Résultats du petit jeu

A l’heure où j’écris, 420 personnes ont répondu au questionnaire d’hier. Si vous en faites partie, merci infiniment. Sinon, ce sera pour la prochaine fois. Un merci spécial à ceux qui ne pouvaient pas y avoir accès à cause de leur Firewall, et qui m’ont répondu par courrier électronique. J’ai enregistré vos réponses pour vous, donc vous faites partie des statistiques.

Avant d’analyser les réponses, je voudrais juste rappeler la petite histoire qui précède les 4 questions. Si vous vous ne souvenez bien, vous pouvez sauter ce paragraphe :

«Hier, j’avais rendez-vous à Paris pour un coaching individuel de Communication, avec un homme d’affaires âgé de 45 ans, dont je tairai le nom par souci confidentialité. Avant de commencer l’entretien, il me demanda si je voulais un café. J’ai acquiescé, il appuya sur un bouton de son téléphone et fit sa demande. 2 minutes plus tard, une jeune personne habillée de façon printanière vint nous servir. Mon client la regarda de haut en bas, puis lui dit : «Quelle élégance aujourd’hui ! Et quelle précision dans le geste… Vous faites-ça mieux que ma femme !». J’ai trouvé que la remarque était déplacée et irrévérencieuse. Aussi, ai-je entrepris d’évoquer ce comportement au cours de la séance de coaching.»

Suite à ce texte, j’ai soumis 4 AFFIRMATIONS liées à cette histoire. Le but du jeu était de dire si l’affirmation était vraie ou fausse. J’ai volontairement exclu «peut-être» ou «je ne sais pas», car ça ne faisait pas partie du jeu.

Les réponses

Vous pouvez visualiser les statistiques ci-dessous :

Statistiques des réponses

A présent, parlons-en

1 : Le rendez-vous se déroule en région parisienne
Vrai : 79% – Faux : 21%

Apparemment 79% des participants considèrent que Paris se situe en région parisienne. C’est effectivement VRAI selon un principe mathématique d’inclusion. Si j’avais parlé de banlieue parisienne, la réponse aurait été «FAUX». Ceci dit, nous avons un tas d’expressions comme «mon secteur est Paris et la région parisienne», qui pourraient laisser entendre que Paris ne fait pas partie de sa région. Alors on va faire comme à l’école des fans : tout le monde a la bonne réponse !

Ce qui nous ramène à une première réflexion : une affirmation ne peut être à la fois vraie et fausse dans le même type de raisonnement. Ceux qui ont répondu VRAI se sont appuyés sur un raisonnement mathématico-logique. Ceux qui ont répondu FAUX se sont appuyés sur un raisonnement verbo-linguistique. Si le juge du test n’accepte qu’un seul type d’intelligence (en général la sienne), il n’y aura qu’un seul groupe gagnant.

Convaincu par la théorie des intelligences multiples, je suis ouvert aux deux approches. Mais ce n’est pas tout. Si j’avais un objectif répressif, je pourrais décider que tout le monde s’est trompé ! Car d’un point de vue mathématico-logique 21% des participants se sont trompés, et d’un point de vue verbo-linguistique 79% des participants se sont trompés. Mais adepte de la pensée positive, je préfère la solution où tout le monde gagne… Bravo à tous !

2 : L’homme d’affaires qui commande le café a plus de 40 ans
Vrai : 97% – Faux : 3%

J’aimerais bien connaître l’opinion de ceux qui ont répondu FAUX, car le texte précise que cet homme est âgé de 45 ans. Donc, soit il y a là une logique que je ne saisis pas… Soit vous avez soupçonné un piège, et vous avez répondu l’inverse de ce que vous pensiez, pour échapper au piège ! C’est ce qu’on appelle de la «logique floue». Il y a aussi ce qu’on baptisera désormais «le syndrome Guaino» : vous vous êtes peut-être trompés bouton…

3 : La jeune-femme qui sert le café a un chemisier à fleurs
Vrai : 13% – Faux : 87%

C’est possible, mais on ne peut pas l’AFFIRMER. Si on s’en tient aux faits exposés, L’AFFIRMATION est FAUSSE. Une tenue printanière n’est pas forcément un chemisier, et cette personne aurait très bien pu porter un vêtement d’une couleur claire et unie. De plus en ce moment, la tenue printanière est plutôt le col roulé.

56 personnes se sont trompées. J’aimerais bien savoir ce qui vous est passé par la tête… Les commentaires sont faits pour ça.

4 : Le temps de réactivité de la jeune femme pour servir le café, est inférieur à 3 minutes
Vrai : 89% – Faux : 11%

Mais pourquoi tant de gens pensent que c’est vrai ? C’est très étonnant ! Il est vrai que le café a été servi en moins de 3 minutes (le texte précise en 2 minutes, donc c’est incontestable). Mais rien ne laisse penser qu’il s’agit d’une jeune-femme. Cette affirmation est aussi fausse que de dire que l’homme d’affaires a les cheveux grisonnants ! D’ailleurs, je précise que la jeune personne qui a servi ce café est un jeune-homme ! Vous ne pouviez pas le savoir, mais vous ne pouviez pas non plus affirmer que c’était une femme. L’AFFIRMATION est donc fausse.

Qu’est-ce qui explique que tant de personnes aient décidé de placer une femme dans cette fonction ? Les statistiques ? Il y a un peu de ça…

Le biais de disponibilité

En psychologie cognitive, cette déduction porte un nom : le biais de disponibilité. Il s’agit d’un schéma de pensée qui se sert d’informations directement disponibles et qui les considère comme vraies : le cerveau humain dispose d’une multitude d’informations issues de son expérience, et bien qu’il soit capable de raisonnement et d’analyses très approfondies, bien qu’il soit créatif et imaginatif à volonté, dans la plupart des cas il va se servir dans ses «fichiers fréquemment utilisés». L’image d’une femme qui sert un café à deux hommes est si répandue dans notre société (et dans les films), que c’est la première qui est extraite de «l’album photo» mental.

Vous pourriez me dire que c’était un piège ! C’est sûr… Sinon cet article n’aurait aucun intérêt.

L’éveil que je vous propose à travers cette histoire, est de prendre conscience que dans la vie de tous les jours, à chaque instant, ce genre de piège peut survenir. Il ne sera pas forcément volontaire, ce ne sera pas un «petit jeu», et il se pourrait que la situation soit très sérieuse. Le vrai piège n’est pas dans ce jeu, mais dans le «biais de disponibilité» de tout un chacun.

J’aimerais également porter votre attention sur ce que nous appelons des FAITS. Pour beaucoup de gens qui entendraient cette histoire, la personne qui sert le café est une femme : c’est un fait ! Il n’y a aucun doute possible. Ce n’est pas leur imagination qui leur joue des tours, c’est leur manque d’imagination !

A++

Stéphane SOLOMON

PS : Vous pouvez commenter cet article ci-dessous, ou poser des questions, mais s’il vous plait, ne divulguez pas la réponse, car ceci faussera les statistiques.

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Patrick GUILLEMINStéphane SOLOMONlalouPatSuzanne Auteurs de commentaires récents
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Christophe
Christophe

Bonsoir,

Merci pour ce petit jeu très sympathique, j’attendais avec impatience de voir où vous vouliez en venir… 🙂

Pour la 1ère affirmation vous concluez que tout le monde a raison, argumentant que l’on peut interpréter les 2 réponses possibles comme vraies ou fausses. Très bien.
Pourquoi ne pas en faire de même pour la dernière ? Certes rien ne dit qu’il s’agit d’une femme dans le texte mais rien ne dit non plus qu’il s’agit d’un homme ! Un seul indice nous indique qu’il s’agit d’une femme : la troisième affirmation : “La jeune-femme qui sert le café a un chemisier à fleurs.”. Et d’ailleurs vous le confirmez en quelque sorte dans votre corrigé qui ne porte que sur la tenue (bien entendu vous le faites exprès pour laisser le “suspens” du corrigé de la dernière affirmation).
Ceux qui ont répondu FAUX à cette dernière affirmation ont-ils raison ? Pas forcément car qu’est-ce qui prouve qu’il s’agit d’un homme ?
Peut-être alors faudrait-il déclarer que les 2 réponses sont mauvaises ?
Votre réponse m’intéresse !

Bien cordialement,

Christophe

cobe
cobe

A propos de la jeune femme, vous utilisez deux questions utilisant “la jeune femme”.
La jeune-femme qui sert le café a un chemisier à fleurs
Le temps de réactivité de la jeune femme pour servir le café, est inférieur à 3 minutes

Le même piège dans deux questions de suite? Et vous ne mentionnez le piège que dans la deuxième réponse? Je ne vous croyais pas si trompeur :-p

odile
odile

je renchérie sur les mêmes réfléxions : ce sont vos questions cher Stéphane qui nous ont ammené à ces déductions…sinon quoi ?
Alors je suis bien embétée pour vous répondre si il y avait, 2 hommes une femme ou 3 hommes ou comme le suggère Cobe, peut etre 2 femme et 1 homme…si vous êtes une femme Stéphane…;-)

Anne J
Anne J

Oui mais non …
Je m’explique. En langage de logique mathématique, c’est un peu comme en français, il y a sujet + verbe + complément (enfin, je simplifie). Si on veut inverser ou plutôt “nier” l’affirmation sujet + verbe + complément on écrit un truc du genre NON(sujet+verbe+complément) ou NOT(sujet+verbe+complément), et la seule chose qui peut se mettre à la négative dans ce cas c’est le VERBE (ah… toujours le VERBE…). ce qui ferait ici : “Le temps de réactivité de la jeune femme pour servir le café, N’EST PAS inférieur à 3 minutes”.
Pour démêler les deux idées, Un logico-mathématique aurait donc écrit ou testé les 2 affirmations:
“la personne qui sert le café est une jeune femme”
et
“son temps de réactivité est inférieur à 3 minutes”…

Bref, tout cela c’est juste pour chipoter car j’ai bien aimé ce jeu et je pense que vous allez encore nous “titiller les neurones” quelques temps avec cela.

Pour finir il est vrai que généralement en français quand on écrit “une jeune personne” cela désigne le plus souvent une jeune femme… Pourquoi, les hommes ne sont-ils donc pas des personnes? Messieurs, il est temps de vous révolter!
Au plaisir de vous lire!

bourgois
bourgois

bonjour Stéphane,
avant de répondre au dernier questionnaire je viens vérifier:
vous, Stéphane, êtes vous un homme ou une femme?
merci
cordialement
Francis

Patrick FUMAGALLI
Patrick FUMAGALLI

Bonsoir Stéphane,
Je suis encore une fois surpris par la différence entre ce que l’on sait et ce que l’on fait !
Je m’explique.
Ce matin j’ai aperçu votre proposition de jeu et je me suis dit “tiens cela me rappelle la séquence Jean Sorplus d’une formation que j’ai animée des dizaines de fois pour mettre en évidence césure nous appelons l’inférence et que vous appelez le biais de disponibilité.
Ce soir en rentrant je décide de me détendre en faisant ce jeu et après la lecture du texte je “me” confirme cette première impression.
Je fais le jeu avec un certains détachement puisque je connais le truc, MOI puisque je suis formateur 😉 et pour me faire plaisir (car cela fait du bień surtout apres une dure journée) je me précipite sur les résultats : plaisir trouvé avec le chemisier à fleurs mais plaisir gâché avec l’incertitude quant au sexe de la personne qui a servi le café !
Une conclusion personnelle : plus nous nous sentons en terrain connu et plus nous devons rester humbles et vigilants faute de quoi on peut se faire du mal ou en faire aux autres…
Et merci pour cet exercice !

Hervé
Hervé

Bonsoir
Lorsque je rapporte à mes enfants ou à ma femme une anecdote qui m’est arrivée quelques temps auparavant, je fais en sorte que mon récit leur donne une idée assez précise de ce qui s’est passé. Inversement, lorsque nous nous posons des énigmes, il est important de laisser des ambiguïtés, des zones d’ombres qui viendront corser la recherche de la solution.
Dans votre petit jeu, je suis entré dans l’histoire avec le pré-requis que nous nous situions dans le premier cas, que vous racontiez une anecdote; si cela avait été le cas, s’il n’y avait pas eu un jeu de devinette, si vous aviez simplement voulu nous renseigner sur un épisode de votre journée, il est fort probable que vous n’auriez employé l’expression “une jeune personne dans une tenue printanière” que pour décrire une femme (ou alors en vue de préparer un effet de surprise). Lorsque vous demandez si l’affirmation n°3 est vraie, je reste dans cette optique: un ami a voulu me faire partager un moment de sa journée, la façon dont il me l’a raconté me porte à croire qu’il s’agit bien d’une femme et je n’ai pas de raison particulière d’imaginer qu’il ait voulu m’induire en erreur.
Si le jeu avait été une pure énigme de logique, la question aurait du être posée dans le genre “à ce stade du récit, peut-on affirmer que…” Mais il ne s’agit pas là de tester notre sens logique, mais en fait de tester notre confiance dans ce vous suggérez sans le dire; vous n’avez jamais dit qu’il s’agissait d’une femme, mais vous avez bien tourné le récit pour qu’on se l’imagine. Je fais partie de ceux qui aiment écouter les histoires…

yaz
yaz

J’ai répondu deux hommes et une femme , mais pas évident puisque à aucun moment on d’écrit précisément la personne
il est écrit
“une jeune personne habillée de façon printanière vint nous servir. Mon client la regarda de haut en bas, puis lui dit : «Quelle élégance aujourd’hui ! Et quelle précision dans le geste… Vous faites-ça mieux que ma femme !»
Donc flou total

Michel Rousseau
Michel Rousseau

Bien joué Stéphane, je suis tombé dans le panneau mais j’ai bien rit !
Et merci de nous alerter par ce jeu sur les interprétations hâtives qui peuvent créer bien des soucis.
Bonne journée,
Michel

Philippe R
Philippe R

Au total:
Le “piège” que j’attendais était bien là… sur la fin quand nos défenses sont affaiblies car nous sommes sûr de nous même et de nos capacités à déjouer les tours… Et maintenant, lorsque je me retrouve dans une incertitude (finalement est-ce une secrétaire ou un “assistant”?)… je répond au hasard (ou presque) juste pour le fun et le plaisir de lire la réponse au jeu…
Aprés tout j’ai aussi le droit dans la vraie vie de faire des hypothèses et de “jouer” ma réponse lorsqu’il n’y a pas d’enjeu majeur… Au contraire puisque je vais pouvoir apprendre de mes erreurs.
Bonne journée

Florence
Florence

Bonjour
BOF… Que nous apprends votre “test” ? Pas grand chose car vous avez tout fait pour piéger le lecteur. Par conséquent ce n’est pas mon image mentale de la situation qui a guidé ma réponse c’est la façon dont vous avez raconté cette histoire et dont vous avez posé les questions.
Vous êtes le témoin de cette scène puisque vous la racontez. A priori je n’ai pas de raison de mettre en doute le témoignage de quelqu’un qui prétend être dans une relation de confiance avec ses lecteurs, qui leur demande par exemple de s’inscrire à des programmes de coaching en leur disant simplement “venez faites moi confiance vous en tirerez un vrai bénéfice personnel”.
Quand je parle d’un homme, fût-il jeune et beau, je ne dis pas “une jeune personne”.
Mis à part en vacances dans un bar de plage , je n’ai jamais vu d’homme au travail porter un chemisier à fleurs. Si vous me parlez de cette jeune personne puis de cette jeune femme puis de son chemisier à fleurs puis à nouveau de la jeune femme qui sert le café, je suis TORDUE si je pense que c’est un homme. Ou alors c’est que je remets en cause votre capacité à reconnaitre le sexe de votre interlocuteur. Donc ce que je remets en cause dans ce test c’est votre témoignage.

Un fils et son père ont un accident de voiture et le père décède. L’enfant est conduit à l’hôpital pour être opéré mais le chirurgien refuse de l’opérer car c’est son fils. Cet enfant a-t-il deux pères ? C’est sur qu’en ce jour de célébration du premier mariage entre deux personnes du même sexe en France cette blague éculée peut être lue dans ce sens. Mais au moins il n’y a pas d’intention de tromperie comme dans votre historiette bien décevante.
Dommage… La confiance est quelque chose qui est très difficile à gagner, mais bien plus encore à conserver. Aujourd’hui vous avez écorné sérieusement votre image en ce qui me concerne.

Françoise
Françoise

Bonjour Stéphane,

Je suis impatiente de lire vos commentaires par rapport aux commentaires des lecteurs. S’agit-il bien d’un test sur la confiance, au final ?

Bonne journée !

Mayet Gilles
Mayet Gilles

Bonjour,
Au sujet de la question 4, j’ai lu l’affirmation “Le temps de réactivité pour servir le café, est inférieur à 3 minutes”. Je n’ai pas accordé d’importance à la personne homme ou femme, mais uniquement au temps de réactivité qui me semblait le point important de l’affirmation. C’est ce qui a orienté ma réponse pour un vrai.

Bonne journée
Gilles

PETITJEAN
PETITJEAN

Bonjour Stéphane,
Je cite le texte :
“…2 minutes plus tard, une jeune personne habillée de façon printanière vint nous servir. Mon client la regarda de haut en bas, puis lui dit : «Quelle élégance aujourd’hui ! Et quelle précision dans le geste… Vous faites-ça mieux que ma femme !. ”
Et oui, en notifiant “Mon client LA regarda” nous en sommes venu en majorité à penser qu’il s’agissait d’une femme, sentiment renforcé par REGARDA DE HAUT EN BAS. Quel homme oserait regarder un autre homme de haut en bas de façon “admirative” (sauf cas spécifique bien sûr) ; et lui préciser QUELLE ELEGANCE AUJOURD’HUI ; PRECISION DANS LE GESTE… tout laisse prétendre qu’il s’agit bien d’une femme. Il est évident que ces termes sont plus généralement “distribué” à la gente féminine… mais il est vrai qu’il pouvait, et en l’occurrence c’est ce que vous affirmez, s’agir d’un genre masculin. Il suffit de prendre les habitudes générales de tout à chacun pour interpréter ce que l’on a envie.
Dorénavant, je penserais bien au-delà de la généralité de l’interprétation du visuel des mots.
Merci
Denise

Gérard
Gérard

Bonjour,

Je suis, malheureusement, assez d’accord avec Florence.

Jean Vaysse
Jean Vaysse

Qu’est-ce qui m’est donc passé par la tête avec ce “chemisier à fleurs”? Je prétends qu’autant que “Paris est en Région parisienne”, un chemisier à fleurs est dans les tenues printanières. Même logique.
D’autre part j’avais (qui d’autre?) trouvé les questions si simples a priori que j’ai du coup cru nécessaire d’ajouter une contrainte qui ne m’était pas en fait imposée par les règles du jeu : pour ne pas “tricher”, j’ai répondu “de mémoire”, sans relire… Et voilà comment surviennent certaines contraintes limitatives qui peuvent entraver notre capacité d’action…
Quant au sexe de la personne qui sert le café, je crois avoir la réponse, a

boucraut
boucraut

Bien sur vous avez sciemment “biaisé” la proposition. Il est évident qu’une jeune personne en tenue printanière sera quasi automatiquement assimilée à une femme, même sans fleurs!
Si vous n’aviez pas voulu jouer, vous auriez sans doute mentionné “un jeune homme”
Les remarques de votre client induisent aussi en erreur.
Je crois que votre Jeu incite au recul avant de se faire une opinion et non pas prendre pour argent content une première impression.
Bonne journée ensoleillée.

Gérard
Gérard

On peut encore affiner l’histoire en jouant sur les mots :
On sait que la personne vint “nous” servir. C’est à dire qu’elle a apporté deux tasses pour servir deux cafés.
Or la question est : L’homme d’affaires qui commande le café a plus de 40 ans.
Le café est singulier, comme la personne en a amené deux, l’affirmation est fausse.
Vous auriez dû écrire : L’homme d’affaires qui commande les cafés a plus de 40 ans OU L’homme d’affaires qui commande du café a plus de 40 ans.
Mais là, on n’en finit plus…

Christophe
Christophe

Ne peut-on pas dire que l’on sert LE café lorsqu’on en sert à plusieurs personnes ? Et on se retrouverai dans le cas 1 des 2 intelligences, non ?

duclos yohann
duclos yohann

Bien joué mais je dirai qu’il y a plus qu’un biais de disponibilité dans votre jeu.
Celui-ci a été alimenté par une habile influence, dans votre texte : “Mon client la regarda de haut en bas,…”
“Quelle élégance”, “vous faites ça mieux que ma femme”….
Vous parliez bien sûr de la personne mais en utilisant autant le féminin, vous avez induit le lecteur à penser qu’il s’agissait d’une jeune femme, ce que vous confirmez, d’autant plus, dans votre jeu suivant…
Donc le seul le biais de disponibilité ne peut pas être retenu. Vous avez forcé le biais pour démontrer et en arriver à votre argumentation.
Seulement, si ça avait été un homme, vous auriez utilisé naturellement “mon client le regarda”, en bon verbo-linguistique que vous êtes, donc on peut aussi dire que 89% de vos lecteurs ont été intuitifs !
😉
Chaque cas a son paradoxe.

Eph
Eph

Bonjour,
Je n’ai pas répondu au questionnaire car il me manquait une option de réponse “je ne sais pas”, une sorte de troisième voie, évitant de s enfermer dans du binaire.
Très belle journée
Eph

Caroline
Caroline

Bonjour,
La conclusion que nous avons majoritairement faite sur le sexe féminin de la “jeune personne” qui sert le café ne vient-il pas de la comparaison que fait le monsieur avec sa femme. Il serait étonnant (mais toujours possible bien sûr) que cette comparaison, d’ailleurs très déplacée, soit faite entre un jeune homme et une femme, le seul critère de comparaison serait la précision du geste ? Mon interprétation de cette phrase sous un angle machiste et vaguement “dragueur” est certainement liée au fait que je suis une femme et que ce type de phrase est rarement dite uniquement pour la performance “de la précision du geste” = est-ce un biais de disponibilité ?
2e point, le terme “jeune personne” est, ce qui est rare dans la langue française, un nom féminin utilisable pour un homme ou une femme. La langue française nous ayant peu habitué à ce “genre” d’assimilation, le biais est facile à prendre.
Comme dans toute histoire, il y a la lecture factuelle et la lecture liée à “l’environnement” social… il me semble que vous avez déjà évoqué ce type de sujet précédemment, n’est-ce pas ?
Bonne journée !

WD
WD

Très intéressant de découvrir au travers de ces 4 questions tout ce que révèle un texte plutôt banal qui se lit très rapidement.. Je me régale à lire les commentaires qui démultiplient encore les interprétations
Merci Stéphane pour cet enrichissement
WD

Fabrice
Fabrice

Bonjour Stéphane,

Le phénomène psychologique que vous voulez mettre en valeur est, me semble t il, l’hallucinante approximation qui règne dans la communication verbale. Ce phénomène est d’autant plus ravageur que nous le sous estimons. Il n’y a qu’à lire les commentaires de tous ceux qui considèrent que de telles formulations sont obligatoirement destinées à tromper volontairement. Or je sais et je vis au quotidien un florilège de malentendus, souvent sans conséquences heureusement, mais pas toujours.
Personnellement je travaille ardemment sur 2 fronts pour essayer de contenir ce phénomène : j’essaie de laisser tomber tout ce qui n’a pas beaucoup d’importance (comme le sexe de la personne qui a servi du café lors d’un rdv que me raconte quelqu’un par exemple…), et j’essaie d’entendre, derrière les mots eux mêmes, la “musique” des mots, ce que la personne exprime et que les mots qu’elle emploie rétrécit et parfois déforme (attention toutefois de vérifier auprès le l’interlocuteur si nous n’interprètent pas de travers…).
Enfin, parce que nous ne sommes pas et ne serons jamais infaillibles, surtout usons autant que possible de tolérance, d’humilité, et non de susceptibilité, quand nos propos ont été mal compris ou que nous avons mal compris ceux d’autrui.
C’est pas facile à appliquer tout ça, j’essaie, j’essaie…

Fabrice
Fabrice

Désolé j’ai fait 2 fautes :

“les mots qu’elle emploie RÉTRÉCISSENT et parfois DÉFORMENT”

“Si nous n’INTERPRETONS pas de travers”

Autant pour moi

Patrick GUILLEMIN
Patrick GUILLEMIN

Deux citations me viennent à l’esprit:
Raymond Queneau “Le langage est source de malentendus” (Zazie dans le Métro) et Pierre Dac “Une erreur peut-être exacte si celui qui qui l’a commise s’est trompé”..parce que rien n’est plus semblable à l’identique que ce qui est pareil à la même chose!” (j’en rajoute).

A mon avis:
2 hommes (l’homme d’affaire et le jeune homme qui sert le café) et un coach qui est une femme dans le récit initial de cette anecdote sûrement inventée/brodée pour une formation de caoching.Je ne pense pas que Stéphane ait “vraiment” vécu cette “anecdocte”!

Quand un coach comme Stéphane cite une anecdote et pose des questions..c’est une énigme comme “la mère de Toto a 3 enfants: PIM, PAM et ???”.. 99% répondent POUM mais c’est Toto..pourquoi? Parce que “la Mère de Toto”! – c’est ça qui rend l’énigme fameuse et formatrice, ça marque les esprits..suis-je pour autant un vilain biaseur manipulateur décevant?- Il ya un jeu, des pièges, de la manipulation, une surprise en vue non? On s’attendait à uen leçon en “jouant le jeu piégeant”! Est-ce vicieux? C’est vous qui voyez! Si vous n’aimez pas ce “jeu là” et bien désincrivez-vous et allez râler ailleurs, victime de vous-même, miroir de votre humeur… on restera gentillement entre time-coacheurs apprenants et vous reviendrez quand vous serez plus ouvert aux manipulations positives pour votre développement personnel.

Vous ête encore là ?

Quand on sait vraiment la relation qui existe entre le jeune homme et l’homme d’affaire et sa femme… eh bien on se tape le front car ce sont des gentils mais la situation était trompeuse. La vérité est parfois plus difficile à croire qu’un mensonge..c’est plus facile de penser en bien qu’en mal. Stéphane est un éveilleur, entre le vrai et le faux “d’ici bàs” il y a la troisième posture de l’observateur, du conscient de son existence qui se sait perfectible, ignorant de la connaissance du bien et du mal depuis très longtemps. Le but c’est le chemin les amis!

Ami Calmant
A+
Patrick

Frederic V.
Frederic V.

Bonjour Patrick,
je crois que les trois citations de départ se suffisent à elles-même.
Bienvenue dans un petit jeu de manipulation.
A nous de choisir si le chemin sera agréable ou pas.
L’apprentissage de l’imperfection peut-il nous y aider ?
Je le crois, c’est mon choix.
Frédéric

Danièle
Danièle

Merci Stéphane pour ce jeu tellement proche de notre quotidien où nous ne prêtons pas assez d’attention à des “détails” qui peuvent influencer nos jugements sur une situation et donc nos décisions. Pour ma part, je trouve ce petit jeu instructif et il n’ébranle en aucune façon ma confiance dans vos propos car il montre bien que, le plus souvent, nous voyons les situations à travers le prisme de notre vécu et de nos croyances (pour moi, il est là le piège dans notre vie, non dans votre jeu)
Je pense qu’il y a 3 hommes au vu des compléments que vous avez apportés.

Danièle

Lo
Lo

Hello !

Bluffée évidemment et déstabilisée par ce que cela implique. J’imaginais qu’il y avait une leçon à tirer de cette histoire et je n’ai pas encore suffisamment intégré les “intelligences multiples” pour l’avoir en référence.
Intelligences multiples, biais de disponibilité, culture et réflexes : tout ceci entre en jeux dans la perception et l’échange et c’est aussi ce qui peut faire l’incompréhension et la distance et surtout la différence. La richesse de l’échange.
C’est là, la limite du test car ceux qui répondent n’entre pas tous dans la logique de celui qui les construit. En même temps s’il y avait une option je ne sais pas : forcement il n’y a plus de test.

Cela rejoint la question du témoignage qui n’est jamais fiable et nécessite des croisements et beaucoup de prudence. Et ça je l’ai appris avec mes formateurs police municipale.

Par contre j’ai un vertige sur ce que je peux et/ ou dois en faire ! Il y a un impact fort sur notre travail et tous nos échanges. Cela permet de prendre du recul sur des situation tendue, conflictuelle mais comment prendre les devants, comment avoir un signal d’alarme ?

Quelles sont les pistes de progrès ?

Merci et je voudrais juste ajouter qu’en ce qui me concerne la confiance n’est pas remise en question. Un test ou un jeux reste une entrée en matière pour la réflexion, et le questionnement. Mon ego ne se sent pas mal à l’aise d’avoir été pris au piège. L’intérêt était plutôt de savoir où et à quel niveau.

à plus

Frederic V.
Frederic V.

Excellent !
C’est vrai qu’après avoir lu la réponse de Stéphane (quel tricheur :D) et surtout l’ensemble des réactions, je viens poser ma réflexion personnelle.
“Petit jeu entre nous” : nous sommes ici dans le domaine de la distraction, du plaisir à être ensemble pour laisser vivre l’enfant qui est en nous. Certes il s’agit d’un jeu “éducatif” mais si l’adjectif circonstancie, le nom propre est très clair….
Et je retrouve les différents comportements réactifs de ceux qui perdent, de ceux qui gagnent, de ceux qui négocient… 😀
Personnellement, j’ai répondu VVFF….assez rapidement, au feeling, en fonction de la lecture que j’avais faite du texte (ça sentait le jeu piégé….). J’aurais pu prendre plus de temps, suivre les biais linguistiques, me perdre dans le labyrinthe….mais Stéphane avais proposé un “petit” jeu alors….je l’ai suivi.
Merci à tous pour vos commentaires, ils nous enrichissent.
Stéphane est-il “mauvais perdant” ou fait-il miroir ???
Merci !

Michel
Michel

Sauf à adhérer à la théorie du genre, inepsie monumentale:
votre histoire a dit que “Vous aviez rencontré un homme de 45 ans”. Vous êtes un homme monsieur Salomon. La jeune personne qui a servi un café est une jeune femme. Vous l’avez dit dans votre questionnement; si vous aviez dit ” La jeune personne qui sert le café a un chemisier à fleurs”, cela aurait été différent. Donc votre commentaire de la question 4 est faux, ne vous en déplaise: vous vous êtes fait prendre à votre propre piège. Il y a donc une femme et deux hommes ou deux hommes et une femme, selon l’importance qu’on accorde au sexe et à la fonction.
Bien cordialement. Michel R.

Martin
Martin

Désolé, mais je rejoins Florence et quelques autres sur “la jeune personne”. La grammaire permet votre interprétation, mais dans l’usage que j’ai connu jusqu’ici, appliquer le terme “une jeune personne” à un jeune homme déclencherait carrément la stupeur. Vous n’auriez simplement aucune chance d’être compris. Et même en le précisant et l’affirmant, cela ne passe pas comme un énoncé naïf. Ah, si on y met une intention malicieuse …

Martin
Martin

Désolé, je sens comme Florence pour “la jeune personne”. Pour moi, s’agissant d’un énoncé naïf et sans malice, cela ne peut désigner qu’une femme. Usage et non grammaire, bien sûr.

Christophe
Christophe

Petite question concernant le second jeu : peut-on considérer que cocher 2 cases signifie un “ou” ? Merci

Christophe
Christophe

Pas sûr que ma question soit très claire, je reformule. Si je coche les réponses X et Y cela signifie t’il : on peut en conclure X ou Y ?

Frederic V.
Frederic V.

a priori, le fait de pouvoir cocher plusieurs cases semble indique un “ou”.

Prosp
Prosp

Merci pour cette amusante façon de nous faire toucher du doigt ce beau sujet.

L’histoire commence par des guillemets : «Hier, “J”’avais rendez-vous à Paris pour un coaching individuel de Communication…, […] …Aussi, ai-“JE” entrepris d’évoquer ce comportement au cours de la séance de coaching.»

Mais il n’est jamais dit qui est-ce qui parle. Qui est derrière ce “je”. (ce “jeu” ! LOL)

Aucune règle de grammaire ne permet de savoir si c’est un homme ou une femme qui raconte l’histoire. Les accords avec le verbe être ont été soigneusement évités. (Et- je présume, très facilement, l’accord avec un “JE” qui aurait été complément d’objet direct placé devant le verbe avoir. Re-LOL. )

Donc nous savons maintenant qu’il y a 2 hommes (un homme d’affaires âgé de 45 ans, et la jeune personne qui a servi ce café qui est un jeune-homme). Je pense que là-dessus il y aura un consensus.

Par contre la personne qui raconte l’histoire peut être un homme comme elle peut être une femme.

La question précise étant : “Après ce que je viens d’exposer, que peut-on conclure ?”

Je ne coche aucune case a priori, car on ne peut conclure aucune des 4 propositions comme certaine.

Si la question avait été au conditionnel : Après ce que je viens d’exposer, que pourrait-on conclure ?

Alors je conserverai comme possible 2 propositions.
– Dans cette histoire, il y a 2 hommes et une femme
– Dans cette histoire, il y a 3 hommes
Car il faut qu’il y ait au moins deux hommes.

Mais en fait, ma vrai réponse, cela sera les 4 propositions, car je suis certain qu’on peut conclure chacune des 4, éventuellement en se trompant de logique, mais il suffit qu’au moins une personne réponde une fois chacune des propositions pour que ma réponse devienne vraie. Cela peut être conclu, la preuve, cela l’a été statistiquement par au moins une personne.

C’est le “on” de que peut-ON conclure. Il suffit que qu’ON réponde cela pour prouver qu’ON peut le répondre. (Re-re-LOL)

Et en conséquence, du fait que je réponde par les 4 propositions, ma réponse devient vraie, puisque au moins une personne (moi en l’occurence) aura répondu au moins une fois chacune des propositions.

La dernière chose que j’aimerais savoir, c’est si à la suite de ce mail des tas d’autres personnes vont répondre les 4 propositions, et si j’ai été le premier à le faire en temps…

Merci encore à vous et à tous les autres intervenants pour le bonheur de la subtilité de tous ces échanges.

A++, Prosp.

Christophe
Christophe

Au risque de passer pour un rabat-joie je dirais que tu as perdu. En effet tu t’as pas tenu compte d’un petit bout de texte :
“PS : Vous pouvez commenter cet article ci-dessous, ou poser des questions, mais s’il vous plait, ne divulguez pas la réponse, car ceci faussera les statistiques.”

Christophe
Christophe

Oops désolé pour le tutoiement, je me prends au jeu.

prosper
prosper

Pas de problème pour le tutoiement. C’est assez naturel.
Pour ce qui est du PS, je ne l’ai pas oublié.
Mais je ne connais pas la solution. Je n’ai fait que proposer un raisonnement. Apparemment nous sommes deux à penser que c’est juste, mais cela n’est pas certain. Mon raisonnement peut être tout faux. a+. Prosp.

Christophe
Christophe

Ouf, j’ai eu peur de vexer, j’habite en Guadeloupe et ici tout le monde se tutoie au bout de 10 mn (maxi).

En tout j’aime beaucoup votre raisonnement : “Et en conséquence, du fait que je réponde par les 4 propositions, ma réponse devient vraie, puisque au moins une personne (moi en l’occurence) aura répondu au moins une fois chacune des propositions.”

Après bien sûr, tout dépend de l’interprétation du correcteur. Si c’était moi, j’aurai validé cette logique.

Cela me fait penser à une épreuve de basket au collège. Dans une grande salle contenant 3 terrains de baskets, donc 6 paniers, nous devions en faire le tour et tenter de mettre les 6 paniers, un lancer par panier au minimum, sans obligation de recommencer si on le ratait. Des plots nous empêchait de nous approcher de trop près. Mettre un panier ne rapportait rien mais en rater un nous rajoutait 1 seconde (plus bien sûr le temps de récupération du ballon, et éventuellement le temps de ré-essayer). Le tout bien sûr chronométré et noté.
J’ai choisi de passer en dernier après avoir élaboré ma petite stratégie. J’ai donc “tenté” chaque panier l’un après l’autre, en lançant le ballon suffisamment fort en haut du panneau pour que sans qu’il ne rentre je puisse le récupérer rapidement : méthode bien plus performante que de réussir les 6 paniers puisque mon temps de récupération du ballon était réduit malgré les 6 secondes de pénalités.
Fier de mon “coup”, sûr d’avoir respecté à la lettre les règles du jeu, le décompte m’a donné une note dont je me souviens plus mais largement supérieure à 20/20.
Malheureusement (?) le prof a estimé que j’avais triché, et m’a fait refaire le parcours…

Je suis bien impatient de voir comment Stéphane va corriger votre raisonnement !

Cordialement

Prosp
Prosp

A la lecture de nouvelles réactions, je viens de changer d’avis.

Maintenant je réponds que la seule proposition qui me semble encore vraie avec certitude est :

“Dans cette histoire, il y a 2 hommes et une femme.”

En effet je reste convaincu de la première partie de mon raisonnement :

– Il y a au moins deux hommes. (l’homme d’affaires âgé de 45 ans, et la jeune personne qui a servi ce café qui est un jeune-homme).

Par ailleurs, je n’y avais pas pensé auparavant :

– il y a au moins une femme (la femme de l’homme d’affaire qui sert moins bien le café que le jeune !)

Donc, sur les 4 propositions, la seule qui donne au moins deux hommes et au moins une femme est la première de la série.

“Dans cette histoire, il y a 2 hommes et une femme.”

Sachant que parmi les autres propositions il y en a qui sont peut-être vraies mais pas à coup sûr.

Par exemple : “Dans cette histoire, il y a 3 hommes” peut être une proposition vraie si le narrateur est un homme. (Il y a aussi une femme mais la phrase “Dans cette histoire, il y a 3 hommes” reste vraie s’il y a 3 hommes et une femme. Mais cette propositon devient fausse si le narrateur est une narratrice…

De même “Dans cette histoire, il y a 2 femmes et un homme” est une proposition vrai si c’est une narratrice et que nous acceptons l’idée que de dire “il y a un homme” est vrai quand il y en a deux. (Car il y a au moins un homme).

Par contre la proposition “Dans cette histoire, il y a 3 femmes” est une proposition à coup sûr fausse, car il n’y en a au maximum que deux dans mon raisonnement : la narratrice et la femme de l’homme d’affaire.

Oh ! Que c’est compliqué à expliquer !

Mon intelligence n’est pas aussi multiple que je le voudrais !!! LOL.

Encore merci à tous.

A+, Prosp.

Patrick GUILLEMIN
Patrick GUILLEMIN

Dans cette histoire, il y a XY hommes et XX femmes
– Le client est un homme
– l’Hôte est un jeune homme
– le ou la coach est un homme ou une femme mais disons que c’est Stéphane le coach
– et il y a LA FEMME du client sacré bonsoir : “Vous faites-ça mieux que ma femme ”

Donc il y a 3 Hommes et une femme

Donc pour moi les bonnes réponses sont:
– Dans cette histoire, 2 hommes et une femme (c’est pas faux, c’est juste incomplet)
– Dans cette histoire, il y a 3 hommes (c’est incomplet car ça ne dit pas qu’il y a aussi une femme mais c’est bien vrai)
..et
Et si le coach est une coach alors on peut aussi accepter
– Dans cette histoire, il y a 2 femmes et un homme

On joue bien dis-donc !

…je “m’aime” car j’aime ce “Jeu” “même” à “genoux”
Ouaf
a+
Pat

mais ça ne veut apas dire

DONC 3 Hommes et UNE femme si le caoch est Stéphane

Isabelle
Isabelle

Bravo !

Je vais utiliser votre notion de “biais de disponibilité” dans une conférence demain car je vais parler des stéréotypes de genre dans le travail. Mon message va consister à alerter les participant-es de se “surveiller” par à rapport aux différents stéréotypes que nous portons tous.
Votre démonstration tombe à pic !
Moi-même me suis trompée sur la dernière question du 1er test.
j’attends avec impatience la réponse au 2ème.
Bien à vous,
Isabelle
PS : Suis fort surprise de certaines réactions : bon courage

Anne J
Anne J

Je suis gênée pour répondre à la question “subsidiaire” (on est obligé de cocher une réponse, si on veut répondre)
Dans cette histoire, il y a 2 hommes et une femme
Dans cette histoire, il y a 2 femmes et un homme
Dans cette histoire, il y a 3 hommes
Dans cette histoire, il y a 3 femmes
En effet, qui nous dit qu’il n’y avait que 3 personnes?

Suzanne
Suzanne

Ce que je peux dire après toutes ces participations jubilatoires, c’est que me regardant considérer texte et questions, à la vérité, je ne réponds pas aux questions que Stéphane pose à propos du texte qu’il a mis en circulation mais:
Aux questions telles que je les interprète concernant les images que je me suis construites à la lecture du texte de Stéphane.
Donc, quelles que soient mes réponses elles sont justes par rapport à moi et peuvent être juste ou fausses par rapport au sujet proposé par autrui.
Je ne peux juger que ce que je conçois, avec mes propres critères. Cela pose en tout cas 1) le problème de la non ambiguïté des situations pédagogiques et des questions à poser à des élèves y soumis, et 2) la question primordiale de l’éducation à l’élaboration consciente de critères fiables.
Amen

et merci pour ce challenge!
Suzanne

Suzanne
Suzanne

Commentaire bis
Je n’ai coché aucune réponse malgré la mention “obligatoire” (il y avait eu assez de “pièges jusque là!!!) et j’ai pu accéder et participer aux commentaires.
Stéphane, quel filou vous faites!

Mary
Mary

Bonsoir Stéphane,
Je trouve plus difficile à comprendre les messages de vos lecteurs que votre texte .Dès le départ je savais qu’il y avait des pièges sinon pourquoi ces questions ?Je me suis trompée sur le sexe du serveur car vous aviez forcé l’emploi du féminin . Je sais aussi que lorsque j’entends un enfant pleurer ce n’est pas parce qu’il a mérité une réprimande ou parce qu’il est tombé ou qu’il fait une colère mais parce qu’il est maltraité . Notre passé nous induit en erreur si nous ne faisons pas attention je crois qu’il peu même fausser notre avenir.Je veux jouer encore. J’aimerai ne pas trop faire d’erreurs……Merci

lalou
lalou

ok, voilà – j’ai tout lu là (20 min à m’amuser)
une phrase m’interpelle de Danielle, ” …. dans vos propos car il montre bien que, le plus souvent, nous voyons les situations à travers le prisme de notre vécu et de nos croyances”
Ma soeur de 2 ans mon aînée, n’a rien vu comme moi de nos souvenirs d’enfance, et nous en rigolions !!!

c’est vrai que c’est terrible ton “petit jeu”
et interpellant, et plein de questionnement
chacun a sa vision des choses, et du peu qu’il écoute
tjs ce “moi je ” sais – comprends – et suis dans le bon …..

et c’est çà le charme de la vie, avoir l’esprit ouvert, et encore accepter les autres
merci Stéphane

Suzanne
Suzanne

Pardon pour l’obscurité de mon message (je me sens visée par le message de Mary…)
Je vais faire attention…

Merci à Frédéric pour la notion de “dépotoir toxique ” remis en circulation. Je vais trancher dans les mails “rasoirs”.
Suzanne

Patrick GUILLEMIN
Patrick GUILLEMIN

50 pages
10 000 mots
100 réponses
Quel succès ! Quelle audience ! Un record je pense, le plein de reconnaissance pour un an Stéphane!
A++ (ça c’est la note)
A++
Pat

Suzanne
Suzanne

Waiting for you….
And what about Motivation ++???
Suzanne, aux aguets

Patrick GUILLEMIN
Patrick GUILLEMIN

Suzanne, toi qui porte le même prénom que ma fille…tu parles à qui dans ce post stp ? Me concernant je suis dans le programme motivation++ et c’est vraiment très bien..toi aussi je crois… ou je rêve ?
A+
Patrick

Nicole ROUSSELOT
Nicole ROUSSELOT

Pour le 1er point, j’habite en région parisienne, j’assure la fonction commerciale dans mon entreprise et je fais une grande différence entre Paris et sa région, essentiellement pour les temps de déplacement.
Pour le 3è point, il compare “la jeune personne à sa femme”. En général, lorsque nous comparons certaines qualités ou défauts, nous les associons à des personnes de mêmes sexes.
C’est la première fois que je réponds à vos sollicitations mais je lis tous vos messages qui déclenchent quelques fois des “eurékas” et me permettent de voir différemment certaines situations.
Merci beaucoup pour votre persévérance. Participant à plusieurs associations, il faut beaucoup de motivation et de dynamisme pour faire bouger et trouver ce qui va impliquer dans nos actions d’autres personnes.

Suzanne
Suzanne

Mon cher Patrick je ne reçois rien de Motivation ++ et ça me désole (rien hier, rien aujourd’hui… et rien dans les indésirables).
Est-ce que quelqu’un a reçu quelque chose ces deux jours???
La 2° semaine finit demain…

Remy DURAND
Remy DURAND

Bonjour Suzanne,
Et bien… les jours où “je ne reçois rien”, je me rappelle à moi-même qu’on suit x-coach (Motivation ou autre) pour de l’auto-coaching, et que “ne rien recevoir” c’est se trouver face à soi-même avec les nombreux outils de réflexion et d’action que nous donne Stéphane (ou toute autre personne sur notre route).
Et voir une journée devant nous sans “nouvel outil”, c’est recevoir une page blanche pour y créer notre propre vie, en autonomie…
Apprendre à me sevrer peu à peu de x-coach, c’est pour moi une belle motivation.
Et dieu sait que je respecte et suis reconnaissant à Anaëlle et Stéphane pour leur engagement.
Belle journée à vous.

Suzanne
Suzanne

merci Rémy,

Oui je me sais en auto-coaching cependant ce silence radio de Stéphane m’étonne, voire m’inquiète.
il n’y a plus non plus de messages, réponse ou résultats, sur ce canal-ci.
J’espère que tout va bien pour notre stimulateur d’auto-coaching…
Amitiés,
Suzanne

Pat
Pat

Bonsoir Stéphane,
Si j’ai fait partie des personnes qui ont pensé que la jeune personne était une femme, c’est parce que je n’ai pas pris en compte la validité de tous les termes de vos affirmations et que vous aviez posé deux questions en parlant d’attributs de la “jeune femme”. Ayant déjà eu des secrétaires hommes (dont l’un portait parfois des chemisiers à fleurs 😉 ) je me sentais un peu dans le flou malgré la remarque tendancieuse attribuée au chef d’entreprise (mais après tout la bisexualité existe aussi).
Mais ce qui me dérange, c’est l’énoncé des réponses : il aurait été logique que dès la troisième question vous releviez qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’une jeune femme. Or vous ne le faites qu’à la question suivante, ce qui donne moins de poids à votre démonstration.
De plus, vous acceptez lors de la première question un raisonnement verbo-linguistique. Or, comme l’a relevé l’un des intervenants, le terme “une jeune personne” est généralement employé pour désigner des jeunes femmes.
Qu’en pensez vous ?

lalou
lalou

je n’aime pas du tout les propos de PAT, trop disséquant pour trouver des failles
un peu emmmm…..
et il demande ce qu’on en pense, alors voilà ….

en dehors de cela
bravo, l’ami, mon ami Stéphane !!!

pour une réussite de faire travailler les méninges des autres,
pdt que tu te dores au soleil (il est où celui-là ???)

je-nous-ils attendent la suite
qd mm qd on paie, hi-hi
bon w-e