Une technique de pointe 2/2

Pour commencer, un grand merci aux commentateurs de la première partie de ce message : une dizaine de personnes dont 3 qui ne s’étaient jamais manifestées auparavant, c’est très bien pour ce genre de sujet. Et surtout, ça m’a permis de répondre à chacun (chose impossible, pour moi, lorsqu’il y a 150 commentaires).

Tout ce que vous avez dit est intéressant. Mais c’est la remarque d’Elsa et de Lo qui se rapprochent le plus de la conclusion de mon article, qui se terminait ainsi :

« Mais, je sens qu’il y a un truc qui vous dérange… Lorsque j’ai découvert cette étude et la technique proposée, ça m’a même empêché de dormir ! »

Et je vous ai promis d’en parler aujourd’hui.

Alors de quoi s’agit-il ?

Elsa l’exprime parfaitement bien : utiliser la photo d’un bébé dans un portefeuille, juste pour toucher le cœur des gens, mais sans y associer la moindre émotion, c’est dérangeant ! Une étude rationnelle prouve que ça marche, mais c’est immoral ! Ca instrumentalise l’enfant… Et, comme le dit Lo (sans en être sûre à 100%), ça ressemble à une manipulation.

C’est effectivement le cas. Et ce qui est intéressant c’est que les 2 autres pratiques n’apparaissent pas comme des manipulations. Pourtant, cette technique est un SYSTEME manipulatoire composé de 3 pratiques indissociables si vous voulez obtenir un bon résultat. On pourrait l’appeler «la technique du chic-type». Elle permet d’obtenir 52% de suffrages.

Le chic-type a plus de chances de retrouver son portefeuille que le salaud ! Même si la sagesse nous invite à rendre les objets à leurs propriétaires sans porter un jugement sur leur style de vie, ce n’est pas automatique chez beaucoup de gens. Dans certains commentaires, on parle de « miracle » lorsqu’un objet de valeur est restitué ! Certaines personnes évoquent même « le droit de rêver » !

Ce qui prouve que la technique est pertinente : elle fait des miracles et prolonge le rêve… Dans 52% des cas.

Seulement voilà : nos paradigmes qui influencent notre capacité de raisonnement vont vouloir s’en mêler : utiliser une image d’Epinal comme celle-là, ça ne se fait pas !

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, disait Rabelais…

Dans le livre que je suis en train de lire, il n’y a que science… C’est truffé de COMMENT, sans aucun POURQUOI. Pour les lecteurs qui ont une sensibilité existentielle, chaque page est un coup de crosse dans l’abdomen. C’est criant de vérités scientifiques, mais qu’en est-il de l’autre versant humain ? C’est ce que dénonce Elsa dans son commentaire :

Et l’Amour dans tout ça ?

Si vous ne comprenez pas le problème, je vais exagérer un peu : supposons qu’avec le mode-d’emploi de cette technique, je vous livre en complément la photo d’un bébé complètement craquant ! Vous n’aurez plus qu’à l’imprimer, la découper et la placer dans votre portefeuille… Comme ça, si vous n’avez pas de bébé à la maison, vous pouvez quand-même accéder à la technique. D’ailleurs, même si vous avez un enfant en bas âge, je vous recommanderai plutôt la photo envoyée, car elle a fait ses preuves !

A votre avis, si j’allais aussi loin, quelle serait la teneur des commentaires que m’enverraient mes lecteurs ?

Des insultes ! Evidemment… En bien plus qu’une dizaine ! On atteint les hauts sommets de la tromperie. Vouloir se faire passer pour un chic-type à tout prix, c’est vraiment un comportement de salaud !

Pourtant, vous ne pouvez faire l’impasse sur le fait que ça donne de bons résultats. C’est prouvé !

En conclusion du chapitre (faussement intitulé « comment éviter de perdre son portefeuille »), après description de l’expérience et des résultats, l’auteur écrit ceci :

« Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, procurez-vous une photo du bébé le plus craquant, et placez-la bien en évidence dans votre portefeuille. »

Dans les paragraphes qui précèdent, il décrit rapidement l’impact de la photo du bambin sur le cortex orbitofrontal, et affirme que le reflexe de « pouponnage » est dû à un mécanisme darwinien qui a évolué au cours des siècles afin d’assurer la survie de la race humaine. Il ajoute qu’aujourd’hui, grâce à l’imagerie cérébrale, on peut constater que les cobayes qui regardent une photo de bébé, déclenchent un processus mental équivalent à l’obtention d’une récompense, comme une barre de chocolat !

Je vais vomir et je reviens !…

Que faire ?

Lorsqu’on est confronté à des choses que nos valeurs morales trouvent choquantes, la propension naturelle est de tout rejeter en bloc ! C’est dommage, car il y a des pépites d’or dans les choses que nous dénigrons.

L’autre réaction (toujours inconsciente), c’est la distorsion : Patrick qui s’est empressé de mettre la technique en application a pris la photo de son petit-fils. Il n’a pas pris la photo d’un bébé, mais la photo de son p’tit bout d’chou. Et comme il l’a écrit, il n’a pas réfléchi une seule seconde.

Patrick est compétent inconscient dans ce domaine, parce que les circonstances de sa vie le lui permettent.

La solution que je vous propose se situe entre les deux comportements : adaptez la technique, en Conscience ! La Science nous livre sa lumière chaque jour. Elle a une fonction précise, mais vous avez le pouvoir d’y ajouter votre Energie personnelle.

Procurez-vous la photo du bébé que vous aimez, chérissez, gâtez, choyez, pouponnez avec Amour ! Si votre enfant a grandi, reprenez une vieille photo de ce bébé, que vous avez chéri, gâté, choyé, pouponné… et que vous aimez pour toujours, inconditionnellement, et atemporellement.

Ensuite, placez cette photo bien en évidence dans votre portefeuille, de façon à ressentir une vive émotion à chaque fois que vous vous en servirez. Respirez profondément en pensant à l’Amour indescriptible que vous ressentez, et laissez une pensée subtile traverser tout votre corps :

Cette photo est un document identitaire plus puissant, plus vrai, plus grand, plus fort, plus haut que toutes les autres pièces d’identité qui se trouvent dans mon portefeuille.

Comme je vous l’ai écrit au début de l’article précédent, je n’ai aucun chiffre à vous donner concernant les résultats de cette pratique. Mais je suis sûr que vous réduirez considérablement le risque de perdre cette photo, et par conséquent le portefeuille qui la protège.

Quant à la chance de le voir revenir en cas d’incident, je CROIS qu’elle dépassera largement les 52% !

Je le CROIS, mais je n’ai aucun moyen de le prouver. Car même si j’éparpillais 10.000 portefeuilles contenant la photo d’un « bébé craquant », cette simulation ne fait pas appel à l’essentiel : l’Energie Sacrée qui fait vibrer nos âmes.

Ne refusez pas la science parce qu’elle vous semble froide. Utilisez-la, et mettez-y du cœur !

SCIENCE ET CONSCIENCE… C’est une technique de pointe !

A++

Stéphane SOLOMON

15 réflexions au sujet de « Une technique de pointe 2/2 »

  1. Très belle explication Stéphane, efficace et tellement juste ! J’y ai retrouvé d’ailleurs l’approfondissement raisonné de mes propres réactions face à la première partie de l’article : 1- me soucier du caractère manipulatoire de l’action proposée – 2- penser à un bébé bien précis que j’adore – 3- songer à ce compromis de placer cette photo (et pas une autre) dans mon portefeuille.
    Merci Stéphane !

  2. Bonjour,

    et toc, j’avais raison. En fait cela m’a fait terriblement penser à des techniques utilisées dans le cadre d’études ou d’enquêtes et de bien d’autres choses dont la technique du pied dans la porte …

    La science comporte un effet froid (desacralisant), elle explique et rationnalise des gestes et réflexes humains. La description scientifique fait perdre le caractère terriblement humain de nos actes qu’ils soient bons ou mauvais. Et je tiens à préciser que je ne mets rien de « religieux » derrière ces termes.
    Et au dela de l’effet manipulatoire décrit, il y a de petits gestes que chacun peut être amené à faire pour se faciliter la vie ou tenter le coup !
    J’ai des amis qui ont plusieurs photos géniales de leurs enfants dans leur portefeuille, pour les avoir près d’eux notamment lors de nos fréquent déplacement et hop une des 3 étapes franchies.
    D’ailleurs il suffit de vérifier cela avec les photos sur le bureau ou les retours de congés mat : c’est une débauche guimauve autour de ces chérubins …

    Ceci dit pour ma part, j’ai analysé ce que j’avais mis en place dans ce même cadre. Je n’ai pas d’enfant ni de neuveux, alors je n’irais pas chercher la photo d’un enfant peut être une autre mais ce n’est pas certain. Par contre ma carte de visite est en vue avec un format un peu original qui interpelle souvent quand je la donne, alors pourquoi pas celui ou celle qui trouverait mon porte-feuille !
    Là, Stéphane, je suis assez fière de moi, car actuellement je pense que j’ai su adapté certains outils à ma personnalité, mon environnement … de manière inconsciente ! Mais ça marche

    Et je suis persuadée également que l’énergie que l’on mets dans un acte circule

    bonne soirée, a+

    • Bonjour Lo,

      Pourriez-vous m’envoyer une carte de visite, je suis curieux (et un peu collectionneur).

      Vous avez écrit que n’ayant pas d’enfants, ni de neveux, vous n’irez pas chercher la photo d’un enfant pour la mettre dans portefeuille.

      J’aimerais juste vous amener à réfléchir sur un concept qu’on appelle l’effet nocebo (l’inverse du placebo) :

      L’impact que la photo peut avoir sur la personne qui trouve le portefeuille s’apparente à une manipulation pour vous, parce que vous n’avez pas d’enfants. Et bien, je vais peut-être vous étonner, mais il y a des gens qui, sachant que ça peut avoir cet effet mental puissant (35%), vont retirer la photo de leur enfant de leur portefeuille ! Tout simplement parce qu’ils ne veulent pas manipuler (ou passer pour des manipulateurs).

      Ca signifie qu’en lisant le livre qui contient cette expérience, ou un blog qui en reprend les grandes lignes sans y insuffler la CONSCIENCE, on produit un effet pervers :

      – Les manipulateurs sans foi ni loi vont utiliser la photo du chérubin, juste pour créer une émotion qui donne de bons résultats.
      – Les « honnêtes-gens » n’oseront pas utiliser cette technique (de peur de manipuler), même si la photo dans leur portefeuille est légitime
      – Les personnes qui trouvent un portefeuille avec la photo d’un enfant vont dire «je connais le truc ! Tu ne m’auras pas avec de bons sentiments !»

      C’est pourquoi je pense que l’enseignement de telles techniques ne devrait pas être mis entre les mains de tous les formateurs. Or si on observe la façon dont ils sont formés et dont on valide leurs connaissances (formations diplômantes), il n’y a pas de serment d’Hippocrate à prononcer, une fois ce pouvoir acquis… C’est pourtant un immense pouvoir !

      Ca donne lieu à des dérives qui amplifient la méfiance. J’ai déjà vu des vendeuses se faire insulter dans un magasin de vêtements, juste parce qu’elles ont posé la question « Je peux vous aider ? ».

      L’homme en question, particulièrement agressif à cet instant, en avait marre de se faire vendre une cravate de plus, par une vendeuse au beau décolleté. Et ce jour là, il soupçonnait une manipulation sans accorder aucune présomption d’innocence… La vendeuse avait peut-être vraiment envie de l’aider, mais comment distinguer la véritable vocation de la technique froide ?

      Il n’y a qu’un mot pour définir ça : CONFIANCE.

      Et contre toute attente, il s’agit autant d’une CONFIANCE dans le monde extérieur, que d’une CONFIANCE en soi. On peut dire que cet homme n’avait pas assez confiance en lui pour faire face à la « technique du décolleté ». Il a donc décidé de se soustraire à toute tentation en éloignant la vendeuse, et son champ magnétique du pauvre petit consommateur.

      Ce que je proposerais à cet homme, c’est d’essayer de comprendre pourquoi elle fait ce métier, grâce à quelque techniques relativement faciles à appliquer. Et s’il s’avère qu’elle le fait pour AIDER ses clients à mieux s’habiller, il aura tout intérêt à lui acheter une cravate de plus.

      A++

      Stéphane

  3. Bonjour Stéphane
    Quel plaisir de te lire encore et encore. Il y a tellement de force (d’énergie) dans vos propos. J’ai tellement une vie plus agréable depuis que je comprends et applique cette énergie. C’est sûr que je n’arrive pas toujours à l’appliquer, ça prend de la pratique, un modèle tel que vous, de la patience pour devenir consciente…

    Lorsque j’explique à certaines personnes (inconscientes) cette façon de penser, il me perçoivent comme une extra terrestre. Ça me fait donc un bien immense lorsque vous expliquez comment vous percevez ces gens, ça me rend plus indulgente…

    J’aime aussi votre humour  »je vais vomir et je reviens! » j’éclate de rire à chaque fois!!!

    Merci!!

    Nathalie, du Québec

    • Bonjour Nathalie,

      Merci ! Oui, je pense que l’indulgence (du moment qu’il n’y a pas danger) est une bonne pratique. Les autres ont le droit d’être autrement intelligents.

      Pour le petite note d’humour… J’ai également beaucoup ri en l’écrivant. D’autant que ça résume assez bien ce que j’ai ressenti.

      Cette brillante démonstration et sa conclusion méritait bien une petite gerbe.

      A++

      Stéphane

  4. Merci Stéphane, pour tous ces bons échanges, qui plantent des petites graines, que je ne sais pas tjs comment arroser. Et certaines fleurissent tout simplement ou me font un plat consistant.
    Pour l’histoire du portefeuille et des manips, c’est trop compliqué pour moi de voir les étapes dans l’énoncé. Je suis plus pragmatique que cela et ne souhaite pas vraiment imaginer tout ce que les autres (monde extérieur pourraient penser, peut-être un jour, ou pas).
    Dans mon portefeuille, qui contient aussi mon argent, il y a mes cartes de visites et divers papiers avec mon adresse et n° de tel. Mon portefeuille est tjs dans ma poche de pantalon, (je ne sais pas vivre avec un sac).
    J’ai déjà oublier ma carte de banque dans un sabot, quitté le magasin et revenir plusieurs heures plus tard sur les lieux. Et ma carte m’attendais. J’en ai remercier la ville entière et pendant un petit temps, les personnes me paraissaient plus souriante, grâce à mon bout de plastic !

    Je me suis baissée plusieurs fois dans ma vie pour ramasser des portefeuille (coin de rue calme, la poubelle de l’immeuble, dans le caniveau) et c’est vrai que s’il y a des éléments qui permettent de tracer la personne à travers de ce qui reste dans le portefeuille, c’est facilitant pour le faire retourner à son propriétaire.

    Pour ce qui est de l’appareil photo, sur la carte SD de l’appareil, un dossier photo s’appelle « Merci et mon adresse email + n° de portable ». Pour que si la personne qui trouve l’appareil ou me l’a prit, il puisse sans trop de difficulté me faire parvenir le support des photos, qui elles sont plus précieuses que l’appareil, qui se rachète.

    Pour les téléphones portable, il est recommandé de rentrer des n° de personnes proches sous le nom de ICE « In Case of Emergency » qui permet de joindre une personne en cas de problèmes. Par exemple de santé et si vous n’avez sur vous que votre portable pour vous identifier. C’est une manière de prendre soin de soi, de faire confiance en son prochain pour recevoir son aide, en lien avec un proche qui fera tout pour notre bien. Et la boucle est bouclée ! Bonne journée à tous.
    Véronique O

  5. OK, je vous enverrais ma petite carte !

    Et pourtant, il me semble bien que vous proposez un module sur la confiance et que je l’ai suivi. Il faudra que j’y revienne !
    A bien y penser et à vous lire, j’ai des enfants dans mon entourage et quelques photos que j’aime beaucoup ! J’ai juste à m’accorder assez de confiance pour le faire …

    Vous touchez là à des cordes très sensibles et auxquels nous ne sommes finalement que peu familiarisé ou formé. La pratique s’avère donc une source d’apprentissage et de découverte étonnante. D’autant plus que je n’entrevois pas bien toutes les perspectives que sous tendent ces derniers messages.
    C’est presque dommage qu’il n’y ai que 2 messages, sans épilogue.
    Merci et à +

  6. Bonjour;

    en réfléchissant bien, il y a de nombreuses années, j’avais mis dans mon portefeuille la photo de mon premier neveu, bébé. Parce qu’il me touchait!!! Et en effet ce portefeuille avec la photo est toujours dans un tiroir chez moi, je ne l’ai jamais perdu!!! J’en ai changé parce qu’il était trop usé mais n’ai pas pu le jeter non plus…
    Mais je me sens comme Lo; actuellement je me sens plus encline à utiliser les conseils de l’étude en les adaptant à ma personnalité : j’ai plus envie de mettre une image que j’aime, qui me fait vibrer, la photo d’une peinture que j’admire, que sais-je… une image qui correspond à ce qui me touche le plus en ce moment; plutôt qu’une photo de mon fils bébé (il était pourtant un très beau bébé!!!)… je me dis ainsi que la valeur sentimentale que j’ai placée dans mon portefeuille me liera à lui au point de ne pas (trop) risquer de le perdre!!!
    Merci pour vos histoires;
    je me rends compte que je n’ai pas encore bien compris la conclusion de l’histoire du lâcher prise… j’espère qu’on en aura d’autres sur ce thème!!!! car moi aussi je pensais que la phrase du livre de développement personnel signifiait qu’il fallait ne pas abandonner la compta!
    Elsa

    • Bonjour Elsa,

      Je pense que vous avez très bien compris ce que je suggérais et Lo aussi. L’éveil que je propose consiste à animer quelque chose d’inerte, auquel vous tenez. Vous insufflez votre âme dans une chose qui est important pour vous, afin que la personne qui pourrait vous la rendre vous reconnaisse. Reconnaisse votre personnalité à travers une émotion. Un poème pourrait suffire.

      Si je devais me diriger vers d’autres axes, j’évoquerais l’amitié de la même façon. On peut perdre un ami comme on perd son portefeuille. Il suffit de ne pas lui attacher d’importance, de l’accueillir avec froideur, d’oublier de l’inviter à vos évènements heureux, de ne pas aller aux siens, etc.

      Qu’est-ce que l’amitié si l’Energie ne circule pas ? Bien sûr, contrairement au portefeuille, inerte, votre ami a sa propre volonté, et il peut alimenter et user l’Energie à sa façon. Mais s’il n’y a pas de retour (et je ne parle pas de matériel, mais d’émotionnel), l’amitié perdra son dynamisme, et deviendra une vieille amitié.

      En ce qui concerne le lâcher-prise : lorsque vous avez « la tête dans le guidon », vous réduisez votre monde. La mère de votre conjoint (celle qui a élevé l’Homme de votre vie) devient juste votre « belle-mère », le bonhomme de neige n’est qu’un monceau de glace, et les enfants ne sont que des soucis que vosu avez la responsabilité de nourrir…

      Lorsque vous savez lâcher-prise sur vos contraintes, en relativisant leur importance par rapport à d’autres choses essentielles, la vie vous fait des cadeaux que vous ne pouvez imaginer. Je pense que l’essentiel dans le lâcher-prise, c’est d’avoir un bon fond, et de continuer à se poser des questions existentielles quelles que soient les circonstances. Tout le reste est improvisé en fonction des invitations du monde extérieur. On accepte le rendez-vous ou pas, et je pense qu’il y en a beaucoup.

      Je n’ai pas abandonné la compta. Je l’ai juste lâchée au profit de quelque chose de plus important. J’ai fixé un rendez-vous à plus tard. J’étais prêt à y revenir, mais finalement, une personne de mon entourage (inattendue) s’en est occupée. Cette histoire et accélérée et romancée. Dans la vraie vie, les choses prennent plus de temps, et vous ne connaissez pas forcément les personnes qui vont vous aider. Un lâcher-prise n’est pas forcément récompensé dans l’heure. C’est pour cette raison que beaucoup de gens pensent que ce sont des bêtises.

      Mais si on tient bon, on finit par faire les bonnes rencontres : la personne passe, vous la voyez, et vous allez vers elle. Si vous avez la tête dans le guidon, la personne passe, vos yeux la voient et lorsqu’elle disparaît de votre champ de vision, elle n’est plus là.

      Rien de magique là dessous ? Si ! Justement, la communication que vous allez créer et la confiance que vous allez placer dans les évènements, rendent sont des baguettes magiques. Il appartient à chacun de décider qui les a mises à disposition.

      A++

      Stéphane

  7. Stéphane, comme souvent dans la vie, votre propos renvoie à la question de nuance. J’ai dans mon portefeuille une photo de ma petite-fille. Je l’ai d’abord pour moi et pour, le cas échéant, la montrer à des amis. Il ne me viendrait pas à l’idée de placer dans ce portefeuille la photo d’un autre bébé, ou enfant plus mignon, plus « craquant », pour employer la terminologie actuelle. De la même façon, il ne me viendrait pas à l’idée de signer d’un pseudonyme, voir de ne pas signer, ce que j’écris, que ce soit par courrier ou sur internet.

    J’en viens à la notion de nuance. Dans un domaine différent, j’ai reçu, parmi les nombreuses sollicitations pour les dons de fin d’année, d’une association certainement très respectable mais dont j’ai oublié le nom, une plaquette d’auto-collants rouges mentionnant « Local protégé par un sysstème d’alarme électronique ». Assez restrictif sur ce plan, je n’ai envoyé aucun don (ma fonction « vache à lait » a ses limites), mais j’ai apposé, sans aucun état d’âme, l’un de ces auto-collants sur la porte de mon garage. Tant pis si je dois me couvrir la tête de cendres …
    A bientôt.
    B. Desvignes

    • Bonjour Bernard,

      Ici on parle de VALENCE. C’est un «SCORE» que vous attribuez à une sollicitation, en fonction de votre système de valeurs. Vos croyances y sont pour beaucoup, et également vos injonctions : «je ne suis pas une vache à lait» n’est pas une formule personnelle. En coaching on appelle ça un «prétexte populaire».

      Vous semblez revendiquer ceci :
      Le paysan qui me traira n’est pas né ! Par contre, s’il veut me brosser les poils, j’accepte !

      Je ne pense pas que vous ayez à rougir du fait que vous receviez des cadeaux de l’Univers, car je suis sûr que vous avez trouvé votre façon de contribuer à l’univers. Le fait que le retour ne se fasse pas à 180° n’est pas une source de honte, mais plutôt d’enthousiasme. Ne confondons pas Donnant/Donnant et Gagnant/Gagnant.

      Le fait que vous n’envoyiez pas votre don ne signifie pas que vous ne contribuez pas. Je vous explique : votre voisin a été sollicité comme vous. Mais lui, il a l’intention de faire un don à cette association, car il lui accorde d’autres valeurs que la simple «respectabilité». Par exemple, il pourrait considérer qu’elle est d’UTILITE publique. Comme c’est un procrastinateur, la valence est instable et il risque d’oublier sa mission. Mais en passant devant chez vous, il va voir l’autocollant sur la porte de votre garage et il retrouvera instantanément la valence qu’il avait accordé à cette sollicitation.

      Conclusion : même si vous n’êtes pas un donateur-modèle, vous donnez de l’Energie à ceux qui s’autorisent à donner, et c’est très bien comme ça ! La seule chose que vous pourriez regretter, c’est de le faire malgré vous. Ce qui rejoint le thème de cet article : PLUS DE CONSCIENCE.

      Vous pourriez donc coller cet autocollant en vous disant :

      Mon parcours de vie ne m’autorise pas à donner aux associations caritatives, mais je les respecte et j’estime qu’elles méritent d’exister. Je vais donc coller cet autocollant, afin que tous ceux qui s’autorisent à y contribuer financièrement y pensent… En plus, ça pourrait m’être utile !

      Je vous invite à entrer davantage dans le questionnement que dans la revendication, car à moins de communiquer avec des passionnés (qui ajoutent eux-mêmes des points d’interrogation), la réponse à une non-question est souvent le silence…

      A++

      Stéphane

  8. Bonjour Stéphane,

    La technique de la photo dans le portefeuille est aussi utilisée pour les conducteurs infractionnistes dans le but de faire appel à leur « cortex orbitofrontal », c’est-à-dire qu’en demandant à un conducteur qui a tendance à aller trop vite en voiture, ne met pas sa ceinture de sécurité, bref, ne fait pas attention à sa vie, de mettre une photo de ses enfants ou de sa femme ou bien les deux en vue sur son tableau de bord, on lui demande : « tu nous aimes ? Alors prends soin de toi ».
    Bien à vous
    Gisèle

  9. Cher Stéphane,

    Toujours autant de plaisir à vous lire … J’y prends toujours quelque chose !
    Et sans honte, ni regret … Clin d’œil à une remarque ci-dessus …
    Mais ce jour, je trouve une réflexion qui va m’aider dans mon travail (formatrice-consultante, avec conscience de préférence, et défendant la prise de pouvoir, notamment le 1er : le pouvoir sur soi) car je ne le formalisais pas si bien : « entrer davantage dans le questionnement que dans la revendication ».
    Bien à vous,
    Isabelle GAYDON-OHL

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