Et si nous parlions d’Empathie ?

Aïe !!!

Il semble que la caméra cachée de la semaine dernière n’ait pas eu l’effet que j’escomptais. A tel point qu’en lisant les commentaires, j’ai décidé de suspendre le deuxième envoi, le temps d’écrire deux articles intermédiaires. Deux articles qui, je l’espère, auront un effet pédagogique qui vous permettra de comprendre LE FOND de la technique que je voudrais aborder avec vous. J’ajourne donc le deuxième volet de «Caméra cachée» de deux semaines, en espérant que je n’aurai pas à le procrastiner encore et encore…

En réalité j’aurais pu me contenter de vous dire que vous avec le droit de trouver que ce canular n’est pas drôle ! Car je n’ai jamais obligé personne à penser comme moi. Dans mon précédent article, j’ai écrit ceci :

Je vous relancerai la semaine prochaine pour que vous regardiez cette vidéo une seconde fois sous un œil plus avisé, afin que nous puissions parler d’autre chose que de caméra cachée. Quelque chose d’un niveau plus élevé que «le gag»…

Drôle ou pas drôle, aucune importance ! On pourrait en faire abstraction et passer à la suite, même si le support pédagogique vous gêne. Mais justement, puisque nous parlons de pédagogie, je sais (et vous le savez aussi) que lorsque quelque chose vous gêne, votre ouverture d’esprit est atteinte. Quelque chose de très facile à assimiler peut devenir indigeste ! Ca s’appelle un biais d’appariement. Je vous en parlerai la prochaine fois.

Pour le moment, j’aimerais vous parler d’empathie.

Empathie

Définition : capacité de ressentir les émotions de quelqu’un d’autre.
(Le Larousse évoque une «faculté intuitive»)

5 commentateurs sur 8 ont trouvé que cette vidéo était odieuse ! Après les deux premières réactions (d’Emmanuelle et Florence) qui vont plutôt dans le sens de ce que j’attendais, Xavier m’écrit :

– Je trouve que ce jeu est méchant et je ne trouve pas ça drôle […]

Il ajoute :

– Je crois qu’il faudra m’indiquer une piste pour regarder les choses autrement !

Xavier a lancé un «mouvement empathique» qui a été majoritairement suivi (à l’exception d’Alain). J’ai même deux commentaires relativement agressifs (où toute piste pour regarder les choses autrement ne semble pas utile : c’est moche ! Point barre !).

J’ai commis une erreur en disant que cette vidéo était drôle et bon-enfant. J’aurais dû dire que MOI, je la trouvais drôle et bon-enfant… Mais ça n’aurait pas changé grand-chose, n’est-ce pas ? L’empathie est un feedback (un retour émotionnel) quasiment incontrôlable. Surtout si on a décidé de ne pas le contrôler, de ne pas le comprendre, de le laisser nous envahir comme une colère soudaine…

Pourtant, l’empathie est un excellent outil d’auto-coaching. J’ai trouvé Xavier bien avisé de «provoquer» là-dessus. Xavier (et son groupe) ont utilisé cette «capacité», cette «faculté intuitive» comme une faiblesse, alors qu’il est tout à fait possible d’en faire une force. Voilà ce que je souhaite vous apporter dans la suite de cet article.

L’Energie au carré

Souvent, les mots qui commencent par «é» ou par «en» (qui devient «em» devant un «p» ou un «b») se rapporte à l’Energie Humaine.

Par exemple :

  • L’Emotion, c’est, l’E-MOTION, soit l’Energie du mouvement (de l’action)
  • L’Effort, c’est l’E-FORT, soit l’Energie du fort
  • L’empathie, c’est l’E-PATHIE, soit l’Energie du «pathos», qui signifie «émotion»

A chaque fois que vous ressentez de l’empathie, vous êtes face à l’Energie de l’Energie de l’action. Waouw !!! Vous vous rendez compte que cette Energie au carré peut être une sacrée source de motivation ? Mais elle peut devenir une une procrastination de plus… Au choix !

Je vais vous dire pourquoi j’ai trouvé ça drôle. Mais avant cela, je voudrais vous montrer une autre vidéo (de 2min38). Rassurez-vous, ce n’est pas une caméra cachée :

Je ne sais pas si vous avez ressenti de l’empathie pour John CARPENTER, mais si ce n’est pas le cas, je vous invite à travailler AUSSI cette empathie-là ! Cet homme vient de gagner un million de dollars ! En pleine émission, il décide d’utiliser son joker pour appeler son papa afin de lui annoncer la bonne nouvelle en avant-première… Quel panache ! Le public est en délire ! Les confettis tombent, sa femme est en larmes ! Y a d’la joie !!! J’ai regardé la vidéo intégrale, il a fait le parcours du millionnaire en 19 minutes chrono ! John CAPENTER est le gagnant le plus célèbre de cette émission (dont les finalistes sont très rares).

J’ai de l’empathie pour lui comme pour le mendiant que je croise rue d’Hauteville. Ce n’est pas la même empathie, évidemment, mais «je me mets à leur place» en me posant une multitude de questions existentielles. Lorsque je sors de mon empathie, je ne suis ni mendiant, ni millionnaire. Ce qui prouve qu’on ne peut pas vraiment «se mettre à la place» de quelqu’un d’autre (même si l’expression est courante).

Quel rapport y a-t-il entre cette vidéo et la précédente ? Il y en a un énorme ! Pour moi, cette femme est exceptionnelle ! Après la révélation des caméras, elle a une réaction remarquable : elle vient de vivre les pires minutes de sa vie, un basculement vers la folie, et en moins de 30 secondes, elle retrouve le sourire, devient joviale, envoie une pichenette au petit garçon d’un air de dire : «tu m’as bien eue, petit comédien ! J’ai vraiment cru que tu étais un sale gosse !». Puis elle trinque avec l’équipe.

Sa rémission vaut bien «un million de dollars empathique» !

Certains lecteurs ne le savent peut-être pas (ou l’ont occulté), mais cette femme a signé un contrat pour autoriser TF1 à diffuser cette séquence. Cette clause inclut les droits d’enregistrement, et le risque potentiel de diffusion sur Internet. C’est un contrat qui lui laisse 15 jours de réflexion à froid, si elle souhaite se rétracter. Nous sommes loin des «flasheurs» qui filment leur voisine sous la douche et qui diffusent la vidéo sur Youtube pour faire 100.000 vues.

Mais ce cadre légal n’est pas la raison pour laquelle je m’autorise à trouver ça drôle. Non… La seule raison qui me permet de trouver ça drôle, c’est mon empathie, qui va jusqu’au bout ! La «victime» a trouvé ce canular drôle et bon enfant, et comme je suis empathique, je m’identifie à elle.

En s’indignant de ce choix, on me demande de quel droit je trouve ça drôle, je vous retourne la question :

– De quel droit ne trouvez-vous pas ça drôle ??? Vous voulez être plus royaliste que la reine ?

A quel moment avez-vous cessé d’être empathique ? Au moment où la victime a commencé à redresser la tête ? Vous servez-vous de votre empathie, de cette capacité, de cette «faculté intuitive»… uniquement pour plaindre les gens lorsqu’ils sont dans le malheur ? Et dès qu’ils vont mieux, vous les abandonnez ?!! Vous vous glissez dans la peau de la victime, mais vous ne vous autorisez pas à devenir millionnaire, le temps d’une empathie ?

Dans un cadre de coaching, l’empathie peut être considérée comme une énorme source d’Energie : elle permet d’aider l’autre lorsqu’on se sent en meilleure posture (une bonne action). Mais lorsque l’autre est en bonne posture on peut aussi se servir de cette Energie pour en tirer profit : espérer, rêver, se motiver, passer à l’action en s’inspirant d’un modèle !

Lorsque vous avez vu Heather DORNIDEN tomber, vous avez ressenti de l’empathie jusqu’à la victoire ! Si un jour vous trébuchez, vous pourrez vous souvenir de cette scène, vous relever, et reprendre votre place ! C’est l’effet désiré, peu importe votre «sport».

Dans cette caméra cachée, je vois la même chose : je vois une femme tomber, puis se relever et reprendre sa place ! La première place ! Je lui donnerai la couronne de «Miss France» sans hésiter ! D’ailleurs, Elodie GOSSUIN lui rend hommage.

Je vois une femme utiliser sa résilience-minute, pour reprendre sa vie en mains instantanément. Je vois des accolades complices, je ressens son soulagement : avec une tendresse infinie dans les yeux, elle livre à la caméra ses conviction à propos de son «rapport aux enfants». Je me sens en Confiance avec elle. Je me dis que je pourrais lui confier mon fils ! Elle-même me dit en filigrane :

Si j’ai accepté de garder cet enfant, ce n’est pas parce que j’approuvais le comportement étrange de sa mère, mais parce que je préférais que cette mission me soit confiée, plutôt qu’à quelqu’un d’autre… Recommencez demain, et je retomberai encore dans le panneau !

Je re-visionne la vidéo et c’est ce que je vois : au moment où elle a pris cet enfant sous son aile, elle en est devenue responsable. Prête à défier l’autorité qui le laisse partir avec une inconnue. Et si elle perd le nord, c’est parce qu’on l’empêche d’accomplir sa mission. Une mission sacrée…

Je la trouve fabuleuse ! Et si j’ai trouvé que ce canular est drôle, c’est parce que la victime elle-même finit par en rire… Pourquoi voulez-vous que j’en pleure ? Elle ne s’est pas exclamée «Non, mais ça ne va pas de faire une chose pareille à des passants sans défense ???!!!». Une fois la surprise révélée, dans les secondes qui ont suivies, elle a redressé la tête, pleine d’Energie : elle a souri à ceux qui lui en ont fait voir de toutes les couleurs… Je vous assure que si elle s’était jetée contre un camion, pensant qu’elle était devenue folle, je n’aurais pas trouvé ça drôle !

Xavier, Nathalie, JMJ, Dot, Olivier (et les autres qui ne se sont pas exprimés, mais qui n’en pensent pas moins), avez-vous appuyé sur STOP avant la fin de cette vidéo, pour garder ce sentiment de malaise ?

C’est possible ! Mais il est également possible que vous ayez appuyé sur un autre bouton STOP, tandis que la vidéo continuait. Au moment où cette femme est devenue Wonder Woman, vous avez appuyé sur le bouton «stop empathique», préférant ancrer en vous l’image d’une pauvre victime sans défense…

C’est tellement courant qu’on pourrait qualifier cette réaction de «normale». Ma proposition du jour est la suivante :

N’appuyez pas sur STOP au moment où tout s’arrange. Allez jusqu’au bout des choses, y compris de votre empathie !

Dans «les misérables», Victor HUGO a écrit :

Vrai ou faux, ce qu’on dit des hommes tient souvent autant de place dans leur vie et surtout dans leur destinée que ce qu’ils font.

A méditer…

Je remercie Xavier et son équipe pour ces vives réactions, car je trouve cet épisode inattendu très enrichissant. D’ailleurs, cet intermède est une bonne introduction à ce que je souhaitais vous apporter grâce à cette vidéo. Ce n’est donc pas une perte de temps. Juste un itinéraire bis, au paysage plus «naturel».

Tant que c’est pour la bonne cause, j’aime ça !

A++

Stéphane SOLOMON

27 réflexions au sujet de « Et si nous parlions d’Empathie ? »

  1. pour moi, ce n’est pas annoncer à son père qu’il va gagner
    mais de lui dire en public, dans ce moment d’intense émotion : Papa je t’aime.
    super – merci Stéphane

    et zut pour la précédente vidéo, conne et moche

    • Oui ! C’est la façon dont il gagne qui est émouvante. Mais les gagnants sont souvent émouvants. Il fait bon les fréquenter.

      Les personnes qui s’offrent un coaching sont se donnent les moyens de gagner ! D’aller au bout ! Il est donc normal que je rencontre beaucoup plus de gagnants dans mon métier. Ils ont le profil. Ils viennent chercher l’Energie !

      A++

      Stéphane
      PS : Oui, vous avez le droit de ne pas aimer les mêmes choses que moi, et de profiter quand-même du FOND. Tant-pis pour la forme, tant qu’elle ne biaise pas votre réceptivité.

  2. Bonjour Stéphane,
    Merci de ce second message qui me fait bien plus réfléchir que la caméra cachée que j’ai regardée deux fois comme vous l’aviez conseillé.
    Tout d’abord, je vous prie d’accepter mes excuses pour le ton agressif de mon commentaire.
    Oui j’ai appuyé sur mon « bouton intérieur STOP ». Je m’en rends compte aujourd’hui. Pourquoi ?
    Il y a des années, je regardais à la TV ces émissions nommées vidéo-gag et elles me divertissaient. Et puis un jour, j’ai reçu un coup de fil des services d’urgence d’un hôpital : mon fils venait de faire une chute spectaculaire en VTT et des passants l’ayant trouvé agonisant, la tête plantée (oui oui, vraiment plantée) dans le sol avait alerté les pompiers. En me précipitant vers l’hôpital distant de 50 km, j’ai eu peu à peu, pendant le trajet, la sensation que j’allais perdre mon fils.
    Aujourd’hui, mon fils va très bien et il a terminé avec succès de belles études. Je suis très heureux pour lui. Il a eu de la chance grâce à ces passants anonymes qui lui ont sauvé la vie.
    Ce choc m’a évidemment traumatisé et je suis maintenant conditionné. Je ne peux plus voir certaines séquences de drôles de chutes sans penser aux instants suivants, aux séquelles possibles et tutti quanti…
    Plus tard j’ai imaginé la scène filmée : mon fils quittant son vélo et prenant son envol d’une dizaine de mètres, atterrissant tel un obus dans un talus, pris de convulsions malgré la perte de conscience, ses membres s’agitant de toute part à cause de l’étouffement probablement, (témoignage de ses sauveurs)… Ce serait un dessin animé, je rirai. Mais c’était mon fils.
    Vous l’avez dit : si cette femme s’était jetée sous un camion vous n’auriez pas trouvé ça drôle. Vous trouvez ça drôle parce que la victime du canular en rit. Je ne vois pas les choses comme vous. C’est sans doute à cause de mon traumatisme, peut-être pas, il me semble plutôt que cette femme rit par défense. Rassurée, elle rit par canalisation de sa peur, histoire de retrouver sa normalité.
    Je vous avoue que je me demande si par la suite, après avoir signé sa permission de diffusion, elle rit toujours de sa mésaventure ou si elle reste choquée. Pour ma part, je crois bien que cette femme a juste une réaction totalement humaine. Si j’ai de l’empathie pour la fin de cette vidéo, je ressens juste l’affection qu’elle porte à l’enfant et le soulagement qu’elle éprouve en pardonnant à l’équipe télé qui l’a bernée
    Maintenant, j’en reviens à l’empathie.
    J’ai toujours eu cette faculté, et je dois dire qu’elle est assez développée chez moi. C’est effectivement un grand obstacle et à la fois une grande aide.
    Dans votre deuxième vidéo, ici présentée, j’ai une double empathie. Envers le fils comme envers le père. Je suis à la fois à la place du fils gagnant qui fait cadeau à son père de sa bonne fortune et je le trouve génial dans cette démarche, et à la fois à la place du père qui se réjouit pour son fils.
    Oui, vous avez raison, l’empathie est une force immense.
    Un jour un de mes meilleurs clients m’a dit : « Olivier, vous avez un problème , vous ne pouvez travailler qu’avec des gens que vous aimez ».
    Quel rapport avec l’empathie ?
    Je n’ai d’empathie qu’avec les gens que j’aime, qu’ils soient connus ou inconnus.
    Et oui, ce client avaient raison. Je ne peux travailler qu’avec les gens que j’aime et pour lesquels j’éprouve de l’empathie. Mais franchement, pourquoi se faire chier à subir ceux que l’on n’aime pas alors que ceux que l’on aime sont nombreux et nous apportent du bonheur ?
    Bon c’est juste mon point de vue…
    Merci Stéphane pour cet échange assez particulier, très sincèrement.

    • Bonjour Olivier,

      Sans avoir vécu un traumatisme comme celui que vous évoquez, je suis un peu comme vous : je ne supporte pas les «gags» où on voit des chutes spectaculaires, même lorsque les animateurs nous assurent qu’il y a eu plus de peur que de mal. Je tourne la tête à chaque fois, j’entends rire autour de moi, mais moi, je préfère ne pas regarder. Ca me crispe… Cependant, je n’éteins pas la télé pour autant, je laisse les autres s’amuser. C’est un peu comme le vertige : je ne peux pas monter dans un manège à sensations, mais je laisse mes enfants y aller, et je peux même les y emmener et faire des photos. Du moment que mes pieds sont au sol…

      Donc je vous comprends tout à fait, et je comprends aussi l’extension que vous donnez à ce que vous avez vécu, en dénigrant les caméras cachées en général. Du moment que vous savez que ça vient de vous, c’est très positif.

      Comme je l’ai écrit dans l’intro, vous n’avez pas besoin de trouver ça drôle pour aller plus loin. Je ne vais pas tenter de vous convaincre que cette femme est congruente lorsqu’elle s’adresse à la caméra après sa rémission. Chacun perçoit cette intervention comme il le souhaite.

      Je pense que vous aurez besoin de faire un effort pour comprendre la suite, mais je compte sur vous pour utiliser cette Energie du Fort…

      A++, et merci encore pour cet échange qui enrichit le support.

      Stéphane

    • Re,

      En ce qui concerne les personnes qu’on aime et avec lesquelles il est plus agréable de travailler… C’est peut-être un peu dur à entendre pour certains lecteurs (j’ai beaucoup de témoignages de personne qui n’aiment pas leu patron, leurs collègues ou leurs clients…), je pense que vous avez mille fois raison !

      TIME-COACH me permet de faire connaissance avec une super clientèle : des personnes qui apprécient ce que j’écris ! J’utilise d’autres moyens de prospection, mais il est maintenant clair que j’avance beaucoup plus vite avec des clients qui ont commencé par être mes lecteurs, qu’avec ceux qui ont cherché «coach professionnel» sur les pages jaunes.

      Je pense que tout professionnel qui aspire à travailler avec des personnes qui ont les mêmes valeurs que lui, aurait beaucoup à gagner en montant un support de communication équivalent à TIME-COACH.

      Je peux le dire : j’aime mes clients, et mes clients m’aiment. Ca ne veut pas dire qu’ils sont d’accord à 100% avec moi, mais plutôt que nous nous autorisons à être différents, et à profiter les uns des autres.

      TRAVAIL n’est pas synonyme de PEINE.

      A++

      Stéphane

  3. Bonsoir Stéphane,
    Je ne suis pas sure que cette dame trouve vraiment tout cela très drôle. Je pense qu’elle est d’abord immensément soulagée. Le cauchemar s’arrête. Elle n’est pas folle, le gamin n’a pas 2 mères, les flics ne sont pas irresponsables. Sa tension était immense, sa détente est à la mesure de sa tension. Mais si le scénario avait été monté disons par des collègues de bureau, et pas par la télé, aurait-elle réagi ensuite de cette façon ? Le passage à la télé est généralement vécu comme quelque chose de valorisant, embrasser une miss, ça fait des choses à raconter. Tout ça permet peut-être d’avaler une tisane qu’elle a pu trouver un peu amère.
    OK elle a eu 15 jours pour confirmer son choix de passer ou non à l’antenne. Elle a choisi de le faire donc l’image que cette vidéo lui renvoie lui convient. Et je la comprends : elle n’est jamais ridicule, elle est fidèle à ses engagements, elle assume les responsabilités qu’elle a acceptées et elle déclenche une belle empathie en tous cas. Si « les gens de la télé » ont pris la peine de monter tout cela, de déplacer toute une équipe, et une miss, il doit quand même lui être plus difficile de dire qu’elle ne trouve pas ça très drôle que si c’était un coup monté par des proches.

    Je me souviens de quelques caméras cachées qui m’avaient fait beaucoup rire (notamment une où plusieurs boutiques avaient été interverties). Celle-ci m’a mise mal à l’aise et je n’ai jamais ri, je n’arrive pas bien à cerner pourquoi, même après l’avoir revue. Car le ressort des caméras cachées est souvent le même : des personnes déstabilisées devant une situation incompréhensible qui les fait douter de ce qui pour eux est une certitude (la place d’une boutique, la tête de la mère de l’enfant). Il est possible que ce soit parce que le présentateur ici casse toute la surprise au départ. Le rire va souvent avec l’effet de surprise. Ici si je ris c’est que j’accepte au départ de me mettre du côté des piégeurs. Si je suis dans l’empathie avec cette dame au contraire, j’angoisse et ça ne me fait pas rire. La présentation me met dans l’empathie, pas face à une situation simplement absurde.
    En revanche, quelle énergie dans ce coup de fil du millionnaire ! j’adore. L’empathie avec lui est plus souriante qu’avec la perte des repères de cette dame !

    PS, impossible de s’abonner aux commentaires sans commenter chez moi, c’est dommage !

    • Bonjour Florence,

      Etrange cette argumentation…

      Tu es en train de me dire que :

      – Si le lieu n’était pas la rue, mais un bureau.
      – Si le piège n’était pas organisé par une équipe dont le métier est le divertissement, mais par des collègues de travail aux intentions douteuses
      – Si l’une des personnes de l’équipe n’était pas une célébritée (que cette dame reconnaît à la fin)
      – Si et si et si…

      Pourquoi inventes-tu un tout autre contexte pour me dire que ça aurait pu ne pas être drôle ?

      Evidemment !

      Evidemment que si les choses avaient été préparées dans une intention béliqueuse, avec comme seul enjeu de rendre une collègue ridicule (ou folle), et sans la petite bise d’une célébrité (chose pour laquelle TU ne portes aucun intérêt, mais il y a des gens très intelligents à qui ça plait). Evidemment que sans TOUT CA, j’uarais trouvé ça moins drôle !

      En supprimant des paramètre, je peux prendre n’importe quelle chose jolie, et la rendre démente ! C’est d’ailleurs un exercice de coaching que je pratique souvent en cabinet, pour montrer à mes clients jusqu’où ils peuvent aller en s’imaginant comme les choses auraient pu être…

      Mais les choses ici SONT comme ça. Il est sûr que nous extrapolons tous… Mais pourquoi ma version «happy end» serait-elle biaisée, et celle des personnes outrées serait-elle droite ?

      Etrange…

      A++

      Stéphane

      PS : Dans les caméras cachées type piège» on vous dit souvent ce qui se trame. Le but n’est pas de TE piéger, mais de te faire participer au canular.

      Exemple :
      http://www.youtube.com/watch?v=hAy1jyCw-II
      (il faut bien qu’on tourne le backoffice pour que tu comprennes pourquoi c’est drôle).

  4. Olivier a écrit plus haut :  » C’est sans doute à cause de mon traumatisme, peut-être pas, il me semble plutôt que cette femme rit par défense. Rassurée, elle rit par canalisation de sa peur, histoire de retrouver sa normalité.
    Je vous avoue que je me demande si par la suite, après avoir signé sa permission de diffusion, elle rit toujours de sa mésaventure ou si elle reste choquée. Pour ma part, je crois bien que cette femme a juste une réaction totalement humaine. Si j’ai de l’empathie pour la fin de cette vidéo, je ressens juste l’affection qu’elle porte à l’enfant et le soulagement qu’elle éprouve en pardonnant à l’équipe télé qui l’a bernée. »

    Je partage tout à fait son avis et c’est ainsi que je l’ai ressenti aussi.

    Comme aucun d’entre nous à ma connaissance n’a eu l’occasion de s’entretenir avec cette dame suite à l’événement, tous nos commentaires ne peuvent être que des projections, suppositions, interprétations. Je doute que nous ayons jamais le fin mot de cette histoire. 🙂

    Empathie vient du grec en (dans, dedans) + pathos (sentir, ressentir). Autrement dit, ressentir en-dedans de soi ce que l’autre ressent au-dedans de lui. Ce n’est pas un processus intellectuel. Une personne empathique peut très bien ressentir physiquement ce qu’une autre personne, même inconnue, ressent, sans pour autant avoir jamais elle-même expérimenté une situation similaire. Et, finalement, l’empathie vraie est assez rare et n’induit d’ailleurs pas systématiquement la compassion.

    • Dot,

      Vous écrivez une chose très juste :

      «Comme aucun d’entre nous à ma connaissance n’a eu l’occasion de s’entretenir avec cette dame suite à l’événement, tous nos commentaires ne peuvent être que des projections, suppositions, interprétations. Je doute que nous ayons jamais le fin mot de cette histoire.»

      Ca c’est très juste ! Par contre, il y a quand même une interview à froid, et une réflexion de 15 jours qui, en cas de traumatisme, aurait probablement abouti à une annulation (j’aurais choisi un autre support et je serais moins dans la m….) 😉

      Vous parlez de ressenti… Moi aussi ! C’est donc ressenti contre ressenti. Pourquoi le mien est-il contesté ? Suis-je trop optimiste ??? Suis-je si mauvais de m’amuser en regardant une caméra cachée ?

      Avoir le fin mot de l’histoire, si c’est vraiment important, ce n’est pas très difficile. Il suffit de contacter la production, qui transmettra votre question à la dame. C’est une gestion de projet facile.

      Dans le cas où vous vous autoriseriez à écrire un gentil mot à cette dame pour la féliciter pour son attitude, je suis sûr qu’elle acceptera de répondre à une ou deux questions.

      Par contre, si vous l’abordez comme un pauvre femme qui gesticule devant une caméra, il est possible qu’elle préfère éviter le contact. Je vous ramène vers la phrase de Victor HUGO. Elle est tellement vraie !

      A++

      Stéphane.

  5. Excusez moi si mon propos n’est pas aussi enthousiaste concernant la vidéo du millionnaire. Je n’ai as vu de la joie, sur son visage, quand il demande à utiliser son joker téléphonique. J’ai entendu pour ma part, un homme qui a une certitude d’avoir la bonne réponse et avec calme, il demande à ce qu’on tel à son père, pour lui parler et il lui dit: « je n’ai pas besoin de toi » je suis en train de devenir millionnaire en répondant, moi-même à des questions.
    Je ne sais si l’homme a été humilié, s’il est revanchard, s’il est en bonne entente ou en excellents rapports avec son paternel.
    J’ai l’impression qu’il y a une note d’affirmation pour dire à son père qu’il réussi ce qu’il entreprend.
    Cela n’enlève rien à sa victoire et encore moins à son assurance.
    Bravo au vainqueur ! Il a la classe, quoiqu’il en soit.

    • Bonjour Véronique,

      Et bien oui… C’est un feedback possible : le rejeton qui aurait un compte à régler avec son paternel et qui profiterait de l’émission pour lui balancer un message à double sens «Papa, je n’ai pas besoin de ton aide ! Je suis millionnaire maintenant».

      Je n’y crois pas une seule seconde, et ça me fait mal de le reformuler, mais je vous autorise à le croire, Véronique. Sauf, bien-sûr, si vous avez envie de devenir millionnaire… Dans ce cas, il va falloir soigner votre «rapport au millionnaire».

      Voici quelques arguments pour étayer la version du gentil garçon qui pense à ses parents dans un moment de joie intense :

      Le choix des «amis» pour le joker «appel à un ami» ne se fait pas en pleine émission. C’est un choix préalable qui permet à la chaîne (et aux amis) de s’organiser. Je crois que dans les règles, (très strictes dans ce jeu), on ne peut donner que 3 numéros de téléphone, et à l’heure du chois, en fonction de la question, on appelle le «bon ami». C’est pourquoi, si on est fin stratège, on choisit 3 amis qui ont des connaissances différentes, car les questions peuvent porter aussi bien sur les années de naissance des auteurs classiques, que sur les prénoms de coules de la série Desperate Housewives…

      Le rejeton aurait donc pris un énorme risque en préparant son coup d’avance : celui de gâcher un joker, juste pour balancer une vacherie à son père.

      Donc si on connaît mieux les règles du jeu, on peut trouver l’intention plus belle. car comme pour la caméra cachée, si vous pensez que la gentille mamie n’a pas le droit de gérer son image, ni d’y réfléchir à froid, vous pouvez huer TF1 d’avoir «volé» ces images, et par la même occasion, me mettre dans le même panier…

      Mais même avec ces règles, ça reste possible… Par contre je ne le féliciterai pas pour sa stratégie.

      La deuxième raison qui me fait penser que «la vengeance» n’est ps son intention, c’est qu’au début, il ne demande pas d’appeler son père. Il dit «je voudrais appeler mes parents !». C’est une perte de contrôle, car il ne peut appeler qu’une seule personne (c’est la règle).

      Il se reprend ensuite pour dire : je voudrais appeler mon père (qui est sur sa liste).

      Enfin, il suffit de regarder son passage en entier, pour constater que tout au long des 19 minutes, il a un «style émotionnel» très contrôlé. Ce qui s’explique lorsqu’on participe à ce genre de jeu, où la concentration et l’intuition est l’atout principal.

      Observez-le pendant 19 minutes, et vous verrez, en fin de parcours, que son message est rempli d’Amour :

      http://www.youtube.com/watch?v=fDvNoLboqQM

      Mais là encore, ce n’est que mon feedback à moi. Vous avez le droit, dans votre monde intérieur de créer la réalité que vous souhaitez.

      A++ Véronique,

      Et si c’était pour faire avancer le schmilblick, chapeau !

      Stéphane

  6. Re bonsoir Stéphane
    Tout dépend où on se place quand on regarde ce film : Si je m’imagine à la place de cette dame, je me sens angoissée, pas bien du tout. Ma perception c’est qu’à la fin son « rire » est un un ouf de soulagement. C’est ma perception, elle est vraie elle est fausse je ne peux pas le dire mais c »est mon feedback en tous cas. Elle est dans un tel stress avant la révélation de la vérité que je pense (interprétation bien entendu) que sans le bonus apporté par le fait que ce soit pour la télé, avec une célébrité, elle n’arriverait pas à se ressaisir aussi vite. Je dis que la présence de la télé est une composante essentielle de sa réaction finale. Que j’y sois sensible ou pas (pourquoi ne le serai-je pas ?) n’a aucune importance, il y a des tas de gens intelligents qui font des pieds et des mains pour passer à la télé et des tas de crétins qui refuseraient d’y aller si on les suppliaient de le faire !

    Je ne suis pas en train de dénigrer ou de faire des si et des si et des si pour changer les conditions. Je fais juste une remarque sur le rôle clé de la télé dans la résolution de ce « sketch ». Je n’ai pas dit que ses proches ou ses collègues de bureau auraient fait ça dans une intention belliqueuse ! Ni même qu’ils auraient fait cela dans une intention douteuse ! tu déformes « grave » là ! où lis tu cela ? Ce qui est sur c’est que si les piégeurs étaient des proches, elle n’aurait pas la « compensation » télé. Je n’ai pas voulu dire autre chose que cela.

    Tu dis que quand tu vois un truc du genre vidéo-gag ou quelqu’un se casse la figure de façon spectaculaire, tu n’aimes pas ça, même quand on te dit que la personne ne s’est pas blessée. J’ai un peu la même impression ici : même pas mal, mais en regardant cette vidéo je ne riais pas. Je mets ça en partie sur le compte de ce back office qu’on nous montre au début. Comme si le présentateur avait besoin de nous mettre de son côté avant qu’on voie le film. En faisant cela, en m’expliquant le making off, il change ma perception. Ça aurait pu prendre, il aurait pu me mettre dans sa poche « regarde comme on l’a bien eue » mais c’est l’inverse qui se produit, il me met « du côté » de la piégée et du coup je ne me sens pas très bien. Moi je fais pas la bise à la miss à la fin pour me consoler :). C’est difficile à expliquer et je comprends que tu puisses avoir une perception différente de la mienne. On dit qu’une blague qu’il faut expliquer n’est jamais drôle. C’est un peu ça pour moi. Mais ce n’est que ma perception.

    • Re Florence,

      Donc on est d’accord : tu perçois les choses d’une façon différente de la mienne, tu as le droit de victimiser cette femme, et j’ai le droit de l’évangéliser…

      Ouf ! Me voilà rassuré ! J’ai cru que je n’avais pas le droit d’être optimiste pour elle. Que j’étais le seul à avoir un feedback biaisé, et qu’en prime, j’avais une empathie à 10 balles !

      Du moment que j’ai le droit d’exprimer mon feedback moi aussi, ça me va. D’autant que si on parle de FEEDBACK, on se rapproche du véritable sujet que je souhaiterais aborder.

      A++

      Stéphane.

      PS : Il me paraît évident que l’ENSEMBLE du système lui a permis de retrouver sa bonne humeur, y compris les caméras qui apparaissent, et l’équipe qui boit du champagne avec elle. Le SYSTEME l’a déstabilisée, et le même SYSTEME l’a aidée à relever la tête. Où est le problème alors ?

  7. Cher stéphane, De l’empathie OUI et même de l’admiration pour cette dame à qui l’on confie une tache, une grande responsabilité, et qu’elle assume jusqu’au bout comme un devoir parce que cette responsabilité touche à l’enfant…! Mais je pense à nouveau à la même question: -Es-t’on prêt à rire de tout ? d’entrée cette vidéo nous dérange parce que justement elle touche à notre devoir d’adulte face à l’enfant, C’est même plus qu’un devoir : -c’est inscrit au plus profond de nous. Dans ce sens oui, cette vidéo confirme bien des choses.
    Enfin, peut-on rire de tout ? Je pense à cette phrase trés caustique de Pierre DEPROGE : »-Pendant la seconde guerre mondiale, il y avait un avantage d’être juif car ils prenaient le train gratuituitement. » J’ai rit de cela et j’ai rit aussi parce qu’il osait dire cela; Nous connaissions le personnage et nous savions qu’il n’était pas antisémite, mais je comprends naturellement que ceux qui ont été touchés par cette horreur de la guerre n’est pas envie de rire à cela.
    Il est tard et peut-être que je m’égare!
    Merci pour ces partages cher stéphane.

    Francis NEGRE

    • Bonjour Francis,

      Je me mets à la place des ACTEURS qui ont vécu l’évènement, et s’ils ne trouvent pas ça drôle, alors ça ne l’est pas. DESPORGES est l’un de mes comique préférés, donc je ne vais pas le blâmer. Mais pour moi, il a eu tort (l’humour est sujet à dérapages). Il savait très bien que sa blague allait finir par arriver jusqu’aux oreilles des victimes de l’holocauste, et que pour eux, c’est outrageant..

      Dans ce type d’humour, c’est l’avis de la victime qui compte, plus que notre intellect (rire ou ne pas rire de tout…), qui sera forcément très en dessous de l’émotion.

      Toutes proportions gardée, il y a des gens qui adorent qu’on les vanne sur leur physique, et d’autres qui ne supportent pas la moindre remarque. Il y a donc des vannes de blondes qui me font rire un soir, et ces mêmes vannes ne me font pas rire un autre soir… Pourquoi ? Parce que j’observe la blonde à qui la remarque est destinée, et mon empathie me dit si la blague est drôle ou pas…

      A ce propos, si une vanne vous échappe, il suffit de demander sincèrement pardon pour effacer l’outrage : «je ne voulais heurter personne, et je fais mes excuses à tous ceux qui ont été choqués par mes propos, en particulier ceux qui sont directement concernés… Je serai plus vigilant à l’avenir».

      Ensuite, il faut tenir sa promesse. Ce qui ne devrait pas être difficile quand on est vraiment sincère.

      A++

      Stéphane

      • « Je me mets à la place des ACTEURS qui ont vécu l’évènement, et s’ils ne trouvent pas ça drôle, alors ça ne l’est pas. »
        Ca va devenir difficile de rire 🙂 : on ne peut plus alors se moquer des blondes, des belges, des bègues, des femmes, des hommes, des noirs, des blancs, des jaunes, des curés, des rabbins des athées, des écolos, des anars… j’en passe et des meilleures ! Restent les martiens qui auront un peu de mal à nous dire qu’ils ne trouvent pas ça drôle. OUF. Encore que, il s’en trouvera bien un (humain !) pour nous dire qu’il faut encore moins que tout se moquer de ceux qui ne peuvent pas se défendre.

        Je galège de bon matin, ça détend. Mais plus sérieusement : mon feedback dépend forcément du moment ou je reçois, de la façon dont la vanne m’arrive.
        Il est quand même surprenant que tu sois le seul à « défendre » (ce n’est certes pas une compétition ou une battle !) cette vidéo (sauf si des tas de lecteurs silencieux sont comme toi mais se taisent, ce qui serait fort dommage). Mais toi tu l’as découverte, tu l’as visionnée sans préparation particulière (sauf celle du présentateur) et tu as ri.
        Si tu m’avais envoyé par mail un lien en me disant « tiens j’ai trouvé ce truc ce matin et j’ai bien rigolé, je partage », j’aurais peut être réagi autrement. Mais là tu nous dis en gros : riez riez, vous ne pourrez pas y couper, mais on y reviendra ensuite pour analyser ça sous l’angle de l’auto coach. Ce n’est plus une bonne blague que tu partages, c’est un exercice d’auto-coaching. Alors forcément on ne le visionne pas de la même façon. Quand tu nous dis « vous ne pourrez pas y couper », je me dis « est-ce si certain » ?. Si tu me dis « j’ai beaucoup ri », je me dis « alors ça doit être drôle, voyons ça ». Je force le trait bien entendu, et surtout c’est une analyse rétrospective, ce qui nous ramène, mais d’une façon un peu buissonnière je crois, au thème que tu voulais peut être aborder. En tous cas c’est intéressant. Et oui heureusement, nous avons le droit de ne pas avoir la même perception, et nous avons le droit aussi de changer de perception. La même vanne tombe à plat un jour alors qu’elle a déclenché l’hilarité la veille devant un public pas très différent. Le contexte, le contexte… Desproges ne sortirait probablement pas les mêmes vannes aujourd’hui.

  8. Stéphane,
    Pour moi, un ressenti ne peut être contesté car il n’émane pas d’une réflexion logique et argumentée. On peut rationaliser a posteriori, mais c’est une démarche artificielle qui vise simplement à rassurer (ou pas) ou à faire prévaloir son point de vue (une autre façon de reprendre le contrôle) alors qu’à mon sens, dans le cas dont nous parlons, il n’y a rien à faire prévaloir.
    Il me semble que croyances et ressentis sont bien deux choses qu’on ne peut démonter avec des arguments logiques. Justement parce qu’ils n’ont rien de rationnel.
    C’est pourquoi je n’irai jamais contester à quelqu’un son ressenti. Il est ce qu’il est. J’en prends acte. Mais le contester ??
    Je trouve étrange que vous ayez compris que ceux qui exprimaient un ressenti différent (je ne trouve pas ça drôle, etc…) vous contestaient le vôtre. Je n’ai lu, en ce qui me concerne, que des gens qui exprimaient des ressentis et des points de vue différents. Et quoi de plus prévisible, puisque nous venons tous d’horizons différents, avec des vécus différents ?

    Quant à cette dame, si je devais lui écrire, mon premier souci serait très certainement de ne justement pas chercher à l’influencer dans un sens ou dans l’autre, car ce serait biaiser d’office sa réponse, comme vous le faites très justement remarquer. Je pense donc que je m’efforcerais de poser la question la plus neutre possible, lui disant que j’ai vu la vidéo et que je serais intéressée de connaître comment elle a vécu l’expérience et son ressenti à elle. Car c’est cela qui m’intéresse, au fond, et non de lui faire part du mien qu’elle n’a nullement sollicité. 🙂

    • Bonjour Dot,

      Tout ce que vous dites est très juste, du moment que vous partez du principe que les participants de TIME-COACH «n’ont rien demandé». Or pour moi, il y a une demande. Le simple fait de s’engager dans un processus de changement, signifie qu’on dépasse le cadre de la curiosité.

      C’est encore une question de contexte. Je ne coache pas les profs de mon fils (certains en auraient pourtant besoin), parce qu’ils ne me demandent rien ! Mais on ne peut pas dire que les lecteurs de TIME-COACH, en particulier ceux qui y participent en laissant des commentaires, ne demandent rien !

      Dans le cadre d’un programme d’auto-coaching, ils demandent des pistes et des idées pour s’auto-coacher. Nos échanges collectifs ou particuliers ont pour but de participer au CHANGEMENT désiré.

      Un coaching part du principe qu’un changement est possible et souhaitable. Y compris un changement de ressenti, qu’on appelle plus globalement un feedback (parce qu’il y a une boucle de rétroaction avec la pensée).

      L’émotion suit la pensée. Ensuite, on boucle entre pensées et émotions jusqu’à un point de rupture, qui pousse à l’action.

      Pour passer à l’action, et surtout pour agir différemment, il est important d’exprimer son ressenti, de l’analyser, et éventuellement (si on veut progresser) de le recadrer. Ca peut se faire par la pensée (rationnelle ou pas).

      Vous savez ce qui fait qu’un père (ou une mère) lève la main sur son enfant ? Son ressenti ! La torgnole part toute seule, sans réflexion préalable ! Le ressenti prend le dessus sur tout le reste… Si vous me dites qu’on ne doit pas (ou ne peut pas) changer ce ressenti, vous condamnez et le parent, et l’enfant, qui dans la majorité des cas, considérera la torgnole automatique comme un réflexe «normal»…

      Ce n’est qu’un exemple d’action soumise au joug du ressenti. La psychologie cognitive-comportementale a fait d’énormes progrès dans ce domaine, et propose des solutions pour changer de feedback.

      Je ne fait pas de thérapie. Mais je me sers de outils psychologiques pour aider ceux qui me le demandent. Changer de ressenti dans un objectif de performance :

      Par exemple, un chef d’entreprise peut changer son ressenti pour mieux comprendre ses employés et créer une équipe plus soudée. L’essence même de la Communication consiste à partager son ressenti, et donc à diffuser des Energies..

      Si vous partez du principe que vous ne m’avez rien de mandé en vous inscrivant, notre discussion est vaine. Pour moi, derrière chaque inscription il y a une demande,une vraie ! Dès que j’en douterai, j’arrêterai d’écrire.

      Alexis ME DEMANDE «une piste» pour regarder les choses autrement. Nathalie est IMPATIENTE d’avoir mon retour sur la question… J’ai livré l’essentiel, en partant du ressenti initial : l’empathie. Travailler son empathie est possible, au même titre que n’importe quelle aptitude.

      Dans notre exemple : je propose d’aller jusqu’au bout de l’empathie, en ressentant aussi la joie de la personne soulagée. J’encourage les empathiques à cesser de victimiser les gens pour ressentir de la compassion. Lorsque les gens deviennent forts, poursuivez l’accompagnement ! Ils ont le droit d’être forts !

      De même qu’il y a des pères violents, il y a aussi des personne qui sont attirées uniquement par l’empathie compassionnelle, la pitié, etc. Ce qui n’est pas forcément la meilleure solution pour aider l’autre, surtout si on lui tourne le dos au moment où il se relève. Préférant se souvenir de la victime plutôt que de l’homme ou la femme d’action.

      Je propose différents regards sur le monde qui nous entoure pour avancer. Lorsque je vois qu’un ressenti ne nous permet pas d’avancer, je fais une pause. Cet article est une pause. Un réflexion sur l’empathie, qui nourrira le vrai sujet (celui prévu initialement) dès que je retournerai à nos moutons.

      S’il faut disserter davantage sur l’empathie, le ressenti, le feedback…, ça vaut le coup d’écrire tout un programme !

      Mais si je l’écris et je vous propose d’y entrer avec conviction, vous assurant que je l’ai écrit également POUR VOUS, j’ai bien peur que vous me répondiez : «je ne vous ai rien demandé !».

      Mon ressenti lorsqu’on me dit ça : un profond sentiment d’inutilité…

      Peut-être pourriez peut-être m’aider à poser un nouveau regard sur cette phrase assassine. Je ne demande qu’à ressentir ça autrement, vu que le sentiment d’utilité est l’énergie principale qui me fait écrire.

      Aidez-moi à continuer d’écrire !!! Changez mon ressenti lorsque j’entends «Je ne vous ai rien demandé !».

      S’il vous plaît… J’en ai tant besoin…

      Sniff…

  9. PS : pardon, faute de pouvoir éditer mon texte, je reformule ici :
    J’ai écrit : »Je trouve étrange que vous ayez compris que ceux qui exprimaient un ressenti différent (je ne trouve pas ça drôle, etc…) vous contestaient le vôtre.  »
    En fait, j’aurais plutôt du dire : « Pourquoi avez-vous compris que ceux qui exprimaient un ressenti différent (je ne trouve pas ça drôle, etc…) vous contestaient le vôtre ? 😉

    • Parce qu’il y avait une certain agressivité dans la façon de l’exprimer. Je cautionne cette torture psychologique ! Cette fermeture transforme mon outil pédagogique en porte close. Or si vous lisez l’article précédent, c’était le point d’entrée de quelque chose…

      Si vous m’autorisez à trouver ça drôle et je vous autorise à trouver ça odieux, on peut continuer ! Si on me demande de donner un piste, je peux Communiquer…

      Mais si je n’ai pas le droit de trouver ça drôle, je deviens un salaud, et je perds la légitimité de la suite à donner…

      C’est pourquoi, sauf si je décide de désinscrire les agressifs (une option possible), je confronte nos idées.

      La confrontation étant une technique de coaching (comme le recadrage), et non une dispute…

  10. Merci pour votre réponse qui m’éclaire sur vos motivations. Je comprends mieux. 🙂

    Bien sûr que je pense qu’un ressenti peut changer, et comment ! 🙂 Simplement, je pense qu’on ne fait pas changer le ressenti de qui que ce soit en le niant, le dénigrant et en lui opposant ensuite des arguments rationnels. Je pense aussi que c’est la personne elle-même et elle seule qui peut changer son ressenti et personne d’autre, que les gens changent uniquement quand ils trouvent plus d’avantages à changer qu’à demeurer dans leur situation antérieure et seulement à ce moment.
    Si quelqu’un vient vous voir en vous demandant de l’aide pour changer un état ou une situation dans lesquels il ne se sent pas « bien », alors il a déjà fait la moitié du chemin. Ce qu’il cherche, c’est juste un bon moyen de s’y prendre. Dans ce cas, votre démarche fait sens.

    Le malentendu provient probablement du fait que je considérais le cas général alors que vous vous concentrez sur votre clientèle potentielle. J’aurais du y penser ! 😉

    Car, en général, vouloir faire changer quelqu’un qui n’en a pas envie, n’en ressent pas la nécessité et se trouve bien et heureux comme il est est non seulement voué à l’échec 99,9% du temps, mais a de grandes chances de renforcer ses convictions initiales (backfire effect).
    Je considère néanmoins que pour qu’un ressenti puisse changer, il faut d’abord qu’il soit reconnu. On ne peut le nier. On en pense ce qu’on veut, mais il existe bel et bien et ça, c’est indéniable. C’est ce que je voulais dire.

    Je suis tout à fait d’accord sur ce que vous dites sur l’empathie compassionnelle à outrance qui, en fait, vise à faire se sentir « bien » plus celui qui compatit que celui qui est sujet de cette compassion. Si elle peut être utile dans un premier temps, elle ne devrait pas se prolonger indéfiniment, car elle vise à maintenir l’autre dans sa position de victime au lieu de l’émanciper, ce qui, il me semble, va complètement à l’encontre de ses intérêts.

    Expliqué de cette façon, je suis d’accord. Il me semble juste que la vidéo n’était peut-être pas assez claire pour que ce concept apparaisse sans équivoque, d’où les malentendus qui ont suivi ? Je n’en sais rien, c’est juste une pensée qui me vient… 🙂

    • Ca c’est beau !

      Vous ramenez les choses au contexte, vous les placez dans un cadre précis, et soudainement elles prennent un SENS. C’est un bel exercice d’auto-coaching.

      La caméra cachée que j’ai publiée a pour but d’introduire un concept de Développement Personnel, qui n’a rien à voir avec le fait qu’elle soit drôle ou pas. Lorsque j’ai écrit que la vidéo était drôle et bon-enfant, je ne savais pas qu’on allait focaliser dessus. Or en lisant les commentaires, je me suis rendu compte que le support qui introduisait était «mauvais». Je pense qu’il est très bon (nous verrons ça), mais si les personnes auxquelles je m’adresse ne sont pas réceptives au fond, à cause de la forme, je ne pourrai pas développer.

      Le concept que je souhaite aborder dans cette vidéo est encore inconnu. Je voulais faire une pause d’une semaine pour que tout le monde puisse y réfléchir. Mais la réflexion est impossible pour certains, à cause des émotions (c’est ce qui ressort des commentaires). En trouvant que cette vidéo était drôle, je suis devenu une sorte de souffre-douleur. Un complice de TF1, directement accessible.

      Si vous aviez accès à ma messagerie, vous verriez que certaines personnes se sont lâchées sur moi, à défaut d’avoir l’adresse e-mail de la chaine qiu a osé diffuser cette émission…

      Ca m’amuse (et je m’en amuse). Mais comme KEN Robinson, je suis partisan du paradigme «nobody left behind» (ne laissons personne se perdre en chemin). Alors puisqu’un mur émotionnel s’est dressé entre moi et mes lecteurs, je propose de faire un trou dans le mur ou de le contourner, pour continuer…

      Le plus drôle, c’est que tout en faisant ce trou, je m’aperçois qu’on se rapproche du concept que je souhaite aborder… Comme si cette phrase «drôle et bon-enfant» était un cadeau du ciel ! C’est comme si je l’avais fait exprès, pour donner un sens encore plus profond à ce que je vais aborder prochainement. Une sorte de compétence inconsciente qui fait mouche !

      J’aime beaucoup cette idée…

      Je propose donc, suite à l’incident, une «porte de sortie émotionnelle» :

      Vous avez le droit de ne pas ressentir la même chose que votre auteur, votre prof, votre patron, votre femme, vos enfants… Ca n’enlève rien à la relation ni à la suite du parcours, sauf si vous vous obstinez à ne pas comprendre l’autre.

      Je reconnais que cette vidéo n’est pas drôle pour certaines personnes.

      En reconnaissant cette émotion (sinon, je ne m’y attarderais pas), je mets en garde mes lecteurs sur une propension naturelle qui consiste à s’identifier aux victimes plutôt qu’aux héros. De ressentir en profondeur la déroute de cette personne, sans tirer profit de sa résilience.

      C’est très représentatif du manque de confiance en soi : on préfère la victime, au point de s’en désolidariser lorsqu’elle redresse la tête et bombe le torse. On préserve cette IMAGE de «pauvre femme».

      En cas de contact direct, elle pourrait s’y refléter et redevenir victime… C’est une manipulation inconsciente quotidienne. Je vois ça tous les jours partout ! Et il n’y a pas de caméra cachée… Juste des gens bien intentionnés qui ressentent la douleur d’une personne qui n’a plus mal !

      Sous couvert d’un sentiment merveilleux : l’empathie…

      A++, et merci pour ces riches échanges,

      Stéphane

  11. Bonjour Stéphane,
    J’ai à nouveau visionné la vidéo de la semaine dernière plusieurs fois, à différentes heures de la journée au point que je ne la connais pas par cœur, mais pas loin..
    Je dois dire que je ne dis pas « je le savais depuis le début ».
    Incroyable mais je suis toujours pris par la situation au point d’avoir toujours la larme à l’œil quand la femme croit devenir folle et me surprends à sourire de soulagement lors de la fin.
    La chose qui a changé, c’est que je ne crois plus que cette femme sourit par le seul soulagement. Je crois qu’elle prend réellement de la distance avec sa mésaventure et rit d’elle-même.
    Alors oui, la fin est bon-enfant 🙂
    Merci en tout cas d’avoir provoqué en moi cette levée de bouclier émotionnel et de me l’avoir montré. Je me rends compte que mes émotions peuvent être parfois un handicap.

    • Merci Didier pour ce nouveau feedback, ça fait plaisir…

      Nos émotions sont des faiblesses ou des forces, et nous avons souvent le choix.

      Tant que possible, faisons de ces émotions des forces vives ! Les possibles amènent d’autres possibles.

      A++ pour la suite,

      Stéphane
      ______________
      Nobody left behind
      (ne laissons personne se perdre en chemin)

  12. Outch, je réponds après quelques jours, et un nombre important d’échanges ont eu lieu avant mon message.
    Merci stéphane de m’avoir propulsé au rang de « chef d’équipe » , cela me donne une valeur à laquelle je ne m’atendais pas!
    Tu poses la question « A quel moment avons nous appuyé sur STOP ? » Ma réponse est claire: quand j’ai été envahi par les émotions de tristesse (les larmes aux yeux) et de peur (risque de perdre la santé mentale).
    Tu me dis que je n’ai pas su voir la fin heureuse … elle m’est apparue moins crédible. Donc je regarde encore cette partie là.
    A part les rires en boite au long du sketche, la première personne à rire devant la camera, c’est la fausse policière, elle rit pour se détendre de la difficulté dans laquelle elle se trouve de rassurer sa victime qui a vraiment commencé à perdre la tête. Elle reste un moment retournée sur elle même, pas bien du tout. Fidèle à ses valeurs, c’est la présence de l’enfant qui l’aide à revenir, et à essuyer ses larmes. Plus tard, après avoir été ailleurs, dans la pièce ou on lui offre à boire, elle se demande encore « comment elle va rentrer ce soir ». Elle a besoin de recadrer son histoire par du réconfort émotif, des calins, et de la verbalisation.
    Au passage j’en tire la confirmation que pour se remettre d’une expérience traumatisante, il faut des mots et de l’amour.
    Je ne présume pas de ce que cette personne a pu devenir, a t’elle eu besoin d’aide ? L’as elle trouvé adéquatement au sein de l’équipe, auprès des siens, avec un professionnel ? Mais rien dans la vidéo ne me montre pas qu’elle aie pleinement retrouvée ses esprit, qu’elle ne soit pas blessée, et que je puisse prendre modèle sur elle pour rebondir.
    Si si, j’ai regardé la fin plusieurs fois, à la toute fin elle a encore besoin d’expliquer son attitude, elle n’a pas encore surmonté son expérience.
    Mais je suis en coaching, et stéphane me demande si je suis capable d’être empathique avec un gagnant. Je reconnais que c’est plus difficile.
    Pourquoi, après avoir gagné 500 000$ cherche t’il a en vouloir encore plus, au risque de perdre ? . Je n’aimes pas ces jeux ou on veut nous faire rêver à la richesse rapide, et nous déconnecter des réalités.

    Mais bon, peut importe le flacon pourvu que son contenu soit appréciable. Et le contenu du jour est « Suis-je capable d’être en congruence avec les personnes en réussite, autant qu’avec les personnes en difficulté ? » Euhh … pas évident !

    • Bonjour Xavier,

      Je pense effectivement que tu as du leadership. Je ne te connais pas assez pour l’affirmer, mais par écrit, tu es suivi 😉

      Je résume :

      Je ne peux pas utiliser une caméra cachée comme support, car il ne faut pas faire des choses pareilles aux gens. CE n’est pas drôle !

      Je ne peux pas utiliser le gagnant d’une jeu télévisé pour illustrer l’empathie positive, parce que ce «trop d’argent» est indécent.

      Dis-moi… En supposant que ce monsieur ait décidé de donner la moitié de son gain à une ONG qui sauve des enfants africain de la déshydratation et de la malnutrition, tu préférerais qu’il gagne $500.000 ou $1.000.000 ?

      Bon… Je ne garantis pas qu’il va faire des dons à des association humanitaires, mais je ne l’exclue pas non plus. Pourquoi ? Parce que je connais plein de gens qui ont beaucoup d’argent, et qui font des dons.

      Par exemple je «connais» un multi-milliardaire très critiqué, qui pendant 40 ans, a fait payer ses logiciels à des entreprises et des foyers du monde entier. Avec sa fortune colossale, il a créé une fondation qui a sauvé plus de 8 millions d’enfants ces dernières années, et qui continue en sauver chaque jour.

      Je ne sais pas ce que tu en penses, mais visiblement quand on a envie d’étendre ses bonnes actions au delà de certaines limites, l’argent, ça aide ! Et je ne pense pas que ceux qui amassent des fortunes colossales sont tous pourris. En tout cas quand ils le sont, ça se sait très vite, car l’argent est un amplificateur : les pourris deviennent encore plus pourris et les gens biens deviennent meilleurs.

      Tu sais quoi ? J’ai vraiment envie que tu gagnes plein plein d’argent ! Ca peut contribuer à un monde meilleur.

      As-tu acheté le livre de T. Harv Ecker (dont je parle dans RICHE-ATTITUDE) ? Tu devrais essayer, ça peut changer une vie.

      Changeons de vidéo :

      Qu’as-tu ressenti lorsque Heather DORNIDEN est tombée, et qu’elle a repris la place qui lui revenait ? Peux-tu comparer ce sentiment à de l’empathie et pourrais-tu t’identifier à elle pour te relever, au cas où tu chuterais en plein course ?

      Tu as le droit d’utiliser ton empathie comme une énergie positive en observant les bonnes personnes : fais une «liste de bonnes personnes» qui se trouvent autour de toi, ainsi que des personnes plus célèbres vivantes ou disparues, et identifie-toi à elles en pleine victoire. Par exemple, si tu prends Nelson MANDELA, choisis plutôt la fin de son parcours, une fois sorti de prison, que ses 27 années de souffrance derrière les barreaux.

      Ensuite, par esprit empathique, intéresse-toi à son poème préféré (In Victus), et lis-le tous les matins ! Si tu comprends l’anglais, lis-le dans sa version originale pour te rapprocher le plus des émotions de ton modèle, et aussi de son auteur

      Mandela n’est qu’un exemple, bien-sûr. Si tu penses que ce n’était qu’une raclure qui après avoir fait ses débuts dans une organisation terroriste, a vécu 27 années de prison bien méritées, puis qu’il a eu la chance d’être médiatisé au point de sortir avec un rêve de succès rapide, déconnecté de la réalité (un nègre, ancien prisonnier, président d’Afrique du Sud ! C’est vraiment déconnecté de la réalité !!!), choisis quelqu’un d’autre…

      Je ne sais pas qui, mais toi, je suis sûr que tu vas trouver.

      C’est entre toi et toi. Je ne fais que souffler des idées en utilisant des exemples (parfois bizarres). Mais tu peux adapter tout ça et comme tu le dis si bien : apprécier ce qui se trouve à l’intérieur du flacon, en y ajoutant tes propres fragrances.

      Tiens-moi au courant.

      Stéphane

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