé…

      Mais je le ferai demain !

      A++

      Stéphane

  1. J’adore !!! J’adore cette faculté d’utiliser la matière pour enseigner !
    J’avais justement envie de m’initier à l’improvisation !
    Le terrain de jeu est en effet « tout cuit »!

    Merci Stéphane ! J’apprends et en plus je me régale !
    Quoi de plus !!!? 😉

    Bonne soirée,
    Pascale Z.

  2. Bonjour Stéphane,
    Mon point de vue : Jean-Baptiste et Olivier emploient le mot « justifier » , mais ce mot ne me semble pas bien adapté dans le cas présent, il ne faut pas confondre explication et justification.
    Justifier, c’est argumenter pour convaincre. Expliquer, c’est présenter les choses de façon concrète, simple et objective pour que les gens comprennent. A mon avis, vous vous expliquez plus que vous ne vous justifiez…
    Nous avons tous besoin d’expliquer ou de justifier nos actes, même ceux qui reprochent aux autres de le faire, pour un tas de raisons, dont :
    – La crainte – et pas la peur – d’être mal compris, ou mal interprété, sans avoir forcément de mauvaises intentions (bêtise, ignorance, pas envie de comprendre).
    – La peur d’être mal interprété quoiqu’on dise, avec de mauvaises intentions, par des gens qui « raisonnent comme ça les arrange » dans un but bien précis, celui de nuire ou de dénigrer. Exemple ? Les petites phrases assassines en politique.

  3. Woaw ! Quel texte !
    Oui c’est vrai, j’ai employé le mot « justifier », et je ne vais pas justifier l’utilisation de l’idée de justification (j’en eu le désir pourtant). Il se trouve que je viens de comprendre un truc qui n’a rien à voir avec tout ça, et c’est cela le plus important aujourd’hui pour moi-même.
    Il faut que je remercie à la fois Gérard pour sa réaction qui m’a permis d’exprimer les prémices de ma compréhension personnelle du jour et Stéphane qui a su décoder et m’exprimer par ses mots ce qui pouvait me faire prendre conscience d’une croyance limitante dont je n’avais réalisé la portée. Gérard a été un déclencheur pour moi, et Stéphane a su m’encourager à me pousser à comprendre.
    Lorsque que je critique (ici), c’est juste dans l’apparence parce qu’en fait je cherche à sortir de mes certitudes, je cherche à sortir de ma propre zone de confort en vous livrant à tous mes histoires personnelles, espérant que par retour, je serai déstabilisé ou bien conforté. J’ai depuis longtemps compris que pour être simplement soi-même, il fallait d’abord me sortir de « mon connu », et aussi du confort de ne pas être mal à l’aise, et c’est souvent difficile (enfin pour moi en tout cas).
    C’est ma manière de m’auto-coacher. Je n’émets aucun jugement ni aucune critique en réalité. Je m’exprime à ma manière car je suis juste comme vous mais avec mes mots, dans la même volonté d’auto-coaching. Nous ne sommes pas là par hasard, et même si nous nous sommes abonnés par hasard aux messages de Stéphane, en tout cas, nous ne restons pas à le lire par hasard.

    Pour en revenir à l’argent, aux tours et détours, aux justifications d’une rémunération, je viens de comprendre quelque chose sur moi-même.
    Il faut que je vous raconte une anecdote (et vlan, c’est reparti dans le « personnel »).
    J’ai été très choqué lorsqu’un jour, j’ai reçu un manuscrit que je devais calligraphier. Je n’ai pas été choqué par le manuscrit ni par la technique que j’allais employer, mais par le fait qu’en regardant ce manuscrit, cette œuvre, je le transposais en lignes comptables sur mon bilan. Je ne voyais plus l’œuvre, je voyais le chiffre d’affaire, les taxes, les prélèvements sociaux, et le bien-fondé du travail sur la bonne santé ou non de mon entreprise… J’ai donc brutalement été très choqué, et un très lent processus s’en s’est suivi.
    Comment, avec ma formation de musicien depuis l’âge de 6 ans, je pouvais transposer une œuvre musicale en bilan comptable ?

    Je n’ai rien contre les bilans comptables, juste que ce sont des bilans et non des symphonies que l’on écoute.

    Je me rends bien compte que depuis ce jour, qui doit dater d’une vingtaine d’années, (il faut dire que suis lent à la détente), j’ai un problème avec l’acceptation que l’argent soit un repère sociétal actuellement. J’ai fait l’essai sur des forums : à la question « si vous aviez une baguette magique, quel souhait voudriez-vous voir réaliser ? » Plus des ¾ si ce ne sont les 4/5ème font une réponse en rapport à l’argent…

    C’est moi qui a le problème du rapport à l’argent depuis ce choc révélateur et qui suis si sensible quand, au milieu d’une formation, d’une information, d’un enseignement se pose la question de la rémunération. Je préfère savoir le prix avant, l’accepter, car payer pour ce que je souhaite n’a jamais été pour moi un problème, mais faire vibrer ce souvenir en plein élan intérieur me trouble. Mais j’avoue, je suis suffisamment traumatisé pour avoir tendance à éluder la question d’argent et toute la culture-pub (ce n’est pas dédaigneux), qui va avec.
    Le coaching, l’auto-coaching, c’est vrai que « c’est livré avec le paiement », J’aurais voulu que cela soit exprimé autrement. C’est juste que c’est moi qui a ce problème.
    Merci Stéphane d’avoir pris le temps d’écrire cet article qui me touche tant.
    Très cordialement
    Olivier

  4. Bonjour Stéphane,
    en voila un joli texte inspiré.
    Je retrouve dans ce texte l’énergie créatrice, vivante, enjouée que j’aime dans tes plus beaux textes.
    La légèreté du ton n’enlève rien à la puissance du message et lui donne même plus de punch.
    Alors oui, moi aussi, je vote pour que tu nous gonfles à bloc. Je ne demande pas la perfection mais j’adore l’excellence de cette plume intelligente…peut être la plume d’un ange ? 😉
    Merci
    Frédéric

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