Comment gérer les personnes négatives (2/2)

Dans mon précédent article, je vous expliquais que je me désolidarisais des coaches qui vous proposent de chasser les personnes négatives de votre sphère (et parfois de fuir). Je trouve ça radical, et rarement justifié. J’ai commencé par argumenter en rappelant que c’est vous qui construisez le jugement négatif/positif, et qu’il est possible qu’une simple question puisse apparaître comme une critique. Grâce aux interventions des lecteurs (notamment celle d’Evelyne), j’ai approfondi le concept en évoquant le «seuil de vulnérabilité». Ce point zéro en dessous duquel le négatif apparaît est propre à chaque personne. Sa position dépend aussi des circonstances dans lesquelles se produit le jugement. Ce «seuil de vulnérabilité» est donc déplaçable. Un auto-coach devrait pouvoir en jouer. Chose que je recommande avant d’appuyer sur la touche EJECT de votre logiciel intérieur.

J’ai également livré un chiffre «officiel» : 62% d’échecs dûs à un entourage négatif. Ce qui nous ramène à 38% de réussites (soyons positifs !). Comme nous ne savons pas comment ce chiffre a été obtenu, j’imagine qu’avec de bons boucliers et quelques outils de transformations, ce taux devrait grimper de façon insolente. Voyons comment transformer du négatif en positif :

Première technique : échange de bons procédés

Francis, mon interlocuteur négatif que la SNCF a cru bon de placer à mes côtés, a pu bénéficier d’un coaching gratuit pendant 3 heures ! Etape par étape, argument après argument, j’ai écouté tous les griefs qu’il avait contre le Développement Personnel et les personnes qui «travaillent dans cette branche». Tandis qu’il critiquait, je comprenais de plus en plus pourquoi le Développement Personnel a tant de mal à percer en France.

Pour un pédagogue, c’est une chance de comprendre ce qui coince… Dans sa chanson «Blessures d’enfance», Yvez DUTEIL termine son plaidoyer par :

Mais quand un enfant pleure ou qu’il a du chagrin
Je crois savoir un peu ce dont il a besoin.

Les souffrances que l’auteur a vécues étant petit, lui permettent de mieux comprendre la souffrance des autres. Ayant réussi à s’en extirper, il sait désormais consoler les enfants avec empathie. J’ai personnellement vécu des «blessures» à cause de certaines pratiques (et des pratiquants) de Développement Personnel. Je connais donc quelques pièges à éviter et je peux en parler en formation. Mais à côté de Francis j’étais un débutant. Il a apparemment glissé sur toutes les peaux de bananes liées à ce parcours ! En l’écoutant, je collectais de la matière pour mes cours, mes articles, mes conférences… Pour un formateur, c’est très formateur.

Ecouter les doléances des autres est une technique ! Elle vous donne accès à un enseignement d’une grande valeur. A condition de les écouter sous cet angle, évidemment. Parce que si vous le prenez personnellement, ça passe beaucoup moins bien… Francis a également apprécié l’idée de ramasser ses peaux de bananes a postériori, avec un compagnon de route «au service».

Deuxième technique : Transformation

Certains arts-martiaux, en particulier l’Aïkido, nous enseignent qu’il est possible de se servir de la force de l’adversaire pour gagner des points. Ce qui signifie qu’aussi fragile que vous soyez, une certaine agilité peut mettre la force de l’adversaire à votre service. En affrontant Hercule, vous profitez d’une force herculéenne !

J‘ai proposé à Francis des solutions alternatives, correspondant à son parcours, sa situation familiale, et surtout son intellect et ses sentiments. Visiblement il a expérimenté mes ficelles parce qu’il m’a contacté dans les semaines qui ont suivies pour me remercier. Il m’a recommandé deux de ses amis, le premier a signé pour 12 séances de coaching. Le deuxième hésite encore, mais nous gardons contact (notamment à travers cette Newsletter).

Mais ce n’est pas tout : vous vous souvenez que je vous ai parlé de ma salle de formation aux Buttes-Chaumont ? C’est en majeure partie grâce à Francis que je pourrai bientôt vous y accueillir (il reste quelques travaux à finir). La raison est simple : lorsqu’une personne agit contre vous (ou contre vos projets), si vous parvenez à la convaincre que votre action a du SENS, elle se joint à vos efforts au lieu de les contrarier. C’est un double bénéfice : non seulement il n’y a plus de force opposée, mais vous bénéficiez de son Energie. Au moment du changement, elle mettra les bouchées doubles pour «se rattraper».

J’ai une proposition à vous faire

Les personnes qui se constituent un entourage strictement positif ont le sentiment que leur vie s’améliore, mais mais au bout de quelque semaines, le soufflet retombe. La raison est simple : en se créant une zone de confort très restreinte, elles voient du danger dans tout ce qui se trouve au-delà. De ce fait, elles restent dans leur prison dorée car il leur paraît difficile d’en sortir pour affronter toutes les nuances de la vraie vie.

En éjectant des gens parce qu’ils se sont abandonnés à un réflexe mental du type «tu n’es pas fait pour ça !», «tu vas te planter !», «ce n’est pas bien !» ou le pire de tous «je te l’avais bien dit !»… vous optez pour une solution de niveau 1.  Ce que je vous propose est au dessus de ça. Je ne chasse pas les négatifs, car pour moi, les personnes viscéralement et définitivement négatives n’existent quasiment pas (il y en a très peu).

Une personne de votre entourage peut avoir un comportement négatif, des sentiments négatifs, des pensées négatives… Et alors ? C’est là que l’auto-coach est sollicité. C’est là que vous pouvez interrompre momentanément le cours de vos actions, transformer l’Energie ambiante, et repartir deux fois plus vite !

Cette transformation s’apprend. Je le fais en salle lors de mes formations, et j’utilise ces techniques lors de mes coachings. Je vous propose de découvrir 5 techniques de transformation lors d’une formation en ligne spécialement dédiée à la gestion des personnalités dites «négatives». Chacune de ces techniques est amenée par une question simple. La méthode globale consiste donc à se poser intérieurement entre 1 et 5 questions…

Evidemment, beaucoup de gens répliqueront qu’il est beaucoup plus facile d’appliquer la technique des autres coaches : celle qui consiste à éjecter de sa sphère toute personne contrariante. C’est vrai que là, il n’y a qu’une seule question à se poser. La voici :

– Est-ce que cette personne va me manquer ?

Si vous répondez par la positive. Il est temps de passer au niveau supérieur : 5 questions de plus… Certaines personnes méritent cette attention.

Dès demain, vous pourrez vous inscrire à cette formation qui sera animée en direct le jeudi 5 novembre 2015 entre 20h30 et 22h00. En attendant, si vous avez des remarques, des questions, ou même si vous avez envie de râler un bon coup, la zone de commentaires est faite pour ça.

Je vous garderai quand-même !

A++

Stéphane SOLOMON

13 réflexions au sujet de « Comment gérer les personnes négatives (2/2) »

  1. j’en connais qui s’obstinent à rester dans le négatif, et c’est à eux-mm qu’ils font du tort. Ou on laisse tomber, ou on s’épuise d’abord à leur répondre, ce qui est inutile puisqu’ils auront le dernier mot, et là on laisse tomber.
    C’était du temps perdu ! Autant fréquenter des gens heureux, joyeux, positifs

    • Bonsoir Lalou, et merci de lancer le débat.

      L’un n’empêche pas l’autre. Tu peux augmenter ta sphère positive sans pour autant chasser ceux qui te paraissent négatifs (le temps d’avoir confirmation).

      Ce que je dénonce, c’est l’éjection hâtive. Un peu comme dans certaines entreprises, où lorsqu’une personne se montre sceptique on la met au placard, alors qu’elle a tant à donner.

      La même chose existe dans la sphère personnelle. J’ai vu des gens rompre avec leurs parents parce que ces derniers ont eu le malheur de dire «tu n’es pas fait pour ça !». Ils ont lu un livre sur la résistance au changement, et ils ont appliqué la technique proposée : Tchao les vieux !

      J’ai également vu des divorces à cause d’un époux ou d’une épouse contrariante… Et l’Amour dans tout ça ?

      Je ne demande pas à tout le monde de taper la discussion dans un train avec un inconnu apriori négatif (c’est mon truc à moi), mais papa et maman méritent plus d’égards. Pour eux (et pour d’autres), on peut s’autoriser à repousser son seuil de vulnérabilité.

  2. Merci Stéphane, pour cette proposition de changement de perspective, j’adore, plus je chemine avec auto-coaching plus je me dis que le monde peut n’être que solutions ; c’est ma recherche depuis l’enfance : les moyens de tout transformer en avantages. Comme ça fait du bien ! Comme c’est plus agréable que de se braquer ou de fuir ! Quelle liberté de ne plus craindre la négativité ! Vous êtes un vrai militant actif pour la paix et l’harmonie dans le monde. Enfin, c’est ce que j’ai envi de comprendre, c’est ce que je vois du coup, et je me sens choyée de recevoir cette newsletter. Merci

    • Bonjour Marielle,

      C’est toujours un plaisir d’accueillir vos commentaires.

      Lorsqu’on écarte les «négatifs» ou lorsqu’on les fuit, il y a un but : profiter d’un entourage plus positif (voire exclusivement positif). C’est un peu comme si on cherchait à équilibrer ses finances en réduisant les frais (voire en arrêtant les frais).

      Mais il y a une autre solution qui permet d’équilibrer ses finances : gagner plus ! Ce qui permet de garder quelques conforts et de s’éviter des privations.

      L’une de mes techniques, lorsque je rejoins des projets où les personnes négatives sont nombreuses, est de rejoindre en parallèle d’autres projets où les positifs font foi. Ainsi, malgré les charges négatives qui pourraient m’appauvrir, je continue à gagner plus.

      Le jour où vous m’avez rejoint, vous avez enrichi mon univers. Merci pour ce cadeau.

      Stéphane

    • Je comprends que ce thème vous tienne à coeur Lalou, et croyez bien que dans la méthode que je vous propose, il n’y a pas que du Bisonours… J’y enseigne aussi comment reconnaître les personnes fondamentalement négatives, voire perverses. Ces personnes-là sortent du cadre de la conciliation que je propose. Il est hors de question de vous proposer de souffrir pendant 40 ans.

      Il est évident que lorsque le but de la personnes qui est en face est de vous détruire, c’est une autre histoire, qui sort du cadre du coaching. J’en parlerai dans mon introduction afin que la confusion soit évitée. Il ne s’agit pas vous faire un cours sur la cohabitation avec les gens qui jurent votre perte et qui seraient prêts à se damner pour ça.

      Francis, bien qu’il soit un inconnu, ne demandait qu’à comprendre tout ce qu’il avait lu et mal compris.

      Le jugement expéditif que je mets en cause concerne d’autres scénarios que celui que vous avez vécu.

      Avec toute mon affection,

      Stéphane

  3. Je trouve que c’est juste en effet à condition toutefois d’être très fort intérieurémet .
    En théorie j’adhère .
    D’autant que des gens négatifs il y en a partout et que les fuiré systématiquement n’est pas porteur.
    On doit composer avec eux donc c’est un fait il faut apprendre à vivre avec eux et à transcender le malaise qûl provoquent en nous.
    Reste la question : et mon seuil de vulnérabilité alors? A quel moment est ce que je risque de sombrer et de devenir moi même toxique pour les autres….Les autres qui luttent et résistent au négatif?

    Bref c’est beau et constructif avec un gros risque d’y laisser des plumes…..

    • Vous avez posé le doigt sur la raison d’exister de cette formation : être fort intérieurement est en partie inné, en partie acquis.

      Le Développement Personnel part du principe que ce qui n’est pas inné peut être acquis. Certes c’est pendant l’enfance et l’adolescence que vous vous construisez (parfois sans défense), mais l’adulte peut rattraper ça de différentes façons.

      Votre «seuil de vulnérabilité» est à écouter, certes, mais vous pouvez aussi décider de le mettre en mouvement, et même de le rendre élastique. Même en mathématiques et en physique, on peut changer de référentiel, et donc déplacer le point zéro.

      Ce que je vous propose est beau et constructif, avec un minimum de risques d’y laisser des plumes. C’est une méthode que je mets entre vos mains. Pas un plaidoyer en faveur des «pauvres petits négatifs abandonnés»… Un cours qui défend les négatifs n’aurait aucun intérêt. L’idée est de reconnaître les différentes personnalités et leur degré d’influence sur vous. Après quoi, il vous appartiendra de de vivre avec, ou pas.

      Dans mon article, je ne défends pas les négatifs, c’est VOUS que je défends.

      Eux, je ne les connais pas. Et si j’aspire à mieux les connaître, c’est pour les aider à positiver ou pour me renforcer intérieurement.

      Le dialogue que j’ai entretenu avec Francis n’était pas négatif d’un bout à l’autre. Je sentais une progression. Je sentais qu’il avait envie d’y croire, et je n’étais pas face à un imbécile.

      Ceci dit, nous sommes partis de très bas… Beaucoup de gens auraient refusé la discussion sous prétexte de négativité. C’est un choix (c’est même recommandé par beaucoup de coaches). Mais reconnaissons qu’en utilisant une échappatoire, je serais passé à côté de quelque chose.

      Avant de commencer, je savais que la partie se terminerait soit par un ex-æquo, soit par ma victoire. Après quoi, le «partie» a commencé.

      A++

      Stéphane

  4. Bonjour Stéphane,
    Ce sujet me touche particulièrement, merci Stéphane, car c’est celui parcouru avec ma famille.
    Au final, j’ai transformé ( et par étapes sur 20 ans ) la relation avec mes parents pour garder une relation qui me convient. Ils m’ont beaucoup fait travailler sur ma zone de vulnérabilité et je me sens plus forte aujourd’hui.
    D’autres personnes négatives de la famille se sont éjectées toutes seules par rapport à mon développement personnel ( ex : yoga = secte …) et c’est ok pour moi aujourd’hui ! 🙂

    • Une pincée d’auto-défense, une poignée d’empathie et un grand bol d’authenticité. Je crois que c’est ça, être OK !

      Bravo Véronique.

  5. Bonjour Stephane !
    Il y a des gens dans ma proche famille qui sont assez fortement negatifs, et nous avons opte d’un accord tacite (meme si non exprime par des mots) de continuer a nous voir de temps en temps. Ca convient d’ailleurs aux deux « camps », car mon optimisme (ma naivete?) indecrottable leur deplait sans doute autant qu’a moi leur air bougon…
    Je n’aurais jamais songe cependant a les ejecter de ma vie, Ca me parait tout simplement impossible ! Alors quand je lis ta reponse au commentaire de Lalou, ou tu dis que certains rejettent completement leurs propres parents pour une question d’ingerence un peu trop marquee dans leurs choix, je suis sidere ! Comment peut-on couper les ponts pour ca? J’aurais compris peut etre pour de tres graves (du genre pedophilie par ex), mais pas pour ca !
    Du coup, je comprends mieux ton message de refuser le rejet total des personnes negatives…
    Cordialement,
    Benoit

    • Benoit,

      La chose est même plus dramatique que ça. Certaines personnes qui découvrent ce principe (cette statistique) sont dans un tel besoin d’immédiateté, qu’ils font un ménage total dans leur entourage. Il y en a même qui déménagent sans laisser d’adresse. Je ne parle pas de «l’idiot du village» à qui je recommanderais de partir au plus vite (à cause de l’image qui lui colle à la peau quoi qu’il fasse). Je ne parle pas de cas psychologiques graves (ce n’est pas ma fonction). Je parle de gens qui quittent leur femme (ou leur mari) parce qu’ils veulent manger léger, alors que le conjoint continue à leur apporter un petit déjeuner au lit avec du beurre et de la confiture.

      J’exagère à peine…

      S’ils ont à faire à des coaches, des mentors ou des guides trop simplificateurs (voire sectaires), ils ne peuvent pas comprendre la profondeur du message qui invite à marquer une certaine distance avec celles et ceux qui peuvent nuire à leurs projets. Dans mes formations, J’invite à se renforcer intérieurement avant de se débarrasser de l’extérieur.

      Heureux de te savoir consterné par ces adieux rapides. Les sectes en tous genre aiment ces solitaires qui n’écoutent personne. Car les gourous, eux, ont un pouvoir de persuasion beaucoup plus fort (il leur suffit de dire «go go go ! Tu es le meilleur !». Faire le ménage autour de soi, c’est leur permettre d’agir sans force contraire.

      Un jour un ami m’a dit «j’ai fait le tri dans mes amis, et j’ai décidé de ne plus te revoir». 3 mois plus tard, j’ai appris qu’il s’était fait enrôler par une secte. 2 ans plus tard, il était ruiné (il avait pourtant hérité d’une belle somme).

      Et si c’était un cas isolé, je n’en parlerais même pas.

  6. Bonjour Stéphane,
    J’ai peut-être manqué un message, mais je n’ai pas trouvé comment s’inscrire à la formation du jeudi 05/11…
    Merci d’avance pour l’info.
    Aurélia

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