Une expérience de Confiance en soi

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de confiance en soi :

Connaissez-vous Johua BELL ? Les amateurs de Musique classique savent que ce virtuose joue à guichet fermé partout dans le monde. Son violon est un Stradivarius de 1713, estimé à 4 millions de dollars.

En 2008, un journaliste du Washington-Post a demandé à Joshua BELL de participer à une expérience comportementale : jouer incognito dans un couloir du métro de Washington, afin d’évaluer la réaction des passants. L’artiste se prête au jeu. Il s’y rend en jeans et en casquette de baseball et mis à part ce détail vestimentaire, il joue comme à son habitude, c’est-à-dire merveilleusement…

En 45 minutes, 1.097 personnes sont passées dans ce couloir, la plupart dans l’indifférence totale. C’est comme si son talent n’existait plus ! 27 personnes ont laissé quelques pièces, la plupart du temps, sans s’arrêter… Ils payaient le «pauvre homme», mais pas l’artiste… Il a collecté 32 dollars, dont 20 dollars par une personne qui l’a reconnu (donc hors-jeu).

Cette expérience, une fois publiée dans la presse sous forme d’article à vocation existentielle, a reçu le prix Pulitzer en 2008. Voici la conclusion de l’article de Gene WEINGARTEN. Elle est livrée sous forme interrogative :

Dans un environnement ordinaire, à une heure inappropriée, sommes-nous capables de percevoir la beauté, de nous arrêter pour l’apprécier, de reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?

On serait tenté de répondre à l’auteur que les gens qui remplissent les salles de concert sont de grands amateurs de musique classique, alors que les passants du métro ne le sont pas tous. C’est évident ! Mais statistiquement, sur 1.097 passants, 30 à 50 personnes auraient dû s’arrêter, stupéfaits, et une dizaine aurait dû reconnaître le son du Stradivarius…

La question du journaliste reste donc ouverte, même si elle ne concerne que 5% des passants.

Mais en tant que coach, je trouve qu’il y a quelque chose qui manque dans l’article de WEINGARTEN : il ne s’intéresse qu’à la réaction des passants… Et l’artiste dans tout ça ? Je vous ai promis une évocation sur la Confiance en soi, alors parlons-en :

L’homme invisible

Heureusement pour Joshua BELL, 3 jours plus tôt, il a rempli la grande salle du Symphony Hall de Boston : 2.625 places pour un prix moyen de 100 dollars (plus de 500 dollars dans le carré d’or). L’expérience ne l’a donc pas affecté. Mais imaginons une histoire parallèle :

Un jeune musicien, inconnu du grand public mais jouant divinement bien, décide de jouer quelque morceaux dans le métro pour subsister. Il vient avec son Stradivarius dont il ne connaît pas la valeur matérielle, car c’est son maître qui le lui a donné lorsque l’arthrose a gelé ses doigts. Il lui a dit :

Ce violon est transmis de Maître à Elève depuis des générations. Je te le donne parce que tu le mérites ! Sur plusieurs centaines d’élèves que j’ai formés, c’est toi que j’ai choisi. Prends-en bien soin, car les Stradivarius ont un secret que même la science n’a pas réussi à percer à ce jour…

Le garçon joue dans l’indifférence quasi-totale, collectant quelques dizaines de dollars par charité. Chaque jour, il jouera au mauvais moment au mauvais endroit. Parfois, un passant s’arrêtera pour lui dire qu’il devrait être Premier Violon dans un grand orchestre, et notre «Joshua bis» le remerciera pour le gentil compliment. Toutefois, il se pliera à l’avis de la majorité, car il ne sait pas qu’elle est «incapable de percevoir la beauté dans un environnement ordinaire»…

Un jour de grand froid, il revendra son Stradivarius dans l’une des nombreuses boutiques de type «Cash now !». Violon qui restera longtemps sur les étagères du magasin, comme un quelconque violon d’occasion. Ailleurs il sera vendu 4 millions de dollars. Mais dans ce magasin, il ne vaut rien !

– Pourquoi ?

Parce que ce violon n’a pas sa place dans ce genre de boutiques, de même que Joshua BELL n’a pas sa place dans un couloir du métro aux heures d’affluence… Quel que soit son talent, il sera invisible !

A vous de jouer !

Vous avez du talent ! Je peux vous l’affirmer, car je ne connais aucune personne dénuée de talent. Mais le talent ne suffit pas pour réussir. Si vous voulez que votre talent soit utile, tant à vous qu’à votre public, ne jouez pas n’importe-où ! Trouvez votre place et brillez !

Je me dois d’ouvrir une parenthèse… J’espère qu’elle fera sourire la plupart de mes lecteurs, mais elle me paraît nécessaire malgré tout : l’artiste, le violon, les passants, les millions… sont des métaphores, des images… Si vous me répondez «Mais à quoi ça sert de faire de la musique ?» ou encore «je ne me sens pas concerné par cet article, car je ne joue pas du violon», je pense que j’ai atteint mes limites pédagogiques en ce qui vous concerne… ;-)… Fin de la parenthèse.

En exerçant votre talent au bon endroit au bon moment, vous rencontrerez votre public et même vos fans. Mieux : en employant les bonnes stratégies, vous pourrez contrôler le niveau d’admiration des personnes que vous attirerez, les invitant à vous respecter de la manière qui vous convient.

Ces stratégies s’apprennent, se peaufinent, se maintiennent, s’affinent… Elles étaient réservées à une élite il y a encore quelques années. Elles sont désormais accessibles à tous, grâce à la magie d’Internet : des coachs, des conférenciers, des formateurs, et d’autres professionnels de l’aide diffusent leurs vidéos pour des tarifs très abordables. Au lieu de facturer 25.000 euros à 10 clients fortunés, ils préfèrent facturer 500 euros à 500 personnes du Grand Public, car ils savent que pour contribuer à un monde meilleur, il est préférable d’inspirer 500 personnes proactives, plutôt que 10. Techniquement, c’est désormais possible, alors ils multiplient les efforts et réduisent la «question d’argent» pour vous permettre d’aller vers…

Oui, c’est bien à vous que je parle :

Dans un environnement ordinaire, êtes-vous capable de percevoir votre propre beauté ? Je ne parle pas de narcissisme, mais d’estime de soi : lorsque vous passez devant vous-même à une heure d’affluence, qui voyez-vous ? Le virtuose d’exception ou le «chic-type» qui essaye de s’en sortir ?

Vous voulez voir le virtuose ? Sortez de l’environnement ordinaire ! Allez rejoindre celles et ceux qui verront en vous un diamant, et brillez !

Ces personnes, qui voient chaque être de façon unique et sublime, je les connais, je les fréquente, je travaille avec eux, je partage avec eux… ils ont créé différents programmes, compilés aujourd’hui dans un seul, intitulé «Ma vie en main». Rien que la bande-annonce vaut le détour… De plus, ils offrent de nombreux cadeaux à ceux qui leur accordent un moment d’attention.

Même si vous n’avez pas l’intention de vous inscrire, ça vaut le détour :

Découvrez le programme «MA VIE EN MAIN»

Profitez-en vite, car à partir de mercredi, vous verrez cette mire :

Les inscriptions sont maintenant terminées. Nous concentrons désormais toutes nos énergies à offrir la meilleure expérience de développement personnel aux participants de ce programme.

Pour revenir à la métaphore :

Nous avons joué dans le métro pour votre plus grand plaisir. A présent nous jouons à guichet fermé pour celles et ceux qui aiment les artistes d’exception, et les instruments magiques…

Autorisez-vous à marquer un temps d’arrêt devant les artistes, et plus si affinité…

Découvrez le programme «MA VIE EN MAIN»

A++

Stéphane SOLOMON

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erik
erik

Bonjour,
J’adore votre article mettant aussi en évidence le savoir.
Etre bon est une chose. Etre reconnu en est une autre. il faut être face à des personnes qui ont le savoir dans le domaine pour avoir la reconnaissance.
Ensuite il y a le contexte ou le lieu. Faire une réunion dans un lieu connu et reconnu n’aura pas le même impact de nos jours que dans un endroit basique.
Pour finir les objets qui apportent leur touche finale pour donner de l’ampleur ou de la profondeur.
Je crois que le marketing à compris cela mais il nous met dans un moule ou le mot reconnaissance se plie à des critères de masse. Du coup la confiance en soit se trouve déstabilisée

agnes
agnes

Bonjour,
Je pense qu’il y a un biais dans l’interprétation de cette expérience.
En effet, j’ai déjà vu des musiciens dans le métro recevoir un accueil tout à fait chaleureux et digne de leur talent (attroupement, applaudissements nourris…). J’ai même vu une fois une passante se saisir du micro et improviser un duo d’enfer avec le musicien du métro, et les passants de s’arrêter, de danser, de taper dans leurs mains…Ce n’est donc pas, à mon avis, le fait d’être dans le métro qui empêche de voir la beauté. C’est plutôt, selon moi, l’heure choisie : à l’heure d’affluence, les gens se dépêchent pour ne pas être en retard au travail. Ils ne peuvent pas se permettre de s’arrêter pour écouter un musicien, même s’il joue divinement. C’est juste une question de priorités. On ne peut s’arrêter pour écouter un musicien que si on a le temps de le faire.
Je pense donc que le fait d’avoir choisi une heure d’affluence pour mener cette expérience a introduit un biais qui n’a pas été pris en compte dans l’interprétation des résultats de cette expérience.

Florence
Florence

Bonjour Stéphane, (et les autres !)

J’ai été directement témoin d’une histoire assez proche et amusante : j’ai une amie qui a été premier prix de conservatoire national en guitare et qui pour payer une partie de ses études a fait la manche dans le métro en jouant.
Elle se faisait des sous, certainement en grande partie parce qu’elle était jeune, ravissante, souriante et que les gens lui donnaient pour lui faire plaisir, ou par pitié, plus que par plaisir de l’écouter. Sauf heureusement pour elle quelques mélomanes habitués qui prenaient souvent le temps de s’arrêter pour l’écouter vraiment.
Et le 21 juin, fête de la musique, attroupement pour l’écouter, toujours dans le métro !
Les gens s’attendent à entendre de “vrais” musiciens et du coup les “reconnaissent”.

Donc oui être au bon endroit au bon moment et avec les bonnes personnes … une fois qu’on a gagné le droit d’être invité à jouer en concert ! Il faut aussi parfois (souvent) en passer par le fait de jouer pour 95% de gens qui ne remarquent pas les perles et ne pas se décourager avant d’y parvenir.

Olivier J
Olivier J

Bonsoir Stéphane,
Je n’oublie pas le texte promis, (enfin l’ébauche du texte).
J’étais un peu loin d’internet ces derniers temps et je ne prends qu’aujourd’hui connaissance de cette profusion de mails ! Je viens de répondre à mes enfants, aux quelques contrats en cours et maintenant à vous ☺
Votre message me fait penser tout d’abord à deux expériences : tout d’abord au chanteur Dave qui s’est prêté au même jeu. (En Grèce je crois). Avec sa guitare, il a chanté à la terrasse des cafés. Bien sûr qu’il n’a pas gagné ce qu’il gagne lors d’un concert à l’Olympia, mais il a fait un gain plus qu’honorable pour un chanteur de rues. L’expérience a été diffusée à la télévision, mais je ne sais plus du tout la date ni l’émission. L’autre expérience, c’est la mienne. J’ai moi aussi joué dans la rue et les gens dansaient sur les marchés (beau souvenir) et dans le métro à la fin et pendant un an après mes études. Bien sûr je n’étais pas concertiste international, (disons que je me débrouillais pas trop mal dans le baroque et le classique), mais j’avais ce que j’appellerai une sorte de connexion avec les passants qui étaient mon public et mon revenu.
Dans la rue je faisais partie d’un mini orchestre qui interprétait des standards de la chanson du début du XXème siècle et c’était touchant de voir les ménagères placer leur sacs de provisions derrière nous et aller inviter à danser des messieurs inconnus pour une danse…
Dans le métro, je jouais en duo avec une guitariste et nous avions mis au point un « programme » qui alternait des pièces qui nous faisaient plaisir, que nous jouions bien je pense, mais qui n’intéressaient personne d’autres que nous, puis des pièces de voltige remplies d’effets saisissants qui mettaient en avant nos prouesses musicales, et qui cependant étaient beaucoup plus facile à interpréter musicalement. Et voilà ce qui se produisait : même en pleine heure de pointe, les gens s’arrêtaient pour écouter les effets « brio », puis restaient à écouter un ou deux autres morceaux plus profonds. (Et nous gagnions autant en trois heures que toute une journée derrière une machine-outil, car j’ai fait ça aussi).
Alors je suis absolument d’accord avec vous, il manque dans l’expérience que vous relatez la description de la perception du public par l’artiste ou plus généralement, notre perception de l’adéquation de l’expression de notre talent avec notre environnement.
Bien des fois je suis invisible, notamment lorsque (j’allais dire « je me soumets »), je tente de m’adapter à mon environnement.
Finalement, mes meilleures expériences, les plus riches, dans tous les sens du terme, c’est lorsque j’ai exprimé « moi » en écoutant « l’autre ».
Merci Stéphane

agnes
agnes

Oui, je trouve que le cliché de l’utilisateur du métro zombie et lobotomisé n’est pas toujours juste. Et notamment, comme vous le racontez, lorsque de bons groupes s’y produisent ! Dans les rames, j’ai vu des regards, des sourires, des paroles, et même des gens danser et chanter…et donner bien sûr, et pas forcément par pitié. Je donne parfois pour aider, mais aussi pour remercier, quand la musique m’a fait passer un bon moment. Evidemment, aux heures de pointe, tout ça n’est pas possible, on est bien trop tassés dans les rames…

Olivier J
Olivier J

Peut-être qu’il y a du juste dans “le bon moment au bon endroit”. Pour ma part, je n’ai jamais fait de prestation dans les rames mais dans certains couloirs, capables d’accueillir du monde sans gêner la circulation des utilisateurs de métro. Par contre j’ai vu un marionnettiste dans une rame qui avait un spectacle de deux minutes absolument génial et à qui j’ai donné. Pour ma prestation, la rame ne pouvait être le bon endroit, pour lui oui. Pour le bon moment ma “scène” était le bon endroit mais pour lui, non… Qui pourrait faire un spectacle de marionnettes visible dans un wagon bondé, aurais-je pu jouer dans un wagon bondé ? Qui aurais pu réaliser une vraie prestation dans un wagon bondé ?
Personne, sauf les manipulateurs.
Ensuite, c’est vrai qu’au début j’ai eu honte, j’avais l’impression de mendier. Et puis au fur et à mesure, à force de constater les sourires et les intérêts, j’ai compris que je donnais ce que je suis avant de recevoir.
Mais encore ensuite, et c’est encore ce que j’ai vécu, je vous assure que même en heure de pointe, lorsque les couloirs sont noirs de monde et que le bruit ambiant se fait fort, lorsqu’après avoir réfléchi au programme musical, après avoir choisi un lieu qui ne trouble pas le voyageur, nous avions en permanence entre 10 et 20 spectateurs qui s’arrêtaient une dizaine de minutes.
C’est juste ce que j’ai vécu quand j’étais dans le métro voilà trente ans. Je ne dis pas que c’est ce qui se passe aujourd’hui, c’est juste que je crois avoir été adapté à cette époque.
Merci pour votre réaction.
Cordialement

Olivier J
Olivier J

Pardonnez-moi Agnès de m’être égaré émotionnellement par mes souvenirs, mais la seule chose que je veux exprimer à la lecture de l’article de Stéphane : Finalement, mes meilleures expériences, les plus riches, dans tous les sens du terme, c’est lorsque j’ai exprimé « moi » en écoutant « l’autre ».

Ghislaine
Ghislaine

Bonjour Stéphane,
Votre exemple de Joshua Bell, que je connaissais comme beaucoup de vos lecteurs j’imagine, a fait mouche ! C’est un très bon exemple !
J’ai cliqué sur le lien, entendu la bande, assez convaincante et crédible, même si les intervenants ne le sont pas uniformément… et que la forme du discours hyper punchy, les yeux dans les yeux, “vous êtes meilleur que vous ne pensez”… est sans doute plus appropriée à un public américain, Canada inclus, qu’au français plus renfermé/méfiant…
Sauf que 397E est une somme, que les arnaques sur Internet sont nombreuses, que je vous fais confiance à vous, ignore qui sont La vie en mains…
A vous lire,
Ghislaine

Paul
Paul

Ghislaine,

J’ai eu la même méfiance que vous. Et j’ai envoyé un mail, auquel j’ai reçu une réponse rapide et efficace. “Ma vie en main” est une entreprise enregistrée au Canada.
Par ailleurs, le paiement est par Paypal, il bénéficie donc de l’assurance de Paypal: Si vous considérez qu’il s’agit d’une escroquerie et que la société ne vous remboursait pas -alors qu’ils s’y engagent-, vous pouvez le signaler à Paypal et leur demander de vous rembourser. Ils le feront car cela fait partie des engagements “clé” de Paypal (aucun “escroc sur Internet” n’utilise Paypal, ou alors pas longtemps !).

Je viens de m’inscrire à La vie en Main, et j’ai désormais accès à un site professionnel, avec des vidéo (la plupart ne seront visible qu’au fur-et-à-mesure de la progression du programme, mais il y en a déjà 4 en ligne) qui correspondent à ce pour quoi je me suis inscrit.
Les vidéo ont des contrôles de commande normaux (on peut faire pause/en avant/en arrière) et pas bridées comme sur le site de présentation qui, comme vous, m’avait fait une mauvaise impression technique malgré un contenu inspirant !

Bref, je suis tout à fait rassuré et très satisfait de mon achat !

Nota: J’ai aussi pu télécharger le PDF de bouquin de Seban qui est offert dès qu’on on laisse un commentaire sur le site (il vaut 18.81€ en papier ou 13.99 sur Kindle chez Amazon).

labane sylvie
labane sylvie

toujours un plaisir de te lire Stéphane, tu touches toujours au bon endroits , merci!!!!

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