Un conte de Noël

Ma fille ne croit plus au Père-Noël depuis quelques semaines… Nous avons tout fait pour l’aider à y croire encore une année de plus, mais elle est tombée sur des briseurs de rêves… Quelques camarades de classe ont décidé de lui donner une leçon de désillusion. Ils lui ont donc expliqué comme s’organisait la mascarade, et lui ont même proposé quelques techniques pour débusquer les imposteurs…

Evidemment, cette année, sa liste était moins fournie que celle de l’année dernière. C’était une liste de crise économique ! Très raisonnable… Elle l’a bâclée pour nous faire plaisir, puis elle est allée bouder dans sa chambre.

C’est ainsi lorsqu’une croyance se perd : les objectifs deviennent moins ambitieux et moins personnels. A force de ne plus croire en rien, on finit par exécuter les objectifs des autres, soit pour leur faire plaisir, soit parce qu’on s’y sent contraint. Mais le cœur n’y est plus… On ne croit plus au Père-Noël.

Les briseurs de rêves

Avez-vous eu à faire à des briseurs de rêves ? Je ne parle pas des petits enfants, mais des adultes qui profitent de la moindre faiblesse pour vous forcer à ne plus y croire !

Tous ceux qui ont créé leur entreprise (ou qui ont tenté de le faire) savent de quoi je parle. Plus ils s’enthousiasmaient plus on venait piétiner leurs croyances :

– Mais  c’est la crise ! Tu vas te planter !
– Tu vas te ramasser comme ton cousin !
– Tu ne verras plus tes enfants grandir, tu ne penseras qu’à l’argent !
– Tu n’as pas intérêt à gagner plus que ton mari, il va te maudire !
– Tu n’est pas fait pour ça, tu le sais bien !

Waouw ! Vous sortez d’une discussion avec eux, et vous être recadrés à vie. Il ne vous reste plus qu’à trouver un poste quelque part, et à obéir à ceux qui rêvent encore… Sachant que si on vous a bien endoctriné, chacun des rêves de ceux qui vous dirigent vous paraîtra chimérique ! Mais bon… Du moment qu’ils vous payent décemment, vous ferez ce qui est écrit sur leur liste… Oubliant que, vous aussi, vous pourriez avoir votre propre liste !

L’assurance «bris de rêve»

Je vais vous donner une technique qui vous permettra de maintenir vos rêves face à ceux qui tentent de vous les briser ! Mais je ne vais pas le faire de façon académique. Je vais le faire sous forme de dialogue. Un dialogue qui dans la vraie vie, m’a coûté environ 2 heures. Mais quel bel investissement !

Ma fille boudait donc dans son coin… Sachant qu’elle est capable de le faire pendant des heures, j’ai décidé de changer ça. Je me suis donc invité dans son univers, dans lequel je n’étais, apriori, pas le bienvenu :

– Tu boudes ?

– Non, ça va !

– Tu boudes !

– Oui, mais tu ne pourras rien changer, alors laisse-moi tranquille !

– Pourquoi ? J’ai déjà réussi à te rendre le sourire plein de fois…

– Les autres fois ce n’était pas de ta faute… Mais aujourd’hui, c’est à cause de toi !

– Seulement à cause de moi ?

– Toi et maman !

– Alors tu sais quoi ? Je ne vais pas essayer de me défendre, parce que tu vas croire que je le fais pour moi. Mais je vais défendre maman ! Tu me permets de prendre la défense de la femme de ma vie ?

– Si tu veux !

Ma fille me raconta ce qu’elle reprochait à sa maman (et à moi) : nous étions des menteurs ! Elle nous a crus, et elle était devenue la risée d’un groupe d’amis. Elle a tenté de résister, mais ils lui ont expliqué comment dépister le mensonge, et déjouer nos stratégies. Elle s’est très vite rendu compte que ses camarade lui disaient la vérité, alors que ses parents essayaient de la mener en bateau…

J’ai pris ma posture de coach et je lui ai dit :

– Tes amis t’ont expliqué COMMENT-FAIRE pour nous piéger… Mais est-ce qu’ils t’ont dit POURQUOI ?

– Pour que je sois plus intelligente !

– Ah bon ? Ils t’ont dit ça ??? Quel mot ont-ils employé le plus souvent ? Le mot «bête» ou le mot «intelligente» ?

– Ils m’ont dit que j’étais bête de croire encore au Père-Noël ! Ils se sont moqués de moi, et après, ils m’ont expliqué comment faire pour découvrir la vérité.

– Donc tu ne sais pas POURQUOI ils ont fait ça. Tu supposes que c’est pour te rendre intelligente, mais ce n’est pas ce qu’ils t’ont dit.

– Non…

– Et tu ne sais pas non plus POURQUOI maman et moi t’avons menti. Tu supposes que c’est parce qu’on te croit bête, mais est-ce qu’on a déjà dit une chose pareille ?

– Non…

– Si tu n’arrives pas à pardonner à notre façon d’agir, tu vas peut-être nous pardonner pour notre raison d’agir… Mais parlons un peu de la raison de tes «amis» : tu penses vraiment qu’après t’avoir dit que tu étais bête, ils voulaient te rendre intelligente ?… Tu crois vraiment qu’ils ont agi dans ce but ?

– Alors POURQUOI ?

– Tu es prête à l’entendre ?

– Oui !

– Parce qu’il y a quelques mois, peut-être même quelques jours, ces petits malins croyaient encore au Père-Noël ! Et lorsqu’ils ont découvert la «vérité», ils se sont sentis bêtes ! S’ils se sont acharnés sur toi, ce n’est pas pour te rendre intelligente, mais parce qu’ils avaient besoin de se sentir intelligents !

– Mais le Père-Noël n’existe pas !

– Viens avec moi !

Nous avons de la chance en France, car la nuit tombe tôt en hiver. Il était à peine 17h30, et les décorations urbaines commençaient à s’illuminer. Partout, il y avait écrit «Joyeuses Fêtes ! », «Joyeux Noël»… J’ai fait un tour en voiture avec ma fille au centre-ville. Nous avons compté au moins 40 décorations qui représentaient le Père-Noël, un traineau, des rennes… Ensuite, je me suis rendu au magasin de jouets qui se trouve à 2km de la maison. Plus de 20 personnes faisaient la queue à chaque caisse !

– Tu vois tous ces gens ? Ce sont des parents qui viennent acheter des cadeaux à leurs enfants. Vois-tu un enfant de moins de 8 ans avec eux ? Pas un seul ! POURQUOI ?

– Parce qu’ils ne veulent pas qu’ils sachent que c’est ici qu’ils achètent leurs cadeaux… Ils veulent que leurs enfants croient au Père-Noël ?

– C’est ça ! Tu vois ce papa qui a une cravate bleue à rayure ? Aujourd’hui il est sorti plus tôt du bureau. D’habitude il n’a pas le temps de se promener dans les rayons. Mais aujourd’hui, il a PRIS LE TEMPS. S’il ne trouve pas l’un des cadeaux qui est sur sa liste, il ira à Champigny, S’il ne trouve pas à Champigny, il ira à Paris, ou alors il téléphonera à son frère qui habite près d’un magasin de jouets… Et s’il ne trouve toujours pas, il commandera sur Internet… Et même si le cadeau arrive en retard, il racontera que le Père-Noël l’a déposé dans le jardin et que personne ne l’a vu avant… Mais il va finir par y arriver ! Tu crois qu’il fait ça juste mentir à ses enfants ? Moi ça me paraît trop !…

Nous sommes entrés dans le magasin. En arrivant devant le rayon des jouets de son âge, j’ai commencé à ralentir (oui, je suis un manipulateur !). Ma fille tira un jouet qui permet de «faire la cuisine comme un chef» !

– Ca c’est vraiment super comme cadeau, me dit-elle !

– Ah oui !!! Je suis sûr que ça fera un beau cadeau pour ta sœur…

– Et moi ???

– Toi tu ne crois plus au Père-Noël. Ta sœur y croit encore !

– Mais…

– Sois intelligente, ma fille… Tu sais bien que tout ça : ces couleurs, ces emballages, ces lumières, ces parents qui courent dans les rayons, ces vendeurs débordés… C’est un gros mensonge ! C’est fait pour les gens bêtes ! Nous on peut passer devant tout ça et nous moquer d’eux, parce qu’on connaît la vérité !

– Tu peux m’offrir un cadeau, TOI !

– MOI ?

– Bein oui !

– Mais moi… Moi… Je n’ai pas assez d’argent pour ça… Et puis moi, je n’ai pas le temps… Et puis j’ai la flemme de faire des emballages… Et je me demande pourquoi je suis sorti, alors qu’il fait si froid dehors… Et puis tu sais que j’ai horreur de faire la queue… Ah non, vraiment, là, c’est au-dessus de mes forces ! Je n’ai pas assez d’énergie pour ça. On va gagner du temps et de l’argent en prenant la sortie sans achats !

– Arrête !!! D’accord ! Je crois au Père-Noël !

– Tu en as marre d’être intelligente ?

– Oui !

– Tu es prête à faire comme si c’était VRAI ?

– Oui !

– Alors tu auras un VRAI cadeau… Tu vas l’emballer toi-même, et tu vas te l’offrir à Noël !

A chaque saison, son Energie…

Sur le chemin du retour, j’ai expliqué le principe de l’Energie à ma fille… Je lui ai dit que parfois, même à bout de force, même si l’aventure parait compliquée ou bête ou inutile… On peut trouver en soi la force d’y croire encore ! Je lui ai également expliqué le principe de l’Energie collective : celle qu’on trouve dans des lieux comme les salles de sport, les bibliothèques, les lieux de culte, les salles de conférences, l’école, les stations de ski, les villages de vacances… Toutes ces Energies qui permettent d’agir dans un sens précis, parce que tout le monde est là pour la même raison…

Je lui ai expliqué que le Père-Noël était une énorme Energie Collective, mais que les petits enfants (et beaucoup d’adultes) ne savent pas ce qu’est l’Energie, ou n’osent pas en parler parce que ça ne se voit pas… Alors puisqu’ils ont besoin de voir pour y croire, on leur a inventé un petit bonhomme au chapeau pointu, et on l’a habillé en rouge. Lorsqu’ils commencent à se demander comment un homme seul peut faire autant de choses, on leur dit qu’il est aidé par des petits lutins.

Puis je lui ai avoué que je croyais au Père-Noël ! C’est le nom que je donne à l’Energie du début de l’hiver. J’aurais pu l’appeler «Chakra Anahata», mais je l’ai appelé Père-Noël… Il suffit d’y croire pour en profiter, et en faire profiter ceux qu’on aime. Lorsqu’on croit en quelque chose, on en bénéfice. Lorsqu’on n’y croit pas, les chances d’en tirer un quelconque profit sont minces… On ne peut à la fois bouder le Père-Noël, et lui demander de vider sa hotte sous notre sapin. Mais ce qui réduit nos chances à néant, c’est de décourager ceux qui y croient encore. Au mieux, on aura un cadeau tombé du camion… Miracle !

Le soir de Noël, ma fille décida de nous aider à maintenir le rêve de ses deux petites sœurs. Jamais nous n’avons eu une aide aussi précieuse : quelques minutes avant minuit, un traineau traversa le ciel… Puis ce fut le tour des lutins qui couraient dans le jardin. Enfin, lorsque le Père-Noël (qui avait les mêmes chaussures que leur grand cousin) arriva avec sa barbe blanche et son chapeau pointu, elle les rassura, leur montrant que cette année, elle n’avait pas peur… Nous avons pris une belle photo.

En fin de soirée, ma fille vint nous remercier discrètement pour ses cadeaux, sur lesquels elle posera désormais un nouveau regard. Je l’ai prise dans mes bras, et tout en l’embrassant je lui ai dit :

– Tu sais que tu nous as fait un beau cadeau toi aussi ?

– Ah bon ?

– Oui…Tu nous as offert ton intelligence !

A++

Stéphane SOLOMON

22 réflexions au sujet de « Un conte de Noël »

    • Merci Daniel,

      Oui… Les Energie des débuts de saisons sont extraordinaires.

      J’aime le Printemps pour l’Energie de la Nature
      J’aime l’Été pour l’Energie du Soleil
      J’aime l’Automne pour l’Energie du Lâcher-Prise et du Renouveau
      J’aime l’Hiver pour l’Energie Humaine

      Réchauffons-nous à l’Energie Humaine.

      Bonnes fêtes, et Bonne Energies !

      Stéphane

  1. Joyeux Noël à toi Stéphane et aux lecteurs assidus,
    Joli conte 🙂
    Concernant les briseurs de rêves, une citation anglophone que j’apprécie :
    « Those who never take risks end up working for those who did » Ceux qui ne prennent jamais de risque se retrouvent à travailler pour ceux qui en ont pris.
    Et celle-ci aussi qu’on peut proposer comme voeux pour cette nouvelle année: « turn your stumbling blocks into stepping stones » faites de vos pierres d’achoppement des pierres de gué. Et pour faire ça, il faut… lever le pied !

    • Bonsoir Florence,

      Merci pour les deux citations et pour leur traduction (la deuxième était trop dure pour moi !).

      Pour ce qui est de la première, c’est le sens même de la formulation d’objectifs : ceux qui n’en formulent pas sont au service de ceux qui en formulent.

      Ceci dit, ça fait du bien d’être au service des autres de temps en temps (et ce n’est pas toujours de tout repos). Le tout est de le faire par CHOIX. Dans ce cas, on ne se sent pas exploité, mais guidé, accompagné, inspiré…

      Bonnes fêtes Florence,

      Stéphane

      • Bonsoir Stéphane.
        Félicitation pour ce beau message, dans lequel on trouve en fait deux messages: le premier: comment savoir parler à un enfant. Et c’est très beau. Le second, comment fonctionne le pouvoir de l’ Energie (ou de l’Attraction). Et c’est très fort… Je lis et j’imprime tous les messages que je reçois de vous. Je ne vous avais encore jamais laissé de commentaire; mais là (c’est Noël), j’ai davantage de temps disponible. Alors, j’ai envie de vous dire ce que je ressens, chaque fois que je vous lis: Je trouve vos écrits très intéressants et très motivants. Vous êtes un très bon coach… Félicitations et Merci à vous pour tous ces messages. Bonne fin d’année. Françoise. (qui croit toujours au Père Noel) !

        • Bonjour Françoise,

          Je ne sais pas vraiment si je sais COMMENT parler à un enfant, mais je sais POURQUOI je lui parle… Le COMMENT vient ensuite, presque naturellement. Il est parfois maladroit, mais jamais malintentionné. La magie des mots et des actes vient de l’intention. S’il y avait une méthode pour bien élever ses enfants, ça se saurait… Ce qui est sûr, c’est que dès qu’on y met l’intention, ça marche mieux que quand on pense que l’Education se fait sans nous… Ou qu’il y a trop de choses qui se font sans nous, et que notre contribution est infime…

          Lorsque le Père-Noël (un cousin qui s’est prêté au jeu) a franchi la porte la hotte pleine de cadeaux, les petits ont pris peur… Ma toute petite qui a 4 ans et demi est venue se réfugier dans mes bras, alors qu’elle attendait le Père-Noël depuis si longtemps, et qu’elle savait qu’il avait des cadeaux pour elle. Elle aussi, à sa manière, m’a fait un super cadeau ! Parce que tous ces efforts transcendants que nous faisons pour qu’un inconnu habillé de rouge récolte les lauriers de la gloire, ça pourrait être frustrant… Mais en se réfugiant dans mes bras, en venant chercher ma protection, ma petite poupée m’a montré que je comptais bien plus que lui. Il pouvait partir avec ses cadeaux, du moment que Papa est là, tout va bien.

          Ca n’a l’air de rien… Ce que je dis pourrait s’apparenter au lyrisme d’un père trop amoureux de ses enfants, mais je pense vraiment que ce genre d’instant mérite tous les clichés : aucun Père-Noël ne pourrait apporter à mes enfants ce sentiment d’Importance… A lui-seul, ce sentiment est éducateur.

          Lorsque mon fils avait des problèmes en orthographe (c’était il y a 2 ans), tous les soirs, je faisais une dictée avec lui. Il sait que mon temps est précieux, et il a vu à différents moments que j’ai sacrifié des choses que je considérais comme très importantes (d’autres soir), au profit d’une dictée avec lui. Il y avait de la méthode (un COMMENT-FAIRE) dans ce processus qui a duré 3 semaines. Mais sans le POURQUOI-FAIRE, j’y serais encore (ou j’aurais abandonné). Je crois que la plupart des gens qui «n’ont pas le temps», manquent de ce POURQUOI. Je pourrais leur apporter bien des COMMENT (et je l’ai fait), sans le POURQUOI, tout ça ne fera qu’encourager leur manque de temps… De ce fait, je pense qu’un programme sur la Confiance en soi ou sur la pensée positive libérera davantage de temps qu’un programme sur la gestion du temps. le POURQUOI est plus important que le COMMENT. TOUJOURS !

          Merci pour vos appréciations, une silencieuse de plus qui s’exprime enfin, ça donne un sens au parcours, et ça ajoute de l’Energie !

          A++

          Stéphane

  2. Bonsoir Stéphane, ma petite entreprise a traversé beaucoup de difficultés mais elle existe encore, c’est sans doute parce que je n’ai jamais cessé d’y croire ! Depuis que je l’ai créée, j’aurais sans doute globalement pu gagner plus en restant salarié mais j’avais envie de voler de mes propres ailes, de travailler pour moi, de réaliser mes objectifs et non ceux des autres, je considère que la liberté dont je dispose vaut de l’or, vous prêchez un convaincu. Bonnes fêtes de fin d’année

    • Et oui Jean-Louis, et cette liberté que vous décrivez a plusieurs niveaux. Vous décrivez celle de l’action, mais il y a aussi :

      La liberté des émotions : peu de gens se sentent libres de les exprimer ou de les créer, pensant qu’ils en sont principalement victime…
      La liberté des pensées (ou de penser) : là encore, les briseurs de rêves viennent saccager ce qui nous appartient intimement, dès qu’on tente le moindre partage.
      Et enfin, la liberté automatique, instinctive, viscérale : celle de notre attitude. Celle qui est inscrite dans nos paradigmes, et nous permet de nous élever.

      Sur cette liberté-là, Viktor FRANKL l’a décrite en créant la LOGOTHERAPIE (une thérapie pour patients proactifs, qui veulent participer activement à leur guérison… Le coaching s’en inspire beaucoup) :

      «La dernière des libertés humaines est de choisir son attitude en toute circonstance».

      Dès que cette citation cesse d’être un enchaînement de mots et prend du SENS, la vie d’améliore…

      Evidemment que la liberté vaut de l’or. L’entretenir, est une RICHE ATTITUDE 😉

      Bonnes fêtes auprès de ceux que vous aimez,

      Stéphane

  3. Bonsoir,
    Comme une petite fille, j’adore toujours les contes et le vôtre est criant de vérités, c’est bien pour cela que nous les aimons ! J’adore aussi la « magie de Noel » ou « l’énergie de Noël » peu importe le nom, c’est toute cette joie, cet amour qui en émanent aux moments des préparatifs pour choisir et acheter les cadeaux, les emballer, pour inviter, cuisiner, recevoir et partager, tous ces petits actes mis bout à bout par des milliers de personnes chaque jour un peu, pour ETRE dans le bonheur le jour J et se retrouver !!!
    Même si un jour, j’ai rencontré les mêmes briseurs de rêves, j’ai décidé d’y croire encore et malgré tout… parce que je suis libre de choisir en quoi je peux ou non croire. C’est grâce à eux que L’IMPOSSIBLE est devenu POSSIBLE parce que plus ils voulaient me « tirer vers le bas » plus mes rêves prenaient de l’altitude, de la vigueur… c’est MAGIQUE !
    Et quels que soient les projets, les rêves, tout se réalise meme si les choses n’ont pas toujours été simples, il suffisait d’y croire, j’irai dire…comme l’écrit Jean Louis, vous prêchez deux convaincus… A qui le tour ?

    • Bonjour Béa,

      Bien joué ! Les briseurs de rêves ont une fonction essentielle dans notre vie : ils sont tellement perclus d’impossibles, qu’à chaque fois que nous les dépassons, nous décrochons une médaille. Et pourtant, il est si facile de les dépasser. Il suffit de ne pas les écouter, et d’écouter ceux qui rêvent encore.

      Certes les rêves ne sont pas toujours faciles à réaliser… Et alors ?!!! Dès que nous entamons le premier pas dans le chemin de ces réussite, nous nous sentons heureux… Et lorsque nous arrivons au but, quelque chose nous manque… C’est pourquoi il est important de se fixer de nouveaux objectifs. Ils ne sont pas plus difficiles, ils sont simplement plus ambitieux. Et dès que quelqu’un commence à penser que c’est difficile, il comment à forger une médaille !

      Merci pour cette belle perle, et bonnes fêtes !

      Stéphane

  4. Bonjour
    Et joyeux Noël (avec un peu de retard !) à vous et à tous.
    Merci pour ce joli recadrage. C’est avec toujours autant de plaisir qu’on vous lit.
    Je vais donc essayer d’y croire encore.
    Bonne fin d’année !

  5. Bonjour Stéphane,
    Ton histoire de Noël est un début de réponse à un dilemme qui me pose question : comment croire à ce qui me parait bon alors que je « sais » que c’est une histoire inventée pour se faire plaisir (le père Noël, Dieu…)
    Tu me réponds que le comment est moins important que le pourquoi … si l’histoire a été inventée pour se faire plaisir … pourquoi ne pas y croire ?
    C’est bien gentil, mais il reste quelque chose qui résiste.
    Le briseur de rêves n’est peut être pas toujours l’autre.
    N’importe qui soit-il, le fait il toujours « pour se sentir intelligent » ? et que pouvons nous lui répondre ?
    Merci pour ces nouvelles façons de voir que tu nous apporte.

    • Bonjour Xavier,

      Ca c’est de l’auto-coaching ! Eh oui, le briseur de rêve est en chacun de nous, et sa victime préférée est la personne la plus disponible (et a plus vulnérable).

      Cette petite voix qui te dit «sois intelligent» n’a pas tort : c’est un très bon conseil ! Nous avons juste reçu une éducation qui a une vision très étriquée de l’intelligence. Celle que j’évoque dans mon article est l’intelligence existentielle. Et elle va dans le sens de ce que tu décris : crois en ce qui te rend heureux !

      Tu n’es pas obligé de croire que tu es sur terre pour accomplir une mission précise… Mais tu n’y es pas non plus pour souffrir ! Autorise-toi à être heureux, même si parfois, pour être heureux, il faut être un peu bizarre… Je dirais même insolent !

      Laurent BAFFIE a dit, dans un moment très solennel : je suis heureux ! Je trouve ça merveilleux d’être apprécié aujourd’hui, pour tout ce qu’on me reprochait à l’école ! Et encore, je me retenais…

      Parmi mes pubs préférées lorsque j’étais jeune, il y a celles de Guy Degrenne :
      http://www.ina.fr/video/PUB3372528142
      http://www.youtube.com/watch?v=-PSgEqg1FKQ

      Achète-toi «L’ELEMENT» de Ken ROBINSON. TU comprendra mieux ce concept… Pour le moment tu ne peux l’acheter qu’en version numérique, car la version brochée est épuisée (je crois que mon fils m’a acheté le dernier exemplaire) !

      A++, et très bonnes fêtes à toi,

      Stéphane

      A++

      Stéphane

  6. Merci de tes partages Stéphane. Je suis touché par «A force de ne plus croire en rien, on finit par exécuter les objectifs des autres ».
    J’ai envie de rajouter au terme « exécuter » (pour moi lourd de sens), on finit par exécuter l’Autre avec mauvaises humeurs, des humeurs qui ont des répercussions sur nos maladies, nos mal-à-dires, nos contagions d’actions non-vertueuses.
    Peut-être néglige-t-on souvent le pouvoir de la proactivité ?
    Ceci étant grâce aux briseurs de rêves et à la mise en commun de nos états d’esprits, nous pouvons choisir (ou non) de continuer de croire au Père Noël !
    J’ai du mal à t’imaginer en papa coach faisant chantage à l’intérieur du magasin… En tout cas merci une fois encore d’avoir adapté un peu de ton vécu Stéphane. Et Noyeux Joël à tous !
    Philippe Ruby

    • Bonjour Philippe;

      Il est vrai que lorsque nous exécutons les objectifs des autres à contrecœur, nous exécutons aussi (du moins dans l’esprit) ceux qui nous placent sous contrainte. Alors que nous avons toujours le choix (question de proactivité).

      Les briseurs de rêves sont les pires ennemis de ceux qui manques de confiance en soi, et des sources d’inspiration pour les proactifs. Encore une fois, c’est une question de choix.

      Quand à l’assimilation de cet épisode avec ma fille à du «chantage»… C’est aussi une question de choix.

      Pourquoi as-tu fait ce choix ? ET qu’aurais-tu pu choisir d’autres ?

      A++, et bon réveillon.

      Stéphane

  7. Merci Stéphane ….je pense avoir été une briseuse de rêves pour mon mari quand il s’est mis à son compte….car je craignais un plantage financier….qui me titille encore parfois….jusqu’au jour où je me suis posé la question:  » qu’est-ce qui me permet de croire que je sais mieux que lui, ce qui est bon pour lui? »….en me connectant à l’humilité, c’est comme si j’étais entrée dans plus de lumière! Et du coup j’ose croire que beaucoup de briseurs de rêves ont fondamentalement une intention positive….et ma proposition de réponse à leur donner, c’est :  » je suis ok que vous croyiez ça, en retour, permettez-moi de continuer à croire en ce que je veux »….bien sûr pour les enfants, c’est plus complexe….
    J’aime beaucoup votre façon de traiter les sujets et vous remercie pour votre sympathique contribution.
    Je vous souhaite de merveilleux moments!

    • Bonjour Béatrice,

      Drôle de synchronicité, car je suis en train d’écrire un article intitulé «Nous sommes tous des briseurs de rêves !».

      Voici un extrait en avant-première :
      ——-
      A chaque fois que je choisis un sujet d’article, je prends le risque de ne pas plaire à certaines personnes. Ces personnes ne sont pas des «briseurs de rêves» dans l’absolu, mais elles vont se comporter comme tel, le temps que j’aborde un autre sujet, qui les dérange moins. Il y a peu de moyens de reconnaître un «briseur de rêves» chronique (dont il vaut mieux éviter la fréquentation), d’un briseur de rêves temporaire (qui pourrait devenir un précieux allié dans d’autres circonstances). L’un des meilleurs moyens, est d’entrer dans le jeu ! De faire écho…
      ——-

      Nous verrons ça plus tard. En attendant, tâchons, par souci de réciprocité, de laisser de la place à l’autre, pour que d’autres nous laissent notre place.

      Je vous souhaite un bon réveillon et une douce transition vers 2014.

      Stéphane SOLOMON

      • Merci Stéphane!

        Oui dans « laissons de la place à l’autre » vous résumez bien ma situation, et si nous cultivons l’humilité, nous sommes d’office amenés à nous convaincre que l’autre sait ce qui est bon pour lui!….
        Tout de bon pour vous, comme diraient nos voisins suisses!
        Très cordialement
        Béatrice

  8. Cette histoire me rammène à ma propre enfance, à notre naiveté qu’il faut garder le plus possible pour rendre nos rêves atteignables.
    J’ai l’impression que la vie , l’expérience, les épreuves nous enduit d’une coquille nous enlevant toute vision non polluée, notre vision d’enfant.
    Nous sommes nos propres briseurs de rêves, c’est sur!

    Merci pour cette histoire.
    Serge.

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