Un beau papa

J’ai prévu une vidéo pour aujourd’hui, mais juste avant de l’envoyer, une amie m’en a envoyé une autre, que je trouve plus congruente avec ma démarche de cette semaine.

Du coup, j’ai changé de plan…

– Comment ?!!! S’exclameront certains, un coach qui change de plan comme ça, suite à un évènement ? Ne dit-on pas qu’il faut garder le cap ! Persévérer ! Avancer !???

Vous avez raison, mais si vous pensez que j’ai changé de cap, vous confondez le POUR QUOI et le COMMENT :

Tout d’abord la vidéo que j’avais prévue cette semaine pourra trouver sa place la semaine prochaine. Donc ce n’est pas un grand changement, juste un ordre différent. De plus, je n’abandonne pas mon objectif.

Beaucoup de gens confondent la méthode (le plan d’action, la stratégie, etc.) avec l’objectif fixé. Du coup, lorsqu’une stratégie ne fonctionne pas, ils abandonnent l’objectif, alors qu’ils pourraient juste changer de méthode ou inverser deux étapes du plan.

Le QUOI demeure.

Bon… Du coup, je n’ai pas rédigé un commentaire sur cette vidéo. Mais je vais utiliser un biais cognitif pour me sortir de là :

Pour moi, cette vidéo se passe de commentaire !

Mais si vous avez envie de «lâcher un comm», ça va peut-être m’inspirer.

Le père de cette mariée donne des conseils en pleine cérémonie. Il va vous émouvoir par Ohmymag

 

A++

Stéphane SOLOMON

29 réflexions au sujet de « Un beau papa »

  1. Euh… « Today, I’m gonna give you the best thing I have to give »…

    Ok, je suis biaisée, mais j’assume : je suis une femme, c’est-à-dire un être humain, pas une chose et, deuxièmement, je n’appartiens à personne, pas plus que mes enfants ne m’appartiennent. Si quelqu’un peut me donner, c’est moi-même.

    Toutes ces expressions et attitudes machistes qui passent inaperçues tellement tout le monde, même les femmes, les a intégrées comme étant « normales », continue à véhiculer des façons de voir d’un autre temps.
    En tant que femme, j’y ai droit 100 fois par jour et, à la longue, ça devient lourd. :/
    Je pourrais étendre mon discours à toutes les minorités, sauf que les femmes ne sont pas une minorité dans la société, juste traitées comme telle 99% du temps.

    Désolée pour le hors-sujet par rapport à l’intro.

    • Bonjour
      Je suis d’accord avec vous Dot. Le pire étant que bien souvent on passe pour une rabat-joie quand on dit ce genre de choses.

      Je suis pleine de gratitude envers mes parents pour avoir été les bonnes fées qui se sont penchées sur mon berceau puis sur mon lit d’enfant puis sur celui de mon adolescence et même de ma maturité. Je sais tout ce qu’ils m’ont donné et aujourd’hui c’est à moi de me pencher sur leur lit, hélas au sens un peu trop littéral à mon goût. Mais je ne suis pas le simple produit des gènes de mes parents, ni même la somme de leur amour. Jamais mon père n’aurait dit qu’il me confiait à mon mari. Ca fait un peu « j’ai planté une belle graine, je l’ai arrosée, je lui ai donné de l’eau et des engrais et maintenant je t’offre une belle plante.

      « faites qu’elle soit comme sa mère ». C’est adorable de la part de ce papa de dire cela car on peut penser qu’il trouve que sa femme est la meilleure femme qu’il connaisse : elle était aimante, généreuse, si bonne et si attentionnée. Mais elle n’était donc ni intelligente, ni créative ? (je force le trait un peu volontairement ici mais ce qui plaisait à cet homme chez sa femme c’étaient des qualités dont lui-même bénéficiait…).
      Ce que lui donne à sa fille c’est la capacité à conduire un tracteur et à chiquer 🙂
      « est-ce que tu réalises ce que tu es en train d’obtenir ? »
      Ouah… tu fais une super affaire mec…
      Enfin pas tant que ça : ce que sa fille a fait de tout ce qu’on lui a donné c’est de devenir émotive dogmatique et têtue. Quel gâchis quand même…. Heureusement « papa-veille-au-grain » est intervenu pour qu’elle ressemble au Seigneur.
      Une intervention extérieure a pu corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard. Ouf, elle aime les gens et elle aide les gens.

      Mais ce n’était pas encore assez, alors le gentil papa a intercédé pour qu’un homme vienne la rendre complètement heureuse et l’épouser. Parce qu’une femme ne peut se réaliser qu’en épousant un monsieur qui prenne soin d’elle.

      Et il lui « laisse » sa fille, lui et dieu ont travaillé très dur pour en faire une chose réussie.

      Et elle, elle s’est contentée de pousser, de faire ce qu’on voulait faire d’elle ? C’est vraiment la négation du développement personnel cette histoire 🙂

      Comme vous Dot, je n’ai jamais eu envie que mes enfants soient mes clones ou celui de leur père. Ils ne m’appartiennent pas. J’ai toujours souhaité qu’ils trouvent leur voie, qu’ils s’épanouissent, qu’ils développent leurs qualités, ce qui ne m’empêche nullement d’être fière d’eux, fière d’avoir contribué (et pas qu’un peu !) à leur éducation. Si mes enfants trouvent un partenaire qu’ils ont envie de rendre heureux et qui les rende heureux, j’en suis ravie pour eux mais je ne m’imagine pas une minute leur dire que je leur laisse mon enfant, genre à toi de jouer maintenant j’ai fait ce que j’ai pu !

      Cette vidéo illustre super bien, en négatif, ce qu’est une éducation axée vers le développement de la personnalité de l’enfant et de sa capacité à se réaliser pleinement en fonction de ses talents personnels.

  2. OK, on peut toujours voir cette vidéo sous cet angle là aussi. Nous avons assisté à l’affirmation (explicite ou tacite) de nombreux préjugés mis en pratique dans la famille, vous avez eu l’occasion de les relever et de les développer, c’était possible. Même si vous vous êtes débarassés de cette programmation antique et machiste, nous en sommes toujours remplis dans les autres domaines: on est né quelque part, à une époque, dans une culture, avec certaines connaissances et on démarre sa vie avec de l’inné et de l’acquis, Soit! On en finira pas de se débarrasser de cela, je pense que d’en prendre conscience et vouloir un mieux, un + c’est bien! Je pense que cette vidéo, même biaisée, nous montre un + dans le +; justement parce que quelque chose dérange, c’est faire un effort que d’y voir « en deçà » dans le cadre d’un coaching personnel. N’est-ce pas justement le contexte?
    En regardant cette vidéo, j’ai été ému et je pensais à mes 3 filles (c’est vrai aussi pour mes 2 garçons et mon beau fils d’ailleurs) et à ce moment ou elles/ils ont quitté leurs parents pour vivre leur vie autonome, où les enfants sont livrés à eux-mêmes et font l’expérience de la liberté avec les risques qui vont avec. Tout petit on veille à tout, adulte ils veillent sur eux-mêle et entre les deux on essaie de leur apprendre à acquérir cette autonomie. Le choix de l’époux est déterminant, même si tout est merveilleux « au début » on ne sait jamais si ça ne tournera pas « au vinaigre » un jour, voire pire. C’est vrai qu’on divorce beaucoup. Alors le mariage, le foyer, les enfants c’est risqué et demander aux jeunes époux de veiller l’un sur l’autre pour que ça se passe bien est une belle prière à renouveler chaque jour.
    A++
    Patrick

  3. Bravo les filles ! Vous l’avez bien biaisé le père pathos ! Et vous avez fait d’une pierre deux coups en vous en prenant AU PERE…

    Dot :
    ——
    Cet homme dit à son gendre (et à sa fille et à tous ceux qui l’écoutent) :

    – Je vais te donner la plus belle choses que je puisse donner !

    Tu aurais pu comprendre qu’il donnait une part de son Bonheur… Mais pour toi, la CHOSE qu’il cédait était forcément sa fille ! Pourquoi ?

    Florence :
    ———–
    Lorsque cet homme dit que sa fille était EN MEME TEMPS très dogmatique, émotive et têtue, il parle toujours de lui (regarde mieux !). Il parle de ses propres faiblesses, que sa fille prenait en même temps que ses forces… C’est alors qu’il s’est adressé au troisième Créateur pour qu’il complète les deux premiers. Il a demandé à une force qui le dépasse, de faire ce que lui, simple mortel, ne pouvait pas faire seul.

    Il faut l’excuser, il est croyant… C’est congruent de prier quand on est croyant ! Et ça reste du LOCUS INTERNE, puisqu’il estime que sa prière a été entendue : il sait demander, et il demande ! Son avenir est entre ses mains… Le locus externe lui aurait fait dire : je n’ai pas pu aller contre la volonté du Seigneur…

    Sa prière a donc été entendue : sa fille a abandonné la vie que ses parents lui avaient programmée (probablement une carrière brillante) pour pour devenir infirmière et aider les gens… Un chemin inattendu que ce père accepte et admire. Son discours est un modèle d’humilité…

    Il accepte et admire également son gendre qui a allumé quelque chose de nouveau dans le regard de sa fille. Et il lui dit que tant que ce regard brillera, il détient un énorme pouvoir et jouera un rôle important dans la construction de LA CHOSE la plus importante à ses yeux : le Bonheur de sa fille…

    Mon interprétation est biaisée elle aussi… Certainement !

    La vraie question est donc : puisque, quoi que nous fassions, nous biaisons à tout-va, quel biais CHOISIR ?

    A++

    Stéphane SOLOMON

  4. Bonjour Stéphane,

     » Mais pour toi, la CHOSE qu’il cédait était forcément sa fille ! Pourquoi ? »

    Mais pour une simple raison de contexte et de construction grammaticale ! 😀
    Le père passe plusieurs minutes à faire un speach sur sa fille, suffisamment détaillé par Florence pour que je n’y revienne pas, et il termine par ces mots (de mémoire) : « alors aujourd’hui je vais te donner la plus belle chose que j’ai à donner » (Today, I’m gonna give you the best thing I have to give), puis il enchaîne : « aujourd’hui je te la laisse ». En français, c’est équivoque. Mais en anglais, ça ne l’est pas du tout. Car le père ne dit pas « as I leave IT to you » (la part de bonheur dont vous parlez ou une chose quelconque), mais « as I leave HER to you » (qui, en anglais ne peut qu’être une personne de sexe féminin, c’est-à-dire, dans ce contexte, logiquement, sa fille).

    CQFD. 🙂

    • Dot,

      Hier, j’ai regardé un coucher de soleil avec mes enfants ! Les quelques nuages qui tapissaient le ciel ont pris une couleur orange, qui annonçaient les prémices d’un feu d’artifice (organisé une heure plus tard par la ville).

      Relèves-tu la faute que j’ai faite ? Tout le monde sait très bien que le soleil ne se couche pas : c’est la rotation de la terre qui crée cette sensation, mais toute personne qui dit que le soleil se couche, ment ! Surtout si elle a été à l’école et a suivi quelques cours de science… Donc je suis une menteur ! CQFD !

      Ce père s’est exprimé à sa façon. Il a sa poésie à lui qui plait ou ne plait pas, mais l’intention est bonne. Je trouve ce débat désolant ! Les pistes syntaxiques que tu suis pour piéger le macho, en brandissant un CQFD me dépassent !

      Je ne te parle pas des mots employés, mais de l’INTENTION. De ce qu’il dit au delà des mots…

      J’entends un Etre sensible. Tu n’entends pas la même chose ? C’est dommage. Car même en supposant que tu aies raison, j’ai passé un très bon moment en regardant cette vidéo, alors que tu t’en sers pour démontrer l’imposture…

      Mais peut-être qu’en trouvant en toute occasion l’opportunité de t’indigner à propos de la condition de la femme, tu te sens gagnante, heureuse, fière d’avoir su décrypter le langage des fourbes…

      Dans ce cas, nous sommes tous les deux gagnants !

      Moi parce que je trouve que c’est un beau papa, et toi parce que tu as réussi à le percer à jour.

      Je savais qu’elle était bien cette vidéo : c’est une source de Bonheur pour tous. Chacun son choix.

      A++

      Stéphane

  5. Bonsoir a tous,

    En fait ce qui me dérange ici c’est que cette fille n’est jamais définie par rapport à elle même, mais toujours par rapport aux autres. Son père ne dit pas son prénom (il dit celui de son mari), il ne dit pas que c’est elle qui a eu le désir d’aider les gens, c’est le seigneur qui lui a donné cette envie, rien de ce qu’elle fait ne vient d’elle, de ses choix de ses envies, de ses erreurs.
    « Sa prière a donc été entendue : sa fille a abandonné la vie que ses parents lui avaient programmée (probablement une carrière brillante) pour pour devenir infirmière et aider les gens… Un chemin inattendu que ce père accepte et admire. Son discours est un modèle d’humilité… »
    Ce n’est pas ce que j’entends et lis dans cette vidéo : « elle a abandonné sa vie pour devenir infirmière ». Son père lui avait plutôt programmé de conduire le tracteur et le camion, de charger le foin (et de chiquer le tabac !). Nulle part il n’est questions de carrière brillante… La vie qu’elle abandonne est plus probablement celle d’un « red neck »
    Ce que je lis c’est que cette fille a trouvé en elle même les ressources et les qualités pour trouver sa voie et que son père ne lui donne pas crédit de cela : tout vient de sa mère de son père ou du seigneur. Il est admiratif de sa fille, oui, mais il lui enlève la reconnaissance d’avoir fait elle même l’effort pour devenir ce qu’elle est.

    Ce père parle des prières qu’il a fait en tenant pour la première fois sa fille dans ses bras. Il ne rêve pas qu’elle développe ses propres qualités, qu’elle fasse « mieux » que ses parents, ou au moins ce qu’elle aura choisi et qui la rendra heureuse. Finalement c’est ça l’inattendu : elle a été autre chose que ce que son père avait envisagé.

    @ Patrick. Bien sur que je souhaite que mes enfants trouvent un conjoint avec qui partager les bons et les mauvais moments, bien sûr qu’on peut prier pour que les époux veillent l’un sur l’autre et que ça se passe bien. Mais chacun évolue dans un couple et si ce couple est construit simplement sur une idée qu’on se fait de l’autre et de son rôle : mon prince charmant, mon banquier de la providence (expression de ma grand-mère à propos des maris ! véridique !), le père de mes enfants, ma fée du logis, la mère de mes enfants, celle/celui qui m’aime et qui m’écoute, on prend plus de risque de voir le couple exploser en vol que si chacun dans le couple aime l’autre pour ce qu’il est avec ses qualités (facile !) mais aussi avec ses défauts, souvent niés ou minimisés au départ (il/elle changera surement…), pour ce qu’il veut devenir, dans son évolution à venir. Autrement dit, si on s’intéresse aux personnes et non pas à leurs rôles.

    Je ne voudrais pas paraitre trop rabat joie pour autant : cette vidéo m’a fait sourire car tout part d’un TRES bon sentiment. Ce père est fondamentalement heureux de ce mariage, il pense que sa fille aime cet homme et que celui-ci saura la rendre heureuse. Je ne lui jette pas la pière et oui Patrick vous avez raison, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on est et tout le monde ne sait pas faire un beau discours.
    Je trouve juste dommage qu’on ne définisse cette fille que par rapport aux autres. Elle en rit. Mais même si elle n’était pas à 100% d’accord avec la présentation qu’on fait de sa vie aurait-elle le choix ?

    Je trouve que c’est un super exercice d’auto coaching 🙂 Qu’est ce que j’aimerais dire ou qu’on dise de moi dans cette situation (au choix en se mettant dans la position de la fille, du père ou du mari). Si un jour mes enfants se marient, que dirais-je à leur conjoint(e) ?

    J’ai le sentiment d’avoir offert une boîte à outil à mes enfants à leur naissance puis d’y avoir ajouté des outils au fur et à mesure qu’ils grandissaient. Mais leur œuvre de compagnon, celle qu’ils ont faite avec ces outils, c’est la leur. J’ai juste permis qu’elle puisse éclore. Je les ai encouragés à la créer. Par rapport à cela, ce père a une vision très déterministe qui n’est pas la mienne. Oui nous recevons un héritage, on nait avec des gènes, dans une famille, dans un pays, dans une époque. Mais c’est à chacun de faire au mieux avec le package reçu. Sinon à quoi sert le développement personnel si tout est joué d’avance !…

    • Florence,

      Je retiens surtout ceci :

      «Je trouve que c’est un super exercice d’auto coaching 🙂 Qu’est ce que j’aimerais dire ou qu’on dise de moi dans cette situation (au choix en se mettant dans la position de la fille, du père ou du mari). Si un jour mes enfants se marient, que dirais-je à leur conjoint(e) ?»

      Alors ? Que dirais-tu ? Puisque le discours de cet homme te semble maladroit (malgré les applaudissements, l’émotion du gendre, le sourire de sa fille, et la diffusion sur le WEB comme un discours d’exception). Comment dirais-tu es choses, TOI ? Et puisque ça se passe en public dans un moment intense, es-tu sûre que tu réussiras à dire les mots tels que tu les ressens ?

      En effet, c’est un bon exercice…

      A++

      Stéphane

      • Bonjour Stéphane,
        C’est un mariage, aux USA qui plus est, où les discours sont encore plus de mise que chez nous. On peut donc penser que ce papa a eu le temps de réfléchir à ce qu’il allait dire.

        Alors puisque Eva et David se marient samedi prochain, voici ce que son père pourrait lui dire (à ceci près qu’Eva n’est pas infirmière et que son père, un ami proche, n’est pas agriculteur)

        Eva ma chérie,
        Quand je t’ai tenue pour la toute première fois dans mes bras et que j’ai découvert ton regard si sérieux de nouvelle-née j’ai fait des vœux. J’ai fait celui que tu sois inventive, généreuse et ouverte aux autres comme ta maman, courageuse et travailleuse comme moi. Mais j’ai surtout fait le vœu que tu trouves ta propre voie. Et tu as réussi au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer ou espérer. Tu nous a surpris. Tu aurais pu choisir de rester à la ferme, à conduire camions et tracteurs pour rentrer le foin. Le travail ne manque pas. Tu as choisi une autre voie, ta voie, ce beau métier d’infirmière. Tu as ramené des personnes à la vie. Tu accompagné d’autres personnes dans leur fin de vie. Tu as beaucoup donné et beaucoup reçu. Tu as accepté ce que nous t’avons offert pour en faire quelque chose de plus grand, de plus beau. Petite tu étais dogmatique, émotive et têtue, peut-être bien un peu comme moi ! Tu es devenue réfléchie, empathique et déterminée. J’ai fait le vœu que tu sois encore plus heureuse. Et elle t’a rencontré David. Tu vois ce regard ? C’est celui d’une femme accomplie. Je ne l’avais jamais vu avant qu’elle ne te rencontre. Et je t’en suis très reconnaissant.
        Aujourd’hui vous avez choisi de vous unir et j’en suis très heureux pour vous deux. Cultivez votre amour. Enrichissez le chaque jour, il sera éternel si vous en prenez soin. Soutenez-vous dans vos choix, soyez toujours le meilleur ami de l’autre. Soyez indulgents l’un envers l’autre. Soyez heureux.

        Tout ceci m’a donné envie de réécouter la chanson de Moustaki, magnifiquement interprétée par Reggiani « Votre fille a vingt ans »

        Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
        Madame, hier encore elle était si petite
        Et ses premiers tourments sont vos premières rides
        Madame, et vos premiers soucis

        Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double
        Vous connaissiez déjà tout ce qu’elle découvre
        Vous avez oublié les choses qui la troublent
        Madame, et vous troublaient aussi

        On la trouvait jolie et voici qu’elle est belle
        Pour un individu presque aussi jeune qu’elle
        Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
        Madame, vous aviez embelli

        Ils se font un jardin d’un coin de mauvaise herbe
        Nouant la fleur de l’âge en un bouquet superbe
        Il y a bien longtemps qu’on vous a mise en gerbes
        Madame, le printemps vous oublie

        Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable
        Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
        De plaisir et d’amour ils se rendent coupables
        Madame, au creux du même lit

        Mais coupables jamais n’ont eu tant d’innocence
        Aussi peu de regrets et tant d’insouciance
        Qu’ils ne demandent même pas votre indulgence
        Madame, pour leurs tendres délits

        • http://www.youtube.com/watch?v=BfEJoqg0HFs
          J’adore cette chanson de Moustaki!

          J’ai un faible aussi pour Gaspard http://www.youtube.com/watch?v=9xiQZ6u1-_M
          Je suis venu, calme orphelin.
          Riche de vos seuls yeux tranquilles
          Vers les hommes des grandes villes
          Ils ne m’ont pas trouvé malin.
          A 20 ans un souffle nouveau
          Sous le nom d’amoureuse flamme
          M’a fait trouvé belles les femmes
          Mais elles ne m’ont pas trouvés beau.
          Vivre sans patrie et sans roi
          Et
          J’ai voulu mourir à la guerre
          La mort n’a pas voulu de moi.
          Suis je né trop tôt ou trop tard?
          Qu’est ce que je fais en ce monde?
          O, vous tous, ma peine est profonde.
          Priez pour le pauvre Gaspard.

        • OK !

          Oublions Reggiani un instant (même si ça me fait mal de dire ça), et revenons à l’exercice :

          D’après ce que je lis dans ton discours, tu as été fortement inspirée par la personne que tu qualifie de «redneck» (terme discriminatoire, en général). Donc tu es capable de trouver du positif chez des gens insupportables ! Ca c’est bon !!!

          J’espère que l’exercice fut intéressant. Et puisque tu t’y es prêtée, je vais aller encore plus loin avec toi :

          Tout d’abord, tu as un peu détourné l’exercice, car tu t’es mise dans la peau de quelqu’un d’autre (le père d’Eva). Ca ne me dérange pas , mais ça mérite d’être relevé, car TOI, tu as aussi le droit de faire un discours (ce n’est pas un privilège masculin).

          Mais je vais partir du principe que tu as pensé à ton ami masculin et que tu t’es mise à sa place.

          Dans ton discours, tu as éliminé le macho, parce que j’imagine que le père d’Eva n’en est pas un. Tu as donc apuré le discours du redneck de toute maladresse sexiste. OK !

          Mais peux-tu m’expliquer pourquoi tu as éliminé D.ieu ?

          Le père d’Eva, épouse de David, serait-il sans D.ieu ?

          A++

          Stéphane

  6. Stéphane,

    Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans le cadre d’un de tes précédents articles : « assumptions are the termites of relationships ». D’ailleurs, si je me souviens bien, à l’époque, tu étais d’accord avec cette idée.

    Eh bien, là, en ce qui me concerne, c’est pareil. Je ne connais pas cet homme, ni d’ailleurs aucun des protagonistes de cette vidéo. Par conséquent, je ne vais pas m’amuser à imaginer quelles pouvaient bien être ses intentions, d’autant que je n’ai pas la possibilité de lui demander d’élaborer sa pensée. Si je le pouvais, je lui demanderais de la préciser car la façon dont il l’exprime est grammaticalement sujette à caution. Je n’irais pas croire a priori que je la connais mieux ou aussi bien que lui. Faute de cela, je m’en tiens à ce qu’il dit, car s’il voulait dire autre chose, il avait le choix de le dire autrement.

    Donc, j’ai choisi (cela vaut aussi pour mes interactions sur les réseaux sociaux, entre autres) de ne pas faire de suppositions, mais de lire avec attention (en l’occurrence d’écouter) et de répondre à ce qui est écrit (dit) et non pas à ce que je pourrais imaginer que la personne a bien voulu dire. C’est le meilleur moyen que j’ai trouvé d’éviter les extrapolations hasardeuses et les malentendus.
    Assurons-nous d’abord qu’un même mot recouvre le même sens pour tous. Définissons les termes, comme ça, nous savons de quoi nous parlons. Car certains mots ont plusieurs sens et, si l’on ne s’accorde pas sur leur définition, on part dans une discussion sans queue ni tête qui, plus souvent qu’autrement, dégénère en pugilat. :/

    Mais d’autres mots sont sans équivoque. « Her » désigne toujours une personne de sexe féminin ou un animal familier de sexe féminin que l’on considère comme un membre de la famille. Eventuellement un paquebot mais, dans le contexte, cet usage paraît surréaliste. 😀

    Certes, le premier mouvement est de penser que cet homme est bien intentionné, mais l’intention vaut-elle l’action ? (Vous avez 4 heures :D).
    Je ne dis pas que c’est un sale type et, très probablement, il aime sa fille… à sa façon. Je ne dis même pas qu’il a consciemment orienté son discours, ni qu’il est délibérément un gros macho relou. Bien plutôt qu’il est manipulé par ses diverses croyances, et je ne parle pas (que) de religion. Je ne lui en fais pas procès, je constate juste.

    Maintenant, j’ai posé dès le départ que je reconnaissais mon biais, à savoir qu’étant une femme du XXIe siècle qui souhaite être considérée comme un être humain indépendant, responsable et libre de ses choix, il m’était difficile d’admettre les discours visant à transmettre l’idée contraire.
    Et moins ces discours sont ouverts, plus ils sont pernicieux, à mon avis. La bonne preuve est que la fille ne réagit même pas et que c’est une femme qui t’a transmis cette vidéo. C’est dire si le discours véhiculé par cet homme a été intégré comme s’il était une évidence, voire une loi de la nature (certains ne se sont d’ailleurs pas fait prier pour le dire haut et fort à travers l’Histoire et il persiste chez certains comme on le voit là).

    Je donne mon opinion en précisant d’où je viens dès le premier paragraphe de mon premier commentaire.
    Ce n’est pas une question de « gagner », c’est une question de justice et de rétablir dans les faits et les comportements ce que la science a établi de façon objective.
    Heureusement qu’il y a eu la lutte pour les droits civiques aux USA, la lutte contre l’Apartheid en Afrique du sud, etc… Parce qu’il est scientifiquement démontré que la couleur d’un être humain ne peut nullement laisser présager de son potentiel. Le reconnaître, ce n’est finalement que traduire dans la loi et dans les comportements des faits objectivement constatés et prouvés. Pourtant, aujourd’hui encore, certains restent persuadés qu’il existe des races supérieures à d’autres.
    Idem pour les femmes. De mon point de vue, heureusement qu’il y a des femmes (et des hommes !) dont le cerveau n’est pas si « lavé » qu’ils soient devenus incapables de s’élever contre des discours sexistes, ne serait-ce que parce qu’ils ne les remarquent même plus. :/

    Mais, comme Florence l’a justement fait remarquer, « … bien souvent on passe pour une rabat-joie quand on dit ce genre de choses. »

    Il semblerait que ce soit ce qui se passe ici une fois de plus.

    • Dans le contexte dans lequel nous évoluons, c’est rabat-joie, évidemment ! C’est comme si tu allais dans une église pour insulter D.ieu au nom de la paix. C’est comme si tu allais à un mariage pour critiquer la robe qui a coûté une fortune, alors qu’à 100 mètres de l’église un mendiant tentait de compter ses pièces de 5 cts. C’est comme si tu allais dans un enterrement pour revendiquer l’idée que si on incinérait tout le monde, le cimetière deviendrait un terrain constructible pour les sans-abris.

      Cet homme marie sa fille ! Tu crois vraiment qu’il est venu POUR la remettre à sa place ? Tu attaches beaucoup d’importance au texte, et tu as raison ! Mais de là à faire abstraction de la voix qui parle, qui s’émeut, aux silences… A la gorge qui se noue…

      Si je n’avais envoyé qu’un texte, on aurait pu se fier uniquement au texte. J’ose imaginer que le père lui-même l’aurait écrit autrement, en relevant (peut-être) une part des défauts que tu as relevés.

      Mais le procès féministe, bien qu’il ait sa place dans bien des contextes, est à mon avis complètement déplacé dans cette tranche de vie.

      Depuis des semaines, je vous propose de lire ce que j’écris et de visionner ce que je sélectionne sous le prisme de l’auto-coach, au delà du premier degré, dans le sens de votre développement personnel. D’UTILISER ce que ça évoque pour vous épanouir. De chercher l’en-deça… De ne pas vous limiter au show TV, ou au «cinéma» des juges en voyant le groupe ATTRACTION jouer avec les ombres et la lumière, mais d’aller chercher des choses plus loin, plus haut…

      En te voyant insister sur le sexisme des hommes, alors que le lieu et l’occasion ne s’y prêtent pas (à mon sens), j’ai fini par accepter que c’est ainsi que tu es allée chercher ton PLUS.

      Alors j’en reviens à ma conclusion de toute à l’heure : on trouve souvent une forme d’épanouissement dans ses indignations et ses engagements. Alors c’est OK !

      Mais permets-moi de trouver ce discours-là touchant, bien amené, drôle… Parce qu’il vient d’un père qui voit sa fille quitter le cocon familial. Il est entre sourire et larmes tant dans ses mots que dans sa façon de les dire.

      Permets-moi de trouver dans ce discours croyant, du locus interne splendide, très bien exprimé : j’ai donné, ma femme a donné, et lorsque nous avons vu nos limites, nous avons demandé de l’aide à l’illimité…

      Je veux bien ouvrir un débat sur le sexisme dans notre société, et je vais le faire ! Mais pour l’heure, je veux juste souhaiter une belle vie aux mariés, et saluer le papa pour tout ce qu’il a su exprimer en peu de mots, en faisant pleurer l’homme et sourire la femme…

      La féministe a-t-elle remarqué ça ?

      Et ne va pas me parler de la «sensibilité féminine» de l’homme… Je revendique le droit, en tant qu’homme de verser des larmes par sensibilité masculine…

      On y reviendra, en sortant du mariage. Pour le moment, Champagne et confettis !

      A++

      Stéphane

  7. PS : je viens de lire le discours proposé par Florence. Comment ne pas remarquer la différence avec le discours du père ?
    D’un côté, dans la vidéo, on nous trace le portrait d’un être passif que l’on (ou des « forces supérieures ») ont modelé, de l’autre (chez Florence) celui d’un être actif, même proactif, qui s’est construit lui-même.

    Désolée pour le raccourci que je viens de faire, mais mon com précédent est déjà très long. Si quelqu’un souhaite une analyse de texte de 3 pages, qu’il se fasse connaître. :p

    N’empêche que Florence démontre bien que le choix des mots n’est pas anodin et que la façon de dire les choses est assez révélatrice de l’esprit qui préside au discours.

    • Dot,

      J’ai répondu à Florence à l’instant, mais cette réponse te concerne aussi.

      Dites-donc les filles, êtes-vous sûres que c’est le macho qui vous dérange le plus dans cette histoire ?

      A++

      Stéphane

  8. Bonjour Stéphane

    « D’après ce que je lis dans ton discours, tu as été fortement inspirée par la personne que tu qualifie de «redneck» (terme discriminatoire, en général). Donc tu es capable de trouver du positif chez des gens insupportables ! Ca c’est bon !!! »

    Pourquoi tu caricatures ? A force d’argumenter parfois on en vient à « durcir » ses positions d’une façon qui dénature l’intention de départ.
    Je ne met pas de connotation négative à redneck. C’est juste une constatation : à priori la vie qu’elle quitte pour devenir infirmière c’est une vie d’agriculteurs. Elle opère un changement : Si elle accompagne des gens en danger de mort, elle exerce donc plus probablement en ville, dans un hôpital, que de sa campagne natale. Elle a donc fait un choix pour elle-même. Peut-être que ça lui a coûté, peut-être pas mais elle a choisi pour elle-même.

    Je ne dis pas que cet homme est insupportable ! Je dis qu’il profère très naturellement des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. Je lui reconnais tout à fait d’aimer sa fille. Tu es sous le charme de ce message, je ne le suis pas complètement. Si le père d’Eva prononçait ce que dit cet homme au mariage de sa fille, crois-moi qu’elle ne le laisserait pas terminer ! Et en écrivant cela je me dis que tu va encore me prendre pour une féministe irréductible 🙂
    Bien sur que rien de ce qu’il dit n’est là pour remettre sa fille à sa place. Tout part à 100% d’une excellente intention.

    Dans le cadre de cet auto-coaching, il me semble logique de souligner à quel point son discours est loin de la reconnaissance de l’importance du développement personnel. A vrai dire, je pensais même que c’était POUR CA que tu avais mis en ligne cette vidéo. Comme quoi quand tu dis qu’elle se passe de commentaire !…

    Pourquoi j’ai mis Eva ? Parce qu’une des choses que je regrette c’est que ce papa aimant ne prononce même pas le nom de sa fille. Alors dans mon exercice d’auto-coaching, j’ai voulu en mettre un. Et comme Eva et David se marient vraiment samedi prochain (à la mairie, ce n’est pas un mariage religieux), j’ai pensé à eux. Ca ne va plus loin.

    Oui bien sur, j’ai aussi le droit de faire un discours. Je ne vais peut être pas en refaire un ici, ça risquerait de lasser 🙂 Mais si j’ai pensé à la chanson de Moustaki/Reggiani ce n’est pas pour rien, c’était la coda de celui que j’ai fait à ma fille le jour de ses 20 ans pour lui dire à quel point j’étais bluffée de ce qu’elle était devenue en quelques années.

    « Mais peux-tu m’expliquer pourquoi tu as éliminé D.ieu ?
    Le père d’Eva, épouse de David, serait-il sans D.ieu ? »
    Tout le monde ne partage pas tes convictions ! J’ai éliminé dieu parce que la question n’est pas là pour moi dans cette histoire. Tu dis D.ieu, je dis la création, la Nature (avec un grand N, bien qu’en général j’évite ce genre de marque), ce pourrait être aussi les Elfes, le hasard, les gènes, peu importe la façon dont chacun se représente ce qui nous dépasse, le résultat est exactement le même : ce qui me frappe dans le discours de ce père c’est ce qui n’y est pas : le rôle que sa fille a joué dans son propre parcours.

    Je ne suis pas sure que cet homme aurait dit la même chose à son fils en le confiant à sa belle-fille. Tu te focalises sur les aspects féministes de mon discours (je laisse Dot parler pour elle mais de fait nous sommes assez d’accord sur le fond). Ce n’est vraiment pas ce qui me dérange le plus ! au risque de me répéter (mais je n’ai pas l’impression que tu m’aies entendue…) ce qui me dérange c’est qu’il oublie complètement le rôle de sa fille dans son propre devenir. Je la fabrique avec sa mère (ajoute Lord, D.ieu, mère Nature, Qui ou Quoi tu veux), on fait en sorte qu’elle ait toutes les qualités, super elle les a et, cerise sur le gâteau, elle rencontre l’homme à qui je laisse donc ma fille car il va la rendre heureuse. Une femme non mariée ne peut donc pas être complètement heureuse ? Et un homme ?

    S’il avait dit la même chose de son fils je me serai aussi agacée de cette omission de la reconnaissance du rôle que chacun tient dans sa propre destinée. Qu’ai-je-fait des talents que j’ai reçus ?
    Donc non ce n’est pas le macho qui me dérange le plus dans cette histoire.
    Et ce n’est certainement pas le fait que cet homme soit croyant et moi non comme tu sembles le suggérer. Dans mon fort intérieur, je me définis comme croyante. Je crois en la vie, je crois profondément dans des choses qui me dépassent, dans des aspirations plus fortes et plus importantes que mon existence. Si certains mettent un mot comme « Lord » dessus cela ne me dérange pas.

    Mais encore une fois, à force de décortiquer une idée il faut prendre garde à ne pas la rigidifier, la caricaturer. Mon propos n’était pas aussi radical que tu sembles le dire !

    • Florence, Dot et Stéphane
      Je me demande si vous ne devriez pas continuer vos échanges directement au téléphone sans nous prendre à témoin du discours de ce mariage. Dans le contexte auto-coaching je ramasse des perles en déça de la forme et du contenu. Je reconnais un échange courtois et exemplaires expliquant des points de vue plus proches qu’on le croyait sauf, belle découverte, sur la première impression de la vidéo…Pour les bons sentiments… contre le machisme.. pour le ++ ..contre l’incapacité du père à nommer sa fille etc.. VA savoir j’ai poeut-être encore manqué le plus important? Dans le doute, resté en attente vigilente, à l’affu du QUOI++ plus que du COMMENT-/POURQUOI-.

      Vos propos auraient-ils été les mêmes si nous n’avions pas été en copie ? Par curiosité, que tirez-vous Florence, Dot et Stéphane de ces échanges pour notre auto-coaching ?

      Merci
      A++
      Patrick

      • Patrick,

        J’essaye, ici, de faire en sorte que ça profite à tous, mais tu as raison : ça ne profite qu’à nous 3… C’est trop long et trop complexe à lire. Il faudrait bien plus que 3 pages pour discuter de cette absurdité de notre société (le manque de parité homme/femme). Absurdité qui mène ses défenseurs à s’attaquer à de jolies choses. Mais c’est malheureusement inévitable lorsque la blessure est profonde.

        Cependant, je ne contacterai ni Florence ni Dot par téléphone, car lorsque j’interviens ici, c’est en tant qu’animateur d’un programme d’auto-coaching pour plusieurs milliers de personnes.

        Pour un coaching individuel, la démarche est différente, plus officielle, plus coûteuse, et donc plus réfléchie.

        Donc, je te le confirme, mes propos auraient été différents si nous étions dans une relation coach-coachées. Je n’aurais pas défendu ma sélection, mais les intérêts de mes clientes. La vidéo aurait été secondaire, elle aurait juste servi de déclencheur pour nous amener vers le véritable problème.

        Voilà plusieurs échanges que je me dis que l’intérêt collectif est perdu. Tu viens de le confirmer.

        Merci à toi,

        Stéphane

      • Bonjour Patrick,
        Parfois aussi vous postez des textes qui ne me parlent pas, ou dont je ne comprends pas trop le lien avec le sujet. Mais je les lis et je trouve que cela fait partie de la richesse de cet espace :). Désolée si ce long échange vous a importuné, à charge de revanche 🙂

        Certaines choses n’ont pas vocation à être partagées avec plein de gens dont la très grande majorité hélas ne dit rien. Mais dans les grandes lignes oui j’aurais dit la même chose en privé. Simplement en privé je peux me permettre de dire des choses « politiquement incorrecte » qui ne pourraient être dites ici car risquant de blesser, ce qui n’est vraiment pas l’objectif.

        Je ne partage pas ton avis Stéphane sur le fait que l’intérêt collectif est perdu dans ces échanges (complexes à lire je te l’accorde, le format ne facilite pas la lecture). Mais puisque c’est ton sentiment, promis je m’arrête après ce billet. Je lis toujours tous les commentaires de ce blog et je suis toujours intéressée de voir que nos perceptions peuvent significativement différer. Comme Dot je dirai que tant que les commentaires sont faits dans le respect de la pensée de l’autre, sans dénigrement ni invective, ils font le sel de ce blog. Tu pensais Stéphane que tout le monde serait sous le charme de cette vidéo qui se passait de commentaires, tu découvres à ton grand étonnement que ce n’est pas le cas pour au moins 2 personnes (et combien d’autres qui ne s’expriment pas et combien d’autres qui ont au contraire adoré et ne le disent pas non plus ?).
        Rien que pour cela cela en valait la peine : c’est quand je ne prends pas la peine de formuler ce qui me semble tellement évident que je n’imagine même pas qu’on puisse penser différemment que je risque l’incompréhension.
        Les avis contraires ou complémentaires m’enrichissent, me poussent à réfléchir à ce que je pense vraiment, parfois comme je l’ai dit au risque de cristalliser ma pensée, de lui donner plus de poids, de lourdeur, d’importance qu’elle n’en n’a vraiment. Voilà ce que m’apporte cet échange.
        J’espère que quelques lecteurs auront réagi en lisant ces échanges, que ce soit pour être d’accord ou pas avec l’un ou l’autre. Sinon c’est dommage !

  9. Stéphane, j’ai d’emblée présenté des excuses pour le hors-sujet.
    Mais je ne le regrette pas, ne serait-ce que parce que Florence a ajouté ensuite des remarques que je trouve intéressantes. Et puis, finalement, même si on s’écarte du sujet de départ (et je peux comprendre que ça t’ennuie un peu si ça perturbe le cours de ta démarche), on discute. Donc on en tire quelque chose, même si ce n’est pas ce que tu avais envisagé au départ, non ? 🙂

    « C’est comme si tu allais dans une église pour insulter D.ieu au nom de la paix. C’est comme si tu allais à un mariage pour critiquer la robe qui a coûté une fortune, alors qu’à 100 mètres de l’église un mendiant tentait de compter ses pièces de 5 cts. C’est comme si tu allais dans un enterrement pour revendiquer l’idée que si on incinérait tout le monde, le cimetière deviendrait un terrain constructible pour les sans-abris. »

    Oui, sauf que là, les protagonistes ne savent même pas que nous regardons la vidéo, alors je doute qu’ils soient dévastés par nos propos et se sentent directement insultés par nos échanges. :O)

    Même si j’ai tendance à être plus rationnelle qu’émotive, je te rassure, je ne suis pas un robot. 😀
    En général, je respecte les choix des autres, tout en préférant bien sûr qu’ils ne nuisent pas à autrui, mais les respecter ne veut pas dire les partager.
    Ensuite, chacun se détermine selon ses priorités et le monde dans lequel il souhaite vivre.

    Faisons un peu de fiction et supposons que j’aie dû assister à ce mariage. Evidemment que je me serais abstenue de tout commentaire à propos du discours du père ! Quand je dis  » de tout commentaire », je veux dire « de tout commentaire », c’est-à-dire ni positif, ni négatif, rien. Parce que je ne vois pas qu’on m’ait demandé mon avis, ce n’est pas mon mariage, OK ? Mais je ne vais pas non plus aller hypocritement le féliciter alors que son discours me consterne. J’aurais parlé d’autre chose.

    Si, par contre, le père m’avait personnellement et directement demandé ce que j’en pensais, il est certain que j’aurais dit les choses différemment de la façon dont je les ai dites ici. Cela ne signifie pas pour autant que j’aurais eu un discours contraire à celui que je te tiens. Je l’aurais juste formulé autrement.
    Comme tu l’as mentionné en intro « Beaucoup de gens confondent la méthode (le plan d’action, la stratégie, etc.) avec l’objectif fixé. »
    Je garde mon objectif, mais j’adapte ma méthode d’approche. 😉
    Comme on l’a vu, il y a 50 façons de formuler la même idée. Je me doute bien que le discours que je tiens de la façon dont je le tiens ici a peu de chance d’être entendu (au sens propre et au sens de « compris) par le monsieur qui vient de faire un speach dans lequel on peut supposer (!!!) qu’il s’est beaucoup impliqué, émotionnellement, intellectuellement, en temps et même, allons-y, en réflexion. En outre, il a y de fortes chances (mais on peut avoir des surprises) que la vision du monde de ce monsieur diffère sensiblement de la mienne. Donc, si « j’attaque » frontalement, je n’obtiendrai probablement pas grand chose, plutôt rien, en fait, voire l’eefet inverse de celui que je souhaite obtenir. Alors je vais prendre un autre angle d’attaque (au sens journalistique du terme), essayer de me mettre à sa place et chercher des arguments qui puissent le toucher, le faire réfléchir et, avec un peu de chance, reconsidérer son point de vue pour se rapprocher du mien.

    Toi, c’est différent. Tu nous envoies une vidéo en lançant un appel aux commentaires. C’est comme si tu nous demandais d’assister à la scène et de dire ce que nous en pensons.
    Le père de la mariée, la mariée, le marié, les invités, aucun ne nous a rien demandé. Mais toi, si.

    Et comme tu fais profession d’être coach, normalement, tu es capable de faire abstraction de tes opinions et sentiments personnels pour ne pas les laisser interférer avec ta pratique et évaluer la situation d’un point de vue aussi objectif que possible. Tu sais aussi adapter ta stratégie selon les obstacles et les imprévus sans pour autant perdre ton objectif de vue.
    En d’autres termes, avec toi, on peut se permettre d’être plus cash qu’avec ce père de famille à fond impliqué dans l’affaire. 🙂

    Re : ton dernier com
    Ce n’est pas « le macho » qui me dérange. Je ne connais pas cet homme, comment pourrais-je avoir quoique ce soit contre lui personnellement ?
    Si ça se trouve, il pense faire partie de la « race » des chevaliers qui secourent les damoiselles en détresse, de celle des hommes « bien » qui protègent leur moitié, etc… avec tout ce que que ça peut avoir de noble, en un sens, mais aussi d’horriblement « demeaning » pour l’autre partie.
    Non, ce qui me dérange, c’est la perpétuation des stéréotypes à travers ce genre de discours et la quasi-négation de l’existence du libre-arbitre.

    Je ne peux même pas imaginer qu’en tant que coach, tu sois un déterministe convaincu. Parce que, si c’est le cas, j’aurais bien envie de te demander : pourquoi donc fais-tu ce métier, si tu penses que tout est décidé à la naissance et que nous n’avons aucun pouvoir sur nous-mêmes et notre avenir ?

    • Dot,

      Dans le contexte dans lequel nous évoluons, je ne suis pas ton coach. Ce média est un partage. Partage de connaissances, mais aussi d’émotions diverses, d’expériences, etc.

      Je ne suis le coach de personne ici. Par contre, je fais la connaissance de milliers de personnes, et certains d’entre eux deviennent clients. Dans ce cas, je rejoins ta définition du coach.

      Mais ici, nous sommes confrères, avec une responsabilité de plus : l’animation. Quand je discute avec toi, je ne suis pas ton coach, j’anime un programme d’auto-coaching. Le coach, c’est toi !

      La semaine dernière j’ai fêté les 7 ans de la mort de mon père. Ca t’a peut-être échappé (l’historie de la chèvre), mais j’ai commencé mon article par :

      «une amie m’en a envoyé une autre [vidéo que celle prévue], que je trouve plus congruente avec ma démarche de cette semaine».

      Donc l’hommage à mon père, et par extension à tous les pères. En outre, j’ai intitulé mon article «un beau papa».

      Forcément, lorsque tu le traites de macho, ça fait tâche…

      Je n’ai pas trouvé le discours de cet homme déterministe. J’en ai déjà parlé dans un précédent commentaire, mais je vais reformuler :

      Il explique d’abord que sa fille est un mélange de sa femme et de lui-même. Je pense que tu es d’accord : c’est d’abord génétique, mais c’est aussi une question de valeurs et de croyances que les parents transmettent à leurs enfants, souvent avec Amour. Les enfants grandissent avec ces paradigmes.

      D’autres éducateurs interviennent : les professeurs, les copains, la télé, les lectures, les guides spirituels, etc. Mais principalement, c’est papa et maman, qui font l’éducation, et qui sont responsables de cette éducation.

      Cet homme demande à D.ieu de faire en sorte que sa fille ait les qualités de sa femme. Je retiens qu’il aime sa femme, et qu’il veut que sa petite princesse «toute nue» qu’il tient dans ses bras le jour de sa naissance, soit comme sa mère. Il formule donc ce voeu, car il sait qu’il est possible qu’un enfant grandisse à contre-valeurs.

      Je lé répète : on peut être PROACTIF et CROYANT à la fois. Ce n’est pas forcément du prédéterminisme : le créateur a créé le la proactivité, c’est à dire la capacité d’être maître de sa vie. Mais le croyant CROIT qu’il peut aussi demander de l’aide surtout lorsqu’il se sent dépassé. Le proactif-croyant se sent soutenu dans la voie qu’il a choisie. Il ne se sent pas marionnette entre les mains de du tout puissant, mais il aime l’idée d’associer sa puissance à la toute-puissance. La prière étant, selon certaines croyances, le moyen de créer la communication.

      Tu ne connais peut-être pas cette forme de croyance. Ceci pourrait expliquer le fait que tu aies pris cet homme pour un déterministe (voire un défaitiste -mais relativement veinard-).

      Une fois que sa fille est devenue, selon son souhait (et donc forcément les actions qui vont avec), un beau mélange de lui et de sa femme, il a constaté que sa fille a pris également ses défauts. Il adresse donc une troisième prière (un troisième objectif) : je veux que ma fille me dépasse !

      A ce niveau, il ne peut lui donner que son Amour, ses encouragements, ses énergies transcendantes, car le pragmatique ne peut pas donner plus que ce qu’il a. Mais avec de l’Amour on peut aider l’autre à soulever des montagnes.

      Il prie donc pour que sa fille se réalise dans ce qu’elle fait.

      Après quoi, il prie encore pour qu’elle soit heureuse. Et à la fin de l’histoire, il dit que LUI et D.ieu ont fait du bon travail. Il se sent donc associé à D.ieu. Un déterministe aurait dit :

      – D.ieu en a décidé ainsi ! Je m’incline…

      Tout au long de ce discours, cet homme formule des objectifs puissants, qu’il accompagne par des prières. Ca ne l’empêche nullement d’être maître de sa vie, et ça ne veut pas dire qu’il détient la vérité ou la seule méthode. Ca veut juste dire qu’en tant que croyant, il associe D.ieu à ses objectifs, ses projets, ses défis..

      Je pense que tu es assez intelligente pour le comprendre, et accepter l’idée que cet homme soit celui que je décris.

      Connaissant ce type de personnalité, je n’ai vu aucun déterminisme dans ses propos. Coach ou pas coach, c’est cette connaissance qui m’a permis d’apprécier son discours autrement, en particulier en cette semaine particulière (pour moi).

      A++

      Stéphane

      PS : Je crois qu’un article sur la proactivité et les croyances religieuses serait une bonne conclusion de cette «affaire» ;-).

  10. Sorry, je temps que je rédige mon commentaire, d’autres ont été postés que je viens juste de lire. :/

    Patrick, puisque tu poses directement la question, je dirais que mon sentiment est que pratiquement toute conversation, même si on n’y prend pas directement part, peut apporter des enseignements sur soi-même.
    Sauf si tu ne cherches qu’à réfléchir et progresser sur un point particulier à l’exclusion de tout autre et que ce point n’est absolument pas évoqué (encore que, pour moi, tout se tienne, mais bon…).
    Sinon, d’un point de vue général, le fait que certains soulèvent des questions, le fait que d’autres y répondent à leur façon, tant que la discussion ne tourne pas à l’invective stérile, est une bonne occasion de réfléchir à où on se situe, quel est notre point de vue sur la question et pourquoi ? Etc…

    Mais bien sûr, ce n’est que mon avis. 🙂
    Souvent, je lis les coms et je ne me mêle pas moi-même à la conversation. Est-ce pour autant que je n’en retire rien ? Ce n’est pas mon sentiment.

    Désolée si cet échange t’a ennuyé. Ce n’était pas le but, en ce qui me concerne. En fait, j’aurais adoré avoir encore plus de points de vue. 🙂
    Et pour finir : oui, mes propos auraient été les mêmes, qu’ils puissent être lus par tous ou juste par Stéphane.

  11. Pfff ! Je n’y comprends rien, je lis soigneusement tous les commentaires et lorsque j’envoie le mien, j’en découvre qui n’étaient pas là à première lecture. :/

    Je vais tenter de faire court. Apparemment, nous avons déjà fait trop long pour Patrick à coup sûr, pour d’autres aussi sans doute.

    Stephane,
    je ne te considère pas comme « mon » coach. Donc, au moins là-dessus, nous sommes bien d’accord. Si je t’ai compris : ceux qui le souhaitent s’expriment et chacun peut en tirer quelque chose ou pas et commenter à son tour pour faire avancer la réflexion. Il semblerait donc que nous ne soyons pas sortis du cadre. C’est bon à savoir. 🙂 (J’ai eu un doute suite au message de Patrick).

    Je lis TOUS tes textes. Donc, j’ai bien vu la vidéo sur l’histoire de la chèvre. Par contre, j’avoue que je n’ai absolument pas fait le rapprochement avec ton post de cette semaine. Il se trouve que j’ai perdu mon père il y a 3 ans. Pourtant, comme chacun est différent et donc vit les événements différemment, cette vidéo de la chèvre ne me parlait pas du tout dans ce contexte. Maintenant que tu me fais remarquer le lien que tu veux faire, je te suis mieux. Mais cela ne m’avait pas sauté aux yeux. :/ Intellectuellement, on peut toujours se projeter, mais au-delà de ça… :/

    Ensuite, je n’ai nulle part traité ce monsieur de « macho ». Son discours, c’est bien possible, par contre ! Mais je ne fais pas l’amalgame entre une personne et un discours ou un acte isolé. Qualifier un acte ou un propos, c’est une chose, coller des étiquettes et émettre un jugement définitif sur quelqu’un, c’est autre chose ! Je n’ai aucune opinion particulière sur cette personne précise. Par contre, j’en ai une sur ce qu’il dit et sur la façon dont il le formule.

    Je ne crois pas en Dieu, mais j’ai une plutôt bonne connaissance des Ecritures, après tant d’années d’internats cathos (où je me suis éclatée, donc je n’ai pas de rancoeur particulière. Juste au cas où… 😉 ). Je sais donc qu’il est dit que Dieu nous laisse notre libre-arbitre. Enfin, je ne vais pas développer, car ça va encore être interminable.
    D’un autre côté, pas besoin de croire en Dieu, ni de connaître la Bible, le Coran, etc… pour penser qu’on est responsable de ses choix, on est d’accord ? De nombreux philosophes, athées ou croyants, ont largement débattu du sujet.

    Suite à ton dernier com, je comprends ta façon de voir les choses. C’est une interprétation possible, je n’en disconviens pas.
    Je n’ai pas prétendu faire une analyse exhaustive de ce que le père dit, juste constater, comme Florence, que le rôle de la jeune femme dans ce discours est extrêmement minoré, pour ne pas dire complètement passé à la trappe et que cela ne semble émouvoir que Florence et moi.

    Voili, voilou. 🙂

    • Quel courage JB !

      J’arrive à peine à choper le slider de la fenêtre… Je parie que la taille de ma sauvegarde a doublé ;-)…

      En tout cas, merci pour cette intervention. Tu sauves l’honneur !

      A++

      Stéphane

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